Une sélection Actu-elles !

  • Lune de papier

    Mitsuyo Kakuta

    Plus qu'un personnage de roman possédant les caractéristiques du polar, plus qu'une Madame Bovary japonaise du début du XXIe siècle, Rika est une sorte d'héroïne hollywoodienne, (on pense à Bonnie and Clyde, à Thelma et Louise) mais cette femme est typiquement japonaise, et nullement marginale. Dans un style parfois lapidaire, l'éclairage sur la société japonaise est au ?l de ce livre toujours plus intense. Tout y est subtil et e?cace, sensible et angoissant, voire e?rayant, toujours sous tension. Et tout conduit à la question du féminin aujourd'hui, au Japon comme dans le monde entier.

  • Jeune fille à marier, épouse et mère, maîtresse, vieille fille : ces états offerts à la carrière féminine, la littérature occidentale comme l'expérience du monde vécu nous les ont rendus familiers.
    Pourtant, la lecture de quelque deux cent cinquante oeuvres, classiques ou plus confidentielles, du XVIIIe siècle à nos jours - romans, nouvelles, contes, pièces de théâtre et films -, réserve une étonnante surprise. La fiction ne se contente pas de refléter la réalité historique et ses lentes évolutions ; à partir de ce petit nombre, très stable, d'états dûment structurés, régis par des règles précises, définis par le mode de subsistance économique et la disponibilité sexuelle, elle révèle un état particulier : le «complexe de la seconde».
    Cet état, qui ne s'observe pas semblablement dans la vie commune, est l'équivalent féminin et romanesque du complexe d'oedipe : comment, maîtresse, prendre la place de la femme mariée ? Comment, seconde épouse, remplacer la première ? Il hante la fiction, noble ou sentimentale, de Charlotte Brontë à Georges Ohnet, d'Honoré de Balzac à Marguerite Duras, de Thomas Hardy à Delly, d'Henry James à Daphné Du Maurier.
    Telle, dans ses structures, apparaît l'identité féminine à un «regard éloigné», celui que peut porter l'anthropologue sur les romans de la culture occidentale.

  • Le Manifeste des 343 a marqué l'histoire du féminisme français, et notamment la lutte pour le droit des femmes à disposer de leur corps et la revendication du droit à l'avortement. A l'origine, c'était une pétition parue le 5 avril 1971 en une du Nouvel Observateur.
    Dans ce texte rédigé et soutenu par Simone de Beauvoir, 343 Françaises, connues ou inconnues, affirment « Je déclare avoir avorté », s'exposant à des poursuites pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement car, en 1971, l'avortement est illégal en France. Cet appel à la dépénalisation et la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse ouvre la voie à l'adoption, quatre ans après, de la loi Veil. Cet acte militant, qui part de la rédaction du Nouvel Observateur, porté par le MLF (Mouvement de Libération des Femmes), sera un vrai coup de tonnerre pour l'opinion publique.

    Dans ce livre, l'histoire est racontée du point de vue de celles et de ceux qui l'ont construite, notamment celui d'une journaliste engagée, Nicole Muchnik, qui a initié et suivi cette action.

    Aujourd'hui, il est important de transmettre cette mémoire, alors que l'interruption volontaire de grossesse est régulièrement menacée ou remise en question par des groupes, très actifs sur les réseaux sociaux, répandant une propagande anti-avortement culpabilisant les femmes qui y ont recours.

  • Avec ce deuxième volume de "Pucelle", Florence quitte l'enfance pour l'adolescence, et avec sa patte tragi-comique, elle raconte les changements physiques et ses rapports ambivalents à sa sexualité naissante. À mesure que son corps change, c'est son regard sur son éducation, sur son rapport aux autres qui évoluent, et surtout les Hommes qui l'attirent tout en la plongeant dans une abîme d'angoisse. Que faire de toutes ces pulsions interdites ?
    Et, à mesure que Florence grandit, ce sont les adultes autour d'elle qui semblent rapetisser.

  • Comme pour retenir le temps qui passe, qui nous sépare des êtres chers, Eva Bettan a voulu « garder le goût de sa mère »... Elle s'est mise à recueillir auprès d'elle ses recettes mais, très vite, c'est devenu un beau prétexte pour la faire parler de sa vie. Et puis elle s'est dit qu'elle n'était pas la seule à avoir une mère ! Elle est allée vers ceux dont elle savait, ou devinait, qu'ils étaient ce qu'elle appelle « des fils et des filles de leurs mères ». Elle se doutait que le sujet était riche en émotions, mais elle ne s'attendait pas à l'incroyable variété et générosité de leurs réponses.Jamel Debbouze, Dominique Blanc, Sami Bouajila, Noémie Lvovsky, Michel Leclerc, Jean-Jacques Zilbermann, Claude Lelouch, Cristian Mungiu, Karine Tuil, Nathalie Léger, David Lopez, Valérie Zenatti, Lydie Salvayre, Amin Maalouf, Akram Khan, Stéphanie Le Quellec, Akram Benallal, François-Régis Gaudry, Laure Adler, Ivan Levaï, Edgar Morin... Tous se sont plongés dans leurs souvenirs et même dans les vieux cahiers de recettes transmis. Ils lui ont livré l'enfance, la tendresse maternelle, le bonheur des rites familiaux, mais aussi parfois des histoires de vie douloureuses, de la nostalgie, des regrets. Et parce que souvent revenait, avec une sorte de stupéfaction triste, la phrase « Je n'ai pas gardé les recettes de ma mère ! », Eva Bettan a complété leurs récits par une recette retrouvée ou réinventée.

  • Ce recueil, conçu comme une carte du tendre, une lente progression amoureuse déployant un récit subtil, de poèmes en chefs-d'oeuvre de la peinture, alterne les regards des poètes et des poétesses pour dessiner en creux, tout en finesse, des portrait de femmes, multiples, complexes, nuancés.
    Les poèmes de Sappho, Pétrarque, Marie de Brabant, Pierre de Ronsard, Marceline Desbordes-Valmore, Victor Hugo, Louise Colet, Charles Baudelaire, Emily Dickinson, Arthur Rimbaud, Anna de Noailles, Stéphane Mallarmé, Marie Nizet... dialoguent avec les oeuvres de Rosalba Carriera, Titien, Cranach, Rubens, Renoir, Van Gogh, Corot, Burne-Jones, Greuze, Berthe Morisot, Manet, Lehmann...
    Guidé par les artistes, hommes et femmes, le lecteur est invité à une promenade littéraire et visuelle. Agencée en thématiques (la maternité, le travail, le rêve/fantasme, l'amour, la création), qui dévoilent les élans et les moment de la vie du femme, et grâce à des rapprochements inattendus entre les oeuvres, cette anthologie subjective renouvelle le plaisir de lire de la poésie et d'observer la peinture, pour mettre en valeur, in fine, une inépuisable source d'inspiration et de fascination.

  • Il pleuvait à torrents et personne, vraiment personne, n'était prêt à ouvrir sa porte, et surtout pas à ces individus. Oui, il y avait des Blancs parmi eux-les humanitaires qui les accompagnaient-mais ils étaient tout aussi étranges que les autres malheureux, mal fagotés et mal en point. Que venaient-ils faire, ces envahisseurs, dans notre petit village où il n'y avait plus de maire, plus d'école, où les trains ne passaient plus et où même nos enfants ne voulaient plus venir? Nous nous demandions comment les affronter, où les abriter puisqu'il le fallait. Eux aussi, les migrants, avaient l'air déboussolés. C'était pour ce coin perdu de Sardaigne, ce petit village délaissé, qu'ils avaient traversé, au péril de leur vie, la Méditerranée? C'était ça, l'Europe?

  • Sur l'ïle de Vancouver, se dresse un hôtel aux murs de verre, seulement accessible par la mer. Il est fréquenté par une clientèle exclusive qui veut rompre avec "la civilisation connectée". Là, pas de wifi, pas de portable, on est au bout du monde.  Paul, aspirant compositeur, et sa soeur Vincent, vidéaste amateure, travaillent tous à l'hôtel Caiette. Un soir, alors qu'on attend l'arrivée du milliardaire new-yorkais Jonathan Alkaitis, le gérant découvre avec horreur un tag gravé sur l'une des parois transparentes: "Et si vous avaliez du verre brisé?" Qui est l'auteur de ce graffiti menaçant? Est-il destiné à quelqu'un?  Dans ce havre de luxe, des gens se croisent, des destins se font et se défont. A l'hôtel Caiette, mais aussi à Vancouver et à New York, des vies vont prendre un tour imprévu et souvent dramatique. Comme un papillon au Brésil peut causer une tempête au Texas, un verre au bar de l'hôtel Caiette peut ruiner une existence... 

  • Mathilde, Violette et Louise sont soeurs. Depuis l'enfance, elles vivent leurs plus belles heures à La Garrigue, une bâtisse que leurs parents ont achetée autrefois à Saint-Rémy-de-Provence. Tout les oppose et pourtant rien ne peut séparer Mathilde, éblouissante et dominatrice, Violette, qui a grandi dans l'ombre de son aînée, et Louise, la benjamine, née bien plus tard.
    Cet été, les frangines se réunissent dans la demeure familiale pour la première fois depuis le drame de l'année précédente. Entre petites exaspérations et révélations inattendues, ces retrouvaillesvont bouleverser à jamais leur vie. Car les murs de La Garrigue, gardiens des secrets de trois générations, ne les protégeront peut-être plus.
    Avec délicatesse et humour, Adèle Bréau nous plonge dans une histoire de famille qui pourrait être la nôtre et nous fait passer du rire aux larmes.

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  • Le 20 janvier 2021, Amanda Gorman s'est adressée à des millions de personnes pour livrer un message de vérité et d'espoir. A vingt-deux ans, Amanda Gorman a déclamé l'un de ses poèmes, "La colline que nous gravissons" , lors de la cérémonie d'investiture du président des Etats-Unis, Joe Biden. Son invitation vibrante à se tourner vers l'avenir avec courage et à oser agir a marqué l'Amérique et le monde.
    Son poème est publié dans une édition bilingue, avec la traduction de l'artiste, autrice-compositrice et interprète Lous and the Yakuza, et précédé d'un avant-propos d'Oprah Winfrey. Edition bilingue.

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  • Un changement dans la vie de Satoru fait qu'il doit se séparer de Nana, son chat adoré. Débute alors une série de voyages chez des amis d'enfance, aux quatre coins du Japon, pour lui trouver un nouveau foyer. Mais le rusé matou, narrateur de ce savoureux roman, ne l'entend pas de cette oreille : il fera tout pour rester avec Satoru et prolonger l'aventure.

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  • Le choeur des femmes

    Aude Mermilliod

    • Lombard
    • 23 Avril 2021

    Jean, major de promo et interne à l'hôpital, doit faire un stage en soins gynécologiques aux côtés du docteur Karma. Mais elle veut faire de la chirurgie, et non écouter des femmes parler d'elles-mêmes et de leur corps ! Elle se désespère de passer son temps auprès de ce médecin qui privilégie l'écoute à la technique. Contraception, maternité, violences conjugales, avortements... de consultations en témoignages, Jean pourrait bien pourtant changer sa vision de la médecine.

    Une adaptation sensible et puissante du roman culte de Martin Winckler.

  • La vie est trop courte pour s'ennuyer.
    C'est l'histoire d'une petite fille née en 1900 à Londres, qui "se sentait déjà queer dans la matrice" . En grandissant, elle a fait le tour du monde, elle a lancé sa compagnie de taxis féminins, elle a fait la guerre, elle a battu des records de vitesse dans des courses de bateau, elle a régné en monarque éclairé sur une île des Bahamas, elle a eu pour meilleur ami et confident une poupée...
    Vivant plusieurs vies, elle a porté plusieurs noms. A sa naissance, on l'appelait Marion. Puis à 5 ans, après une chute de chameau, elle a choisi le pseudonyme de Tuffy. Enfin, c'est très vite dans le prénom Joe qu'elle s'est vraiment reconnue. Et c'est en homme qu'elle a forgé sa réputation et créé sa légende... Cette femme - ne vous y méprenez pas - a vraiment existé. Amoureuse de la compétition, de la vitesse et des conquêtes féminines, Joe Carstairs a vécu une existence fidèle à son personnage : explosive, impulsive et excentrique.
    Suivez la destinée d'une femme richissime au charme incandescent, pleine d'une confiance inébranlable et pour qui la vie ne fut qu'un long feu de joie. Dernier livre écrit par Hubert aux éditions Glénat, premier et unique biopic de son oeuvre, Joe la Pirate est un roman graphique enlevé, virevoltant, cinglant et sans tabou comme un film de Billy Wilder. Inspirée par la ligne claire d'Yves Chaland, Virginie Augustin réinvente une nouvelle fois son style, sans rien sacrifier de l'efficacité redoutable de sa narration ni de sa science de la mise en scène.

  • Avant d'y exploser, l'info bute dans sa tête comme un vieux diamant sur le sillon d'un vinyle rayé. Alex Bleach, ce pote percuté par le succès, est mort...
    Une question bassement pragmatique taraude Vernon : qui va payer son loyer ?
    Fusion synesthésique de la musique, du dessin et des mots, Vernon Subutex est un chef-d'oeuvre à quatre mains par le duo le plus rock de la littérature dessinée.

  • J'écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n'ont pas envie d'être protecteurs, ceux qui voudraient l'être mais ne savent pas s'y prendre, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parce que l'idéal de la femme blanche séduisante qu'on nous brandit tout le temps sous le nez, je crois bien qu'il n'existe pas. V.D. En racontant pour la première fois comment elle est devenue Virginie Despentes, l'auteur de Baise-moi conteste les discours bien-pensants sur le viol, la prostitution, la pornographie. Manifeste pour un nouveau féminisme.

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  • La grand-mère de Mai mène une vie solide et calme dans la montagne au milieu des chênes et des noisetiers. Mai, 13 ans, ne veut plus retourner en cours, oppressée par l'angoisse et la souffrance intérieure, a été envoyée auprès d'elle pour se reposer. Cette grand-mère un peu sorcière va lui transmettre les secrets des plantes qui guérissent et les gestes bien ordonnés qui permettent de conjurer les émotions qui nous étreignent.
    Ce n'est pas le paradis, même si la lumière y est si limpide, car la mort habite la vie et, en nous, se débattent des ombres comme la colère, le dégoût, la tristesse. Mais auprès de sa grand-mère, Mai apprendra à laisser derrière elle son mal-être pour faire confiance aux forces de la vie, et aussi aux petits miracles tout simples qui nous guident vers la lumière.

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