Du 14 au 20 juin - Semaine Romance in Marseille

  • C'est le "brusque dégoût de lui-même" qui pousse Lafala, un docker ouest-africain, à abandonner Marseille après avoir été dépouillé de tout son argent et de ses illusions par la belle Aslima. Embarqué clandestinement sur un paquebot et enfermé dans des latrines pendant la traversée de l'Atlantique, il est amputé de ses deux jambes à son arrivée aux Etats-Unis. Remettant son sort à un avocat véreux, Lafala empoche une grosse somme d'argent et retourne dans le "port des Rêves" , espace frontière entre la terre et la mer, où il retrouve l'ambiance bouillonnante de la Fosse, les déracinés de la Jetée et ses illusions perdues.

  • Canne

    Jean Toomer

    • Ypsilon
    • 18 Octobre 2016

    La publication de Canne - irréfutable, convaincant, puissant et captivant mélange troublant et envoûtant de fiction, poésie et théâtre liés formellement et thématiquement par des leitmotivs - fait de Toomer, pratiquement du jour au lendemain, un écrivain reconnu dans les deux branches du modernisme américain : les écrivains et critiques de The New Critics et de la Lost Generation (Hemingway and Gertrude Stein pour la prose, Pound et Eliot pour la poésie), et ceux du mouvement The New Negro ou de la Renaissance de Harlem (Zora Neale Hurston, Claude McKay, Richard Wright, Countee Cullen, Langston Hughes and Wallace Thurman).
    Toomer est une figure importante, admirée et influente dans ces deux articulations du modernisme américain, qui ont atteint leur apogée dans les années 1920.
    Canne est un roman symphonique dans lequel Jean Toomer fait chanter tout ensemble la terre et le peuple noir de Géorgie, les rues et les habitants des quartiers noirs de Washington, entre le crépuscule et l'aurore sentir la terreur et l'habitude du vivre ensemble séparés des Noirs et des Blancs.
    Composé de trois parties, on est d'abord dans le Sud rural puis dans le Nord urbain ; enfin avec Kabnis, le personnage principal de la dernière partie, peut-être alter ego de Jean Toomer lui-même, dans un moment de la vie d'un idéaliste venu du Nord dans le Sud...
    Publié en 1923 aux États-Unis, Canne connut un succès immédiat et influença toute la nouvelle littérature noire américaine. À partir de 1969 toute l'oeuvre de Jean Toomer fut rééditée et continue à l'être. Son chefd'oeuvre, Canne, est désormais considéré comme un Modern Classic de la littérature américaine et la référence incontournable de tous et des plus grands écrivains noirs américains, de James Baldwin à Toni Morrison...
    Encore inconnu en France, le charme de ce «livre éternel» n'en sera pas moins un uppercut pour tous les lecteurs.

  • Dans une maternité parisienne, alors qu'il découvre la petite tête blonde et les grands yeux bleus de sa fille aînée, Thomas Chatterton Williams - dont le père est « noir » et la mère est « blanche » - pense à tous ceux qui chercheront inévitablement à assigner une identité à son bébé. Réduire un nouveau-né à sa couleur de peau a-t-il un sens alors même que ses gènes et ses héritages culturels sont multiples ? Tout au long de cet émouvant Autoportrait en noir et blanc, Thomas Chatterton Williams renvoie dos-à-dos racisme ordinaire et antiracisme communautariste, il s'emploie à déconstruire les préjugés avec, pour perspective, l'avènement d'une société post-raciale.
    Texte incisif mais également lettre d'amour à ses enfants, ce livre raconte le cheminement identitaire d'un père américain dans la société française contemporaine. Après Une soudaine liberté, Thomas Chatterton Williams s'inscrit plus que jamais dans le débat intellectuel d'aujourd'hui.

  • Eatonville, Floride. Janie Mae Crawford est de retour. Il lui aura fallu trois existences et trois mariages - avec le vieux Logan Killicks et ses sentiments trop frustes, avec le fringant Joe Starks et ses ambitions politiques dévorantes, avec Tea Cake enfin, promesse d'égalité dans un élan d'amour - pour toucher l'horizon de son rêve d'émancipation et de liberté. Fierté intacte, elle revient et se raconte, seigneur des mots et des moindres choses...
    Portrait d'une femme entière animée par la force de son innocence, esprit libre bravant la rumeur du monde, Mais leurs yeux dardaient sur Dieu est un monument de la littérature américaine, aussi percutant aujourd'hui que lors de sa parution aux États-Unis en 1937. C'est un roman culte. Et c'est un immense chef-d'oeuvre.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Née en 1891 en Alabama, romancière et anthropologue, essayiste et dramaturge, cofondatrice de la revue FIRE!!, Zora Neale Hurston est une des figures majeures de la Renaissance de Harlem, mouvement de renouveau artistique de la culture africaine-américaine qui émergea dans le New York des années 1920.
    Ses écrits, qui portent un regard nouveau sur la condition des Noirs dans le sud des États-Unis, leur folklore et la culture vaudoue, vont bousculer les codes de son temps et susciter tant l'enthousiasme que des inimitiés de tous bords.
    Avec FIRE!!, Peter Bagge signe une biographie documentée et décapante de cette femme de lettres à l'esprit libre et à la personnalité flamboyante.

  • Feu!! Harlem 1926

    Collectif

    • Ypsilon
    • 10 Avril 2017

    La revue Fire!! / Feu!! est l'une des premières et des plus importantes, certainement la plus radicale, des revues africaine-américaines des folles années 1920. Elle a été conçue par un groupe de sept jeunes écrivains et artistes*, qui joueront un rôle essentiel dans le mouvement de la Renaissance Noire ou Renaissance de Harlem. Parmi eux, pour citer les noms les plus connus en France, il y a les écrivains Langston Hughes ou Zora Neale Hurston (auteurs incontournables pour des écrivains américains comme James Baldwin et Toni Morrison). Le but du collectif était de pouvoir exprimer l'expérience africaine-américaine dans un style nouveau, moderne et réaliste, par les moyens de la littérature et de l'art. En novembre 1926 paraît le premier, et le seul, numéro de la revue Fire!! qui marqua l'époque et les générations futures d'artistes et écrivains.
    Des nouvelles, des poèmes, une pièce de théâtre, un bref essai, un article de critiques, des dessins, le recueil est bref et composite, tous travaillent les couleurs et les sons, leur trait et leur discours, à vif, dans un nouveau langage expérimental et intimement expérimenté. La vie, les âmes et les corps, du peuple noir sont rendues telles qu'on ne l'avait jamais osé raconter peindre représenter, les tabous sont levés, on ne regarde pas le monde autour de soi à travers le filtre blanc bourgeois, la prostitution existe, l'homosexualité existe, la violence et l'alcool, la musique et la danse, l'amitié et l'amour, l'art et la littérature, existent, c'est la vie aux États-Unis, vue depuis Harlem la capitale de la culture noire dans les folles années 1920.
    Notre édition française reprend fidèlement l'édition originale afin de la restituer dans toute la force de sa forme et de son contenu.

  • Homme invisible, pour qui chantes-tu ? est un roman de légende. L'homme invisible, c'est l'homme noir dans la société américaine. Leur négro. Voilà trois siècles que là-bas, il vit, travaille, mange, parle, et pour l'Amérique il arrive même au Noir de se faire tuer... En quelque sorte pour rien. Car aux yeux de l'Amérique, le Noir est invisible.
    Ecrivain lui-même noir, Ralph Ellison a donné ce titre paradoxal, dérisoire et pathétique aux six cent pages qui racontent l'histoire d'un jeune Noir du Sud aux prises avec une société qui lui refuse sa place.
    Homme invisible, pour qui chantes-tu ? est peut-être le plus insupportable des cris de solitude et de révolte qui se soient exprimés par la littérature.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Un autre pays

    James Baldwin

    Rufus Scott n'en pouvait plus de vivre dans le monde cruel et implacable des Blancs, humilié, abandonné de tous, écrasé par le poids d'une cité inhumaine. Par une nuit froide de novembre, il est allé s'engloutir à jamais dans l'eau glacée du fleuve.

    Ce drame est le point de départ d'une oeuvre émouvante, violente et passionnée dont les personnages, à la recherche d'eux-mêmes et du bonheur, tentent désespérément de renverser les barrières de la ségrégation raciale et des conventions bourgeoises.

    Dans ce livre inoubliable, James Baldwin s'est affirmé une fois de plus comme l'un des porte-parole les plus brillants et les plus éloquents de la minorité noire aux États-Unis.

    Ajouter au panier
    En stock
  • En dépit des bouleversements psychologiques et sociaux qu'il exige, cet ouvrage ne veut que proposer la solution de bon sens au problème de la place des Noirs dans la société américaine. Malgré le ton parfois menaçant, malgré la satire souvent mordante, La prochaine fois, le feu est avant tout un appel à la modération, une ultime tentative de compromis (en 1963) entre les extrémistes des deux bords aveuglés par la passion.
    Tant par l'actualité des phénomènes dont il présente l'analyse irréfutable que par le mélange de douleur contenue et d'ironie cinglante qui lui donne ce ton si particulier, ce témoignage ne manquera pas d'attirer l'attention du lecteur qui en retiendra les qualités littéraires autant que l'importance politique.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Jazz à Marseille Marseille, 1929. Lincoln Agrippa Daily, alias Banjo (comme l'instrument dont il joue dans les bars), docker occasionnel (comme son « pote » Ray), est un Noir américain en quête de plaisir et d'aventure. Il nous entraîne à sa suite dans l'exploration nocturne des bas-fonds de la ville et de leurs lieux clandestins, en compagnie des prostitué(e)s locales et de leurs maquereaux, des voyous provençaux et corses, des marins en bordée et des musiciens. Banjo, c'est un blues survolté comme le célèbre « Shake that thing » (« Secoue-moi ça ! »)composé par Papa Charlie Jackson. C'est une fresque aux couleurs criardes , une plongée dans le « fantastique social » cher à Pierre Mac Orlan, à travers une série de tableaux inoubliables où la misère côtoie le dandysme de la pègre. Un roman-opéra unique en son genre, dans lequel les cadences du jazz se mêleraient aux airs de Carmen et aux chansons de Mistinguett.
    Histoire d'un livre Publié pour la 1ère fois en France en 1930, dans une étrange traduction du député communiste Paul vaillant-Couturier (!), ce livre passe totalement inaperçu lors de sa parution , mis à part quelques fans qui en font un livre-culte. Il est réédité en 1999 par l'éditeur marseillais André Dimanche, dans une admirable traduction de Michel Fabre. Devenu introuvable, Banjo est repris dans la collection REPLAY, avec l'excellente postface d'origine signée par le traducteur.

    Claude McKay : de la Harlem Renaissance au communisme, et après : un destin hors pair Né en 1889 à la Jamaïque, ce poète et romancier américain fut l'une des principales figures de la « Harlem Renaissance » , aux côtés de Langston Hughes, mais aussi de Louis Armstrong et Duke Ellington. Militant révolutionnaire, il participe au quatrrième congrès de l'Internationale communiste à Moscou en 1922. A son retour d'Union Soviétique, il s'installe en France (où il rencontre Aimé Césaire). C'est là qu'il écrit son roman le plus fameux , Home to Harlem, qui sera traduit par Louis Guilloux en 1932. En 1934, il retourne aux U.S.A. où il finira ses jours, en 1948, laissant derrière lui 3 romans, des poèmes, et deux textes autobiographiques.

  • La rue

    Ann Petry

    Des rues comme la 116e, réservées aux Noirs, ont tué Mom, fait de Pop un ivrogne, poussé Mrs Hedges au bordel, et broyé des milliers d'autres avant eux. Mais cela ne lui arrivera pas à elle, Lutie : parce qu'elle a la volonté de lutter. Contre l'argent-roi, qui manque toujours, contre la folie des hommes, qui abusent inlassablement des femmes, contre la loi de la rue, qui tôt ou tard risque de lui prendre son fils. Et quel choix peut avoir une jeune femme noire, pauvre, mère célibataire, piégée dans le ghetto de Harlem au coeur des années 1940 ? Celui de livrer un combat acharné pour tenter de déjouer sa condition, et rêver du meilleur, en espérant ne pas récolter le pire...
    Ode aux âmes fortes, ce roman paru aux États-Unis en 1947 est un morceau de bravoure - noir, brut, poignant. Un chef-d'oeuvre à découvrir absolument.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Harlem Quartet

    James Baldwin

    Dans le Harlem des années cinquante, se nouent les destins de quatre adolescents : Julia l'enfant évangéliste qui enflamme les foules, Jimmy son jeune frère, Arthur le talentueux chanteur de gospel et Hall son frère aîné. Trente ans plus tard, Hall tente de faire le deuil d'Arthur et revient sur leur jeunesse pour comprendre la folle logique qui a guidé leur vie. Pourquoi Julia a-t-elle subitement cessé de prêcher ? Pourquoi le quartet s'est-il dispersé ? Pourquoi Arthur n'a-t-il jamais trouvé le bonheur ? Ce roman magistral, où la violence et l'érotisme sont constamment maîtrisés par la tendresse et l'humour du poète, est, comme l'écrit Alain Mabanckou, "l'un des plus beaux chants de fraternité, d'amour, d'espérance et d'expiation" .
    /> Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Christiane Besse. Préface d'Alain Mabanckou.

empty