1919-2019: un siècle de livres

La librairie souffle ses cent bougies et nous voulions partager avec vous les cent livres majeurs du siècle passé. *Une sélection réalisée par Jean Contrucci, Danièle Goupy et Geneviève Gimeno*
  • Ravie aux Grecs par le fougueux Pâris, Hélène menace d'emmener la guerre aux portes de Troie. Pour laver son honneur, celui de son épouse et celui de sa nation, Ménélas a déjà pris la mer, soutenu par tous ses généraux. Une seule issue pour Andromaque, Hécube, Cassandre et leur champion Hector : remettre la jeune femme aux assaillants qui la réclament. Mais c'est compter sans la présence de tiers, dont les interventions ne cessent de compromettre leurs efforts pacifiques... Composée dans l'entre-deux-guerres, alors que les tensions n'ont cessé de croître depuis la crise de 1929, cette pièce réinvestit le tragique antique dans des figures qui portent en elles aussi bien l'imminence du conflit que la vanité des hommes.

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  • Roland Dorgelès Les Croix de bois Les Croix de bois, chef-d'oeuvre de Roland Dorgelès, engagé volontaire, est un témoignage exceptionnel sur la Première Guerre mondiale.
    Avec un réalisme parfois terrible mais toujours d'une généreuse humanité, la vie des tranchées nous est décrite dans toute son horreur et aussi sa bouffonnerie, son quotidien et ses moments exceptionnels.

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  • Malgré une différence d'âge entre eux, Léa de Lonval est la maîtresse de Fred Peloux, surnommé Chéri. Léa ressent les moindres effets d'une passion qu'elle pense être la dernière. Il suffira à Chéri d'épouser la jeune Edmée pour comprendre que la rupture avec Léa ne va pas sans regrets. Peinture narquoise d'un certain milieu demi-mondain.

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  • « - Monsieur, je vous jure que je n'ai rien dit qui pût vous offenser.
    - Et qui vous dit que j'en suis offensé, s'écria M. de Charlus avec fureur en se redressant violemment sur la chaise longue où il était resté jusque-là immobile, cependant que, tandis que se crispaient les blêmes serpents écumeux de sa face, sa voix devenait tour à tour aiguë et grave comme une tempête assourdissante et déchaînée... Pensez-vous qu'il soit à votre portée de m'offenser ? Vous ne savez donc pas à qui vous parlez ? Croyez-vous que la salive envenimée de cinq cents petits bonshommes de vos amis, juchés les uns sur les autres, arriverait à baver seulement jusqu'à mes augustes orteils ? »

  • Les Thibault t.1

    Roger Martin Du Gard

    Quelle révolte guide Jacques Thibault et Daniel de Fontanin dans leur fuite du domicile familial ? Que cache le mystérieux cahier gris qu'ils s'échangent ? Tout est en place dès les premières pages : c'est le début d'un drame familial violent, d'un roman d'apprentissage dans lequel les caractères se forgent à force de souffrir. Oppositions de générations, de religions, de psychologies : dans un cadre bourgeois se révèlent bien des situations explosives.
    L'accompagnement critique éclaire les intentions de l'auteur et la sévère dénonciation qu'il fait des revers d'une société immobile. Le commentaire analyse le style de l'écrivain, neutre en apparence, et révèle la modernité de sa conception d'une littérature engagée. Premier livre des Thibault, le roman est aussi présenté comme l'incipit d'une saga familiale.

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  • Qui est vraiment Bénedict Masson ? Ange romantique ou démon psychotique ? Relieur de son état en l'île Saint-Louis, avec pour seules compagnes sa laideur et sa solitude, la haine des femmes l'anime autant que le désir d'être aimé. Il nous entraînera, comme tous les personnages de ce roman, dans la folie, le désespoir et la mort. Tout au long de ce texte à la troublante et poétique noirceur, on trouvera des corps découpés, un tueur en série avant l'heure, de mystérieux Hindous aux étranges pouvoirs, un voyeur, une guillotine, des vivants qui ont l'apparence des morts. et des femmes qui disparaissent. Effroi et terreur pour un roman d'une totale modernité !

  • Raymond Radiguet Le Bal du comte d'Orgel Radiguet avait vingt ans quand il écrivit Le Bal du comte d'Orgel. Le sujet ? Impossible de trouver plus conventionnel : le mari, la femme et l'ami de la famille. Mais la convention et la bienséance, ici, couvrent la plus trouble et la plus licencieuse des chastetés.
    Mme d'Orgel aime son mari qui lui retourne une aimable indifférence, mais qui va commencer de l'aimer « comme s'il avait fallu une convoitise pour lui en apprendre le prix ». Et c'est l'amour que François éprouve pour sa femme qui amène le comte d'Orgel à le préférer à tous ses autres amis. A partir de là, les sen- timents évoluent, subtils, feutrés, étranges et comme étrangers aux êtres qu'ils habitent.
    « On s'effraie d'un enfant de vingt ans qui publierait un livre qu'on ne peut écrire à cet âge », dit Cocteau. A quoi Radiguet a répondu d'avance : « L'âge n'est rien... Les plus grands sont ceux qui parviennent à le faire oublier. » Préface de Jean Cocteau.
    Commentaires et notes de Marion Galichon-Brasart.

  • Les faux-monnayeurs

    André Gide

    « - Depuis quelque temps, des pièces de fausse monnaie circulent. J'en suis averti. Je n'ai pas encore réussi à découvrir leur provenance. Mais je sais que le jeune Georges - tout naïvement je veux le croire - est un de ceux qui s'en servent et les mettent en circulation. Ils sont quelques-uns, de l'âge de votre neveu, qui se prêtent à ce honteux trafic. Je ne mets pas en doute qu'on abuse de leur innocence et que ces enfants sans discernement ne jouent le rôle de dupes entre les mains de quelques coupables aînés. »

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  • «Parler aux hommes le langage de tous les hommes et leur parler cependant un langage tout neuf, infiniment précieux et simple pourtant comme le pain de la vie quotidienne, nul poète, avant Éluard, ne l'avait fait si naturellement. Transmuer en une sorte d'or vierge l'aspect des joies et des douleurs communes à tous, pour en faire éclater la splendeur unique, Éluard fut capable de cela plus intensément et plus aisément que nul autre. L'amour la poésie, ce titre (que je trouve follement beau), n'est-ce pas la formule exacte qui en coiffant impérieusement la vie permet de la renouveler ? La plupart des poètes ont célébré l'amour. Combien sont-ils, à la réflexion, qui l'aient porté en eux toujours et qui en aient imprégné leur oeuvre à la manière d'Éluard ? Capitale de la douleur, L'amour la poésie, je vois en ces livres des tableaux de la vie commune telle que par l'amour elle est rendue poétique, c'est-à-dire illuminée. Il n'est personne qui, pour un temps bref au moins, n'ait fait l'expérience de pareille illumination, mais les avares et les prudents ont la règle de rabaisser les yeux au plus vite, tandis que la leçon d'Éluard est de substituer définitivement le monde ainsi transfiguré à l'ancien et de s'en mettre plein la vue et plein les doigts sans avoir peur de se déchirer à ses aigus sommets.» André Pieyre de Mandiargues.

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  • Pour éviter le scandale et protéger les intérêts de leur fille, Bernard Desqueyroux, que sa femme Thérèse a tenté d'empoisonner, dépose de telle sorte qu'elle bénéficie d'un non-lieu.
    Enfermée dans sa chambre, Thérèse tombe dans une prostration si complète que son mari, effrayé, ne sait plus quelle décision prendre. Doit-il lui rendre sa liberté ?

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  • Belle de jour

    Joseph Kessel

    « Ce que j'ai tenté avec Belle de Jour, c'est de montrer le divorce terrible entre le coeur et la chair, entre un vrai, immense et tendre amour amour et l'exigence implacable des sens. Ce conflit, à quelques rares exceptions près, chaque homme, chaque femme qui aime longtemps, le porte en soi. Il est perçu ou non, il déchire ou il sommeille, mais il existe. » Joseph Kessel.

  • « Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes- bêtes. ».

    Témoignage d'un simple soldat allemand de la guerre 1914-1918, À l'ouest rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution én 1928, un succès mondial retentissant et reste l'un des ouvrages les plus remarquables sur la monstruosité de la guerre.

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  • Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.

  • Thomas Mann La Montagne magique Un jeune homme, Hans Castorp, se rend de Hambourg, sa ville natale, à Davos, en Suisse, pour passer trois semaines auprès de son cousin en traitement dans un sanatorium. Pris dans l'engrenage étrange de la vie des « gens de là-haut » et subissant l'atmosphère envoûtante du sanatorium, Hans y séjournera sept ans, jusqu'au jour où la Grande Guerre, l'exorcisant, va le précipiter sur les champs de bataille.
    Chef-d'oeuvre de Thomas Mann, l'un des plus célèbres écrivains allemands du xxe siècle, La Montagne magique est un roman-miroir où l'on peut déchiffrer tous les grands thèmes de notre époque. Et c'est en même temps une admirable histoire aux personnages inoubliables que la lumière de la haute montagne éclaire jusqu'au fond d'eux-mêmes.

  • « - Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !...
    - T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C'est lui qui nous possède ! Quand on est pas sage, il serre... On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger... Pour des riens, il vous étrangle... C'est pas une vie...
    - Il y a l'amour, Bardamu !
    - Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds. »

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  • La condition humaine

    André Malraux

    « Si toute condition humaine n'est pas renfermée dans ces pages, du moins est-il certain qu'elle ne cesse pas d'y être en question, et si tragiquement, si profondément que le livre se trouve encore accordé par ses accents aux peines les plus lourdes et aux plus grandes souffrances. C'est un sûr gage de son exceptionnelle valeur. [...] La plus grande beauté du livre - et je ne dis rien de l'intensité de certaines descriptions ou de certaines scènes qui appellent l'image de reproduction cinématographique - est dans quelques conversations terriblement lucides au cours desquelles les personnages, haussés au-dessus d'eux-mêmes par l'événement, livrent tout leur secret. C'est là qu'il faut chercher l'esprit de l'oeuvre, la définition qu'on peut tirer de notre condition.
    Nous sommes seuls, d'une solitude que rien ne peut guérir, contre laquelle nous ne cessons pas de lutter. » Jean Guéhenno.

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  • C'est dans une forêt au bord du Danube que l'armistice de 1918 trouve le prestigieux corps franc commandé par le lieutenant, puis capitaine Conan.
    Envoyés en Roumanie, toujours mobilisés mais plongés dans l'inaction, les hommes de Conan ont du mal à se plier aux lois de la vie civile. Nombre d'entre eux sont arrêtés, traduits devant le conseil de guerre. Conan est prêt à faire l'impossible pour les sauver. Mais quel destin peuvent espérer ces soldats familiers du danger et de l'action violente, désorientés par la paix ? Roger Vercel (1894-1957) puisa dans ses propres souvenirs de la Grande Guerre pour écrire ce roman, qui obtint le prix Goncourt en 1934.
    Illustrant les thèmes éternels de la camaraderie militaire, du désarroi des guerriers rendus à la vie ordinaire, Capitaine Conan demeure un des grands classiques du roman de guerre et d'aventures.
    Capitaine Conan a été adapté à l'écran par Bertrand Tavernier en 1996.

  • Ravie aux Grecs par le fougueux Pâris, Hélène menace d'emmener la guerre aux portes de Troie. Pour laver son honneur, celui de son épouse et celui de sa nation, Ménélas a déjà pris la mer, soutenu par tous ses généraux. Une seule issue pour Andromaque, Hécube, Cassandre et leur champion Hector : remettre la jeune femme aux assaillants qui la réclament. Mais c'est compter sans la présence de tiers, dont les interventions ne cessent de compromettre leurs efforts pacifiques... Composée dans l'entre-deux-guerres, alors que les tensions n'ont cessé de croître depuis la crise de 1929, cette pièce réinvestit le tragique antique dans des figures qui portent en elles aussi bien l'imminence du conflit que la vanité des hommes.

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  • « J'ai résolu de faire le journal d'un jeune prêtre, à son entrée dans une paroisse. Il va chercher midi à quatorze heures, se démener comme quatre, faire des projets mirifiques, qui échoueront naturellement, se laisser plus ou moins duper par des imbéciles, des vicieuses ou des salauds, et alors qu'il croira tout perdu, il aura servi le bon Dieu dans la mesure même où il croira l'avoir desservi. Sa naïveté aura eu raison de tout. » G.B. Un jeune prêtre vient d'être nommé curé d'Ambricourt, dans le nord de la France. Sa foi, sincère et profonde, son enthousiasme se heurtent rapidement à l'indifférence, à la lâcheté de ses paroissiens. Son désespoir, ses doutes, sa foi, ses tourments, c'est sur un cahier d'écolier qu'il va les confesser.

    Grand prix du roman de l'Académie française en 1936, l'année de sa parution, Journal d'un curé de campagne est considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature française du XXe siècle.

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  • Le mors aux dents

    Vladimir Pozner

    Au lendemain de la révolution d'Octobre 1917, le baron Ungern s'insurge contre le pouvoir soviétique. Il prend les armes, réunit des partisans, chasse la garnison chinoise d'Ourga, conquiert la Mongolie et s'avance vers Pékin, avec un seul but : reconstituer l'empire de Cengis Khan, quitte à torturer et à massacrer des milliers d'hommes.
    Même parmi ceux qui l'ont côtoyé, peu le connaissent : est-ce un fou sanguinaire, un militaire ambitieux, un bouddhiste convaincu ou un aristocrate courtois ? Le "baron sanglant", personnage authentique et insaisissable, semble appartenir à la légende. Seul un romancier d'exception pouvait relater sa grandiose et dérisoire épopée. Vladimir Pozner en retrace les étapes sur un rythme étourdissant, avec cette écriture âpre et rapide qui assura au Mors aux dents - dès sa première publication, en 1937 - un succès qui ne devait pas se démentir.

  • Le roman et le film les plus populaires de tous les temps. Plus de dix millions d'exemplaires vendus dans le monde. Traduit dans 18 langues.
    Autant en emporte le vent est une fresque historique, jamais surpassée, sur la société des États sudistes et les tragédies de la guerre de Sécession. C'est aussi un roman d'amour dont les héros, Scarlett O'Hara et Rhett Butler, sont entrés à jamais dans la galerie des amants légendaires.

  • Entre des arbres centenaires, un manoir majestueux : Manderley, le triomphe de Rebecca de Winter, belle, troublante, admirée de tous. Un an après sa mort, son charme noir hante encore le domaine et ses habitants. La nouvelle épouse de Maxim de Winter, jeune et timide, pourra-t-elle échapper à cette ombre, à son souvenir ?

  • Dix petits nègres En a-t-on parlé de l'Ile du Nègre ! Elle avait, selon certains bruits, été achetée par une star hollywoodienne. Quelques journaux avaient insinué que l'Amirauté britannique s'y livrait à des expériences ultra-secrètes. On avait aussi parlé d'un richissime Yankee. Bref, quand ils reçurent - sans savoir de qui - cette invitation à passer des vacances à l'Ile du Nègre, tous les dix - du juge au play-boy en passant par la secrétaire - accoururent. Mais, à l'Ile du Nègre, l'hôte mystérieux était absent et, dès le premier soir, un disque était placé sur le gramophone, les accusant chacun d'un crime. La panique s'empara des invités.
    Ecrit en 1940, ce chef-d'oeuvre est sans doute le plus lu de tous les romans policiers : l'édition française a déjà très largement dépassé les deux millions d'exemplaires.

    Postface de François Rivière.

  • L'homme presse

    Paul Morand

    Pierre gâche tout, l'amitié, l'amour, la paternité, par sa hâte fébrile à précipiter le temps. A'cette allure vertigineuse, il ne goûte plus ce qui fait le prix de la vie, ni les moments d'intimité que sa femme Hedwige lui ménage, ni la poésie des choses. Il se consume et consume les siens en fonçant vers un but qu'il renouvelle, chaque fois qu'il l'atteint. Pierre saura trop tôt qu'il ne se hâtait ainsi que pour arriver plus vite au rendez-vous de la mort.

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