Littérature traduite

  • Les malédictions

    Claudia Pineiro

    Secrétaire privé, coach sportif, confident, le jeune Roman Sabate se dévoue corps et âme à son employeur, le charismatique leader du parti "Pragma" qui brigue la direction de la province de Buenos Aires. Jusqu'au jour où le dilemme moral devenu insoutenable le contraint à prendre la fuite. Mais comment laisser partir quelqu'un qui connaît vos secrets les plus intimes et peut briser net votre course vers la victoire ?  Un roman politique aux allures de thriller sur la soif de pouvoir, le manque d'idéal, la "politique autrement" très en vogue sous d'autres latitudes

  • Kingdomtide

    Rye Curtis

    Seule rescapée d'un accident d'avion, Cloris Waldrip, soixante-douze ans, se retrouve piégée au fin fond des montagnes du Montana. Face à la nature impitoyable, elle ne peut compter que sur sa ténacité pour survivre. La ranger Debra Lewis, résolue à la secourir, se lance sur sa piste, suivie de quelques autres sauveteurs. Mais les jours passent, et l'espoir s'étiole. Quand, épuisée, Cloris se trouve confrontée à ce qu'elle prend pour un miracle, puis pour un fantôme, elle hésite à en croire ses sens. Mais s'il existe quelque part un royaume des spectres, ce pourrait bien être dans les forêts du Montana.
    Emplie d'éléments naturels envoûtants, cette surprenante aventure réunit des personnages troublants et inattendus qui s'accrochent désespérement à la vie.
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  • Danny et Maeve, un frère et une soeur unis par un amour indéfectible, ne cessent de revenir devant leur ancienne demeure se heurter aux vitres d'un passé douloureux. Cette imposante Maison hollandaise, écrin des joies et des peines de leur enfance, source de leurs malheurs, les attire comme un aimant. À travers le destin de ces deux quasi-orphelins, Ann Patchett, en déchiffreuse éclairée de l'âme humaine, signe un roman pénétrant sur l'abandon, le pardon, les liens filiaux et le rapport que chacun d'entre nous entretient avec le passé.

  • Alegria

    Manuel Vilas

    «Je suis arrivé par la douleur à la joie», écrit le poète José Hierro.

    De chambres d'hôtel en aéroports, assailli par une profusion de souvenirs, Manuel Vilas poursuit la mise à nu de son narrateur. Il orchestre la symphonie de la mémoire et enrichit son tableau de nouveaux motifs comme celui de l'allégresse. Toujours entouré de ses musiciens, ombres de son passé, en dialogue incessant avec les doubles de ses fantômes, auxquels il ajoute Arnold (pour Schönberg), sa part sombre, son ange de la dépression. Le passé coule partout, vague sans cesse rabattue, il est dans les machines à presser les oranges, dans les chemises jamais assez blanches, dans les cours d'eau, comme sous le sol que l'on foule.
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    «La joie venait toujours après la peine», chante Apollinaire, Alegría tend résolument du côté de la lumière et Manuel Vilas offre, après Ordesa, un grand livre solaire. Son audace littéraire et sa capacité à transfigurer l'intime en universel le désignent comme un de nos écrivains contemporains majeurs.

  • Le vallon des lucioles

    Isla Morley

    • Seuil
    • 4 Mars 2021

    1937, Kentucky. Clay Havens et Ulys Massey, deux jeunes photographe et journaliste, sont envoyés dans le cadre du New Deal réaliser un reportage sur un coin reculé des Appalaches.

    Dès leur arrivée, les habitants du village les mettent en garde sur une étrange famille qui vit au coeur de la forêt. Il n'en faut pas plus pour qu'ils partent à leur rencontre, dans l'espoir de trouver un sujet passionnant. Ce qu'ils découvrent va transformer à jamais la vie de Clay et stupéfier le pays entier. À travers l'objectif de son appareil, se dévoile une jeune femme splendide, Jubilee Buford, dont la peau teintée d'un bleu prononcé le fascine et le bouleverse.

    Leur histoire sera émaillée de passion, de violence, de discorde dans une société américaine en proie au racisme et aux préjugés.

    Inspiré par un fait réel, ce roman est une bouleversante histoire d'amour et un hymne à la différence.

  • Le jour avant le lendemain

    JoRn Riel

    Une vieille femme, Niniok, et son petit-fils Manik sont restés tous les deux sur une île pour veiller au séchage de la viande et du poisson. L'hiver venu, leur tribu ne vient pas les chercher. Serait-il arrivé quelque malheur ? Niniok est terrifiée à l'idée qu'ils soient les seuls êtres vivants sur terre. Plus encore, que Manik soit bientôt le dernier. Abordant un épisode méconnu du passé du Groenland, Jørn Riel, l'auteur des fameux racontars arctiques, nous conte une histoire cruelle et tragique, où mythes et poésie s'entremêlent. Prix de la littérature nordique et prix Millepages 1998. 

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  • Marco Carrera est le « colibri ». Comme l'oiseau, il emploie toute son énergie à rester au même endroit, à tenir bon malgré les drames qui ponctuent son existence. Alors que s'ouvre le roman, toutes les certitudes de cet ophtalmologue renommé, père et heureux en ménage, vont être balayées par une étrange visite au sujet de son épouse, et les événements de l'été 1981 ne cesseront d'être ravivés à sa mémoire.
    Cadet d'une fratrie de trois, Marco vit une enfance heureuse à Florence. L'été, lui et sa famille s'établissent dans leur maison de Bolgheri, nichée au sein d'une pinède de la côte Toscane. Cette propriété, qui devait symboliser le bonheur familial, est pourtant le lieu où va se jouer le drame dont aucun membre de la famille Carrera ne se relèvera tout à fait. En cet été 1981, celui de ses vingt-deux ans, se cristallisent les craintes et les espoirs de Marco qui devra affronter la perte d'un être cher et connaîtra un amour si absolu qu'il ne le quittera plus.
    Grâce à une architecture romanesque remarquable qui procède de coïncidences en découvertes, Veronesi livre un roman ample et puissant qui happe le lecteur dans un monde plus vrai que nature où la vie, toujours, triomphe.

  • Le train des enfants

    Viola Ardone

    Naples, 1946. Amerigo quitte son quartier pour monter dans un train. Avec des milliers d'autres enfants du Sud, il traversera toute la péninsule et passera quelques mois dans une famille du Nord : une initiative du parti communiste vouée à arracher les plus jeunes à la misère après le dernier conflit mondial.
    Loin de ses repères, de sa mère Antonietta et des ruelles de Naples, Amerigo découvre une autre vie. Déchiré entre l'amour maternel et sa famille d'adoption, quel chemin choisira-t-il ?
    S'inspirant de faits historiques, Viola Ardone raconte l'histoire poignante d'un amour manquée entre un fils et sa mère. Immense succès en Italie et en cours de traduction dans 29 pays, ce roman remarquable révèle une auteure d'exception.

  • Il pleuvait à torrents et personne, vraiment personne, n'était prêt à ouvrir sa porte, et surtout pas à ces individus. Oui, il y avait des Blancs parmi eux-les humanitaires qui les accompagnaient-mais ils étaient tout aussi étranges que les autres malheureux, mal fagotés et mal en point. Que venaient-ils faire, ces envahisseurs, dans notre petit village où il n'y avait plus de maire, plus d'école, où les trains ne passaient plus et où même nos enfants ne voulaient plus venir? Nous nous demandions comment les affronter, où les abriter puisqu'il le fallait. Eux aussi, les migrants, avaient l'air déboussolés. C'était pour ce coin perdu de Sardaigne, ce petit village délaissé, qu'ils avaient traversé, au péril de leur vie, la Méditerranée? C'était ça, l'Europe?

  • Terres promises

    Milena Agus

    La terre promise, tout le monde la cherche. Pour Raffaele, de retour en Sardaigne juste après la guerre, elle se situe sur le Continent. Mais une fois là-bas, Ester, sa jeune épouse, a le mal du pays, elle qui était pourtant si pressée d'en partir... Alors la famille y retourne. Leur fille, Felicita, s'adapte aux humeurs locales et s'initie avec la même conviction au communisme et au sexe. De ses amours naîtra un drôle de petit bonhomme, Gregorio. Au fil des ans et des rencontres, ils avanceront dans leurs vies imparfaites, croisant la route d'autres êtres en quête de bonheur. Pour tous, Felicita est l'indispensable pivot. Car à ses yeux les gentils ne sont pas des perdants et la terre promise est au coin de la rue. Une saga familiale décalée.

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  • Home body

    Rupi Kaur

    • Nil
    • 4 Mars 2021

    Après s'être sentis déconnectés pendant si longtemps mon esprit et mon corps finissent par se retrouver - home body

  • Parions que les lecteurs assidus d'Erri De Luca ne s'étonneront pas de son entrée dans la collection Poésie/Gallimard tant sa prose déjà signale constamment en lui le poète. Le présent volume qui reprend les poèmes d'Aller simple (Du monde entier) auxquels nous avons adjoint L'hôte impénitent dans son intégralité, donnera en outre à lire des poèmes inédits spécialement choisis par l'écrivain pour cette édition. Si Aller simple évoque d'abord l'épopée tragique des migrants qui tentent de rejoindre le sol italien et le destin des désespérés qui affrontent la violence de la mer et de l'indifférence, on y lira bien plus qu'un plaidoyer militant. La poésie de De Luca, portée par son humanisme engagé, proche dans sa sobriété et sa ferme clarté de celle de Primo Levi par exemple, trouve aussi son propos, comme son oeuvre en prose, dans l'évocation de la guerre, de l'amour, de la liberté perdue, de la terre d'Italie et n'exclut pas l'expression heureuse de l'existence dans sa sensualité.

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  • « Les douze récits qui composent ce volume forment un tout, écrit Pittoni, relié par une constante vision introspective qui a son origine dans le rapport entre la vie intérieure et les événements, en tant qu'affrontement (ou drame) pacifié ; exprimé dans l'imagination par des images et des symboles. [...] je dirais, si on me le permet, qu'il s'agit d'une formation géologique d'origine volcanique. » Ses réflexions sont nourries par cette vision introspective et elle se place d'emblée sous la protection de Nietzsche : « C'est la même terre, te dis-je, la même terre ! Ce sont mes herbes fragiles, mes humbles fleurs des champs, mes amers chênes rouvres, et les arbres immenses de Nietzsche, forts, bien enracinés, capricieux, qui donnent un sens aux horizons. » On découvre ainsi tout au long de ces proses une femme inspirante et d'un grand courage.

  • LES 10 ANNÉ ES QUI ONT MENÉ AU BREXIT.
    Comment en est-on arrivé là ? C'est la question que se pose Jonathan Coe dans ce roman brillant qui chronique avec une ironie mordante l'histoire politique de l'Angleterre des années 2010. Du premier gouvernement de coalition en Grande-Bretagne aux émeutes de Londres en 2011, de la fièvre joyeuse et collective des Jeux Olympiques de 2012 au couperet du référendum sur le Brexit, Le coeur de l'Angleterre explore avec humour et mélancolie les désillusions publiques et privées d'une nation en crise.
    Dans cette période trouble où les destins individuels et collectifs basculent, les membres de la famille Trotter reprennent du service. Benjamin a maintenant cinquante ans et s'engage dans une improbable carrière littéraire, sa soeur Lois voit ses anciens démons revenir la hanter, son vieux père Colin n'aspire qu'à voter en faveur d'une sortie de l'Europe et sa nièce Sophie se demande si le Brexit est une cause valable de divorce.
    Au fil de cette méditation douce-amère sur les relations humaines, la perte et le passage inexorable du temps, le chantre incontesté de l'Angleterre questionne avec malice les grandes sources de crispation contemporaines : le nationalisme, l'austérité, le politiquement correct et les identités.
    Dans la lignée de Bienvenue au club et du Cercle fermé, Le coeur de l'Angleterre est le remède tout trouvé à notre époque tourmentée.

  • 1875. Dans le but de favoriser l'intégration, un chef cheyenne propose au président Grant d'échanger mille chevaux contre mille femmes blanches, afin de les marier à ses guerriers. Celles-ci, « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays, intègrent peu à peu le mode de vie des Indiens, au moment où commencent les grands massacres des tribus.

    1876. Après la bataille de Little Big Horn, quelques survivantes décident de prendre les armes contre cette prétendue « civilisation » qui vole aux Indiens leurs terres, leur mode de vie, leur culture et leur histoire. Cette tribu fantôme de femmes rebelles va bientôt passer dans la clandestinité pour livrer une bataille implacable, qui se poursuivra de génération en génération.

    Dans cet ultime volume de la trilogie Mille femmes blanches, Jim Fergus mêle avec une rare maestria la lutte des femmes et des Indiens face à l'oppression, depuis la fin du xixe siècle jusqu'à aujourd'hui. Avec un sens toujours aussi fabuleux de l'épopée romanesque, il dresse des portraits de femmes aussi fortes qu'inoubliables.

  • L'histoire vraie de Mokhtar Alkhanshali, jeune américano-yéménite, qui va tenter l'impossible pour redonner ses lettres de noblesse au café du Yémen.
    Mokhtar a 24 ans et travaille comme portier dans un prestigieux immeuble de San Francisco lorsqu'il découvre l'histoire fascinante de l'invention du café, et la place centrale que le Yémen y occupe. Jeune homme brillant, autodidacte et particulièrement débrouillard, il quitte alors sa famille et les États-Unis pour retourner sur la terre de ses ancêtres, afin de rencontrer les cultivateurs, cueilleurs et trieuses aux quatre coins des régions les plus reculées du pays. Mais en 2015, alors que son ambitieux projet d'améliorer les conditions de travail et de changer l'image du Yémen aux yeux du monde commence à prendre forme, la guerre civile éclate. Les bombes saoudiennes pleuvent impitoyablement, l'ambassade américaine ferme ses portes et Mokhtar va devoir trouver un moyen de sortir du Yémen sans pour autant sacrifier ses rêves ni abandonner ceux qui croient en lui.
    Avec son inimitable talent de conteur, Dave Eggers livre un récit de formation intime et bouleversant. Grand roman d'aventure contemporain, Le moine de Moka entrelace l'histoire du café, celle d'un pays pris dans la tourmente de la guerre et l'incroyable voyage d'un jeune Américain musulman, courageux et fier de ses origines.

  • Qui est cet homme qui revient à Madrid en 1994, après douze années d'absence ? Berta Isla se pose cette question à plusieurs reprises, car c'est elle la narratrice principale, qui nous raconte la fin de l'histoire. Son récit est celui d'une Pénélope moderne dont la personnalité se construit autour de l'attente de son mari, Thomas Nevinson, disparu au cours de la guerre des Malouines ou peut-être lors d'une de ces opérations spéciales du MI5 ou MI6 en Irlande et au Moyen Orient.
    Tel qu'il l'avait déjà fait dans Comme les amours (2013), Javier Marías donne ici la parole à une femme qui vit de ses souvenirs dans l'ignorance et dans l'espoir, aux prises avec l'impossibilité de connaître vraiment celui qu'elle aime. Au fil des pages, Berta devient une figure presque mythique : la fragile gardienne de la mémoire qui mène un combat acharné au quotidien pour sauvegarder la présence toujours précaire des absents et assurer ainsi la continuité entre les générations. Quant au malheureux agent secret, il est le protagoniste d'une autre partie du roman : celle d'un Ulysse qui devient graduellement personne et dont la vie au service de l'Histoire n'est qu'une interminable pièce de théâtre, une tragique fantasmagorie.
    Avec Berta Isla, Javier Marías offre au lecteur une nouvelle variation fictionnelle sur certains thèmes qui lui sont chers et informent son oeuvre en filigrane : la part d'inconnu, d'ombre et d'imposture qui entoure toujours la personne avec qui on vit, le moment où l'existence bascule lorsque l'on perce à jour son secret ou lorsque l'avenir tout tracé déraille, le « ni avec toi ni sans toi » qui régit nos vies de couple mais aussi, sur un plan moins intimiste, plus politique, la duperie, le mensonge, le compromis, la trahison et la perception ambiguë du bien et du mal.

  • Alors que l'Amérique panse encore la plaie ouverte de la Seconde guerre mondiale, la destinée de deux familles se met en marche. James Vincent, d'ascendance irlandaise, fuit un foyer familial chaotique pour faire des études de droit à New York où il deviendra un brillant avocat.
    De son côté, Agnes Miller, une jeune femme noire à l'avenir prometteur, voit son rendez-vous amoureux tourner au cauchemar lorsque la police arrête sa voiture sur une route déserte en lisière d'un bois de l'État de Géorgie. Les conséquences de cette nuit funeste influeront inexorablement sur sa vie et celles de ses descendantes.
    Éclairant plus de six décennies de changements radicaux - de la lutte pour les droits civiques aux premières années de la présidence d'Obama, en passant par le chaos de la guerre du Vietnam - les familles de James et Agnes demeureront inextricablement liées.
    Au fil de cette spectaculaire fresque familiale et amoureuse, ce roman donne à voir les coulisses méconnues de l'histoire d'une nation. Avec une justesse, un humour et une maîtrise rares, Regina Porter creuse les traumatismes des États-Unis sur plusieurs générations et expose avec grande intelligence les mouvements profonds d'une société sur plus d'un demi-siècle.

  • Quand Starlight ne s'occupe pas de la ferme avec son meilleur ami Eugene, il part photographier la vie sauvage au coeur des forêts canadiennes. Mais son existence rude et solitaire change lorsqu'il recueille sous son toit Emmy et sa fillette Winnie, prêtes à tout pour rompre avec une vie sinistrée. Pour redonner confiance aux deux fugitives, Starlight les emmène dans la nature, leur apprend à s'en faire une amie. Au fil de cette initiation, les plaies vont se refermer, la douleur va laisser place à l'apaisement, et à l'amour. Mais c'est sans compter Cadotte, l'ex brutal et alcoolique d'Emmy, qui sillonne l'Ouest canadien en quête de vengeance.
    Roman laissé inachevé à la mort de son auteur, Starlight déploie la poésie lumineuse et l'exceptionnel don de conteur de Richard Wagamese.

  • Un virus a fait disparaître la quasi-totalité des animaux de la surface de la Terre. Pour pallier la pénurie de viande, des scientifiques ont créé une nouvelle race, à partir de génomes humains, qui servira de bétail pour la consommation. Ce roman est l'histoire d'un homme qui travaille dans un abattoir et ressent un beau jour un trouble pour une femelle de «?première génération?» reçue en cadeau. Il est irrésistiblement attiré par elle, même si tout contact inapproprié avec ce qui est considéré comme un animal d'élevage est passible de la peine de mort. À l'insu de tous, il va peu à peu la traiter comme un être humain.
    Le tour de force d'Agustina Bazterrica est de nous faire accepter ce postulat de départ sans difficulté. Elle y parvient en nous précipitant dans un suspense insoutenable, tout en bouleversant notre conception des relations humaines et animales. Cadavre exquis est un roman tout à la fois réaliste et allégorique, d'une brûlante actualité.

  • Nouvel an

    Juli Zeh

    En vacances sur l'île de Lanzarote, Henning décide soudain de s'éloigner de l'asphyxie familiale, d'un amour mêlé d'incompréhension et d'une paternité qui l'écrase : enfourchant son vélo, il entreprend une ascension harassante. Arrivé au sommet de la montagne, il découvre une maison familière, et avec elle le souvenir d'un traumatisme enfantin. Dans cette même maison, à l'âge de six ans, l'absence inexpliquée de ses parents l'a laissé plusieurs jours durant seul responsable de sa soeur encore bébé. Le roman ressuscite chaque instant de cette expérience d'abandon qui se révèle la clef du mal-être de Henning. Au-delà de l'empathie qui se tisse entre le lecteur et les deux enfants en détresse, Juli Zeh, à son meilleur, se livre à un travail vertigineux d'expérimentation psychique.

  • Embrasements

    Kamila Shamsie

    Isma quitte Londres pour les États-Unis afin de reprendre ses études de sociologie, interrompues à la mort de sa mère. C'est à elle qu'avait alors incombé la charge de ses frère et soeur jumeaux, plus jeunes, Aneeka et Parvaiz. Aujourd'hui, l'une poursuit son cursus en droit, l'autre vient de rejoindre les rangs de l'État islamique. Il ravive ainsi un traumatisme familial puisque, des années auparavant, leur père les a abandonnés pour le djihad. Lorsque Isma rencontre Eamonn, jeune Britannique issu d'une tout autre frange de l'immigration pakistanaise, le destin de leurs deux familles s'entrechoque et s'embrase. Un roman virtuose et haletant, véritable tragédie contemporaine - «Antigone» au temps de Daech.

  • La fracture

    Nina Allan

    Le 16 juillet 1994 dans la région de Manchester, Julie Rouane, dix-sept ans, prétexte un rendez-vous avec une copine pour s'absenter du domicile familial... et disparaît pendant plus de vingt ans.

    Longtemps après l'abandon de l'enquête par la police, faute d'indices concrets - Raymond Rouane, persuadé que sa fille est toujours vivante, continue à explorer seul toutes les pistes possibles. En vain. La mère de Julie et sa soeur cadette, Selena, tentent elles aussi de faire front, chacune à leur manière.

    Puis un soir, Julie refait surface à l'improviste. Alors qu'on avait soupçonné que l'adolescente ait pu être enlevée et assassinée - un homme de la région ayant avoué plusieurs meurtres de femmes -, l'histoire que Julie raconte à Selena est tout à fait différente. Mais est-il possible de la croire ?

    Après La Course (Prix Millepages 2017), Nina Allan s'impose avec ce nouveau roman comme une virtuose du mystère, des zones d'ombre et des failles intimes. La Fracture est le cinquième livre qu'elle publie aux éditions Tristram.

  • Cinq ans après «Chansons d'amour et de pluie», Sergi Pàmies revient avec un nouveau recueil de treize récits. Souvenirs d'enfance revisités et réinterprétés à la lumière de la vie des protagonistes : relations avec des parents célèbres, clandestins en France, puis reconnus et célébrés en Espagne après le franquisme, vieillesse et mort, rapports hésitants avec des enfants qui deviennent adultes, amour et séparation, presque fatidique. La vie de tout le monde, à travers celle de Sergi Pàmies.

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