Le coin des pépites!

Dans le flot des nouveautés, ces titres méritent toute votre attention!

  • Journal

    Julie Delporte

    • Pow pow
    • 20 Août 2020

    "Depuis que tu es parti, je dessine tous les jours". Témoignage à la première personne d'une rupture amoureuse et des mois qui suivent, Journal est le premier livre de Julie Delporte - qui a notamment signé Je vois des antennes partout et Moi aussi je voulais l'emporter aux Editions Pow Pow. D'abord publié à L'Agrume en 2014, ce livre fondateur dans son oeuvre est désormais disponible chez Pow Pow, accompagnée d'une nouvelle note de l'autrice.

  • Un buffle pousse de toutes ses forces sur la paroi, enfonçant sa tête dans la roche pour déplacer une île ; c'est qu'une comète, qui file dans le ciel, viendra bientôt heurter la surface et exploser ce bout de terre. Il le sait, il l'a vu dans ses rêves, c'est ce qu'il dit au varan qui le rejoint dans son effort.

    C'est ainsi que commence ce récit, formé de plusieurs histoires courtes où les animaux occupent seuls le devant de la scène. Au fil de ces récits, on suit un étourneau perdu en pleine migration, une autruche qui doute, un jeune éléphant apprenant l'histoire du monde... Cet ensemble de paraboles d'une grande force d'évocation nous replonge dans les délices des fables de La Fontaine autant que dans les images tourmentées du Livre de la Jungle. Habilement, Jérémie Moreau parvient à décentrer notre regard et à dépasser l'apologue moral humaniste ; les animaux deviennent des vivants, aux existences et aux beautés singulières.

    Après la Saga de Grimr et Penss, Jérémie Moreau, en pisteur qui sait lire les signes et les traces, continue d'explorer, dans ce Discours de la Panthère, les chemins qui mènent aux origines du monde.

  • Landi est un humoriste, adepte du «stand-up». Sa mère est en train de mourir. Il essaie de concilier ses visites, la journée, à la clinique où est hospitalisée sa mère et ses prestations sur scène le soir. À sa mère mourante il ne sait trop quoi dire, à son public il raconte sa mère en train de mourir...
    C'est l'histoire d'un fils, habitué à faire rire son public avec ses monologues sarcastiques, qui se retrouve au chevet de sa mère, le coeur sec et ne sachant trop quoi lui dire.
    C'est l'histoire d'un groupe de cosmonautes, voyageant depuis des millénaires d'une planète à l'autre, qui se sont immanquablement perdus dans une immensité sombre et sans issue.
    C'est l'histoire d'un homme des cavernes, dont le cri, primal et inconsolable, résonne dans les oreilles et demande à être déchiffré.
    Les lignes narratives s'entrecroisent et les plans temporels se superposent, dans un crescendo d'émotions de plus en plus prégnantes au fil des pages.

    Gipi s'abreuve à cette zone obscure où se cachent les images qu'on croyait à jamais perdues, ces fragments de mémoire qu'il inscrit au coeur de son récit. Un compte-rendu en quelque sorte, limpide et captivant, corrosif et comique, d'une honnêteté impitoyable.
    Moments extraordinaires sous faux applaudissements est sans doute, à ce jour, l'oeuvre de Gipi la plus intense, la plus complexe, et graphiquement la plus bouleversante.

  • Les filles du bord de mer...
    Japon, fin des années 1960. Nagisa, jeune citadine tokyoïte aux manières policées et pudiques, débarque avec son paquetage sur Hegura, petite île de pêcheurs reculée. Là, elle est adoptée par Isoé, la cheffe de la communauté des « Ama » qui gouverne l'île. Les Ama, ces « femmes de la mer » brutes, fortes et sauvages qui plongent en apnée, nues, pour pêcher des coquillages... Choc intime et culturel, ce mode de vie rural et indépendant est progressivement investi par la timide Nagisa, qui fuit son passé.

  • Depuis sa plus tendre enfance, Florence ignore tout ce qui se passe... en-dessous de la ceinture. Elle imagine que le papa met la petite graine dans le nombril de la maman, et puis de toute façon, il est tacitement interdit, dans la famille, de parler de « la chose qui ne doit pas être dite ».

    Alors... Florence imagine des scénarii terribles, parfois idiots ; Florence s'angoisse devant le poids de la tradition qui place inéluctablement la femme dans une position inférieure ; Florence, à sa façon, résiste pour ne pas sombrer.

  • « Qu'est-ce que ça fait, d'avoir des amis qui réusissent ? Les expériences des autres peuvent-elles nous servir ? Comment être prise au sérieux en tant qu'artiste ? Comment créer quand on est une femme, une mère, une fille ? Comment être libre quand on est précaire ? Quelles vies sont dignes d'être représentées Est-ce qu'ai coupé le gaz avant de partir ? ».

    Dans La vie d'artiste, Catherine Ocelot s'interroge sur sa place en tant qu'artiste. Que doit-elle et que veut-elle dire ? Pour l'éclairer, elle a rencontré sept artistes oeuvrant dans des disciplines diverses qui lui livrent leurs doutes, leurs luttes, leurs ambitions et leurs accidents de parcours. L'auteure met en scène ces rencontres avec finesse et humour, et y fait écho avec des scènes de sa propre vie, formant un récit tragi-comique teinté d'onirisme.

    Le récit est servi par un travail de dessin et de mise en image et en couleurs à couper le souffle, offrant aux lectrices et lecteurs un véritable feu d'artifice de couleurs, d'humour, de sensibilité et de beauté.

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