Diane De Selliers

  • Cet ouvrage monumental réunit les trois livres de La Divine Comédie de Dante écrits au début du XIVe siècle : L'Enfer, Le Purgatoire, Le Paradis.

    Pour la première fois, les quatre-vingt-douze dessins de Botticelli, conçus chacun en regard d'un chant, sont présentés dans leurs couleurs d'origine.

    Commandés par Lorenzo di Medici au XVe siècle pour une édition manuscrite de La Divine Comédie de Dante, les dessins de Botticelli, réalisés à la pointe de métal sur parchemin, repris à l'encre et partiellement mis en couleurs, permettent de partager la fascination de l'artiste florentin pour ce chef-d'oeuvre de poésie et d'humanisme.

    Chaque dessin est accompagné d'un commentaire éclairé de Peter Dreyer, spécialiste allemand de la Renaissance italienne. La traduction de Jacqueline Risset en français moderne est reconnue comme la meilleure et la plus proche du texte de Dante.

    Inconnus du public, les dessins de Botticelli sont aujourd'hui conservées, d'une part, à la Bibliothèque apostolique vaticane, l'une des plus anciennes et des plus inaccessibles du monde, et, d'autre part, au prestigieux cabinet des Dessins et Estampes de Berlin qui a pu réunir, après la chute du Mur, en 1993, le fragment acquis en 1882.

  • L'auteur d'une cosmogonie.
    C'est au tournant de notre ère, à Rome, qu'Ovide (43 av. J.-C.-18 ap. J.-C.) compose son chef-d'oeuvre, Les Métamorphoses. Les 91 histoires que nous avons sélectionnées parmi les plus belles et les plus puissantes dessinent le récit de l'univers, du chaos à l'harmonie en passant par de poétiques métamorphoses.

    La traduction.
    Publiée en 1927 et revue en 1992 par Jean-Pierre Néraudau, spécialiste d'Ovide, la traduction de Georges Lafaye retranscrit la poésie et la beauté qui se dégagent des Métamorphoses tout en restant très fidèle à l'esprit d'Ovide.

    L'iconographie.
    Depuis l'Antiquité, le poème d'Ovide inspire les artistes. Mais ce sont les peintres baroques qui se sont emparé des Métamorphoses avec la plus belle vivacité. Au x???? siècle, les dieux païens n'inquiètent plus l'Église, ils appartiennent au monde du mythe. Dès lors, les artistes s'inspirent du texte exaltant d'Ovide pour créer des oeuvres d'une extraordinaire puissance narrative. 180 peintures de 100 artistes de l'Europe baroque - parmi lesquels Carrache, Caravage, Luca Giordano, Nicolas Poussin, Peter Paul Rubens, Jacob Jordaens ou Jusepe Ribera -, dialoguent ainsi avec le texte d'Ovide.

  • Fils de Vénus et du Troyen Anchise, Enée fuit les ruines de Troie pour accomplir l'immense destin que lui réservent les dieux : fonder au-delà des mers une nouvelle cité. Les épreuves se succèdent, de tempêtes en tragédie amoureuse - la célèbre union de Didon et Enée -, avant qu'Enée n'accoste enfin sur les rives du Latium. Virgile projette enfin l'époque pleine de promesses dans laquelle il vit lui-même, le règne d'Auguste et la naissance de l'Empire romain.

  • L'intégralité des Contes de Charles Perrault.
    Un terrible loup dévore sans état d'âme la grand-mère et le Petit Chaperon rouge, des bûcherons abandonnent leurs sept garçons dans la forêt, un homme à la barbe bleue terrifie les habitants de son pays, une jeune fille se désole de ne pouvoir aller au bal. Notre édition rassemble les trois contes en vers : Griselidis, Peau d'Âne et Les Souhaits ridicules, et les huit Histoires ou contes du temps passé, avec des moralités : La Belle au bois dormant, Le Petit Chaperon rouge, La Barbe bleue, Le Maître chat ou Le Chat botté, Les Fées, Cendrillon, Riquet à la houppe, Le Petit Poucet.

    Le brut et le merveilleux.
    En écho à la symbolique des Contes, la force et la pureté des 130 oeuvres que nous présentons dans cet ouvrage sont au service de l'expression des sentiments humains. Nées dans l'esprit de personnalités singulières à l'imagination sans bornes, animées par la nécessité de créer, éloignées des conventions académiques et peu soucieuses de reconnaissance, ces oeuvres sont un cri. Elles portent aujourd'hui le nom d'art brut, notion définie par Jean Dubuffet en 1945. Aloïse Corbaz, August Walla, Adolf Wölfli, Scottie Wilson, Henry Darger, Fleury Joseph Crépin et les 80 autres artistes présents dans ce livre inventent des oeuvres d'art spontanées, tantôt brusques, tantôt romanesques, toujours époustouflantes, dans lesquelles la féerie et la terreur des Contes sont omniprésents.

    Le regard de spécialistes.
    Bernadette Bricout, professeur de littérature orale à l'Université de Paris, et Céline Delavaux, spécialiste de l'art brut, accompagnent cette lecture par leurs introductions. Elles révèlent le sens des Contes et les liens intimes entre art brut et merveilleux.

  • Dix ans après les débuts de "La Petite Collection" des Éditions Diane de Selliers, redécouvrez Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire illustrées par la peinture symboliste et décadente, augmentées à la fin de l'ouvrage d'un carnet de dédicaces des personnes ayant contribué à la réédition de cet ouvrage.

    Le livre présente l'intégralité du recueil des Fleurs du Mal (édition de 1861) augmenté des Épaves (1866) et de l'édition posthume (1868), soit un ensemble de 164 poèmes. Ces derniers sont accompagnés de 185 reproductions pleine page de peintures, lithographies et aquarelles de plus de 80 artistes essentiellement issus de la seconde moitié du XIXe siècle, parmi lesquels Félicien Rops, Léon Spilliaert, James Ensor, Jean Delville, Alfred Kubin, Edvard Munch, Odilon Redon et Gustave Moreau, Carlos Schwabe, Max Klinger, etc. Cette confrontation du poétique et du pictural souligne les correspondances entre deux univers, et restitue à l'oeuvre de Baudelaire sa grandeur prophétique et fondatrice pour toute une nouvelle génération de poètes et de peintres.

    Héritage du second romantisme et première manifestation du symbolisme, la décadence est une esthétique où l'étrange et l'artificiel s'unissent afin de créer un langage pictural nouveau, en réaction aux préoccupations industrielles d'une bourgeoisie optimiste et dirigiste.
    De la décadence naîtra le symbolisme, un art de la suggestion, de l'analogie et de la métaphore, au sein duquel poètes et artistes expriment leurs obsessions les plus profondes : la solitude, la mélancolie, le mysticisme, la sensualité, le rêve, l'étrange, le morbide.

    Cette édition préfacée par Jean-David Jumeau-Lafond propose une biographie des 86 artistes présents dans l'ouvrage ainsi qu'une chronologie précisant notamment les liens de Charles Baudelaire avec les artistes et les hommes de lettres de son époque.

  • Premiers textes littéraires à l'origine de la littérature occidentale, l'Iliade et l'Odyssée exercent une influence considérable sur notre civilisation. Homère est, avec Hésiode quelques années plus tard, à la source de la connaissance de la mythologie grecque. Ses épopées constituent la base de l'éducation à l'époque classique, hellénistique et romaine. L'homme de la Renaissance redécouvre ces textes, l'homme moderne se nourrit des modèles de vie qu'ils proposent. oeuvres fondamentales, elles placent l'homme face à son destin, qu'il a conscience de devoir accomplir. La valeur, l'honneur et la gloire dominent les vingt-quatre chants de l'Iliade ; dans l'Odyssée, Ulysse ose le voyage intérieur, initiatique et solitaire, qui l'entraîne à la recherche de lui-même.
    Jamais cette oeuvre n'avait été illustrée dans sa totalité. Il fallait à ces textes le regard, l'empreinte d'un artiste dont la culture fût méditerranéenne et universelle, et dont la sensibilité répondît à celle du poète.

  • Chef-d'oeuvre écrit à la fin du XII? siècle, ce poème chante le voyage de milliers d'oiseaux en quête de la Sîmorgh, manifestation visible du divin. 207 miniatures persanes, turques et indo-pakistanaises du XIV? au XVII? siècle, puisées dans les trésors des collections d'art persan et islamique du monde entier, accompagnent les anecdotes littéraires, philosophiques et spirituelles qui ponctuent le texte. Leur valeur symbolique est mise en lumière par les commentaires de Michael Barry.

  • Vers 1260 le premier manuscrit de La Légende dorée raconte la vie de cent quatre-vingt saintes et saints. En quelques années il devient, avec la Bible, le livre le plus copié, le plus lu, écouté, raconté dans les pays de la chrétienté. Grâce à ce véritable livre de chevet, la foi, l'histoire de l'église, la religion prennent une couleur plus ingénue, plus populaire et plus pittoresque. L'iconographie Le texte émerveille aussi les artistes qui s'en emparent avec félicité dès le début de la Renaissance italienne.
    Il devient rapidement une référence essentielle, une source d'inspiration inépuisable. Les plus grands peintres - Duccio, Giotto, Simone Martini, Fra Angelico, Ambrogio et Pietro Lorenzetti, Masaccio, Masolino, Piero della Francesca... - mais aussi d'autres moins connus mais non moins inspirés déployent tout leur génie pour magnifier les scènes de la vie des saints et enrichir les églises, les couvents et les monastères de fresques, de retables, de polyptyques.
    Quatre cents reproductions en couleurs de plus de cent vingt peintres des XIVe et XVe siècles italiens sont reproduites dans notre livre. Parmi elles, si une centaine universellement connue bouleverse le spectateur d'émotion, que dire du tiers d'entre elles qui n'ont jamais été vues : fresques cachées au fond des couvents, retables découverts dans des églises inconnues, suites éparpillées...

  • Cet ouvrage reproduit les deux cent soixante-quinze planches en couleurs composées par Jean-Baptiste Oudry, peintre du roi Louis XIV et professeur à l'Académie royale de peinture, pour illustrer la totalité des deux cent quarante-cinq Fables de La Fontaine. Crayonnées, gravées et rehaussées à la gouache et à l'aquarelle, les gravures témoignent de la maîtrise de l'artiste. Les scènes représentées captent les instants les plus significatifs du texte tout en offrant, à travers le dessin des paysages, des costumes et de l'architecture, une fresque de la société de la fin du XVIIe siècle. De même, personne mieux qu'Oudry n'a su faire vivre les animaux, et ses compositions apportent aux Fables une dieu s'animer les animaux comme le fabuliste les fait parler.
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  • Érasme publie en 1511 une oeuvre satirique d'une ironie mordante, donnant la parole à Dame Folie. Pour la première fois, notre édition reproduit les 82 dessins d'Holbein qui illustrent cette « déclamation » ainsi que 200 peintures des plus grands artistes allemands et flamands, fascinés par le thème de la folie et des vices humains.

  • Après Dante et Boccace, Pétrarque rejoint la Collection Diane de Selliers !
    Première star internationale de la littérature, érudit voyageur et père de l'humanisme, Pétrarque (1304-1374) est surtout le premier poète de l'intime. Son influence sur la poésie européenne est immense.

    Les Triomphes forment un long poème allégorique d'inspiration antique, dans lequel Pétrarque chante son amour pour Laure et la douleur d'aimer tout en convoquant de nombreuses figures historiques, mythologiques et religieuses. Cette édition bilingue français-italien reproduit la traduction inédite, vivante et poétique de Jean-Yves Masson.

    Le vitrail comme vous ne l'avez jamais vu : les 130 illustrations, éclatantes, ont été traitées de façon résolument moderne et graphique, avec de nombreux recadrages de détails. L'ensemble témoigne de la vivacité et de la singularité du patrimoine français du XVIe siècle. 95% des oeuvres reproduites ont fait l'objet d'une campagne photographique spécifique, réalisée grâce à une technologie de pointe utilisant notamment des drones. Le département de l'Aube abrite de très nombreux vitraux, dont la baie d'Ervy-le-Châtel, unique vitrail au monde illustrant Les Triomphes de Pétrarque et dont la restauration vient d'être achevée.

    La collaboration d'experts de l'histoire de l'art, de la poésie et du vitrail : Paule Amblard, historienne de l'art spécialisée dans l'art et la symbolique du Moyen-Âge, Jean-Yves Masson, traducteur, poète et professeur de littérature comparée à la Sorbonne, Flavie Vincent-Petit, restauratrice et créatrice de vitraux.

    Une rencontre qui allie plaisir des yeux, du coeur et de l'esprit !

  • Le Cantique des oiseaux, une épopée mystique :
    Guidés par la huppe de Salomon, les oiseaux, métaphore de l'âme, partent en quête de l'Être suprême, Sîmorgh, oiseau mythique, manifestation visible du Divin. Par-delà les sept vallées, seuls trente oiseaux parviennent au bout du chemin. Devant la Sîmorgh souveraine, croyant la voir enfin, stupéfaits, ils ne voient que le reflet d'eux-mêmes (sî morgh signifie « trente oiseaux » en persan).
    La Divinité, est invisible ; elle ne peut que se manifester dans le coeur, miroir de l'âme. Les âmes oiseaux comprennent alors qu'elles doivent se jeter dans le feu qu'est Sîmorgh pour en saisir l'essence, mourir pour renaître, devenir rien pour devenir Tout.
    Un répertoire de récits :
    Pour convaincre les oiseaux de prendre leur envol et les soutenir dans leur ascension, la huppe conte des histoires édifiantes, puisées dans les classiques de la littérature profane, dans le Coran, dans les floklores indiens, arabes ou persans. Madjnûn le fou d'amour, le sultan Mahmûd et son page Ayâz, le sheykh San'ân amoureux de la princesse chrétienne, Joseph et la femme de Putiphar... 'Attâr transforme ces archétypes en symboles. La beauté de l'être aimé et toutes les beautés du monde deviennent sous sa plume les signes visibles de la beauté de Dieu.
    'Attâr, poète de la spiritualité soufie :
    Le poète persan 'Attâr (1174-1248) a embrassé le soufisme, doctrine mystique de l'Islam qui invite l'homme au détachement pour mieux approcher du Divin. 'Attâr a lui-même cheminé, empruntant la voie extatique de l'amour et de l'abandon du soi. Et par la magie de l'évocation poétique, la beauté de sa langue, sa musicalité, sa force d'expression, il parvient à dire l'indicible, à montrer l'invisible et à partager avec chacun cette expérience spirituelle.
    Un livre universel, au-delà de toute croyance :
    Le Cantique des oiseaux est un récit initiatique par excellence : chacun peut voir dans les oiseaux le reflet de lui-même, à travers le prisme de ses propres expériences, de ses quêtes personnelles et intimes. Chacun peut se perdre dans les vallées pour mieux se retrouver. Il n'est pas besoin de croire pour être saisi par ce poème : ce qu''Attâr exprime résonne et vibre dans tous les coeurs. C'est vers soi-même que chemine chacun des oiseaux du récit.
    Une traduction sublime et inspirée :
    Il fallait à ce chef-d'oeuvre une nouvelle traduction, en vers, qui par son souffle et sa musicalité parvienne à rendre cette ascension spirituelle lumineuse, vibrante et universelle. Leili Anvar, normalienne, agrégée et docteur en littérature persane, a relevé le défi immense de traduire en alexandrins rythmés les 4724 distiques du poème.
    Pendant quatre années, elle a nourri son travail de recherches érudites, et plus encore, du bonheur d'être habitée par cette oeuvre qui l'a transformée. Le résultat est fidèle à la lettre et à l'esprit d''Attâr car la traduction réussit le tour de force d'épouser la beauté du texte original autant que de rendre compte de sa hauteur spirituelle. Au lecteur français d'être transformé à son tour par ce poème magnifiquement dévoilé.
    Une édition enrichie :
    Pour cette nouvelle édition, Leili Anvar a revu la traduction, développé l'introduction et rédigé des notes supplémentaires qui complètent et enrichissent la lecture. La compréhension du poème en devient ainsi plus subtile et approfondie.
    Des introductions passionnantes :
    Dans « L'envol », Leili Anvar nous fait partager ses connaissances sur 'Attâr et la poésie soufie. Elle éclaire le sens de ce chefd'oeuvre, composé dans une langue d'une inventivité inouïe par un homme d'une sagesse exemplaire. Dans « Le Voyage de traduire » elle nous fait partager son expérience et explique ses choix de traduction parfois audacieux. Elle propose aussi une réflexion sur les spécificités, les difficultés et les joies de la traduction poétique.
    Des annexes essentielles complètent cet ouvrage de référence :
    Les versets du Coran cités dans les notes, un glossaire des noms communs et des noms propres, accompagnent la découverte et la compréhension du poème d''Attâr.

  • Laissez-vous surprendre par la nouvelle traduction des onze premiers chapitres de Marc-Alain Ouaknin sublimée par l'abstraction. Le récit de la création du monde, du jardin d'éden, d'Adam et ève, d'Abel et Caïn, du déluge, de la colombe et de la tour de Babel se révèlent soudain d'une modernité insoupçonnée !
    Nourri des mythes babyloniens, ce texte fondateur est porteur de thèmes universels, tout à fait contemporains : la liberté, l'amour de soi, l'écoute, le langage, l'accueil de l'étranger, l'éducation, la traduction, la parole donnée, le désir. Il suffit de savoir les décrypter. C'est ce que propose Marc-Alain Ouaknin dans des commentaires qui ponctuent chacun des onze chapitres, en plus des notes de traduction, présentées en fin de volume, qui permettent de cheminer pas à pas et d'éclaircir ce texte souvent énigmatique.

    En regard de ces onze premiers chapitres de la Genèse, une centaine d'oeuvres abstraites invitent à une lecture intérieure. Des formes et des couleurs, un art libre qui dévoile l'invisible du monde et l'inapparent de la condition humaine. Les oeuvres de soixante-dix artistes de la fin du xixe siècle à nos jours sont rassemblées autour du texte biblique. Malevitch, Kandinsky, Joan Mitchell, Klee, Bang Haï Ja, Sam Francis, Maria-Eva Bergman, Hilma Af Klint et bien d'autres nous invitent à méditer l'obscurité du premier jour, la ruse du serpent, ou l'arc-en-ciel comme signe d'alliance. Chaque oeuvre murmure un récit personnel aux yeux et à l'esprit de celui qui la regarde. Une liberté d'interprétation absolue qui fait de cette lecture une expérience universelle.

  • Rassemblant pour la première fois dans un même recueil la poésie arabe, persane et turque, du VIe au XXe siècle, cet ouvrage regroupe 110 poèmes et 200 peintures tirés des plus beaux manuscrits enluminés. Il rend ainsi hommage à l'Orient dont la poésie est au centre de la vie, à sa culture d'une très grande richesse, qui fascine et enchante depuis la nuit des temps.
    Les poètes et les peintres se complètent, révélant, à travers les siècles que ce livre parcourt, l'univers onirique des civilisations d'Orient.
    200 oeuvres du XIIIe au XXe siècle ont été sélectionnées parmi les plus belles collections publiques et privées du monde : la Bibliothèque nationale de France, la Fondation du prince Aga Khan à Genève, le Metropolitan Museum de New York, la British Library de Londres, et aussi le Musée du Caire, le palais Topkapi à Istanbul, le Musée de Damas...
    Dans ce voyage à travers les jardins enchantés, les fêtes princières, les parties de chasse ou le désert peuplé d'animaux sauvages se croisent couples d'amoureux, derviches, princesses, courtisanes, ermites, musiciens, conquérants...
    Les introductions ainsi que le vaste appareil historique et culturel aident le lecteur à comprendre l'importance du nomadisme et de l'oralité à l'origine de la poésie arabe, les influences des diverses cultures, la place de la peinture figurative en Orient.

  • L'intégralité de Poésies, Une saison en enfer et Illuminations dans une approche inédite : chaque poème est associé avec une oeuvre d'art qui fait sens et provoque résonnance, émotion et plaisir. Lisez Rimbaud comme vous ne l'avez jamais lu : au-delà du mystère des mots, laissez-vous porter par la beauté de la poésie par l'image.

    Ces poèmes sont illustrés pas près de deux cents peintures d'artistes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle parmi les impressionnistes, les fauvistes, les nabis, les expressionnistes, les cubistes, les surréalistes, les futuristes, l'orphisme, l'art abstrait.

    Présentation de l'auteur Poésies, Une saison en enfer et Illuminations regroupent 121 poèmes en vers et en prose composés à partir de 1870 alors que Rimbaud n'a que 16 ans. Sa personnalité hors-norme, son génie, sa clairvoyance et la fulgurance de sa création forgent le mythe qui fascine encore aujourd'hui. Dans sa poésie, Rimbaud intègre en les dépassant les ambitions de tous ceux qui l'ont précédé : inventer une langue nouvelle, amener le langage à son incandescence.

  • Don Quichotte de La Manche est un triomphe de l'imagination et de l'originalité, une quête du bien et de la lumière, un livre où sagesse et folie se côtoient à travers les aventures chevaleresques de personnages hauts en couleurs, Don Quichotte et son écuyer Sancho Pança.

    Le roman est dans toutes les mémoires : Don Quichotte, gentilhomme sans fortune, a la passion des romans de chevalerie. Abruti de ces lectures, le malheureux ne parvient plus à faire la distinction entre la réalité et son imaginaire. Ainsi, croyant faire le bien et servir la justice, il sème le désordre partout où il passe, mais défend des idéaux de paix, de justice et d'amour.
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    Gérard Garouste illustre, interprète, révèle le symbolisme de l'oeuvre, met en évidence l'humour et la grandeur des personnages.

    Après deux années de création rigoureuse et exigeante sur un texte dont le peintre désirait ardemment pénétrer les mystères, l'oeuvre jaillit, véritable festival de couleurs, de force et de magie. Ces gouaches sont l'exégèse du texte de Cervantès.
    Gérard Garouste fait partie de ces hommes d'exception. Sa peinture n'explique rien et révèle tout. Elle donne à voir le monde sensible et l'au-delà en une seule vision. On qualifie son style de post-moderne. On loue sa science inouïe de coloriste qui renoue avec la tradition du métier, de la pâte et du sujet. On est ébloui par l'intensité de sa peinture. Ses sources d'inspiration s'appuient sur les grands textes fondateurs - la Bible -, les légendes, les mythes, les contes philosophiques.

    Avec Don Quichotte, Gérard Garouste invite à vivre son époque et prouve que la peinture contemporaine peut être intemporelle et accessible à tous grâce au subtil mélange de tradition et de modernité qui se dégage de son oeuvre. Cet ouvrage est digne de la plus exigeante bibliophilie, il fait partie, au même titre, que La Divine Comédie de Dante illustrée par Botticelli, de ces oeuvres éternelles.

  • Au coeur du Mahabharata, la grande épopée indienne composée vraisemblablement autour du IIe siècle avant notre ère, la Bhagavadgita est le texte sacré de l'hindouisme. Composée de 18 chants, elle se déploie dans un dialogue animé entre le valeureux guerrier Arjuna et le dieu Krishna. À la veille d'une gigantesque bataille fratricide opposant le clan des Pandava à celui des Kaurava, Arjuna confie à Krishna qu'il se sent défaillir à l'idée de combattre ses rivaux et parents. Krishna le « Bienheureux » va guider Arjuna par l'enseignement des valeurs du renoncement et de l'ascèse qui bouleverseront sa vie.

  • Le texte.
    L'Apocalypse raconte les visions de l'apôtre et évangéliste Jean en exil sur l'île de Patmos dans la mer Égée. Son message ne s'adresse pas au seul chrétien mais à l'homme qui, face aux épreuves de l'existence, lutte pour trouver sa voie et se trouver lui-même. Bien qu'ayant été écrit au Ier siècle, le texte de saint Jean résonne avec l'actualité d'une manière surprenante. Nous avons choisi la traduction de la Bible de Jérusalem, tant pour l'unanimité qu'elle suscite que pour le souffle et la justesse qu'elle donne à L'Apocalypse.

    L'auteur : Paule Amblard.
    Dans ses commentaires et son introduction, Paule Amblard, historienne de l'art et spécialiste de l'art chrétien médiéval, décrypte la signification des images et des symboles et nous convie à interroger le sens profond du message de saint Jean. Les commentaires de Paule Amblard sont enrichis de nombreuses citations de la Bible, mais également du Coran et des grands textes mystiques. Nous proposons ainsi une véritable lecture symbolique et spirituelle de la tapisserie d'Angers, et une promenade éclairée sur le chemin de L'Apocalypse.

    L'illustration.
    Chef-d'oeuvre du Moyen Âge datant du XIVe siècle et attribué à Hennequin de Bruges, classée au patrimoine mondial de l'humanité, la tapisserie d'Angers est la plus grande tenture médiévale jamais réalisée : 130 m de long par 6 m de haut, c'est-à-dire 775m2 (ce qui équivaut à trois terrains de tennis). Les illustrations de notre édition proviennent de l'envers de la tapisserie qui a conservé les couleurs flamboyantes de l'époque du tissage, et qui a été photographié puis inversé. Un important travail de photogravure a été réalisé afin d'obtenir la meilleure restitution possible des couleurs. Ce livre rend un hommage indispensable à une oeuvre exceptionnelle.

    Un soin particulier à l'exploitation des détails de la tapisserie a été apporté afin de faire ressortir les émotions inscrites sur les visages des personnages : le texte de L'Apocalypse et la tapisserie s'animent et se répondent. Là où les panneaux de la tapisserie manquent, nous avons intégré des miniatures issues de manuscrits précieux qui ont inspiré Hennequin de Bruges.

    Un livre pour tous.
    Une édition dans un format plus maniable et abordable, avec l'intégralité du contenu de la Grande Collection. L'Apocalypse de saint Jean illustrée par la tapisserie d'Angers séduira tant les amateurs d'art que les lecteurs intéressés par la spiritualité.

  • Lorsque Shakespeare rêvait de Venise...
    Depuis Londres, le célèbre dramaturge anglais est fasciné par la Sérénissime, qui devient l'écrin dans lequel se déroulent deux pièces : d'un côté, la plaisante et acerbe comédie du Marchand de Venise (1596), de l'autre le drame d'Othello ou le Maure de Venise (1604), l'une de ses plus sombres tragédies.

    Une mise en scène et un décor prestigieux.
    De paysages en portraits et scènes de vie quotidienne, ce sont 250 peintures de la Renaissance vénitienne qui viennent illustrer les deux pièces de Shakespeare : chefs-d'oeuvre des frères Bellini, de Carpaccio, Giorgione, Titien, Tintoret, Véronèse, ainsi que de peintres moins connus. Un cadrage serré sur des détails de peintures monumentales permet au lecteur de redécouvrir certains chefs-d'oeuvre, tandis que les atmosphères créées par les tableaux renforcent la dramaturgie et la couleur des pièces.

    Une théâtralité sublimée.
    Notre édition présente la traduction de Jean-Michel Déprats réalisée pour la Bibliothèque de la Pléiade. Le traducteur s'attache à restituer la prose de Shakespeare dans toute sa vivacité. L'acteur et metteur en scène Denis Podalydès souligne dans sa préface la justesse du travail d'édition qui se joue dans Shakespeare à Venise : les pièces s'animent et stimulent l'imagination du lecteur.

    Un souffleur éclairé.
    Michael Barry, historien de l'art passionné par la transversalité culturelle, orchestre avec finesse cette découverte de la Venise rêvée par Shakespeare. Auteur de deux introductions et de vingt intermèdes qui rythment les pièces, ce professeur de l'université de Princeton tisse tout au long de l'ouvrage un lien profond entre l'univers du dramaturge et celui de la peinture vénitienne.

    L'Art et le Rêve.
    Shakespeare à Venise est un rêve en soi. Entrelacer les figures de Shakespeare et de Venise, au-delà de la rencontre entre le théâtre élisabéthain et la peinture de la Renaissance vénitienne, permet de vivre la fiction théâtrale au coeur de l'une des plus belles villes du monde, dans cet ouvrage somptueusement illustré.

    Alliant la poésie, l'art et le rêve, Shakespeare à Venise couronne vingt-cinq ans d'édition exigeante et passionnée consacrée à la littérature, à l'art et à la beauté.

  • Chef-d'oeuvre de la littérature mondiale et texte fondateur du roman japonais, Le Dit du Genji ou Genji monogatari, écrit au début du XIe siècle, relate la vie du prince Genji dans la société de la cour impériale et apporte un éclairage exceptionnel sur la culture japonaise : poésie, musique et peinture accompagnent le Genji en politique et en amour tout au long de sa vie mouvementée.

    Murasaki-shikibu a trouvé les modèles de ses personnages parmi ceux qu'elle côtoyait dans l'atmosphère raffinée de la cour impériale de Heian, actuelle Kyôto, et les a dépeint avec un extraordinaire souci de l'analyse psychologique. Elle se distingue par sa finesse dans l'observation des sentiments et des comportements, sa sensibilité dans la description des saisons, de l'impermanence des choses et des êtres ou encore son habileté à construire un récit complexe, peuplé de dizaines de personnages aux destins croisés.

    Après sept années de recherches iconographiques sans précédent et plus de 2 500 peintures recensées, 520 oeuvres du XIIe au XVIIe siècle et 450 détails en couleurs parmi les plus remarquables, et pour la plupart inédits en Occident, ont été sélectionnés. L'intégralité des plus anciens fragments de rouleaux subsistant du XIIe siècle et classés « Trésors nationaux » au Japon sont reproduits dans cette édition.

    Des autorisations exceptionnelles nous ont permis de publier des oeuvres provenant des collections impériales japonaises, de monastères, de musées privés et nationaux, de fondations et de collections privées à travers le monde entier.

  • Depuis bientôt trois decennies, les Éditions Diane de Selliers marquent le monde de l'édition par l'audace, la singularité et la beauté de leurs publications. Le souffle de cette maison vient de la femme qui l'a fondée. À travers sa collection, Diane de Selliers rassemble les textes qui lui ont ouvert l'esprit et les oeuvres qui lui ont touché le coeur.
    Au gré des rencontres, le pari fou qu'elle a lancé, ne publier qu'un seul livre par an - mais un livre qui reste -, se poursuit. Son amour pour l'Italie la mène du Vatican à Berlin pour illustrer les vers de Dante qui la transportent. Un voyage en Inde lui insuffle l'envie de publier l'oeuvre de sa carrière : le Ramayana. Sa passion pour la culture méditerranéenne l'entraîne sur les mers qu'Ulysse a empruntées près de trois millénaires avant elle. La découverte du Dit du Genji guide ses pas jusqu'au Japon, Le Cantique des oiseaux lui ouvre les portes du monde persan. Autant d'histoires que d'ouvrages publiés.
    Ce témoignage dans lequel Diane de Selliers se dévoile est le récit d'une vie passée à se construire en compagnie des plus grands auteurs que compte l'humanité, à partarger avec ses lecteurs des beautés insoupçonnées : en vingt-sept chapitres, une femme se raconte à travers ses livres. C'est aussi une histoire d'amour et de passion qui se révèle aux yeux du lecteur plongé dans les coulisses des Éditions Diane de Selliers.

  • Cet ouvrage révèle, de la façon la plus passionnante et la plus exhaustive, les liens extrêmement romantiques d'un peintre et d'un mythe, d'un mythe et d'une oeuvre, d'une oeuvre et d'une époque : Faust, Goethe, Delacroix et le XIXe siècle.

    Faust accompagna Delacroix à travers toute son oeuvre. Tout commence en 1829 lorsque le peintre, âgé de 28 ans, accepte la proposition de l'éditeur Charles Motte « de lui sacrifier quelques instants pour arranger une affaire diabolique avec Faust ». Dix-huit lithographies naissent alors pour accompagner le premier Faust dans la traduction d'Albert Stapfer. À la grande déception de Delacroix, elles ne seront pas groupées sous forme d'album mais réparties dans le texte là où l'action l'exige.

    Le voeu de Delacroix est aujourd'hui enfin exaucé : ces dix-huit lithographies sont présentées les unes à la suite des autres, reproduites dans leur format original et traitées en deux couleurs - noir et gris - pour rendre très justement les détails et les contrastes. Elles révèlent d'emblée le véritable drame en images construit par Delacroix. L'originalité de son interprétation de l'oeuvre devient saisissante : c'est Méphistophélès le héros et non Faust. Goethe lui-même est conquis : « Monsieur Delacroix a surpassé ma propre vision ». Fasciné par le mythe de Faust, Delacroix s'en est inspiré avec passion.

    Cette édition rassemble pour la première fois toutes les oeuvres du peintre sur ce thème : 60 huiles, dessins, croquis, esquisses, aquarelles et premiers états avec des dessins en marge, tout en couleurs, accompagnent l'oeuvre de Goethe. Ils sont placés dans le texte dans un enchaînement d'images puissantes et émouvantes. Enfin, des peintures de l'artiste portant sur les scènes capitales de Faust, Méphistophélès apparaissant à Faust et La Mort de Valentin par exemple, illustrent l'introduction d'Arlette Sérullaz, conservateur général au département des Arts graphiques du musée du Louvre et chargée du musée Delacroix.

    Ce texte, aussi somptueux que désespéré, est l'oeuvre maîtresse de toute une vie. Ce monument de la littérature véhicule le seul mythe véritable que l'Allemagne ait produit : Faust et Méphisto qui ne font qu'un, dont une partie voudrait la connaissance et la sagesse, l'autre la négation, le mal et le néant.

  • Drôles, intelligentes et merveilleusement écrites, les cent nouvelles du Décaméron sont à l'origine d'une riche iconographie illustrant la profonde conviction de Boccace : « on ne doit pas accorder moins de liberté à la plume qu'au pinceau du peintre » (conclusion du Décaméron).

    Une fresque fascinante de plus de cinq cents oeuvres d'art en couleurs vient éclairer cette émouvante comédie humaine et amoureuse : une trentaine de dessins à la plume et à l'aquarelle de Boccace lui-même, les cent miniatures du Manuscrit du Maître de la Cité des Dames, conservé au Vatican, les illustrations ornant les premières éditions de l'ouvrage, les cent miniatures du Manucrit Ceffeni, conservé à la Bibliothèque nationale de France, des panneaux peints sur des coffres de mariages et des plateaux d'accouchée, des détails de fresques des Trecento et Quattrocento, ainsi qu'une sélection des plus belles oeuvres inspirées par le Décaméron aux peintres de son époque.

    Disciple de Dante et grand ami de Pétrarque, Boccace s'inscrit dans la trilogie éternelle des grands auteurs italiens du Trecento. Comme Dante, Boccace choisit l'italien et non le latin pour écrire le Décaméron. Il conçoit son chef-d'oeuvre entre 1349 et 1351 alors que l'humanité bouleversée médite sur « les vices humains et les valeurs » à la suite de la tragique expérience de la peste qui ravage Florence en 1348.

    D'emblée, Boccace place le Décaméron sous le signe de l'amour naturel et triomphant, en prenant le parti et la défense des femmes : « Moi, que le Ciel a voulu créer pour vous aimer... ». Il appuie sa narration sur une construction originale et rigoureuse : pour éviter la peste, sept nobles demoiselles et trois jeunes gens courtois se réfugient dans la campagne autour de Florence. Chacun d'entre eux raconte dix nouvelles au cours de dix journées.

    Fils de banquier florentin confronté à la société des marchands, Boccace fait preuve d'un sens aigu de l'observation et d'une connaissance concrète de la société. De Florence à Gênes, de Palerme jusqu'en Orient, les classes sociales les plus diverses - bourgeois, marchands, nobles, clergé, paysans... -, peintes pour la première fois en littérature, vivent aventures et passions, alternant amours joviales et dramatiques, sensualité exaltée, vices les plus laids et vertus les plus héroïques...

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