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Prix
Antoine De Baecque
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Brigitte Bardot est le nom de contradictions insolubles. Elle qui a incarné la libération des moeurs et signé la fin de l'érotisme vieille école au cinéma est aujourd'hui une figure de proue du conservatisme. Actrice populaire aspirant au succès critique, elle s'est refusée aux médias qui l'assaillaient, tout en jouant de son image et de sa beauté insolente.
Antoine de Baecque explore les multiples facettes d'une femme qui, dans sa manière provocatrice de tendre un miroir à la société, a furieusement ressemblé à un mythe.
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L'oeuvre de François Truffaut est universellement connue. Ses vingt et un longs métrages sont considérés par un grand nombre de spectateurs comme des livres de chevet. Mais qui était cet homme, disparu en 1984 à l'âge de cinquante-deux ans, et qui voua sa vie au cinéma ? François Truffaut ne cessa d'entretenir le mystère et les malentendus, comme pour maintenir le secret. S'il est possible, de film en film, de retracer les contours de sa vie, à travers les personnages d'Antoine Doinel, l'adolescent des Quatre cents coups interprété par Jean-Pierre Léaud, puis le jeune homme de Baisers volés, le nouveau marié de Domicile conjugal, Ferrand, le metteur en scène de La Nuit américaine, Bertrand Morane, le séducteur de L'homme qui aimait les femmes, ou Julien Davenne, l'homme qui voue sa vie au culte des morts, l'ami inconsolé de La Chambre verte, la personnalité de François Truffaut est plus complexe et méritait une approche biographique.Établie à partir des multiples témoignages de ses amis et de ses étonnantes archives personnelles, cette biographie nous révèle les multiples facettes de François Truffaut. Voici un récit attentif et minutieux, un éclairage inédit sur un cinéaste sensible et chaleureux.
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La traversée des Alpes ; essai d'histoire marchée
Antoine de Baecque
- Folio
- Folio Histoire
- 11 Octobre 2018
- 9782072789199
Le 6 septembre 2009, Antoine de Baecque se lance sur le GR5, un sac de dix-sept kilos sur le dos, pour un mois de randonnée solitaire à travers les Alpes, depuis le lac Léman jusqu'à la Méditerranée : six cent cinquante kilomètres, trente mille mètres de dénivelée, sept à neuf heures de marche quotidienne. De cette aventure, il a tiré un exercice d'histoire expérimentale mêlant études savantes sur les Alpes et l'aménagement de la montagne et recherche personnelle, «par les pieds», attentive au corps.
L'auteur raconte la genèse du GR5, tantôt chemin de pèlerinage, tantôt sentier commercial ou de contrebande, draille de la transhumance ou voie militaire. Il montre comment il s'est constitué en emblème, remontant à ses pionniers randonneurs, suivant ses «aménageurs», proposant une typologie de ses usages et une sociologie de ses usagers. De plus, il fait le récit au jour le jour de cette «grande traversée des Alpes» qu'il a désiré éprouver lui-même.
Il résulte de cette expérience une forme originale d'écriture de l'histoire, un essai d'histoire marchée. Née de l'avancée du randonneur, celle-ci rend compte de la progression le long d'un sentier et, dans la foulée, plonge dans l'histoire même de ce sentier, les strates multiséculaires laissées par les circulations alpines passées. Ainsi permet-elle au lecteur lui-même de suivre, au rythme de la marche, le chemin qui va dans la montagne.
Sous couverture illustrée, 108 x 178 mm -
Philosophie de la marche
Nicolas Truong
- Editions de l'Aube
- Mikros Essai
- 20 Octobre 2023
- 9782815957748
L'aventurière Sarah Marquis déclare qu'en marchant, on «?se découvre courageux?», le sociologue David Le Breton pense que la marche est souvent guérison... Pratique sportive ou spirituelle, touristique ou thérapeutique, la marche retrouve aujourd'hui ses lettres de noblesse. Pourquoi marche-t-on?? Qu'y cherche-t-on?? Échappatoire au monde de la vitesse et à la modernité, la marche pousse aussi bien à se dépasser physiquement qu'à entreprendre un chemin spirituel. «?Puissance réorganisatrice?» ou façon de «?tenir debout?», «?interstice?» de «?liberté?» dans un monde privé d'imprévu... Les auteurs de cet ouvrage réflexif et réjouissant dirigé par Nicolas Truong nous exposent le sens de « leur » marche ou de notre façon de marcher.
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Marin Karmitz : une autre histoire du cinéma
Antoine de Baecque
- Flammarion
- Biographie Flammarion
- 25 Septembre 2024
- 9782080432810
Jeune homme de la Nouvelle Vague, militant de gauche, producteur, distributeur, Marin Karmitz est né ailleurs, en Roumanie. De cette enfance-là, il a gardé une certaine mélancolie qui le suit à travers ses oeuvres, ses engagements et ses questionnements. Grâce à une mine d'archives inédites, Antoine de Baecque replace ce destin dans la longue histoire du XX? siècle. Le petit garçon juif de Bucarest, rejeton d'une riche famille échappant à la Shoah et au régime communiste, avant de se réfugier en France. Puis la vie d'un lycéen chahutée par une énergie politique précoce tournée contre les injustices. Sa formation comme opérateur et ses années de cinéaste seront à l'image de son militantisme contre la guerre d'Algérie et pour la révolution de Mai 68 : ses films gardent trace de cette volonté de témoigner de ce qui se joue dans la France d'alors. Épris de liberté, fer de lance de la contre-culture, Marin Karmitz s'engage également dans l'aventure de la distribution avec mk2, ce qui l'installe bientôt au coeur du cinéma français, non sans combats ni polémiques. En parallèle, il produit et accompagne dans leur création de grands auteurs, de Chabrol à Godard, de Varda à Resnais, de Kieslowski à Kiarostami, sans oublier les frères Taviani, Haneke ou Gus Van Sant. Voici l'un des plus beaux palmarès mondiaux : sept Palmes d'or à Cannes, trois Lions d'or à Venise, une trentaine de Césars. Rarement existence aura épousé à ce point les crises, les ruptures, les élans, rarement un homme aura souhaité être aussi «contemporain» de son temps.
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Le cinéma de Susan Sontag
Antoine de Baecque, Aurélie Ledoux
- PU de Paris Nanterre
- L'Oeil Du Cinéma
- 4 Septembre 2025
- 9782840166047
Cet ouvrage vise à rendre compte de la richesse et de la complexité des rapports que Susan Sontag, tout à la fois intellectuelle engagée, écrivaine et réalisatrice, entretenait avec le cinéma. Par ses écrits comme par ses films, elle en fit le lieu privilégié pour penser les phénomènes culturels et politiques de son temps. Rassemblant les contributions de spécialistes du cinéma, d'artistes ou de critiques, ce travail présente ainsi une perspective originale sur l'oeuvre de Sontag, dont l'héritage intellectuel reste encore à mesurer.
Cet ouvrage vise à rendre compte de la richesse et de la complexité des rapports que Susan Sontag, tout à la fois intellectuelle engagée, écrivaine et réalisatrice, entretenait avec le cinéma. Il existe en effet une dissymétrie frappante entre l'intérêt que Sontag a porté presque toute sa vie à ce médium et la manière dont s'est construite sa postérité intellectuelle. On connaît l'importance qu'occupe la photographie dans ses écrits, on peut savoir aussi que Sontag s'est particulièrement intéressée à la danse, au théâtre et à la littérature - qu'elle-même fut romancière. Mais la question cinématographique demeure marginale dans les études portant sur son oeuvre, alors même que le cinéma fut pour elle une passion de premier plan et qu'il joua un rôle essentiel dans sa formation intellectuelle. Plus encore, on oublie souvent qu'elle-même fut cinéaste, réalisant quatre longs-métrages au cours de sa vie.
Rassemblant les contributions de spécialistes en études cinématographiques, d'artistes ou de critiques, cet ouvrage s'attache ainsi à analyser la manière dont les films de Sontag constituent un mode d'exploration et de prolongement de sa pensée, tout en reconsidérant réciproquement ses réflexions esthétiques et politiques depuis la question du cinéma, qui occupe une place diffuse mais constante dans ses écrits. -
Des pèlerinages aux randonnées, des drailles transhumantes aux manifestations politiques, il n'y aura guère eu d'interruption dans la pratique de la marche. La circulation pédestre fait l'homme. Elle est une activité constitutive de l'être humain.
Pour en faire l'histoire, Antoine de Baecque part à la rencontre de toutes les formes de marches, et des hommes qui les pratiquent : les peuples et les métiers dont l'identité même semble nomade et pédestre, des Lapons aux Sioux, des colporteurs aux bergers ; les pèlerins, selon toutes les traditions, ceux qui remontent aux sources du Gange ou empruntent le Tôkaidô, comme les marcheurs de Compostelle et de La Mecque. Et si la marche a quasiment perdu ses professionnels, elle a inventé ses praticiens du week-end, ses usagers du temps libre, les randonneurs. Mais l'on chemine aussi en ville, depuis l'apparition des promenades urbaines du XVIIe jusqu'aux « manifs » les plus récentes.
Qu'elle permette de mieux vivre, de survivre ou qu'elle soit le support incarné de revendications, la marche a une histoire. Antoine de Baecque, nourri aux sources les plus diverses, déploie ses talents d'historien et de conteur pour offrir un livre profondément original et vivant.
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Jean-Luc Godard, le cinéaste culte d'À bout de souffle et d'Alphaville, le chef de bande de la Nouvelle Vague, l'agitateur politique des années gauchistes, le publicitaire de lui-même, le provocateur misanthrope, l'archiviste, et l'ermite de Rolle, bref tous ces visages souvent contradictoires réunis en un seul : voici la grande biographie de l'impossible M. Godard dans son édition définitive. On l'aime/on ne l'aime pas : qu'importe, JLG a tissé l'histoire culturelle du vingtième siècle et ses images (le visage bleu de Belmondo dans Pierrot le fou, les fesses de Brigitte Bardot dans Le mépris, Johnny Halliday, Anne Wiazemsky dans La Chinoise, mais aussi un quatuor de Beethoven ou un nuage sur le lac Léman) ont marqué notre temps. Du hussard droitier, rejeton de la haute société protestante qui marche sur les mains pour épater Bardot au contestataire cinéphile qui écrit à Malraux « ministre de la Kultur » une lettre sur « la censure, gestapo de l'esprit », du réalisateur tyrannique au lauréat octogénaire de la Palme d'or spéciale pour Le Livre d'image en 2018, du moraliste politisé en treillis de combat au King Lear sépulcral cigare en bouche, de l'historien des images « relié au passé » au kinoclaste « shooté au show-business », défilent ici quatre-vingt-douze années de vie, de cinéma, de travail et de passions brûlantes. « Son génie est plus fort que sa volonté d'auto-destruction » disait Daniel Cohn-Bendit. C'est la résurrection d'une époque française qui vibre d'une cinéphilie folle, où s'entremêlent créativité, rivalité et fraternité.
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«Le fait d'épuiser ma marche, et de demeurer pourtant au coeur du mouvement, me transforme en profondeur. Mes pensées se perdent moins, je surplombe moins les choses. Je me focalise sur le troupeau qui avance devant moi. Je suis porté par sa puissance.»De juin à octobre, randonner dans les Alpes du Sud signifie marcher en compagnie des moutons : aujourd'hui encore plus de trois cent mille bêtes se retrouvent chaque année dans les alpages d'estive.Antoine de Baecque est parti sur les traces du parcours millénaire des bêtes et des hommes, cette transhumance traditionnelle disparue dans les années 1950. Il a cheminé sur les anciens sentiers de la transhumance par des voies oubliées, serpentant au milieu d'un paysage que le passage des moutons a façonné. Il a inauguré la Routo, cet itinéraire de randonnée bientôt homologué GR qui chemine sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les Alpes, de la plaine de Crau en Provence jusqu'au Piémont italien.Ce récit voyageur d'un parcours montagnard, où la quête de la mémoire d'une transhumance millénaire accompagne la mémoire intime du marcheur, résonne comme un hommage au lien entre hommes et bêtes.
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La Nouvelle Vague : Portrait d'une jeunesse
Antoine de Baecque
- Flammarion
- Champs Arts
- 6 Juin 2025
- 9782080494122
Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo déambulant sur les Champs-Élysées dans À bout de souffle, Jean-Pierre Léaud fuyant son enfance délinquante sur une plage de Normandie dans Les Quatre Cents Coups : autant d'images qui incarnent la mythologie de la Nouvelle Vague. La liberté scandaleuse de Brigitte Bardot dans Et Dieu créa la femme avait ouvert la voie en 1956. Entre 1959 et 1962, de jeunes cinéastes - François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Éric Rohmer... - changent le visage du cinéma français. Ils imposent à l'écran, stylisés, des gestes, des attitudes, des apparences, des manières d'être, d'aimer, dans lesquels se reconnaissent d'emblée les spectateurs de leur génération. Mouvement de cinéma, mouvement de jeunesse : c'est ce moment unique de l'histoire culturelle française que retrace et analyse Antoine de Baecque.
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La part sauvage : Du terrain à la recherche : le laboratoire du savoir
Antoine de Baecque
- Fayard
- L'epreuve De L'histoire
- 4 Septembre 2024
- 9782213677989
En septembre 1731, dans le village de Songy, en Champagne, les habitants capturent une « fille sauvage » - grimpant aux arbres, chassant, mangeant de la viande crue et suçant le sang des bêtes. Bientôt baptisée sous le nom de Marie-Angélique Le Blanc, elle apprend à vivre « normalement », et même à parler.
Son cas passionne et la jeune fille, dont l'ensauvagement laisse place à une éducation élaborée, devient un véritable « personnage » révélateur de l'époque. Tour à tour, Marie-Angélique se fait mémorialiste, conférencière ou salonnière. Traversant le siècle en sauvageonne "éclairée" jusqu'à sa mort en 1775, elle participe pleinement du spectacle de la science et de l'élaboration des idées philosophiques et anthropologiques au siècle des Lumières.
Croisant le récit de l'existence de cette enfant sauvage avec celui d'un autre personnage, fictif, une chercheuse d'aujourd'hui écrivant une thèse sur Marie-Angélique Le Blanc, Antoine de Baecque interroge, dans le passé et le présent, la manière dont se met en place le discours sur l'histoire et la fabrique de la science.
Antoine de Baecque est historien, professeur d'histoire du cinéma à l'École normale supérieure. Auteur de nombre d'ouvrages sur le cinéma, en particulier sur Truffaut et Godard, il recherche les sujets originaux pour pratiquer une histoire expérimentale, comme la marche, la cuisine, les sports, l'anormalité ou la sauvagerie. -
Sports Belle Epoque : naissance de la passion sportive 1870-1924
Antoine de Baecque
- Passés composés
- 1 Mai 2024
- 9791040407492
Le sport est une passion en 1900 parce qu'il fait alors l'objet d'un véritable culte. Il signe l'avènement d'une culture de masse et d'une ritualisation du spectacle public. La passion du sport à la Belle Epoque est l'acte inaugural d'une religion séculière, les stades devenant les nouveaux temples où chacun se grise de la dramaturgie des corps, de la gloire de la patrie, et les sportifs incarnent les dieux émergents que l'on vénère en projetant sur eux sentiments esthétiques, sensations physiques, admiration pour l'ordre harmonieux du corps et de la nature, espoirs de relèvement et de revanche. Boxe, cyclisme, course à pied, natation, et d'autres, prennent alors un essor irrésistible, attirant par dizaine de milliers de nouveau « supporters », soutenu et encouragé par la presse sportive naissante (dont les tirages dépassent tous les records). Héroïsation des vainqueurs, sport business, culture des fans, renaissance des Jeux Olympiques ou encore naissance des stades, tous les éléments qui font aujourd'hui le sport se structurent à la Belle époque, ce dont rend compte avec un talent exceptionnel Antoine de Baecque dans ce livre aussi original que novateur.
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Ma forteresse : journal du Vercors
Antoine de Baecque
- Éditions Paulsen
- Demarches
- 14 Avril 2022
- 9782375021477
Historien, critique de cinéma, et surtout grand marcheur, Antoine de Baecque a traversé le Vercors pour raconter une région qui le touche au coeur. Empreinte de souvenirs d'enfance, elle est marquée de hauts faits historiques et tellement belle.
Le Vercors, pour Antoine de Baecque, c'est le souvenir des randonnées de jeunesse, sous les falaises du Grand Veymont, dont il retrouva, ému, les journaux à la mort de son père. Un lieu où il retourne aujourd'hui, quatre décennies plus tard, pour fouler les sentiers, trébucher sur ses souvenirs, ramasser et conserver feuilles, fleurs ou cailloux glissés dans la chaussure ; autant de moments qu'il savoure et partage, à l'orée de la vieillesse, en amoureux passionné de la marche. Cette forteresse naturelle est aussi un refuge, où l'on croise la grande Histoire, celle des chemins ardus empruntés par les maquisards et des grottes où s'abritaient les figures de toutes les résistances.
En alternant chronique intime, historique et carnet de voyage, les mots de l'auteur marcheur retournent aisément au passé, pour se confronter à sa présence in situ, révélant des scènes de fiction troublantes et envoûtantes. -
La France gastronome ; comment le restaurant est entré dans notre histoire
Antoine de Baecque
- Payot
- Petite Bibliothèque Payot
- 17 Juin 2020
- 9782228926393
Notre gastronomie est née à la fin du XVIIIe siècle. Quelques décennies plus tard, elle avait conquis le monde. Grâce à l'invention du restaurant à l'automne 1765, puis à son formidable essor à la Révolution et au XIXe siècle, plus personne n'ignore désormais que le Français aime manger, qu'il mange bien et qu'il sait en parler. Nous le devons à Mathurin Roze de Chantoiseau, le premier restaurateur de l'histoire, mais aussi à Grimod de La Reynière, premier grand critique gastronomique, à Antoine Carême, premier cuisinier vedette, à Brillat-Savarin, premier intellectuel de la table, et à Escoffier, qui propulsa la cuisine française dans la modernité. Nous le devons encore à la sauce poulette, qui permit aux restaurateurs de s'imposer définitivement face aux traiteurs et aux aubergistes, et nous le devons aux centaines de milliers de clients que les cuisiniers durent ensuite apprendre à séduire quotidiennement. C'est ce moment historique de notre culture que raconte Antoine de Baecque, le moment où la cuisine est devenue un trait spécifique de l'identité française.
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Claude Chabrol est un cinéaste à la fois célèbre et méconnu. Il fut, jusqu'à sa disparition en septembre 2010, un personnage public pendant un demi-siècle et il a, de lui-même, façonné un portrait de bon vivant gourmand, joyeux ou sarcastique. Il a attiré dans les salles françaises près de cinquante millions de spectateurs - ils ne sont pas nombreux à pouvoir en dire autant. Pourtant, son oeuvre proliférante - cinquante-sept films, vingt-trois téléfilms - n'a jamais permis à Chabrol d'entrer au Panthéon culturel du cinéma français. Aucun César, aucun prix au Festival de Cannes. Il faut donc redécouvrir Chabrol, immense metteur en scène, auteur d'une oeuvre, bien sûr inégale, mais beaucoup plus profonde et cohérente que sa réputation n'a bien voulu la dire. Claude Chabrol adorait les entretiens ; il parlait de lui, de son travail et de ses films mieux que personne, de manière juste et subtile, sans s'aveugler ni s'envoyer des fleurs. Loin de tout narcissisme et de toute mythomanie, il a toujours voulu dire la vérité. Pour un biographe, ces confessions forment un trésor. « J'ai trois masques, disait-il, derrière lesquels je me cache. D'abord le masque de bon vivant, puis celui de vieux rigoriste, enfin celui de l'intellectuel. » En reconstituant ces trois Chabrol, en tissant ensemble ces trois fils, cette biographie dessine un portrait de la France sur trois quarts de siècle. Chabrol a filmé sa « comédie humaine », comme il en avait l'ambition en regard de ses maîtres et alter ego, Balzac, Flaubert, Maupassant, Simenon.
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La montagne
Antoine de Baecque, Jules Michelet
- Le Pommier
- Les Pionniers De L'ecologie
- 19 Août 2020
- 9782746519602
En 1868, Michelet publie La Montagne, dont l'écriture est influencée par son épouse, Athénaïs, femme sensible aux beautés de la nature et amie des animaux.
À la faveur d'un séjour alpestre, le grand historien romantique se livre à la contemplation d'un milieu a priori hostile, mais qui lui permet de penser la réconciliation entre l'homme et la création. Superbes descriptions du Mont-Blanc - « cet illustre solitaire » -, randonnées en Suisse et autour de ses lacs, détours par les Pyrénées et escapades jusqu'aux pôles ou encore à Java... Dans ces pages, les montagnes de glace des icebergs croisent les volcans.
Empruntant à l'essai scientifique, lorsqu'il s'intéresse aux périodes glaciaires, à l'effet de foehn ou encore à la botanique, ce livre est surtout un hymne à la grandeur de la nature, où la montagne, géante apparemment immuable, apparaît sous les traits d'un être vivant, traversé par mille et un bouleversements - nuages restant accrochés aux crêtes, fonte des neiges, torrents.
Avec Michelet, « la montagne est une initiation ».
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L'histoire-caméra
Antoine de Baecque
- Gallimard
- Bibliothèque Des Histoires
- 2 Octobre 2008
- 9782070763689
L'histoire a toujours fasciné le cinéma. En témoigne, depuis les origines, l'attirance des metteurs en scène pour les reconstitutions historiques. Très vite, également, elle s'est invitée dans les images, transformant les films en archives visuelles du XXe siècle. Ces deux mouvements - l'histoire reconstituée et l'histoire surgissant à l'écran - manifestent la rencontre du cinéma et de l'histoire : le cinéma donne une forme à l'histoire, laquelle, en retour, y inscrit son empreinte comme sur une plaque sensible. Le septième art aurait-il une dimension historique intrinsèque ? La réponse d'Antoine de Baecque est sans équivoque : " La forme cinématographique est de part en part historique, et le cinéaste, doté de son outil, l'histoire-caméra, un historien privilégié. " Le cinéma moderne d'après la Seconde Guerre mondiale incarne l'irruption de cet " âge de l'histoire " dans la vision des films. Il fournit à lui seul toute la matière de ce livre : les oeuvres des années 1950, confrontées en regards caméra au traumatisme de la mort de masse ; celles de la Nouvelle Vague, quand le style se fait trace du mal-être de la jeunesse sur fond de guerre d'Algérie ; les films " démodernes " du cinéma russe d'après le communisme ; le cinéma hollywoodien contemporain, où se reflètent les fictions maîtresses du 11-Septembre. S'y ajoutent les mises en forme de Sacha Guitry, filmant l'histoire de France en son château, de Jean-Luc Godard, qui fait resurgir l'histoire dans la mémoire muséale du siècle, et de Peter Watkins, qui la traque comme un reporter de guerre.
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L'histoire-caméra Tome 2 ; le cinéma est mort, vive le cinéma
Antoine de Baecque
- Gallimard
- Bibliotheque Des Histoires
- 13 Mai 2021
- 9782072743597
Le cinéma est mort, vive le cinéma fait suite à L'histoire-caméra. Le premier livre s'attachait au rapport que le cinéma entretient avec l'histoire. Celui-ci s'intéresse au rapport que le cinéma entretient avec la mort. Deux fils se croisent sur ce thème général. Le premier est la mort proclamée du cinéma à chacun des bouleversements techniques du 7? Art:le passage au parlant, l'apparition de la vidéo, puis celle du numérique. Le second est la mort intrinsèque du cinéma portée par son principe même de faire vivre les morts. C'est aussi la simultanéité du développement du cinéma avec les guerres mondiales et la violence de masse:comment filmer l'horreur? Doit-on la montrer? Jusqu'où aller? Où s'arrêter?
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A pied du Léman à la Méditerranée : Récit d'une marche à travers les Alpes
Antoine de Baecque, Matthieu Getaz
- Slatkine
- 5 Mai 2025
- 9782832113820
En 2021, avec un sac à dos minimaliste et une tente pour une autonomie totale, Matthiez Gétaz entame un périple entre nature sauvage et chemins peu fréquentés. Alternant entre récits personnels et commentaires inspirés des textes d'Antoine de Baecque et de Corina Bille, l'auteur dévoile les secrets des crêtes spectaculaires du GR5C, les charmes discrets du Mercantour, et les panoramas époustouflants jusqu'à l'arrivée à Menton.À travers une marche en deux étapes, Matthieu Gétaz partage une expérience immersive à travers les Alpes, du Léman jusqu'à la Méditerranée.
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Que sait-on d'Éric Rohmer, mis à part qu'il semble incarner une manière très française de faire du cinéma ? Le public connaît quelques titres, Ma nuit chez Maud, L'Amour, l'après midi, La Marquise d'O... Il lança quelques acteurs, qui ont fait leur chemin sans lui : Fabrice Luchini, Jean-Claude Brialy, Pascal Greggory....
Mais sait-on par exemple que l'ensemble de ses 25 longs métrages ont attiré en France plus de 8 millions de spectateurs, et quelques millions d'autres autour du monde ? Sait-on même qu'un autre homme, Maurice Schérer, se cachait derrière le pseudonyme d'Éric Rohmer, adopté à plus de 30 ans ? Cet homme si secret, qui s'inventait un double pour garder l'anonymat sur sa vie privée, est enfin dévoilé pour notre plus grand plaisir.
À partir d'un magnifique fonds d'archives personnelles (mais aussi d'autres sources, privées et publiques, ainsi que d'une longue série d'entretiens), ce livre propose la première biographie d'Éric Rohmer. Il fut l'un des critiques les plus estimés de son temps, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, mais aussi un jeune écrivain ambitieux.
Il parvint surtout à forger un cinéma très personnel, tant dans sa méthode, son style que son propos, enchaînant trois cycles de films d'une cohérence impressionnante, les " Contes moraux ", les " Comédies et proverbes ", les " Contes des quatre saisons ".
En plongeant dans la fabrique du film propre à Éric Rohmer, ce livre dresse le portrait d'un artiste qui fut non seulement un grand metteur en scène, mais également un photographe, un dessinateur, un concepteur de costumes, de décors, ou un compositeur de chansons pour ses films.
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Tim Burton, jeune dessinateur introverti chez Walt Disney, est devenu l'un des cinéastes majeurs des années 2000. Inventeur d'Edward aux mains d'argent, de Beetlejuice, de Mister Jack, créateur de la série des Batman, réalisateur d'Ed Wood, Mars Attacks !, Sleepy Hollow, Big Fish, ou encore Charlie et la chocolaterie, Les Noces funèbres et Sweeney Todd, Tim Burton a su faire coïncider son univers personnel avec quelques-unes des figures les plus populaires du cinéma américain. L'excentricité de son talent n'est pas incompatible avec les responsabilités quasi industrielles des budgets hollywoodiens d'aujourd'hui. Même un projet comme Alice au pays des merveilles, réalisé sous les fourches caudines de Disney, ne rencontre son intérêt que parce qu'il offre des liens émotionnels forts avec son univers intime. Il demeure l'un des rares cinéastes hollywoodiens à pouvoir réunir tous les publics, des adolescents à la critique, des movie fans aux artistes les plus conceptuels.
Aux photos de film et de tournage, s'ajoutent des dessins de Tim Burton qui donnent au lecteur les clés de son univers féerique et coloré.
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Jean-Luc Godard est sans doute le cinéastes dont l'oeuvre a interrogé avec le plus de constance et de lucidité la place des machines dans le monde du cinéma et bien au-delà.
Godard devant la fameuse table de montage Steenbeck, Godard devant un banc de montage vidéo ou face à la machine à écrire des Histoire(s) du cinéma : nombreuses sont les représentions du cinéaste en technicien manipulant les appareils. Mais au-delà de la photogénie de Godard en artisan solitaire, ses films semblent parcourir et interroger sans cesse les liens entre cinéma et machines, de l'imposante caméra Mitchell NBC qui ouvre Le Mépris (1963) à l'installation vidéo de Numéro deux (1975), du ballet de caméras montées sur des grues devant les tableaux de Passion (1982) aux images de défilement de la pellicule qui ponctuent les Histoire(s) du cinéma (1988-1998). Quand dans Soigne ta droite (1987), il filme les Rita Mitsouko en plein enregistrement de leur nouveau disque, vingt années après avoir passer trois nuits avec les Rolling Stones à l'Olympic Studio de Londres pour One + One (1968), il s'agit encore pour Godard d'observer des musiciens face à des machines, fasciné sans doute par une forme d'autonomie qu'il va lui-même conquérir peu à peu jusqu'au Livre d'Image (2019), entièrement réalisé à partir d'images et de sons préexistants.
Si les relations entre machines et création font l'objet d'une attention particulière, la présence récurrente d'autres machines ne manque pas de susciter l'intérêt des auteurs. Parmi celles-ci, la voiture tient une place très ambigüe, à la fois symbole de la modernité et emblème d'une civilisation des loisirs dont Godard perçoit très vite les limites. Dans le même ordre d'idées, l'omniprésence des appareils d'enregistrement et de diffusion de la musique (tourne-disques, poste de radio) témoigne de l'avènement d'une société de consommation prête à tout pour soumettre la culture au capitalisme le plus débridé. Si la machine permet de penser ensemble techniques et esthétiques, elle nourrit aussi chez Godard, avec une remarquable diversité, une vision politique du monde.
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Dictionnaire de la pensée du cinéma (2e édition)
Antoine de Baecque, Philippe Chevallier
- PUF
- Quadrige ; Dicos Poche
- 12 Octobre 2016
- 9782130652939
Penser avec et par le cinéma, celui-là même qui nous émeut, nous effraie ou nous ravit : tel est le principe fondateur de ce travail collectif dont le titre résonne comme un manifeste. L'audace de ce Dictionnaire est de rassembler, de rapprocher et de susciter des passages entre des notions, des champs et des auteurs que nulle discipline académique n'a encore réussi à fédérer. A travers plus de 400 entrées rédigées par plus de 70 spécialistes, on arpente ici en autant de courts essais stimulants cette place centrale du film dans nos existences.
A quoi pensent ou font penser les techniques ("Caméra", "Montage", "Travelling"...) ? les critiques ("Bazin", "Daney", "Zizek"...) ? les films ("Blow-Up", "2001", "Still Life", etc.) ? les stars ("Bardot", "Bogart", "Charlot", "de Funès"...), les navets, qui ne sont pas des nanars ? les jeux vidéo, qui sont des films comme les autres ? les zombies, les vampires et autres monstres surgis du cinéma bis ?...
Installez-vous, livre en mains devant les yeux. Réalisé sur l'écran croisé de diverses disciplines (histoire, philosophie, psychanalyse, psychologie, sémiologie, etc.), ce Dictionnaire s'adresse autant aux cinéphiles qu'aux cinéphobes, à l'amoureux qu'à l'érudit, parce que la mise en mouvement de la pensée n'a jamais nui au plaisir esthétique, bien au contraire. Trois index (des noms, des thèmes, des films) offrent de précieux panoramiques sur cette entreprise inédite en français.
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« Crétin des Alpes ! » Avant d'être l'une des insultes préférées du capitaine Haddock, l'expression désigne un état prononcé de dégénérescence physique et mentale, éradiqué depuis les années 1920.
Le crétinisme est l'objet d'un débat de santé publique essentiel au XIXe siècle, suscitant une « science de l'Alpe » qui pose exemplairement la question du « grand renfermement des corps » hantant le travail de Michel Foucault. Le crétin est aussi une victime, dont le sacrifice est un scandale silencieux. Il devient le cobaye de toute sorte d'expériences, pédagogiques et chirurgicales, généralement inutiles, et a été longtemps laissé dans un état débile et difforme.
Sa revanche - une forme étonnante de fierté crétine - advient peu à peu par le travail de l'imaginaire collectif, qui en fait désormais l'un des emblèmes paradoxaux de l'identité alpine. C'est ainsi que les crétins ont, de multiples façons, tendu un miroir à la bien-pensance, ce que dévoile ce brillant essai d'histoire sur le pathétique ordinaire des « anormaux ».
Antoine de Baecque, professeur à l'Ecole normale supérieure, a publié récemment La Traversée des Alpes (Gallimard), Les Godillots (Anamosa, Prix Lucien Febvre 2017) ou En d'atroces souffrances. Pour une histoire de la douleur (Alma).