Chantal Pelletier

  • On ne plaisante pas avec la bouffe ! Une mauvaise cuisinière, ça se supprime d'un coup de colère. On peut supporter du céleri rémoulade dégueulasse des années, pas toute la vie ! Une bonne cuisinière, ça se trouve, mais si elle a, comme vous, un foutu carafon, les choses tournent au vinaigre... Carafon et vinaigre, ces mots ont tout leur sens, quand on est un vigneron mal embouché du Mâconnais... Tournedos Rossini, pigeons au foie gras et macarons à la pistache, le tout arrosé d'un vin maison, le menu est presque digne d'un trois-étoiles... sauf si on tire sur le caviste.

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  • Cinq vies de l'enfance à la maturité, cinq portraits de Chinoises d'aujourd'hui, qui s'extirpent des noirceurs d'une Chine secouée par les guerres, les famines, les atrocités pour accéder à une modernité clinquante et contemporaine. Suivant les destins croisés de ses héroïnes, Chantal Pelletier donne un aperçu de l'élan et du dynamisme qui sont en train de transformer la Chine en pays le plus riche du monde, et du prix fort que les individus ont à payer dans ce combat sans pitié.
    Sont évoqués avec réalisme des sujets rarement abordés à propos de la Chine contemporaine : l'accession des femmes à des postes à responsabilités, la sexualité et l'homosexualité, la dureté des rapports familiaux...

  • L'inspecteur daltonien Maurice Laice broie du noir avec pour seule consolation les splendides jeux de lumière sur les côtes de Granville. Dans ce décor sauvage de crachin et de roches, les cadavres s'accumulent. Les vagues indolentes rendent le corps d'un jeune type roué de coups. Une femme en thalasso est tuée aux barbituriques dans un bain d'algues vertes. La soeur de la dernière victime, aussi jolie qu'insupportable, mène sa propre enquête tout en cachant des faits. Pourquoi ? De quoi a-t-elle peur puisqu'elle ne sait rien ? À jouer avec le feu, ne pourrait-elle pas finir elle aussi dans le grand bleu si gris de la Manche ?

  • Juin 2044. La prohibition alimentaire règne dans l'Hexagone. Pour se régaler, il faut avoir suffisamment de points sur son permis de table et sa carte de sécurité sociale, participer aux agapes interdites proposées par des sociétés initiatiques, s'approvisionner au marché noir en produits illicites, échapper aux diverses mafias intégristes cherchant à imposer des régimes qui tiennent du religieux et, à braver les interdits, on risque sa peau.

    Le meurtre d'un jeune chef dans les cuisines d'un restaurant clandestin obsède Ferdinand, contrôleur alimentaire fraîchement débarqué de Paris dans un coin de Provence écrasé de chaleur et troublé par des règlements de compte entre dealers de foie gras et trafiquants de fromages au lait cru. Désobéissant à une cheffe obsédée de nourriture, il décide d'élucider coûte que coûte cet assassinat, très perturbant pour la patronne du cuisinier, Lou, qui se bat pour sauver son restaurant gastronomique des appétits de financiers mal intentionnés. Peu à peu, ce crime apparaît comme le premier signe d'un changement radical qui menace ces collines jusqu'ici privilégiées.

  • Gymnastique de l'âme et du corps le matin. Sagesse de l'Orient toute la sainte journée et pas un seul ennemi en vue. Plus tranquille que ce vieux Chinois, tu meurs, et c'est justement ce qui vient d'arriver. L'homme est retrouvé allongé dans le parc des Buttes-Chaumont, balle dans la tempe tirée par un pro. Exit le vénérable maître de taï-chi aimé de tous. L'inspecteur daltonien Maurice Laice, exilé dans le 19e arrondissement loin de son Montmartre chéri par une supérieure sans pitié, comprend vite qu'il ne maîtrise pas tout des extrêmes de l'Orient. Ni de l'Occident. Des ados bien d'ici, déjantés à s'en écarquiller les yeux, vont le lui apprendre, morts à la clé.

  • Bordeaux, ses grandes familles bourgeoises, son argent et ses secrets. Le lieutenant Joëlle Fardat peine à mener à bien son enquête sur le présumé suicide d'une jeune hôtesse de l'air. Bouches closes et regards fuyants sont les seules réponses qu'elle parvient à obtenir dans cette ville où l'atmosphère est de plus en plus irrespirable...
    Quatre nouvelles très noires dans lesquelles le quotidien d'héroïnes ordinaires bascule soudain dans le cauchemar.

  • Le chant du bouc

    Chantal Pelletier

    • Folio
    • 3 Juillet 2002

    Un double meurtre au moulin rouge, des fondus de crack qui s'égorgent avec les dents, des gamines qui jouent les chiennes.
    L'inspecteur maurice laice, sous les ordres d'une lesbienne férue d'orgasmes, est de retour à montmartre mais ne se sent plus chez lui sur la butte. le quartier branché des abbesses frise l'électrocution, l'immobilier flambe et, partout, le terrible " chant du bouc " - " tragédie " en grec ancien éclabousse de sang morts et vivants.

  • Une promenade littéraire sur les traces de l'actrice disparue en 1985 à l'âge de 64 ans. De la figure lumineuse de Casque d'or à la beauté flétrie de madame Rosa dans La vie devant soi, la comédienne oscarisée et femme engagée a tout osé, jusqu'à casser son image et se réinventer.

  • Une jeune photographe égoïste et immature perd le goût à la suite d'un accident. Bouleversée, elle abandonne ce qui faisait jusqu'alors sa vie et se sauve au bout du monde. Arpentant les étals des marchés, elle palpe, inspecte, renifle les délices qui s'offrent à elle et finit par s'initier à la cuisine, et, surtout, au bonheur de nourrir. En emplissant le ventre des autres de plats qu'elle invente et mitonne sans relâche, elle apprend à donner et à recevoir, à désirer et à aimer.

  • Maurice Laice, l'enquêteur daltonien au coeur tendre qui promenait ses pensées noires dans Éros et Thalasso, Le chant du bouc (Grand Prix du roman noir français de Cognac 2001) et More is less, effectue un spectaculaire retour... en arrière ! Le 10 mai 1981, soir de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, alors que la fête bat son plein, une famille est massacrée à Paris. Trois ans plus tard, alors que d'exceptionnelles manifestations déferlent dans les rues des grandes villes de France, Maurice Laice, jeune recrue de police dans son Montmartre natal, fouille les poubelles de la Butte et nous donne à voir, outre les joies et tourments de son premier amour, les bouleversements qui agitent 1984, année charnière que crise économique et désillusions transforment en singulier miroir de notre époque. Des squats d'artistes montmartrois aux manoirs bourgeois du Mâconnais, des boîtes de travestis de Pigalle aux galeries d'art blotties à l'ombre du chantier du futur Opéra Bastille, Maurice découvre que vingt-quatre ans n'est pas forcément le plus bel âge de la vie.

  • Chairs amies

    Chantal Pelletier

    Une invitation, parfois abrupte et cruelle, à chérir la chair, au cours de truculents festins, tour à tour sombres et joyeux.
    Dans ces textes denses, épurés de toute nostalgie, Chantal Pelletier laisse éclater sa gourmandise, sa noirceur et sa part de clarté. Mélopées et incantations entrelacent amour et bonne chère, rythment les danses des panses, et scandent l'alphabet des os. Le trait de Pascal Garnier se nourrit de cette musique. Ses courbes avides d'espace font déborder du cadre des chairs opulentes. Ombres de satin noir, épaisses touches blanches, des corps se goûtent ou se mordent, une collection de têtes envahit la vitrine tandis que, sous la vermine, les carcasses sourient.

  • La visite

    Chantal Pelletier

    «... C'est là qu'on a sonné à la porte.
    Qui ? Personne ne vient chez moi à cette heure sans y être attendu. D'ailleurs, personne ne vient chez personne à l'improviste à Paris. Cela ne se fait pas...
    J'ai repoussé ma couette avec mes pieds. Je me suis levée. J'ai avancé à pas de loup...
    Devant la porte, je me suis mise à claquer des dents.
    C'était fini. J'avais des choses à accomplir avant de mourir. Plus exactement, je ne pouvais pas mourir en n'ayant rien accompli. J'ai plaqué mon oeil au judas. J'ai vu la chevelure châtain d'une femme que je n'identifiai pas. Elle ne me semblait pas particulièrement menaçante... J'ai ouvert. La femme a relevé la tête.
    Elle m'a souri, elle était magnifique, lumineuse, et je la connaissais très bien. C'était Romy Schneider...»

  • Sonia, rédactrice de recettes réchauffées pour un mensuel de cuisine minable, ne suit pas toujours à la lettre son traitement médical. Un manque de rigueur qui déclenchera en elle un appétit féroce à la limite du gastronomiquement correct.
    Un précis de bonne chère à ne pas mettre entre toutes les mains...

  • Née en 69 en Californie, d'où sa mère l'a ramenée vers la France à un âge d'avant les souvenirs, Djo arrive au Québec, où son père, un parfait inconnu pour elle, a été assassiné dans sa maison qui jouxte la frontière américaine. Sur le mur d'un garage où « le Français » Louis Damon a été assassiné, dégoulinent des lettres noires ALAVALAM - A La Vie A La Mort - la devise des Hells Angels. La trentenaire, du blues plein les oreilles, du chocolat plein la bouche, file au volant du vieux pick-up sur les routes, à la poursuite de l'histoire de ce père.


    Un roman polyphonique qui met en scène avec humour une Amérique coincée entre Moyen Âge et new age. Une excellente road story.

  • "... mon plus grand plaisir est de manger dans les échoppes, sur les marchés. Découvrir sous mes doigts la texture voluptueuse des viandes, les pâtes grenues des galettes, les masses tendres des légumes, leurs peaux soyeuses. Je rechigne rarement à ce jeu: modeler dans un grand plat odorant des boulettes fragiles en pressant riz ou semoule, sauces de légumes, hachis de viande, porter cette improbable sculpture à la bouche, lèvres tétant les restes, langue léchant les doigts dégoulinant de sucs épicés, façon de ne rien perdre des jus et des parfums, de baigner au mieux dans les arômes, dont même la peau s'abreuve..."
    Marquée par l'obsession gourmande de son enfance lyonnaise et bressane, Chantal Pelletier nous entraîne,
    avec un appétit contagieux, à la découverte de trésors culinaires d'ici et d'ailleurs: galette de semoule cuite dans le sable du Sahara, poissons des lagons de l'océan Indien, fruits exotiques des marchés d'Asie et d'Amérique...

  • Assise sur une chaise en formica du ciné-club de la Maison des Jeunes, Anne, quinze ans, a une véritable révélation, un soir de 1964, en voyant Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg, les deux cinglés magnifiques d'À bout de souffle, s'aimer, jouer et en finir.
    Touchée par la grâce, elle va se libérer du carcan lyonnais routinier où, seule entre ses parents paysans exilés à la ville et mangés par le travail, elle périt d'ennui.
    Ses deux « plus que soeurs », Marie, l'intello politisée, et Brigitte, la sulfureuse comédienne au regard violet, vont bientôt communier avec elle dans le culte du dieu JLG, le seul auquel elles ont cru.
    Toutes les trois « ne veulent pas du pain, elles veulent toute la boulangerie ». Elles l'auront. Le succès, les hommes, les voyages. Les mariages, les enfants. Et les malheurs.

  • Sens interdits Nouv.

  • 2042 : la résistance et ses plats s'organisent.
    Au milieu des interdits, sociétés initiatiques, mafia et dealers luttent clandestinement pour la libération des assiettes en posant leurs bombances comme autant d'actes terroristes gourmands. Chantal Pelletier signe une farce futuriste relevée par l'imaginaire de la plasticienne Christine Barbe et par les recettes de la plus clandestine des restauratrices, Miss Lunch.

  • Elles sont troubles, ces fêtes qui célèbrent un nouvel amour, une cuisine neuve, l'adoption d'un enfant, un meuble hors de prix, une belle fin de carrière.
    Troublantes, ces liaisons fatales, ces lettres féroces, ces photos macabres qui délabrent familles ou couples presque parfaits. Entre rire et cruauté, enquêtes policières et explorations psychologiques, quatorze nouvelles troubles, quatorze fêtes noires.

  • Une très longue amitié unissait Chantal Pelletier et Kriss, la Kriss, inoubliable voix de Fip et de France inter, morte un jeudi gris de novembre 2009. Pour apprivoiser sa peine et poursuivre le dialogue avec celle qui demeure, pour elle, Doguina la voyageuse, la bosseuse, l'amoureuse du bleu de l'eau, du bleu du ciel, de tous les bleus qui font la lumière, l'écrivaine a rédigé un journal dont elle a écrit quelques pages tous les jeudis pendant vingt quatre semaines. Partant du terrible jeudi de son enterrement et remontant le temps au fil des souvenirs, Chantal Pelletier trace un portrait lumineux, sensuel, drôle de Kriss et partage avec nous leur folie douce, leurs horizons, leurs rêves et leurs fous rires. L'écriture souple et sensuelle de Chantal Pelletier est soie et griffe, noire et bleue. Comme la vie.

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