Littérature générale

  • Gérard de Nerval ; l'inconsolé

    Corinne Bayle

    • Aden
    • 4 Avril 2008

    Profondément romantique, tourné vers la nuit et ses fantasmagories.
    Gérard labrunie (1808-1855) devient gérard de nerval, traducteur, feuilletoniste, voyageur, rêveur, fou, enfin. tôt orphelin de mère, il passe son enfance dans le valois, bercé par les vieilles chansons françaises. il choisit d'écrire contre la volonté de son père médecin. sa transposition de faust, plus tard saluée par goethe, lui ouvre les portes des cénacles de nodier et de hugo. il connaît la vie de bohème, publie ses premiers vers et vend sa plume dans la presse, espérant un succès au théâtre, dans l'ombre de dumas.
    Comme son ami théophile gautier, il participe à la bataille d'hernani, se lie avec heine et baudelaire. il est écarté du monde littéraire aux premiers signes de délire. son existence chaotique, marquée de plusieurs internements, s'éclaire de longs périples, de l'allemagne à l'italie, et jusqu'à l'orient. c'est à paris qu'il achève sa course, pendu à la grille d'une ruelle. cette biographie suit le cheminement d'un pur poète mélancolique, au prisme de ses lectures, de ses affinités et de ses songes, reflétés en une oeuvre nourrie d'une vaste culture qui, affrontant les ténèbres de l'égarement, constitue le lieu même de son destin.

  • Au clair de la nuit

    Corinne Bayle

    • Noroit
    • 23 Avril 2012

    Les textes rassemblés ici recomposent par fragments une méditation consacrée à toutes les formes d'art, en une rêverie nourrie de lectures et de souvenirs intimes. Ils se ramifient par une série de références orchestrées en motifs récurrents, centrés sur le rêve, la poésie, la musique et le romantisme. On y croise Gérard de Nerval et Alfred de Vigny, Schumann et Hoffmann, Caroline von Günderode et Novalis, Fanny et Félix Mendelssohn, Baudelaire, Rimbaud, Victor Hugo, Van Gogh, Emily Dickinson et Mary Shelley, Hölderlin et René Char, Emily Brontë, et encore les images de Peau d'âne et d'autres fantômes cinématographiques, ainsi que des ombres qui valsent sur une scène de théâtre ou se tiennent immobiles au coeur d'un grand musée. Cette réflexion serait lettre morte sans la mémoire enfantine de la comtesse de Ségur et d'un grand-père fantasque, sans les voix aimées qui animent ces images oniriques, romances, Lieder ou poèmes murmurés dans le noir, faisant lever les songes sur les ailes du chant.

  • Inachev et posthume, ce recueil en prose paru en 1869 est l'emblme de la modernit. La nouveaut de sa forme surprend par ses ruptures, du pome au conte, du discours la fiction. Entre lyrisme et cynisme, sarcasme et mlancolie, il dessine la figure de l'artiste en promeneur solitaire de la mtropole industrielle, ...

  • Du paradis ; journal de Poméranie (1792-1804)

    Corinne Bayle

    • Aden belgique
    • 22 Août 2010

    Dans une vieille demeure au bord de la Baltique, une jeune fille rêve son existence, espérant aller étudier à Dresde où.
    Avec Caspar David Friedrich, s'invente la peinture de paysage. Avide de savoir, elle lit, elle écrit, dans l'ombre de son frère Wilhelm qui lui fait connaître ses amis philosophes, et d'abord le plus singulier d'entre eux, le poète Friedrich von Hardenberg - Novalis - pour lequel elle éprouve bientôt des sentiments exaltés. A Iéna, elle se lie avec Caroline, l'épouse d'August Schlegel. puis de Schelling.
    Avec Friedrich Schlegel, Ludwig Tieck, Clemens Brentano, tous partagent le goût des discussions passionnées et des amitiés intellectuelles, dans l'admiration critique des oeuvres de Schiller et de Goethe. Ce roman d'apprentissage, scellant l'amour à l'oeuvre d'art, emprunte ainsi des détails à des figures authentiques, redistribués d'un personnage à l'autre, entre fiction et réalité. La narratrice de ce journal de jeunesse pourrait être la soeur imaginaire de Wackenroder, une lointaine cousine de Bettina von Arnim ou de Caroline von Günderode, l'une de ces inspiratrices qui accompagnèrent l'aventure du premier Romantisme allemand.
    Et si la mort est omniprésente dans ces pages, elle n'est que l'envers de la vie la plus ardente, avec pour horizon l'absolu.

  • Gerard de nerval : la marche a l'etoile

    Corinne Bayle

    • Champ vallon
    • 24 Mai 2001

    L'oeuvre de Nerval, si singulière, a souvent été l'objet de lectures qui ont essayé de montrer la profonde organisation d'une poétique, thématique ou structurelle, en reconstituant une esthétique d'une séduisante cohérence.
    Pourtant, la nouvelle édition de la Pléiade (1984-1993) a révélé sa fragmentation tragique, dans une enquête pleine de zones d'ombres, d'incertitudes, avec ses redites, ses contradictions, au point de dérouter des lecteurs habitués à des textes devenus lisses. Une réalité douloureuse, celle de la difficulté de l'écriture, est apparue dans son dénuement, que les points de vue très déterminés avaient fini par faire oublier.
    Interrogeant la segmentation et les répétitions, c'est ce désordre émouvant que ce travail voudrait questionner, en suivant le cheminement peu orthodoxe du poète, à travers des ouvrages de facture diverse, du journalisme aux traductions, du théâtre de collaboration aux canevas d'opéras, des nouvelles aux poèmes à forme fixe, et jusqu'à une autobiographie rêvée, afin de proposer une lecture qui s'inscrirait dans ce que Barthes a appelé, en 1978, à propos de Proust, une " histoire pathétique de la littérature ", attachée aux " moments de vérité " qui donnent leur dynamique à l'oeuvre.
    Dès lors, " l'émiettement " est la rançon de cette expérience. Dans les déchirures, la figure d'un poète inquiet se dessine, qui marche en aveugle vers une Étoile, absorbé par la coïncidence de la signification du monde avec celle de sa vie. Emblématique de la constitution réciproque du texte et du sujet, l'Étoile symboliserait le point de convergence de routes mystérieuses, aux confins des grands genres, image de la conjonction autant que de la disjonction.
    Cette biographie de l'oeuvre analyse le parcours répétitif, enchevêtré, concentrique, d'un poète meurtri, dans sa tentative d'atteindre le coeur du réel, de l'autre côté du désespoir.

  • Rouges roses de l'oubli

    Corinne Bayle

    • Champ vallon
    • 20 Novembre 2001

    Quatrième de couverture Rose de Paestum ou Rosa gallica, fleur d'Orient ou d'Occident, toujours la rose a conjuré le deuil.
    Dans un jardin de nulle part, une voix s'élève et se souvient. Elle convoque les disparus dont les murmures se sont tus. Des fantômes de proches, mais aussi des figures mythiques : Maria Callas, Emily Brontë, Emily Dickinson, Werther, Frantz de Galais, Heathcliff, et, au premier rang de ces interlocuteurs privilégiés, un poète romantique, Gérard, dont l'oeuvre aimée donne accès au monde et soulève le voile ensevelissant les morts.
    Entre les fragments, des liens se tissent, en une méditation funèbre où le motif symbolique de la rose, à travers ses multiples variétés, unit mémoire et rêve.

  • Souhaitant affranchir le nom d'luard des lieux communs du sentimentalisme, cette tude de Capitale de la douleur (1926) se veut attentive au coeur absolu du pome. Dans l'espace de la page s'opre une transmutation de l'exprience par la figuration d'un je universel qui redistribue les affects en chant impersonnel. De dada au surralisme, ...

  • Poète cherche modèle ; XIXe,XXe et XXIe siècles

    ,

    • Pu de rennes
    • 17 Août 2017

    Ce volume étudie la question de la transmission et de l'héritage, dans la poésie des XIXe, XXe et XXIe siècles, en s'intéressant aux différents phénomènes de contamination, d'hybridation, de traduction. À partir de Baudelaire, la poésie moderne révèle la présence fantôme du modèle contemporain, antérieur, étranger, ou venu d'un autre art, peinture ou musique.

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