David Lescot

  • Vous vous souvenez ? Vous avez eu très peur d'entrer en 6e, et ça vous a gâché vos grandes vacances. Et puis la rentrée est arrivée, et brusquement vous n'avez plus eu peur. C'est là que les vrais problèmes ont commencé...

  • L'histoire extraordinaire d'une femme d'aujourd'hui, détentrice de tous les attributs de la vie bourgeoise (mari, enfants, foyer, travail, confort, vie douce, etc.) que l'on appelle communément "le bonheur" qui, face à une série de catastrophes impromptues, se découvre un pouvoir surnaturel : voyager dans le temps. Une quarantaine de personnages / durée estimée : 2 h.

  • 9 novembre 1981, la loi 81-994 est promulguée. Les radios libres sont enfin autorisées. Nouvellement élu Président de la République, François Mitterrand met fin au monopole d'État de la radiodiffusion instauré à la Libération. Depuis son élection, les radios pirates foisonnent, un an plus tard près de 2 000 radios libres sont recensées. L'auteur et metteur en scène David Lescot peint, à travers la révolution des ondes, l'état d'esprit du début des années 1980, les trois premières années de la gauche au pouvoir en France jusqu'au tournant de la rigueur.

  • Les Glaciers grondants : Un écrivain reçoit une commande d'un grand quotidien. A l'occasion d'une grande conférence sur le climat le rédacteur en chef lui propose de rédiger un article exprimant son point de vue sur les dérèglements climatiques. L'écrivain se lance dans une enquête, qui devient une quête, presque une passion.

    Le Plus près possible : L'un(e) et l'autre se rencontrent, s'aiment, se déchirent, meurent et parfois renaissent dans les bras d'un autre. David Lescot épuise les possibilités du langage pour raconter, à travers deux figures, le qutodien d'un couple.

  • Le système de Ponzi

    David Lescot

    Charles Ponzi débarque en 1903 à Boston, jeune étudiant raté refusant de travailler, malgré l'offre d'un de ses oncles en Italie. Il vit de petits boulots et d'expédients jusqu'à ce qu'il apprenne qu'un compatriote, Zarossi, qui a prospéré grâce au commerce de cigares, s'est installé au Canada. Il y a monté une institution financière qui recueille les économies des immigrants en les attirant avec un taux d'intérêt mirobolant. Cette spéculation n'est possible qu'en système pyramidal, tant qu'il y a de nouveaux souscripteurs. Ponzi se fait engager chez le banquier Zarossi et a le temps d'apprendre tous les mécanismes de cette fraude. Le banquier s'enfuit en 1908 avec l'argent avant que la supercherie ne soit découverte. Ponzi se retrouve en prison pour un autre délit, au Canada d'abord, puis aux Etats-Unis pour avoir fait passer des clandestins d'une frontière à l'autre.
    Peu après sa sortie de prison, c'est en 1919-1920 qu'il met en place la technique d'escroquerie qui va porter son nom (quoique ce système de "cavalerie" soit déjà auparavant connu et puni comme délit) : il promettait à chaque investisseur un intérêt de 30 % en 45 jours et de 240 % en un an. Environ 40 000 personnes mordirent à l'hameçon en à peine un an. En fait, les intérêts des premiers étaient payés avec l'argent des nouveaux souscripteurs. jusqu'à ce que la confiance soit battue en brèche, que le rythme des souscriptions ralentisse et que la bulle n'éclate, faisant s'écrouler toute la chaîne pyramidale. Ponzi n'échappe alors pas aux procès qui s'enchaînent contre lui. Expulsé vers l'Italie, il entre au service de Mussolini en 1934 jusqu'à ce qu'il s'enfuie au Brésil où il finira sa vie.
    David Lescot utilise cette histoire vraie non pour reconstituer un pan de l'Histoire, mais plutôt parce qu'il a été frappé de la ressemblance avec des événements récents : ouragan à la Nouvelle-Orléans, spéculation incontrôlée puis crise financière majeure. C'est ce "bégaiement de l'histoire", et ce qu'il révèle des mécanismes économiques et de leurs faiblesses, qu'il a ici réussi à rendre clair, à dynamiser par une structure mobile et musicale. Le charme de l'escroc Ponzi tient autant à l'espoir qu'il allume chez ses victimes (une fortune rapide et sans effort) qu'à l'élégance avec laquelle il réussit à gripper la machine, une façon "d'introduire une brèche poétique dans le réel".
    PERSONNAGES : une quinzaine de femmes et une quarantaine d'hommes, un choeur.

  • Mon fric : De l'enfance à l'âge mur, l'argent rythme nos vies, au gré d'entrées fructifiantes, au fil des dettes. Mon fric est un texte choral au rythme trépidant, drôle et léger, qui balaie les étapes d'une vie, dans ses rapports au fric.
    Les Epoux : Pendant quinze ans, Elena Petrescu et Nicolae Ceausescu ont mis la Roumanie à genoux. Ces dictateurs capricieux au mains sales ont fait régner la peur au plus profond de chacun des Roumains, avant de finir exécutés devant les caméras de télévision, aux yeux du monde entier. Leur biographie est une comédie noire où le grotesque de leur démesure apparaît.

  • Mariage.
    Par un mariage blanc, une femme française permet à un homme étranger d'obtenir un statut légal. ils se donnent un an et seulement douze rencontres pour inventer une vie intime, quotidienne, partagée, la vie d'un couple qui n'existe pas.
    L'association. ils sont huit qui s'assemblent dans un immeuble à l'abandon, et se montrent les objets défectueux et inutiles qu'ils possèdent. pour démonter leur mécanique, cerner leur pouvoir de séduction et à terme se convaincre de ne plus rien acheter.
    A moins qu'ils ne soient tous contraints de s'en servir quand même, mais autrement, sous la pression des événements extérieurs, et par la force des choses.

  • Un homme étranglé par les dettes est contraint de laisser sa femme partir et de se séparer de la totalité de son patrimoine.
    La procédure de mise en faillite civile s'enclenche alors autour du mandataire liquidateur, très vite omniprésent. En poussant l'homme à se dépouiller de tout, le liquidateur se livre à une expérience radicale observer l'humain privé de ses propriétés. Il ne reste bientôt plus rien à l'homme. Sauf un livre, soustrait à l'inventaire, un roman de gare. En réalité un manuel de résistance.

  • Nos occupations: un réseau de résistants, vu de l'intérieur.
    Comment il fonctionne, comment on se rencontre, comment on se passe des messages, comment on crypte un texte, comment on maquille tout: une enveloppe, un visage, une expression, une émotion. et donc comment, par nécessité, au risque de la mort, on se fait un masque, qui est notre survie. la commission centrale de l'enfance: "enfant, je passais mes vacances d'été dans les colonies de la commission centrale de l'enfance.
    Cette association créée par les juifs communistes français après la seconde guerre mondiale, à l'origine pour les enfants des disparus. j'ai voulu raconter par bribes cette histoire, qui me revient par bouffées de souvenirs, parfois confus, parfois étonnamment distincts. j'en ai fait un petit poème épique, parlé, chanté, scandé. ".

  • Le phénomène des bébés rockers, la nationalité des joueurs de foot, la violence à l'école : trois questions de société qui concernent la jeunesse actuelle, revues à l'aune des rapports adultes-adolescents, et traitées avec le décalage comique et désabusé de David Lescot.

    Les Jeunes :
    Les Jeunes raconte la formation, l'initiation, l'ascension puis la dissolution d'un groupe de rock formé de trois très jeunes adolescents, baptisé "Les Shwartz". Parallèlement, on assiste au succès tout aussi éphémère qu'inexplicable de trois préadolescentes : "Les Pinkettes". Les deux groupes se croisent peu, hormis lors de séances de studio, et s'appréhendent sur le mode d'une rivalité hargneuse ou d'une indifférence hautaine. Trapier, manageur et dénicheur de jeunes talents, profitant du phénomène "bébé rockers", envoie les Shwartz participer à un festival catastrophique en Bourgogne, où vont se multiplier pour eux les périls au milieu d'adultes violents et malsains. Puis le mouvement s'accélère, vient le succès, la notoriété, pour les garçons comme pour les filles, son cortège d'excès et de perte de contrôle. Honoré, le bassiste sort avec Louna, la chanteuse, puis se la fait souffler par Igor, le chanteur. Louna, sous l'emprise de drogues, s'effondre en plein concert. Se dessine la déchéance des deux groupes, qui suit instantanément leur triomphe. Lorsque la voix d'Igor mue, les Shwartz n'intéressent définitivement plus personne.
    "De plus en plus valorisée mais aussi récupérée dans la société actuelle, l'adolescence est à la fois un idéal, un paradis perdu, et un point aveugle. Adolescent, les enfants veulent le devenir le plus vite possible, et les adultes le rester le plus longtemps possible. C'est tout à la fois un rêve impossible et un marché juteux.
    En cela, l'adolescence est sans doute un bon sujet pour le théâtre. Mais à condition que ce théâtre soit à l'image de cette adolescence, et prenne la forme de ce qu'il raconte. "Le rock", c'est pour cet âge le rêve et l'échappatoire absolus, le fantasme le plus répandu, celui auquel chacun, ou presque, essaie lors de l'adolescence de donner réalité, avec des fortunes très diverses." (David Lescot, note d'intention).
    PERSONNAGES : 3 garçons et 3 filles pouvant être joués par 3 femmes ; une dizaine d'adultes.

    On refait tout :
    Au match de barrage pour la sélection à la coupe mondiale, le but de "notre équipe" est validé alors que le joueur a marqué de la main. Le scandale qui s'ensuit dans toute la presse pousse la fédération à faire rejouer le match, cette fois-ci légitimement remporté par "nous". L'arbitre, radié, convoque une conférence de presse pour révéler les malversations de la fédération nationale pour l'obtention de la "nationalité nationale" du joueur phare de l'équipe. Le footballeur a joué dans l'équipe nationale alors qu'il n'avait pas encore la nationalité. Il est alors exclu par le sélectionneur et il faut à l'équipe rejouer tous les matchs auxquels ce Joueur a participé. Enfin, on lui retire sa nationalité, son expulsion est envisagée, la cote du président est en chute libre. Et les commentateurs de football médisent : "C'est pour ça qu'il faut faire attention avant de refaire les choses." PERSONNAGES : 7 hommes, 1 femme, 2 enfants, nombre indéterminé d'intervenants.

    Réfection :
    Dans le réfectoire du collège, trois groupes d'élèves bavardent de différents problèmes : table 1, la question est de savoir si les bouchées à la reine sont au porc ou à la dinde, au risque d'en faire manger à la jeune musulmane. Table 2, on discute du salaire du pion et on l'interroge. Celui-ci explique qu'il est là pour assurer la sécurité des élèves à la cantine. Mais tandis que le surveillant, quelque peu paranoïaque, expose ses angoisses aux élèves, à la table 3, un garçon balance le ballon d'un autre par-dessus le mur. Le propriétaire du ballon tente alors de blesser au cutter l'un de ses camarades. Le pion, impuissant, se fraie un chemin dans l'attroupement et convoque tout le monde chez le proviseur.
    PERSONNAGES : 1 homme, une dizaine d'adolescents.
    Pièces inédites à la scène.


  • l'amélioration.
    observons pascal, seul chez lui et mettant à exécution sa méthode. une méthode fondée sur le dialogue avec soi-même, l'endurance, la résistance (à tout), l'exécution d'actions simultanées, la transgression. et encore une foule d'exercices physiques et mentaux. une méthode qui devrait lui permettre (théoriquement) de tirer un parti optimal de ses capacités. ça se passe dans la solitude d'une chambre réduite au strict minimum, mais judicieusement aménagée pour l'exercice optimal d'une discipline à la fois contraignante et libératrice.
    ce sera donc une journée type dans la vie de pascal, du lever au coucher. une journée qu'il voudrait parfaite. l'instrument à pression. c'est une ballade racontant l'initiation, l'accélération, le dérapage et la chute d'un musicien de jazz. un trompettiste qui, sans aucune raison, se met à perturber la bonne tenue des ensembles auxquels il appartient, à jouer fort, strident, et à côté, de plus en plus en plus à côté.
    c'est avant tout l'histoire d'une harmonie dont il faut faire le deuil, et à la place de laquelle on trouvera une interminable collection de dommages corporels.

  • et si l'europe culturelle se jouait et se décrétait sur scène, et en musique ? comment faire repartir l'europe avec un compositeur qui pense pouvoir faire mieux que beethoven.
    un poète épique, un performer portugais révolté, une installatrice allemande, une linguiste belge adepte de l'intercompréhension passive, une fantomatique jeune femme slovaque, trois musiciens en quête d'orchestre, une sous-déléguée dépassée par les événements et la plus vieille européenne encore vivante... l'art doit les y aider, mais pourra-t-il résister au principe de réalité ? suffit-il de se parler pour se comprendre oe




  • Compte à rebours des soixante jours avant l'entrée en sixième.
    Il a dix ans et demi et a toujours attendu avec impatience le dernier jour de classe avant les grandes vacances. Mais cette année, c'est le contraire. A la rentrée il entrera au collège, en sixième, et tout le monde sait que c'est l'horreur. Il lance alors un compte à rebours des soixante jours qui le séparent de la fin et n'arrive pas à profiter de ses vacances en Bretagne, se sentant trop grand pour jouer avec ses amis habituels, d'un an de moins, qu'il considère maintenant immatures. Il rencontre Francis, quatorze ans, qui n'hésite pas à lui faire encore plus peur et lui apprend ce qu'il faut faire pour ne pas avoir une mauvaise réputation au collège. Effrayé par les descriptions de Francis l'enfant se venge sur sa petite soeur qui elle entrera à l'école maternelle.
    J'ai trop peur est une pièce dans laquelle les rites de passage scolaires sont racontés avec beaucoup de grâce et humour.

  • David lescot explore la crise du drame au xixème et au xxème siècles sous l'angle le plus singulier : les dramaturgies de la guerre de kleist à müller et bond.
    Dans quelle mesure la mise en théâtre de la guerre est-elle susceptible d'entraîner des mutations profondes de la forme dramatique ? produire une dramaturgie de la guerre, n'est-ce pas introduire la guerre dans la dramaturgie ?. telles sont les questions fondamentales que pose cet essai. lescot analyse les pièces d'une dizaine de dramaturges modernes et contemporains (parmi lesquels reinhard goering, armand gatti, kateb yacine, peter weiss .
    ) en les confrontant aux grandes théories et philosophies de la guerre - sun tsu, machiavel, clausewitz, mao zedong, foucault. à propos des guerres révolutionnaires, l'auteur distingue les dramaturgies qui mettent en scène le peuple de celles qui se cantonnent à l'affrontement des " grandes individualités ". mais c'est en méditant sur le théâtre et la pensée de brecht qu'il opère le partage entre les deux catégories essentielles de l'ouvrage: la dramaturgie de l'" action de guerre " et celle, si présente aujourd'hui sur nos scènes, de l'" état de guerre " - entendons d'une guerre " qui n'est pas montrée en soi, mais toujours raccordée aux processus sociaux, économiques et politiques qui la conditionnent ".
    Un livre oú étude esthétique et approche socio-historique sont indémêlables : tout un pan nouveau de cette " théorie du drame moderne " initiée par peter szondi.

  • Compte à rebours des soixante jours avant l'entrée en sixième du jeune héros. Une pièce qui rappelle à ceux qui l'ont vécue et raconte à ceux qui vont la vivre, cette étape cruciale dans la vie d'un enfant.

  • Un collégien passe un examen devant son professeur : un oral de rap. Un face-à-face musical professeur-élève qui réserve bien des surprises.

  • « Dans mon souvenir nous sommes assis sur un banc, place du Général de Gaulle, à Lille, c'est le mois d'octobre 2011, et Véronique me parle de son père. Elle me dit que dans un an et demi ce sera le soixante-dixième anniversaire de l'Insurrection du Ghetto de Varsovie. Elle me dit que son père, Paul Felenbok, est né à Varsovie avant la guerre, qu'il a vécu enfant dans le ghetto, que jusqu'ici il il n'a jamais pu en parler publiquement, mais que maintenant il veut le faire. [.] Véronique me dit qu'elle voudrait qu'on fasse quelque chose, un spectacle, une pièce, que j'écrive un texte de théâtre, peut-être, sur l'histoire de son père dans le Ghetto. » David Lescot, brillant metteur en scène et comédien, a rencontré en 2011 Paul Felenbok et Wlodka Blit-Robertson, deux rescapés du ghetto de Varsovie, dont ils ont pu s'échapper alors qu'ils étaient enfants.
    À leur demande, il a accepté de recueillir leur témoignage et d'en faire une pièce de théâtre.
    Cette mise en scène a obtenu un grand succès au Carré Montfort en 2014 et elle vient d'être redonnée au Théâtre de la Ville avec un accueil enthousiaste. L'auteur nous donne de cet épisode un témoignage bouleversant pour la collection Haute enfance.
    Ce texte est d'une rare intensité, comme le souligne Fabienne Darge dans un article du Monde :
    « Il y a ceux qui restent de cette histoire-là [.] à qui il incombe maintenant de transmettre l'histoire. »

  • Décennie après décennie, la présence de la Première Guerre mondiale au sein de la société française, loin de diminuer, s'est au contraire accrue. Comment expliquer cet accès de mémoire, alors que, désormais, le dernier des survivants français du conflit s'est éteint ? Il existe ainsi une production de films et de pièces de plus en plus abondante, même si ces représentations ont existé depuis les débuts de la guerre ellemême.
    Ces représentations ont gravé dans les mémoires des visions qui oscillent entre le mythe et le vraisemblable, cherchant, selon les circonstances, à exalter les valeurs combattives et patriotiques ou, au contraire, à inspirer le dégoût de la guerre pour l'abolir à jamais. C'est pourquoi l'obsession de la commémoration de 14-18, c'est-à-dire le souci de transmettre les enseignements du passé aux jeunes générations, n'a jamais fléchi. La Grande Guerre, en France peut-être plus qu'ailleurs, n'a cessé de susciter des images, des films, du théâtre, et une nouvelle vague de productions imaginaires s'est même intensément développée ces dernières années.
    Comment transposer à l'écran ou sur scènes les souffrances et les horreurs engendrées par le conflit ? Comment émerge le « film de guerre » comme genre au cinéma ? Existe-t-il des spécificités nationales ? Que disent les films sur la guerre de 14 de la société qui les tourne et les voit ?

  • Si le XXe siècle a été celui des guerres, il a été aussi celui de l'avènement de la mise en scène de théâtre et de cinéma.
    Cet ouvrage interroge le lien étroit et vivant entre guerre et mise en scène, tant théâtrale que cinématographique. Car le phénomène de la guerre, à travers lequel s'écrit l'histoire du siècle, n'en finit pas de questionner la représentation artistique, et de renvoyer le théâtre et le cinéma à leurs propres limites, éthiques et esthétiques, les invitant à dépasser celles-ci pour s'inventer des formes nouvelles.
    Abordant les représentations de cinq périodes ou conflits charnières, la Première et la Seconde Guerre mondiale, les guerres postcoloniales, les guerres du Proche-Orient, le conflit en ex-Yougoslavie et l'après-11-Septembre, les études rassemblées ici sont l'oeuvre d'universitaires, de spécialistes, et ménagent une parole aux artistes eux-mêmes (cinéastes, metteurs en scène, auteurs, traducteurs).
    Elles abordent le traitement fictionnel aussi bien que la démarche documentaire, en faisant la part de leurs interpénétrations. Se dessinent de la sorte un panorama des événements les plus tragiques et destructeurs de notre histoire contemporaine, mais aussi un parcours des oeuvres qui, depuis cent ans jusqu'à notre plus récente actualité, se sont acharnées à construire une mémoire vivante de notre passé et de notre présent.

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