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Arts et spectacles
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Le village du Docteur Mabille : Jeu d'histoire
Philippe Artières, David Mangin
- Manuella Éditions
- 12 Septembre 2025
- 9782490505753
Pierre Mabille (1904-1955), médecin et écrivain, fut un proche d'André Breton, du surréalisme et de nombreux poètes et peintres comme Benjamin Péret, André Masson ou Yves Tanguy. Ses ouvrages se situent au carrefour de l'anthropologie, de la sociologie, de la poésie et de la médecine. Il est l'auteur du Miroir du Merveilleux (1940), une anthologie surréaliste préfacée par André Breton et illustrée par Yves Tanguy et André Masson. Il est aussi l'auteur de La Construction de l'homme et Thérèse de Lisieux. « Ainsi Mabille examine-t-il comment une société destinée à libérer l'homme des terreurs héritées du monde animal produit à son tour une terreur sociale qui empêche l'épanouissement des qualités humaines. » Raoul Vaneigem
Le docteur Mabille est également l'auteur de La Technique du test du village (1950) : il s'agit d'un test projectif très en vogue depuis l'entre-deux-guerres dans la psychologie consistant à demander à quelqu'un de construire un village avec des pièces de bois. Si cette technique est spécialement utilisée pour l'évaluation psycho sociale et professionnelle, l'expérience dont elle témoigne renvoie plus largement à la projection subjective des personnalités dans l'espace qu'elles structurent.
Philippe Artières va tenter de répondre en historien à une bonne partie des questions de Mabille en partant de l'histoire du village où il passe ses étés. Autour de celui-ci, on retrouve un village-rue, un des « plus beaux villages de France » labellisé, un habitat expérimental, un village martyr qui a été reconstruit et un village de vacances et de loisirs privés près d'un lac, une hétérogénéité de formes et de fonctions singulières à proximité d'un environnement forestier. On mesure à la lecture de ces histoires de villages combien celles-ci témoignent bien de toutes les projections dont il est le sujet.
Au-delà de ces cas assez particuliers, on voudrait ajouter ici une analyse sur les évolutions majeures des villages et des bourgs survenues ces dernières décennies face à l'urbanisation des territoires et à l'émergence des métropoles. David Mangin, dans sa postface, en synthétise les données historiques et géographiques. -
Images en lutte ; la culture visuelle de l'extrême gauche en France (1967-1974)
Philippe Artières
- ENSBA
- 23 Février 2018
- 9782840565161
Catalogue de l'exposition Images en lutte - La culture visuelle de l'extrême gauche en France (1968-1974), présentée au Palais des Beaux-arts, Paris (21 février - 20 mai 2018).
Les années 1968 en France sont le théâtre d'une formidable production visuelle, portée par les utopies révolutionnaires. Pendant cette période (1968-1974), militants et artistes d'extrême-gauche oeuvrent pour inventer de nouvelles formes d'expressions visuelles en lien avec les luttes collectives. Images en lutte raconte cette extraordinaire rencontre entre l'art et la politique qui débute et se referme à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, de l'Atelier Populaire en 1968 aux réunions du FHAR et du MLF en 1974.
Cet ouvrage s'ouvre par les affiches de l'Atelier Populaire et présente pour la première fois de nombreux projets ainsi qu'un reportage photographique sur l'occupation de l'Ecole. Des dossiers sont consacrés aux luttes, aux soutiens, aux révolutions, à la libération sexuelle... Il rassemble des peintures, des photographies, des sculptures, des installations, des revues, des tracts, des affiches politiques, des extraits de films et des photographies relatifs à ce moment d'agencements singuliers.
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À la fin des années 1960, l'opposition à la guerre du Vietnam, au racisme et à l'injustice sociale se radicalise aux États-Unis, avec le soutien de nombreux artistes. Le 9 septembre 1971, une révolte éclate à la prison d'Attica dans l'État de New York. Immédiatement, les détenus, en majorité noirs, font entrer journalistes, photographes et observateurs. Pour la première fois, une mutinerie est ainsi suivie de l'intérieur. Au bout de quatre jours, l'assaut est donné. La révolte se solde par quarante-trois morts et des dizaines de blessés.
L'événement a un écho immense, entraînant enquêtes et mobilisations :
Attica devient un symbole de la lutte contre l'arbitraire. C'est cette histoire, à la fois artistique et politique, que met en lumière le livre. Elle renvoie aux conflits raciaux qui traversent toujours les États-Unis et à la situation dramatique de ses prisons. Elle engage aussi à porter plus d'attention aux conditions de détention comme aux discriminations qui existent en France aujourd'hui.
Outre documents et images d'archives, le livre rassemble des photographies et oeuvres graphiques d'artistes tels que Cornell Capa, Emory Douglas, Faith Ringgold, Martha Rosler, Stephen Shames, ou Frank Stella. Il comprend également six essais d'historiens de différentes disciplines ainsi qu'une introduction et un récit des événements par Philippe Artières, historien, directeur de recherches au CNRS et responsable de l'ouvrage.
L'historienne de l'art Elvan Zabunyan consacre son essai à l'engagement des artistes américains au cours des années 1960-1970. Se plaçant du côté du « pouvoir », l'historien de la photographie Thierry Gervais analyse la manière dont Newsweek, Time ou Life rendent compte des événements tandis que, du point de vue opposé, l'historienne du cinéma Nicole Brenez revient sur les films militants réalisés à cette époque. Les historiens de la musique Jedediah Sklower et Emmanuel Parent resituent les différents morceaux consacrés à Attica dans l'évolution des musiques populaires aux Etats-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale.
Deux essais de spécialistes de l'histoire africaine-américaine complètent cet ensemble. Le livre s'ouvre sur un panorama de la situation politique et de la contestation aux Etats-Unis, au tournant des années 1960-1970, écrit par Caroline Rolland-Diamond, professeure à l'université Paris-Ouest ; il se conclut avec un texte de Tom Holt, professeur à l'université de Chicago, sur le lien entre la prison et la discrimination raciale aux Etats-Unis.
En proposant cette diversité de points de vue, Attica, USA, 1971 espère permettre aux lecteurs français à la fois de découvrir un événement exceptionnel et une histoire dont les échos sont encore sensibles aujourd'hui.
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La ville écrite
Philippe Artières, Clément Chéroux
- Éditions du Centre Pompidou
- Photographies
- 4 Mai 2012
- 9782844265623
La Ville écrite est le troisième volume de « La Collection de photographies », série d'une grande originalité privilégiant une approche thématique, transversale, voire poétique, de la photographie moderne et contemporaine. Cette série est Illustrée d'une sélection d'oeoeoeoeuvres choisies parmi les 70 000 que compte la collection photographique du Centre Pompidou, l'une de plus importantes au monde.
Introduit par un texte de Philippe Artières, ce volume dédié à la thématique de la ville rassemble une sélection de clichés des plus grands artistes qui ont exploré le sujet, de Brassaï à André Kertész, de Robert Doisneau à Làszlò-Moholy Nagy et bien d'autres.
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Histoire(s) de René ; hétérotopies contrariées
Philippe Artières
- Manuella Éditions
- 4 Mars 2022
- 9782490505265
Le catalogue se compose des dessins de René L.
Et d'un texte de Philippe Artières accompagné des objets, archives et oeuvres de l'exposition :
En évoquant la vie et les obsessions de René, les grands événements de l'époque apparaissent en toile de fond, de la décolonisation aux évolutions de la psychiatrie. L'exposition est un parcours dans notre XXe siècle et les hétérotopies dont il fut le théâtre. Ce cheminement sera mis en inquiétude par quatre fi gures qui se rencontrent dans les histoires de René L. : Michel Foucault au croisement de l'hétérotopologie et de la psychiatrie, Frantz Fanon entre psychiatrie et colonialisme, Le Corbusier à la jonction des projets coloniaux et de l'habitat collectif, et enfi n Georges Perec et son île W où l'hétéroropie sportive tourne au cauchemar.
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Scriptopolis
Philippe Artières, Marie Alauzen, David Pontille, Jérôme Denis, Didier Torny
- Non Standard
- 10 Septembre 2019
- 9791096939053
Le site Scriptopolis a été créé en 2009 par une équipe de chercheurs en sciences sociales. Aujourd'hui, nous avons la joie de publier le livre, ode à l'infra-ordinaire.
Scriptopolis est un assemblage de microenquêtes sur l'écriture, équipées par la photographie. S'y déploie une documentation sur le long cours de la multitude des formes scripturales que nous côtoyons, produisons et manipulons au jour le jour. Chaque double page, composée d'une photo et d'un petit texte, interroge une trace graphique et le monde qu'elle fait advenir, plaçant au premier plan les inscriptions innombrables qui font la trame infraordinaire de nos vies. À la maison, à la campagne, au travail, et bien sûr dans la ville ; sur des morceaux de papier, des pancartes, du mobilier, des écrans, des murs ; à même la peau, à même les routes... : en jouant sur l'accumulation des cas et la variation des points de vue, le livre invite à prêter une attention nouvelle à cette foule d'écrits qui forme l'un des motifs essentiels de la condition humaine moderne. Aux duos photos/textes s'ajoutent de courts compléments théoriques qui pointent vers des horizons disciplinaires variés, et deux index au centre, riches de nombreux lieux et catégories qui permettent d'emprunter autant de chemins de traverse. -
Lynne Cohen : troubles
Philippe Artières, Lynne Cohen, Olivia Dorado, Florian Ebner, Andrew Lugg, Aurélie Massa, Susanne Müller
- Presse Universitaire de Rennes
- 12 Juillet 2023
- 9782753594104
L'oeuvre de Lynne Cohen (1944-2014) relève d'une exploration sidérante du monde contemporain. Son travail à la chambre photographique prend pour motif des intérieurs domestiques et publics où l'étrangeté le dispute à la banalité, l'humour à la gravité, l'absurde au politique. Issue de l'art conceptuel et de l'héritage du ready-made et du minimalisme, l'artiste canadienne emprunte autant à la pensée critique de Michel Foucault qu'au cinéma de Jacques Tati pour rendre compte de lieux vidés de toute présence humaine. Ce monde si familier qu'elle donne à voir, saturé de simulacres, ne cesse de provoquer l'inquiétude. C'est ce trouble que ce livre questionne, empruntant dans une dynamique pluridisciplinaire des perspectives issues de l'histoire de la photographie contemporaine, de l'Unheimliche freudienne, de la notion de peinture d'histoire et de concepts issus du cinéma et ses partis-pris scénographiques.
Cet ouvrage collectif prolonge l'exposition « Lynne Cohen. Troubles » mise en oeuvre à la galerie Art et Essai par le Master Métiers et arts de l'exposition de l'université Rennes 2 au printemps 2021. -
Archives du biopouvoir ; Marseille 18e-20e siècles
Philippe Artières, Ludovic Burel
- It Editions
- 1 Novembre 2011
- 9782917053133
En parallèle de l'exposition Les Chaînes du port, figures de l'enfermement à Marseille, 18e-20e, réalisée sous la direction scientifique et artistique de Philippe Artières et Ludovic Burel, les auteurs font ici le choix d'" aligner ", en un montage à la fois intelligible et sensible, des documents d'archives relevant de ce que l'on qualifiera d'" enfermement administratif ".
Dans la continuité de l'analytique du pouvoir développée par Michel Foucault, ils s'intéressent à ce moment de bascule historique qui, à l'occasion de la peste, sanctionna selon le philosophe le passage d'un régime de pouvoir dit " disciplinaire " à celui du contrôle du vivant, qu'il conceptualisa sous le vocable de " biopouvoir ".
Cette constellation d'images non légendées, postulant ainsi une certaine " autonomie du visuel ", est précédée d'une préface de Philippe Artières et suivie d'une postface de Ludovic Burel.
Archives du biopouvoir, Marseille, 18e-20e siècles est publié par it: éditions et les Archives départementales des Bouches-du-Rhône avec le concours de l'École supérieure d'art et de design de Grenoble-Valence et du centre de recherche "Philosophie, Langages et Cognition", Université Pierre-Mendès-France, Grenoble.
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Le bureau de coton de Degas
Philippe Artières
- Armand Colin
- Une Oeuvre, Une Histoire
- 16 Avril 2008
- 9782200353674
Le Bureau de coton est à la fois un portrait de famille - celle du peintre, installée à la Nouvelle-Orléans - et la peinture de l'univers inédit du commerce américain en cette fin de XIXe siècle. Ces hommes au travail, l'artiste les saisit en mille détails, dans leurs gestes multiples et minuscules pour donner à voir l'incroyable atmosphère de ces lieux. Surtout, cet instantané recèle un étonnant mystère que porte la grande tache blanche en son centre. Philippe Artières mène une enquête autour des visions du peintre : le risque des affaires, la ruine de sa ramille, les conditions des Noirs aux Etats-Unis sont autant de moments d'histoire sons le pinceau de Degas.
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Les deux corps du philosophe : un sosie de Michel Foucault
Philippe Artières
- Point Du Jour
- 6 Mai 2021
- 9782912132956
« Dans la galerie des sosies, on croise des stars de cinéma, des personnalités de la musique, de la politique, du sport. mais jamais d´intellectuel.l.es. La ou le disciple cite, paraphrase, commente, copie la pensée du maître, mais laisse son corps de côté. » C´est d´abord pour leur caractère surprenant que Philippe Artières a voulu publier ces photographies d´un « sosie » de Michel Foucault, mort en 1984, dont l´oeuvre irrigue son propre travail. Réalisées en 2020 durant le premier confinement, elles rendent irrévérencieusement hommage à un philosophe qui s´intéressa aux processus de « subjectivisation » et aux corps comme objets historiques.
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L'asile des photographies
Philippe Artières, Mathieu Pernot
- Point Du Jour
- 14 Septembre 2013
- 9782912132758
Le photographe Mathieu Pernot et l'historien Philippe Artières ont travaillé trois ans à l'hôpital psychiatrique de Picauville (Manche). Ce lieu résume toute l'histoire de la psychiatrie. Fondé en 1837 par une aristocrate philanthrope, il fut longtemps administré par des religieuses. Il témoigne, avec son haut mur d'enceinte et ses vastes dortoirs, de l'asile au XIXe siècle. Victime des bombardements de juin 1944 en Normandie, il est en partie reconstruit dans le style caractéristique de l'après-guerre. Dans les années 1970, il applique la politique de « sectorisation » selon laquelle les patients sont suivis dans de petites unités de la région ou en consultation à Picauville ; aujourd'hui, très peu d'entre eux effectuent de longs séjours sur place. Enfin, la Fondation Bon-Sauveur, gestionnaire de l'hôpital, entreprend de l'ouvrir encore davantage, en détruisant le mur d'enceinte devenu inutile et les vieux bâtiments désaffectés.
Quand Philippe Artières et Mathieu Pernot arrivent à Picauville, c'est ce lieu de mémoire stupéfiant qu'ils découvrent, mais surtout des archives exceptionnelles, notamment visuelles. À côté des dossiers médicaux et de divers documents, ils exhument des centaines d'images. Anonymes pour la plupart, celles-ci ont été réalisées par des religieuses, des infirmiers, des photographes locaux, des patients peut-être. Elles montrent l'hôpital, son fonctionnement quotidien autant que les événements festifs et les sorties à la mer. Frappés par la force de ces images, Philippe Artières et Mathieu Pernot décident d'en faire la matière même de leur travail. En écho, le photographe réalise des images des espaces et des objets tandis que l'historien raconte son expérience du lieu à travers un montage d'archives écrites.
L'Asile des photographies est à la fois ce recueil d'images oubliées et une mémoire rendue aux anonymes qui furent les sujets.
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Le lien entre l'univers pénitentiaire de Fontevraud et le geste littéraire de Jean Genet est étroit. Comment ne pas évoquer l'oeuvre de l'écrivain pour présenter Fontevraud dans son état d'abbaye-prison durant plus de 150 ans ? Si Le Miracle de la rose reste un univers imaginaire, la centrale pénitentiaire de Fontevraud est réalité.
L'abbaye avec ses cloîtres, ses cours, ses allées, ses celliers a collé aux exigences de l'enfermement carcéral. Les traces de l'organisation pénitentiaire qui concernait des milliers de détenus - hommes, femmes et enfants - et mobilisait toute une communauté de familles de surveillants qui habitaient hors les murs ont été effacées et gommées.
Mais il est possible ici de dessiner les contours de cette pièce du puzzle de l'histoire de l'abbaye pour conduire le visiteur, pas à pas, dans la découverte du rôle et de la place de la centrale dans le paysage pénitentiaire français. En levant le voile, le visiteur découvre aussi un « patrimoine noir » qui aurait sans doute disparu sans son rôle de prison. C'est à cette autre rencontre avec l'abbaye dans son corset de fer que ce double portrait convie. -
Cherchant à réinstaurer un rapport souvent distendu entre sciences humaines et institution culturelle, le Centre Pompidou a invité l'historien Philippe Artières à intervenir à l'intérieur du musée durant toute l'année 2017 qui correspondait aux quarante ans de l'institution. Le projet imaginé par l'auteur est de créer un Bureau des archives populaires destiné à constituer une archive vivante du musée.
Installé au milieu du forum, Philippe Artières, revêtu de sa blouse grise, est assis derrière son bureau en carton. Tel un archiviste, il attend les visiteurs qui s'assoient en face de lui pour recevoir leurs souvenirs, enregistrer leurs propos et témoignages, récupérer d'éventuels documents qu'il range soigneusement dans une boîte, tout en leur demandant de signer un droit de diffusion. Dans ce véritable petit théâtre de l'archive, il montre à voir le travail de l'archivage :
Déposition, inventaire, restitution.
À mi-chemin de la performance artistique et du théâtre de poche, toute l'entreprise de Philippe Artières est de rendre publics la geste et le temps long de la recherche. Une manière d'assister en direct au travail de l'archiviste d'ordinaire caché dans les bibliothèques, mais aussi de rendre hommage au travail de l'historien.
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Fières archives ; documents et images autobiographiques d'homosexuels « fin de siècle »
Philippe Artières, Clive Thomson
- Atlande
- 21 Mai 2017
- 9782350304434