Aden

  • L'Utopie

    Thomas More

    • Aden belgique
    • 2 Décembre 2016

    Pour le 500ème anniversaire de la première édition (1516) de ce grand classique, Aden publie dans une version commentée par Serge Deruette, une traduction moderne de Marie Delcourt.
    Le thème de cet essai philosophique est de présenter une île d'Utopie ou serait appliqué une constitution politique aux services des grandes idées humanistes de la renaissance. Prenant l'alibi d'un voyage vers cette île, Thomas More fait l'éloge du bonheur, de la sagesse et surtout de la justice sociale. Ce livre est le premier grand essai de critique radicale de la société et fait de son auteur un des précursseurs du communisme moderne...

  • L'entraide ; un facteur de l'évolution

    Pierre Kropotkine

    • Aden belgique
    • 9 Janvier 2009

    Et si la loi de la jungle n'était pas la loi du plus fort ? et si la loi qui domine dans la nature était l'entraide ? et si la nature humaine était d'abord et avant tout, à la lumière de la vie sociale, disposée à la coopération mutuelle dans l'intérêt de tous ? rédigé il y a plus de cent ans dans le but de dénoncer le darwinisme social, interprétation fallacieuse des théories évolutionnistes qui prétend que la société est régie par les lois de l'évolution oú seul le meilleur s'adapte et gagne la grande compétition de la vie sociale et économique, ce livre démontre que l'entraide et la solidarité ont davantage contribué à la création et la prospérité des sociétés humaines que la compétition de chacun contre tous.
    Dans ce classique de la littérature révolutionnaire, kropotkine accumule les données prouvant que la coopération et l'aide réciproque sont des pratiques communes et essentielles parmi les animaux mais aussi et surtout parmi les hommes. "l'entraide" est un livre- clé de la biologie évolutive et de l'étude des sociétés, il pose les fondements mêmes d'une éthique libertaire et est, à l'orée du xxl` siècle, une formidable leçon d'optimisme.

  • L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes.

  • Tombeau pour Aimé Césaire

    Collectif

    • Aden
    • 9 Janvier 2017

    Aimé CESAIRE, (1913-2008) élève brillant du Lycée Schoelcher de Fort-de- France, poursuit ses études secondaires en tant que boursier du Gouvernement Français au Lycée Louis Le Grand, à Paris. C'est dans les couloirs de ce grand lycée Parisien que, dès son arrivée, le jeune CESAIRE rencontre Léopold Sédar SENGHOR, son aîné de quelques années qui le prend sous son aile protectrice et fondent avec d'autres le mouvement littéraire de la négritude.
    Poète (Cahier de retour au pays natal), essayiste, dramaturge, Aimé Césaire est de ces poètes dont à du mal à rendre compte de l'oeuvre, tant la production est immense.

  • élégie pour mon chat

    Mohammed Nadim

    • Aden
    • 22 Octobre 2020

    Cette élégie est une lettre d'adieu à l'aimé disparu, qui ne parle pas qu'au chat et à ceux qui les aiment, mais plus largement à la vie et ses mystères, une lettre qui se déchiffre et s'entend pas à pas autant qu'elle se lit. Elle nous ramène à l'essentiel et nous rappelle combien la présence de l'être aimé est infiniment précieuse et combien sa perte est douleur insondable.
    Au fil de ce qui est une fervente invocation à l'absent, cette élégie se révèle une méditation sur l'existence et sur sa fin inéluctable, sur la mort qui donne finalement tout son sens à la vie. Une méditation sur la beauté du monde, qui nous invite, au bout du compte, à jouir du moment présent, avant que nous ne fassions nous-mêmes le grand saut dans cet inconnu qui inquiète et fascine à la fois.

  • William Faulkner ; une vie en roman

    André Bleikasten

    • Aden
    • 11 Septembre 2007

    En 1948, dans sa préface à Moustiques , Raymond Queneau notait déjà que "de tous les écrivains américains, Faulkner est celui dont la vie nous paraît la plus mystérieuse". Et Sartre, pas moins intrigué par l'homme derrière l'écrivain, concluait son essai sur Sartoris . par ces mots : "Il faudrait le connaître". Plus d'un demi-siècle après sa mort, on dispose de plus de cinq-cents de ses lettres, de l'ensemble de ses entretiens publiés, des témoignages de ses proches et de ses amis, et du travail de plusieurs biographes. Il n'est pas sûr que le souhait de Sartre ait été pour autant exaucé, nous n'avons pas fini de nous demander comment un petit poète anachronique du fin fond du Mississippi a pu devenir l'un des plus grands romanciers du vingtième siècle.

    Faulkner lui-même, à en croire une de ses lettres à Malcolm Cowley, eût aimé n'être connu que par ses livres. Mais en 1949, quand il écrivit cette lettre, le mal était déjà fait. Faulkner n'avait pas seulement écrit des livres, mais l'auteur de ces livres était déjà une figure publique, et à la fin de la même année, à Stockholm, la majorité des membres de l'Académie suédoise était déjà prête à lui attribuer le Prix Nobel de littérature. Faulkner mourut célèbre et comblé d'honneurs, la photo du gentleman-farmer en veste de tweed usagé fut dans tous les journaux, et dès sa mort, les biographes se mirent au travail. Les misères de sa vie privée sont désormais des secrets de polichinelle. L'énigme Faulkner n'en continue pas moins à nous fasciner.

  • D'une apocalypse à l'autre

    Lionel Richard

    • Aden belgique
    • 2 Décembre 2016

    Futurisme, expressionnisme, dadaïsme, culture prolétarienne, agit-prop, nouvelle objectivité, réalisme social ?... Difficile de s'y retrouver dans toutes ces notions à la fois esthétiques et politiques qui se répandent en Europe durant la première moitié du XXe siècle !
    Les origines des courants se réclamant de ces notions, leurs programmes, leurs imbrications :
    Tel est d'abord ce qui est mis en évidence par Lionel Richard. Socle de ses analyses, la vie littéraire et artistique en Allemagne. Mais il montre, à partir de là, les influences, les interrelations qui s'exercent dans les pays européens, notamment dans la France de l'époque. Ainsi voit-on comment, tout particulièrement, le vieux rêve apocalyptique de destruction et de régénération traverse les productions intellectuelles allemandes des années 1920-1930, pour aboutir, inséparable de certaines racines sociales et articulé sur le racisme, à un crépuscule des dieux à la manière nazie.
    Ce livre, initialement paru en 1976 dans la collection de poche 10/18, était épuisé depuis longtemps.
    Déjà solidement documenté, il a été enrichi de nouvelles recherches de l'auteur.
    Il reste la description la plus suggestive de l'arrière-fond d'où, au XXe siècle, ont surgi aussi bien les avant-gardes artistiques dans leur diversité que les esthétiques sociales sous la coupe d'idéologies.
    La période reconstituée ici, de la fin du XIXe siècle au seuil de la Seconde Guerre mondiale, fut porteuse, on le sait, des pires horreurs. La voici, à travers ses productions culturelles, comme un creuset d'élans créateurs et d'expériences passionnantes.

  • Ce premier numéro qui paraît en même temps que la Pléiade consacrée au poète de son vivant, est dirigé par Jérôme Thélot, professeur de littérature française à l'université de Lyon, avec des articles d'Yves Bonnefoy, de Pierre Pachet, et de beaucoup d'autres spécialistes de l'oeuvre.

  • Revue ballast n5

    Collectif

    • Aden belgique
    • 8 Novembre 2016
  • Oscar Wilde ; les mots et les songes

    Pascal Aquien

    • Aden
    • 26 Novembre 2005

    Lorsqu'il mourut le 30 novembre 1900, Oscar Wilde, anéanti par deux années d'incarcération à la suite de sa condamnation pour " outrage aux moeurs ", n'existait plus guère aux yeux du monde : cruel et étonnant destin pour l'un des artistes les plus doués de son temps, broyé par l'hypocrisie et la bonne conscience. Doué, Wilde l'était assurément : poésie, roman, nouvelles et contes, théâtre, essais critiques et journalisme, il n'est guère de domaine auquel il n'apportât sa contribution essentielle et novatrice. Rêveur des mots et magicien des songes, maître des formes et ennemi des prétentions gourmées et des médiocrités autosatisfaites, il a défendu ses convictions et rompu des lances jusqu'à se briser contre l'airain de l'ordre établi. Toujours admirable ? Non pas. Mais vivant et tourmenté, délicieux et insolent, généreux et partial dans ses appréciations, ses amours et ses amitiés, selon que le vent fut bon ou mauvais. Oscar Wilde ? Un écrivain de génie et un être de désir.

  • Revue ballast n4

    Collectif

    • Aden belgique
    • 8 Juin 2016

    Printemps 2016 ? ÉDITORIAL ? FAIRE FACE (portrait d'un « anonyme », par Damien Roudeau) ? PLAIN-PIED : reportage - Din Records, collectif de rap citoyen (Médine, Tiers-Monde, Brav, etc.), au Havre ? AGORA : débat : Le salaire à vie / Revenu de base > Van Parijs / Christine Jackse ? RENCONTRE : avec Edgar Morin (grand entretien) ? INTERNATIONAL : Venezuela : le post-chavisme (entretiens et articles - menés par Luis Dapelo et Alexis Gales) ? LILITH : féminisme > La précarisation des femmes - par Julie Paquette et Emilie Dionne ? CARTE BLANCHE : Illustrations (Popcube) ? LEVIERS : Derrida et les animaux, par Aurélien Barrau ? PORTRAIT :
    Alexandra David-Néel ? MANUSCRIT : « Zone libre » ? CARNET : Résistances en Syrie, par Sarah Kilani ? ATOLL : Poésie > Traits d'Espagne, par Marc Sastre ? ZÉPHIR : Lieu-dit

  • Comment être radical

    Saul Alinsky

    • Aden belgique
    • 19 Janvier 2012

    Après avoir étudié la sociologie et la criminologie à Chicago où il travailla sur la mafia d'Al Capone et ses techniques organisationnelles, Alinsky (1909-1972) s'est consacré à l'organisation politique des habitants les plus pauvres de Chicago à des fins émancipatrices.
    De sa pratique, il a tiré des conclusions, des recommandations passionnées et une méthode qu'il a systématisée dans ce livre phare, Etre radical, publié pour la première fois en 1971. Rédigé dans un climat social et politique explosif aux USA (Black Panthers, radicalisation des campus universitaires, luttes dans les ghettos, Weather Underground, grèves), ce livre assurera à Alinsky bien des adeptes aux USA dont un certain Barack Obama.
    Etre radical donne aux radicaux des clés pour opérer une transformation sociale constructive et comprendre "la différence entre un vrai radical et un radical de papier".

  • Le chemin de février

    Anna Seghers

    • Aden belgique
    • 24 Novembre 2010

    Quand lui arrivent les informations sur les journées de février 1934 en Autriche, Anna Seghers habite la banlieue parisienne.
    Elle a quitté l'Allemagne au lendemain de l'incendie du Reichstag. L'émigration ne signifie pas pour elle le refuge dans une tour d'ivoire mais une possibilité de continuer, par la littérature, à combattre. Ce livre donne l'impression d'une caméra qui se déplace sur les lieux mêmes des événements. Anna Seghers rapporte, sans presque jamais les habiller de commentaires, les propos ou conversations des individus rencontrés.
    Ici, aucune mise en scène des faits, de ce qui les précède et peut les expliquer. La plongée est immédiate. Influencée par le cinéma, cette technique narrative, bien qu'utilisée déjà par Alfred Döblin ainsi que par John Dos Passos, ne manque pas d'originalité pour un type de récit que son auteur veut politique. Anna Seghers a retracé avec une imagination, une ardeur et une rapidité stupéfiantes la dernière des phases à la fois glorieuses et désespérantes des luttes du mouvement ouvrier dans l'Europe du XXe siècle.
    Pilonné par la police de Daladier dans le cadre des opérations de police visant à détruire les organisations du PCF, ce livre est longtemps resté introuvable. Le voilà à nouveau édité, enrichi d'une préface de Lionel Richard et d'un hommage à la traductrice du roman, Jeanne Stem, par Pierre Radvanyi.

  • On ne saurait lire ce qui est le plus étonnant dans le destin de john keats : la fulgurante brièveté de sa carrière poétique, le gouffre qui sépare l'étroitesse matérielle de sa vie des univers de son imaginaire, ou encore les sidérantes métamorphoses de son écriture.
    Quel lecteur, ignorant l'existence de keats (folle supposition), pourrait deviner qu'endymion, hypérion et les odes sont de la même main ? ces écritures se nourrissent pourtant d'une source unique : celle de la perte d'un amour premier dont keats ne put jamais faire le deuil. plaçant ainsi son univers sous le soleil noir de la mélancolie. " exister ", ce fut pour le poète apprendre à vivre avec cet impossible deuil.
    Ecrire, c'était reconstruire par les mots la relation à la chose perdue. jusqu'au jour oú la quête mélancolique s'incarna dans l'amour le fanny brawne : passion certes condamnée par la maladie, mais déjà en elle-même tragique, puisqu'en la femme aimée c'était l'auge, la chose perdue, que recherchait inconsciemment le désir. cette " existence intime de keats se donne à lire bien sûr dans les lettres d'amour : mais elle fait trace surtout dans le champ poétique, ce lieu paradoxal oú le poète fait de son manque la substance de l'oeuvre.

  • Féminismes pluriels

    Nicole Van Enis

    • Aden belgique
    • 18 Octobre 2012
  • Jean meslier s'éteint alors que le siècle des lumières débute à peine.
    Curé de village, il laisse à la postérité un mémoire de ses pensées et sentiments. non un recueil de paroles propres à édifier les " bons chrétiens ". mais... une bombe ! car son mémoire, c'est la première théorie complète d'athéisme et de matérialisme philosophique ; la première pensée à la fois communiste et révolutionnaire. longtemps étouffée, la voix de ce curé athée et révolutionnaire renaît aujourd'hui de l'oubli.
    Le présent ouvrage nous introduit ici à son oeuvre, à sa portée et à sa signification. il laisse pour cela largement la parole à meslier lui-même.

  • La débâcle bancaire en a surpris plus d'un. Pas Marco Van Hees, l'auteur de Didier Reynders, l'homme qui parle à l'oreille des riches, pour qui la "crise" est même la conséquence inévitable et prévisible d'une idéologie à l'oeuvre, et qu'il détaille ici de manière limpide.
    La première partie du livre ("Banques qui pillent") enquête sur les procédés qui ont permis aux banques de réaliser, ces dernières années, des profits gigantesques, bien loin de la bonne gouvernance de façade. Appuyé sur de nombreuses sources, dont des témoignages de première main, Marco Van Hees montre comment cet enrichissement s'est opéré, de façon légale mais aussi, parfois, de façon ourtageusement illégale, au détriment des clients des banques, du personnel des banques et de l'État.
    La seconde partie ("Banques qui pleurent") détaille les motifs de ces faillites annoncées. Pourquoi les directions des banques, qui pendant des années ont crié "au moins d'État", ont-elles exigé son intervention providentielle ? Mais aussi : comment cette intervention de la puissance publique s'est-elle faite - et cela doit nous préoccuper - avec un même irrespect des règles de droit et de bonne gestion, qui fait que la perfusion offerte aux vampires bancaires porte en elle les prochaines crises. L'ouvrage dévoile à ce propos les liaisons dangereuses tissées entre le monde politique et le monde bancaire.
    Enfiligrane, ce livre est un plaidoyer pour instaurer ce que la réalité impose : une banque publique au service des gens et non au service du fric.
    Marco Van Hees est inspecteur à l'impôt des sociétés et l'auteur de plusieurs livres remarqués.

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