Archives Contemporaines

  • La nourriture et son partage sont au coeur de nombreux rituels des religions afro-brésiliennes, y compris de l'umbanda. On les retrouve sous la forme d'offrandes aux divinités et entités spirituelles pendant les fêtes, les cérémonies, ou les séances de guérison dans les lieux de culte. Partages et offrandes renforcent les liens entre les humains et les esprits, mais aussi les liens entre umbandistes, membres d'une même famille symbolique. Présentes en dehors du Brésil dans le cadre d'un processus de transnationalisation, ces pratiques rituelles, alimentaires et culinaires de l'umbanda connaissent aujourd'hui de nouvelles modalités et significations. En s'appuyant sur un travail de terrain mené dans des maisons de culte au Brésil et au Portugal, il s'agit ici de mettre au jour les différentes acceptions de la notion de nourriture dans cet univers religieux, ainsi que les formes de partage qui en découlent. Une lecture renouvelée est ainsi apportée aux permanences et adaptations des pratiques religieuses afro-brésiliennes actuelles.

  • On sait les images du photojournalisme prises entre leur fonction (journalistique) et leur valeur esthétique (photographique) : entre le magazine et le musée, " derniers tableaux " reprenant à leur compte les questions de la peinture d'histoire.
    Ce livre offre des exemples - oeuvres, expositions - qui illustrent, et en même temps excèdent cette opposition, et demandent l'élargissement du champ de cette recherche. C'est la vision d'un photojournalisme et d'un art contemporains l'un de l'autre, partageant les mêmes ambitions de " rendre compte du réel ", de témoignage, de " fonction critique ", les mêmes doutes sur leur capacité à le faire, et l'usage (la récupération, l'atténuation) dont ils peuvent faire l'objet.

  • Les espaces francophones sont caractérisés par des pluralités linguistiques et culturelles fortes, croisées par un usage commun de formes transversales de français. Ces partenariats dynamiques entre spécificités locales et rapports à un ensemble de français véhiculaires parta-gés stimulent des usages symboliques des langues. Dans ces situations de « contacts » l'hybridation ou le « métissage » sont le moteur de ces innovations émergentes, inscrites dans le temps et l'espace. Les journées scientifiques inter-réseaux de Damas (27-29 mai 2009)* ont permis de réunir et de confronter des travaux portant sur trois axes clés de cette problématique et venant de chercheurs reconnus et de jeunes chercheurs des cinq continents : l'émergence de nouvelles formes, normes et identités linguistiques « métissées » ; l'émergence de nouvelles compétences dites « plurilingues et interculturelles » notamment au regard de la didactique des langues, et leur prise en compte en termes d'expression culturelle et de relations interculturelles ; l'émergence d'expressions culturelles centrées sur des « endonormes » innovantes notamment analysées en littérature francophone.
    Au delà d'une synthèse d'informations scientifiques, un questionnement théorique transversal est suscité : quels cadres, quels modèles, quels concepts communs aux différentes disciplines et réseaux de chercheurs peuvent rendre compte de ces dynamiques d'émergence et d'innovation, et permettraient de rendre leur exploitation constructive ?
    La rencontre de Damas visait également à accompagner le développement de groupes de recherches structurés, notamment dans les universités dites « du Sud ». Dans cette logique de développement, le lecteur trouvera ici bien des idées innovantes sur les questions que soulèvent ces objets émergents.

    * Programme « Langue française, diversité culturelle et linguistique » de l'Agence universitaire de la Francophonie.

  • Tenu les 8 et 9 octobre 2008 à l'École normale supérieure, le colloque « Aimé Césaire à l'oeuvre » se plaçait dans la double perspective d'un projet éditorial, celui des oeuvres littéraires complètes de Césaire et d'un projet institutionnel, celui de la collection « Planète Libre », fondée en 2007 en partenariat entre l'Institut des textes et manuscrits modernes (ITEM) du CNRS et l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF). Cette collection prenait la suite d'un projet antérieur, « Archives de la littérature latino-américaine, des Caraïbes et africaine du XXe siècle », né 30 ans auparavant.

    Dans les dernières années se sont multipliées des collections de référence, à la fois savantes et accessibles à un grand public. Elles permettent de lire dans son intégralité - et en y ajoutant la dimension critique qui les enrichit - l'oeuvre des grandes figures de la littérature mondiale (Kant, Flaubert, Proust, Artaud.). D'autres figures majeures sont restées en retrait, à l'écart de ce type d'édition de référence parce que, quand leur langue est le français, elles sont réputées appartenir à la littérature « francophone » - et non à la littérature française - du fait de leur ancrage hors de la France métropolitaine, et parce que les travaux critiques les concernant sont encore dispersés, voire insuffisants tant du point de vue qualitatif que quantitatif.

    C'est à cette double lacune qu'entendent remédier l'Agence universitaire de la Francophonie et aujourd'hui « Planète Libre », en permettant l'édition dans une collection de référence de l'oeuvre complète de figures littéraires majeures du XXe siècle : Jacques Roumain, Léopold Sédar Senghor, Jean-Joseph Rabearivelo, Léon-Gontran Damas, Aimé Césaire.

    Le projet Césaire a été lancé avec l'accord de l'écrivain. Ses précieuses recommandations ont permis d'élaborer l'esquisse du volume, qui a servi de base au programme du colloque : introduction et étude philologique préliminaire, le texte (poésie, théâtre), l'histoire du texte, les lectures du texte.

    Quelques mois après la disparition d'Aimé Césaire, la rencontre dont nous présentons ici les actes prenait à la fois la forme d'un hommage et d'une prospective scientifique. Elle jetait ainsi, dans une méthodologie renouvelée, les bases d'une édition critique des oeuvres littéraires complètes de Césaire dans la collection « Planète Libre ».

    Lors de la réunion du comité éditorial, le 30 septembre 2009, Albert James Arnold a été désigné coordonnateur scientifique de l'édition Aimé Césaire.

  • L'anthropologie filmée des interactions sociales vise à rendre compte des situations de négociation ou de coopération, des lieux de transactions et des périodes de transition, par la mise en récit du travail des relations sociales entre les acteurs.
    Une telle pratique résulte de ce qui se joue dans le rapport à la caméra. Filmer l'autre constitue, en soi, une relation sociale. Autrement dit, l'observation filmée des interactions sociales repose sur une compétence de sociabilité entre filmant et filmés. Dans cette perspective, les conditions de l'ethnographie filmée peuvent s'interpréter selon le cadre théorique d'Erving Goffman. Dès lors, on comprend l'opération symbolique par laquelle la caméra se fait oublier, lorsque le cadre de la caméra parvient à traduire le " cadre de l'expérience " qui soutient la situation sociale filmée...
    Filmant et filmés sont engagés dans un rapport singulier où tout se passe comme si la caméra n'existait pas. Cette dénégation repose paradoxalement sur la mise en représentation du dispositif technique, attribuant à l'observateur-filmant une place spécifique dans la production des échanges entre filmés. C'est en cela que nous pouvons dire que savoir filmer c'est savoir être là : au sens où filmer c'est se situer dans un " espace potentiel " de perception, selon le terme de Donald W.
    Winnicott. Mais, cette disposition ne va pas de soi lorsque la circonstance observée n'est pas vécue pour être représentée. Comment se maintenir dans un rapport de face-à-face avec ceux que l'on filme, sans pour autant transformer leur situation en un lieu de voyeurisme ou de contrôle ?

  • Pourquoi la microfinance s'intéresse-t-elle autant aux femmes ? Que sait-on aujourd'hui de ses effets sur la pauvreté féminine et sur les inégalités de genre ? En se basant sur l'exemple indien, cet ouvrage propose quelques éléments de réponse et de réflexion.
    Les effets observés incitent à la prudence : selon la manière dont elle est mise en oeuvre, la microfinance peut affranchir les femmes de certains liens de dépendance, mais elle peut également en forger de nouveaux, renforçant ainsi les inégalités entre hommes et femmes ou entre femmes elles-mêmes. Et même, dans le meilleur des cas (offre de qualité et contexte approprié), la microfinance peut difficilement agir sur l'ensemble des normes sociales défavorables aux femmes, puisque celles-ci sont profondément ancrées dans les croyances et les pratiques.
    Faut-il pour autant abandonner tout espoir et condamner la microfinance, au prétexte qu'elle n'aurait qu'un impact limité ? Certainement pas, mais il devient simplement urgent de prendre conscience des limites de l'outil et de ne pas en surestimer les potentialités.

  • La traduction de ces articles fondamentaux avait été revue par le « père du marxisme italien » lui-même, en 1899. Il fut un des maîtres à penser de Gramsci. Son oeuvre représente une tentative vigoureuse pour arracher « l'immense révolution théorique de Marx » à l'affadissement positiviste à la Engels-Kautsky ou à la Plekhanov, ce pourquoi le jeune Lénine lui rendra hommage.

  • Depuis plus de deux siècles, les volcans sont l'objet d'études scientifiques détaillées dont les résultats sont aujourd'hui portés à la connaissance de tout le monde, grâce au cinéma et à la télévision. Malgré cela, l'activité volcanique paraît encore mystérieuse, et suscite bien des idées fausses. Pourtant, les mécanismes naturels qui sont à l'origine des éruptions et de la diversité des roches volcaniques sont assez faciles à comprendre, si l'amateur y porte un minimum d'attention ! Essayons ensemble ! Cette proposition s 'adresse à un large public désirant se familiariser avec les processus qui sont à l 'origine des magmas et des volcans. La formulation physico-mathématique est évitée tandis que la rigueur scientifique des illustrations est adoucie par la poésie de l 'aquarelle (cet ouvrage est illustré par 44 aquarelles). Le vocabulaire spécialisé, souvent inévitable, est rassemblé dans un glossaire situé à la fin de l 'ouvrage.

  • L'artiste serait-il devenu un nouveau professionnel de l'art ? À vrai dire, les choses sont plus complexes car cette figure de l'artiste commissaire, désormais si influente, reste profondément ancrée dans un système de valeurs et d'exigences qui, depuis la fin du XIXe siècle, oscille entre le compromis et la transgression, entre le souci d'être à la fois dans l'institution et hors d'elle. La visée du présent ouvrage est précisément de montrer comment la figure de l'artiste commissaire s'est imposée au gré d'une histoire longue et complexe qui tient tant aux diverses stratégies déployées par les créateurs qu'aux transformations progressives du paysage institutionnel de l'art. Cette histoire était d'autant plus importante à écrire qu'elle ne révèle pas seulement une évolution du statut de l'artiste et du métier de commissaire, mais un phénomène plus large qui pose la question de l'exposition comme méta-oeuvre et, plus encore, comme lieu et instrument de pouvoir.

  • Amazon, iTunes, Netflix, YouTube, etc. : la liste serait longue des nouvelles formes controversées d'accès à la culture. À côté de ces grands noms d'entreprises transnationales, c'est en réalité l'ensemble des activités d'intermédiaires dans les arts et les industries créatives qui s'expose aujourd'hui et semble croître, en nombre, en taille et en puissance. Qui sont les protagonistes de ces activités en pleine expansion? Que font-ils ? Quelles sont leurs relations, directes ou indirectes, avec la création? À travers une vingtaine d'enquêtes conduites en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis sur des individus et des entreprises qui font exister l'offre et la demande de travail artistique ou de biens culturels, les auteurs de ce livre répondent pour la première fois à ces questions de manière plurisectorielle : dans les arts visuels, la musique, le cinéma, la mode, la bande-dessinée et les industries numériques. La plupart des « fonctions » d'intermédiation sont ainsi abordées, depuis le soutien à la production jusqu'aux palmarès en passant par la sélection des talents, le développement de carrières, le montage des équipes et des budgets et, bien entendu, la distribution et la promotion des oeuvres. La perspective adoptée met en avant les luttes incessantes pour la conquête des créations ayant lieu aux frontières de « territoires » d'activité professionnalisés ou plus informels. L'ouvrage constitue un plaidoyer pour une sociologie des systèmes d'intermédiation : méthode d'analyse pertinente des reconfigurations économiques actuelles, irréductibles au discours enchanté des investisseurs comme au schème critique globalisant de la marchandisation de la culture ; instrument privilégié d'une écologie sociale indispensable à une compréhension réaliste du travail artistique. Au terme du parcours, les débats sur la reconnaissance déclinante des créateurs et la répartition inégale des risques et des bénéfices au sein du capitalisme dit « culturel » devraient apparaître sous un jour inédit. Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff avec des contributions d'Olivier Alexandre, Pierre-Jean Benghozi, Célia Bense Ferreira Alves, Christian Bessy, Laura Braden, Vincent Bullich, Pierre-Marie Chauvin, Diana Crane, Timothy J. Dowd, Thomas Guignard, Karim Hammou, Wenceslas Lizé, Audrey Mariette, Jean-Matthieu Méon, Bernard Miège, Delphine Naudier, Keith Negus, Thomas Paris, Violaine Roussel, Mathieu Trachman, Laure de Verdalle, Julie Verlaine.

    Sous la direction de Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff.

  • Pourquoi ce qui s'est passé s'est-il passé ainsi et non pas autrement ? Pourquoi Schoenberg est-il devenu le Schoenberg tel qu'on le connaît ? Un tel questionnement a posé et nourri les fondements d'une herméneutique de la création et de la réception (musicales) : pourquoi telle oeuvre a-t-elle été créée ou/et reçue de telle manière, à tel moment et en tel lieu ? Pour déchiffrer ce pourquoi, il faut reconstituer l'identité narrative, le se-comprendre devant l'oeuvre (Ricoeur) de tel créateur ou de tel(s) récepteur(s). Les principes et les modalités d'application de cette herméneutique sont déclinés - de manière informelle - au fil des textes regroupés dans ce recueil. Ces outils permettent de mieux comprendre comment et pourquoi Schoenberg est devenu Schoenberg, en examinant tous les aspects de sa personnalité et de son oeuvre, aussi bien musicale, théorique, picturale que littéraire.

  • Les manuscrits des traducteurs ou des autotraducteurs mettent à nu leur travail, fait de libertés et de contraintes, d'hésitations et de choix. Le choix marque le début et la fin de la liberté du traducteur et de sa créativité : d'une part la fin de la liberté infinie de ce moment d'indécision qui le précède permettant toute ouverture, d'autre part la fermeture d'un éventail de possibilités en une seule. Mais le choix est aussi l'espace même de la créativité et de la liberté en jeu dans toute traduction. C'est à partir de ces présupposés, la traduction comme processus et la traduction comme liberté (sous contrainte, mais laquelle ne l'est pas ?), que j'ai réuni les articles de ce volume divisé en trois parties : une première partie éthique, ou politique, une deuxième esthétique, ou prosodique, et une troisième « subversive ».
    Trois espaces de liberté où le traducteur peut donner libre cours à sa créativité.

  • L'éducation thérapeutique proposée aux personnes malades chroniques est analysée ici comme un espace transitionnel qui s'inscrit à la croisée de plusieurs mondes de vie : les soignants et les patients, le contexte de la situation d'apprentissage et le contexte « ordinaire ». C'est dans cet espace intermédiaire que se confirme le cheminement scientifique novateur présenté dans cet ouvrage, sur une amplitude de deux décennies de travaux menés en France, dans l'océan Indien et plusieurs pays d'Afrique. En prenant appui sur des travaux contextualisés qui interrogent des lieux différents, les analyses montrent comment dans un domaine particulier et dans des contextes spécifiques, le potentiel heuristique et la visée transformative des sciences de l'éducation contribuent utilement à la connaissance et à l'action. Les apports de la sociologie, des didactiques, de l'anthropologie de la santé et de la communication s'articulent de façon constructive pour éclairer les situations d'apprentissage, le processus éducatif, ainsi que les enjeux actuels en matière de développement de la littératie en santé.

  • À vouloir faire du structuralisme un courant homogène organisant les sciences humaines et sociales des années 1960, on a perdu de vue les spécificités d'une approche plurielle, composite et de longue durée des phénomènes humains. Ce livre entend restituer toute la singularité des structuralismes, en suivre les résonances, les renvois et les mouvements. Du structuralisme génétique de Piaget aux efforts historiens pour penser les structures dans l'histoire, en passant par le structuralisme linguistique et l'affrontement avec le marxisme en anthropologie, c'est tout un archipel d'entreprises scientifiques éclatées qu'il devenait nécessaire de cartographier. Un ouvrage collectif qui s'interroge tout à la fois sur les sources, les manifestations, les objets ainsi que sur la grande notoriété publique de ce courant pour mieux mettre au jour la singularité des pratiques de recherche en sciences humaines et sociales.

    Avec les contributions de C. Basualdo, J.-F. Bert, Ph. Borgeaud, F. Chaubet, L. Dumont, B. D. Geoghegan, J. Lamy, P. Lefort, J. Léon, J. Pommier, M. J. Ratcliff, R. Rousseleau et G. Sapiro.

  • Nul ne peut prétendre définir le paysage comme un objet qui serait soit entièrement culturel, soit entièrement naturel ; il supporte maints cadres théoriques (philosophique, esthétique, historique, anthropologique, sociologique, etc.) tout en ayant constitué un réservoir d'agir politique et d'expression artistique; le caractère flou du concept autorise tous les conforts interprétatifs, mais aussi tous les abus gestionnaires. C'est pourquoi il constitue un terrain particulièrement intéressant pour confronter des points de vue, des pratiques et des épistémologies.

    L'idée est donc de contourner les approches parfois exclusivement sémiotiques (ce que nous dit le paysage, ce que signifie le paysage, etc.), ou parfois uniquement sociologiques (le paysage comme construit social) pour interroger ce qui dans le paysage dérange nos prétentions à la modélisation ou au surplomb: par exemple comment maintenir dans nos objets et actions la sensibilité, les troubles ou les énigmes liés aux difficultés de penser à la fois la nature et les institutions, les représentations et les actions, les engagements et les déplacements des individus, les approches scientifiques et les intérêts des praticiens?

    Avec les contributions de : Igor Babou, Lionel Charles, Philippe Hilaire, Bernard Kalaora, Joëlle Le Marec, Carpanin Marimoutou, Yogan Muller, Jacky Vieux.

  • Cet ouvrage interroge le concept de compétences interculturelles - un concept utilisé dans de nombreux domaines, tels que l'éducation, le commerce, ou la santé. L'auteur rappelle d'abord au lecteur les bases théoriques, conceptuelles, éthiques et méthodologiques d'un interculturel critique et réflexif. Il propose ensuite une définition des compétences interculturelles qui peut nous amener à dépister les idéologies et les contradictions de l'interculturel et à rencontrer l'Autre au-delà de certains imaginaires.
    Les contextes de la mobilité estudiantine et de l'enseignement-apprentissage servent à illustrer les compétences proposées. L'ouvrage est destiné avant tout aux étudiants de Master et Doctorat qui souhaitent réfléchir davantage sur le concept de compétences interculturelles. Les formateurs de formateurs y trouveront un grand intérêt également. Le livre pourra enfin être une ressource importante pour les professionnels de l'interculturel (CASNAV, entre autres).

  • Communautés de passionnés d'astronomie ou d'ornithologie, groupes d'entraide entre malades chroniques ou usagers de drogues, équipes d'infirmier-e-s en butte à des problèmes techniques, voilà autant de contextes dans lesquels se développent des formes d'apprentissages qualifiées ici de « e-learning informel ». En explorant de telles situations d'appropriation non intentionnelle de savoirs, cet ouvrage affirme qu'il ne faudrait pas que les recherches en e-formation se limitent au « mieux faire apprendre » : l'Internet et les objets connectés bouleversent les rapports aux savoirs bien audelà du seul développement des outils de « e-teaching » que sont les MOOCs ou les serious games.
    En fait, toutes ces situations dessinent les contours d'un régime de « Do it yourself » collectif, élargi à toutes les situations où l'on apprend, non pas dans le cadre d'un projet de formation, mais en conséquence d'une volonté d'exercer son pouvoir d'agir... en faisant, en participant ou en cherchant ensemble.

    Avec les contributions de P. Bury, N. Cazin, P. Chapard, A. Dozières, A. Gaudry-Muller, M. Macedo-Rouet et alii.

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