Langue française

  • L'auteur d'une cosmogonie.
    C'est au tournant de notre ère, à Rome, qu'Ovide (43 av. J.-C.-18 ap. J.-C.) compose son chef-d'oeuvre, Les Métamorphoses. Les 91 histoires que nous avons sélectionnées parmi les plus belles et les plus puissantes dessinent le récit de l'univers, du chaos à l'harmonie en passant par de poétiques métamorphoses.

    La traduction.
    Publiée en 1927 et revue en 1992 par Jean-Pierre Néraudau, spécialiste d'Ovide, la traduction de Georges Lafaye retranscrit la poésie et la beauté qui se dégagent des Métamorphoses tout en restant très fidèle à l'esprit d'Ovide.

    L'iconographie.
    Depuis l'Antiquité, le poème d'Ovide inspire les artistes. Mais ce sont les peintres baroques qui se sont emparé des Métamorphoses avec la plus belle vivacité. Au x???? siècle, les dieux païens n'inquiètent plus l'Église, ils appartiennent au monde du mythe. Dès lors, les artistes s'inspirent du texte exaltant d'Ovide pour créer des oeuvres d'une extraordinaire puissance narrative. 180 peintures de 100 artistes de l'Europe baroque - parmi lesquels Carrache, Caravage, Luca Giordano, Nicolas Poussin, Peter Paul Rubens, Jacob Jordaens ou Jusepe Ribera -, dialoguent ainsi avec le texte d'Ovide.

  • L'intégralité des Contes de Charles Perrault.
    Un terrible loup dévore sans état d'âme la grand-mère et le Petit Chaperon rouge, des bûcherons abandonnent leurs sept garçons dans la forêt, un homme à la barbe bleue terrifie les habitants de son pays, une jeune fille se désole de ne pouvoir aller au bal. Notre édition rassemble les trois contes en vers : Griselidis, Peau d'Âne et Les Souhaits ridicules, et les huit Histoires ou contes du temps passé, avec des moralités : La Belle au bois dormant, Le Petit Chaperon rouge, La Barbe bleue, Le Maître chat ou Le Chat botté, Les Fées, Cendrillon, Riquet à la houppe, Le Petit Poucet.

    Le brut et le merveilleux.
    En écho à la symbolique des Contes, la force et la pureté des 130 oeuvres que nous présentons dans cet ouvrage sont au service de l'expression des sentiments humains. Nées dans l'esprit de personnalités singulières à l'imagination sans bornes, animées par la nécessité de créer, éloignées des conventions académiques et peu soucieuses de reconnaissance, ces oeuvres sont un cri. Elles portent aujourd'hui le nom d'art brut, notion définie par Jean Dubuffet en 1945. Aloïse Corbaz, August Walla, Adolf Wölfli, Scottie Wilson, Henry Darger, Fleury Joseph Crépin et les 80 autres artistes présents dans ce livre inventent des oeuvres d'art spontanées, tantôt brusques, tantôt romanesques, toujours époustouflantes, dans lesquelles la féerie et la terreur des Contes sont omniprésents.

    Le regard de spécialistes.
    Bernadette Bricout, professeur de littérature orale à l'Université de Paris, et Céline Delavaux, spécialiste de l'art brut, accompagnent cette lecture par leurs introductions. Elles révèlent le sens des Contes et les liens intimes entre art brut et merveilleux.

  • Dix ans après les débuts de "La Petite Collection" des Éditions Diane de Selliers, redécouvrez Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire illustrées par la peinture symboliste et décadente, augmentées à la fin de l'ouvrage d'un carnet de dédicaces des personnes ayant contribué à la réédition de cet ouvrage.

    Le livre présente l'intégralité du recueil des Fleurs du Mal (édition de 1861) augmenté des Épaves (1866) et de l'édition posthume (1868), soit un ensemble de 164 poèmes. Ces derniers sont accompagnés de 185 reproductions pleine page de peintures, lithographies et aquarelles de plus de 80 artistes essentiellement issus de la seconde moitié du XIXe siècle, parmi lesquels Félicien Rops, Léon Spilliaert, James Ensor, Jean Delville, Alfred Kubin, Edvard Munch, Odilon Redon et Gustave Moreau, Carlos Schwabe, Max Klinger, etc. Cette confrontation du poétique et du pictural souligne les correspondances entre deux univers, et restitue à l'oeuvre de Baudelaire sa grandeur prophétique et fondatrice pour toute une nouvelle génération de poètes et de peintres.

    Héritage du second romantisme et première manifestation du symbolisme, la décadence est une esthétique où l'étrange et l'artificiel s'unissent afin de créer un langage pictural nouveau, en réaction aux préoccupations industrielles d'une bourgeoisie optimiste et dirigiste.
    De la décadence naîtra le symbolisme, un art de la suggestion, de l'analogie et de la métaphore, au sein duquel poètes et artistes expriment leurs obsessions les plus profondes : la solitude, la mélancolie, le mysticisme, la sensualité, le rêve, l'étrange, le morbide.

    Cette édition préfacée par Jean-David Jumeau-Lafond propose une biographie des 86 artistes présents dans l'ouvrage ainsi qu'une chronologie précisant notamment les liens de Charles Baudelaire avec les artistes et les hommes de lettres de son époque.

  • Moyen âge flamboyant Nouv.

    Poésie de coeur et poésie de cour, cette anthologie célèbre les quatre siècles fondateurs de la poésie française, du x??? au x?? siècle, de Guillaume IX d'Aquitaine à François Villon en passant par la comtesse de Die, Ruteboeuf, Christine de Pizan ou encore Charles d'Orléans.
    « On doit au Moyen Âge, écrit Michel Zink dans sa préface, d'avoir tissé le lien indissoluble entre la poésie et l'amour. » Le soupirant rend hommage à sa dame par un poème parfait, stylisé et achevé, il transcende son amour par l'écriture. Ce faisant, ce Moyen Âge poétique invente l'amour courtois. Amants souffrant du mal d'amour, dames lointaines et messagers confidents contribuent à transformer les relations amoureuses à travers l'Europe et marquent durablement l'imaginaire de notre civilisation.
    Troubadours et trouvères choisirent de composer dans leur langue maternelle, en langue d'oc et en langue d'oïl. Ils offrent ainsi leurs lettres de noblesse à une lyrique en langue vulgaire, c'est la naissance de la poésie moderne. Chaque poème est publié dans sa traduction en français moderne et dans sa version originale.
    Une liberté d'esprit et un appétit de vivre saisissants émanent de cette production poétique. Par son humanité, sa tendresse et son humour, cette célébration de l'amour, de la vie et de la nature nous touche et nous inspire.

    Si le gothique flamboyant des XIV? au XV? siècle évoque la monumentalité des cathédrales, il fait éclore des trésors d'art d'un tout autre genre, moins ostensibles, mais tout aussi sublimes : les peintures de manuscrits. Objet rare et recherché avec ses peintures magistrales, ses lettrines rehaussées d'or, ses reliures en ivoire, en or ou en velours, le manuscrit enluminé sort du strict cadre clérical.
    Épris de luxe et d'éclat, princes et riches mécènes passent des commandes fastueuses, comme le Livre du Coeur d'Amour épris de Barthélemy d'Eyck, ou encore Les très riches heures du duc de Berry. Les artistes rivalisent de minutie et de délicatesse dans le rendu de la lumière, des proportions ou des perspectives qui annoncent déjà la Renaissance.
    Ces trésors méconnus, conservés à cause de leur fragilité dans les fonds des bibliothèques et musées, sont ici dévoilés. Notre publication crée, à partir d'une sélection de 200 miniatures, de véritables tableaux, reproduits en de puissantes pleines pages. Un spectacle exceptionnel !

  • Premiers textes littéraires à l'origine de la littérature occidentale, l'Iliade et l'Odyssée exercent une influence considérable sur notre civilisation. Homère est, avec Hésiode quelques années plus tard, à la source de la connaissance de la mythologie grecque. Ses épopées constituent la base de l'éducation à l'époque classique, hellénistique et romaine. L'homme de la Renaissance redécouvre ces textes, l'homme moderne se nourrit des modèles de vie qu'ils proposent. oeuvres fondamentales, elles placent l'homme face à son destin, qu'il a conscience de devoir accomplir. La valeur, l'honneur et la gloire dominent les vingt-quatre chants de l'Iliade ; dans l'Odyssée, Ulysse ose le voyage intérieur, initiatique et solitaire, qui l'entraîne à la recherche de lui-même.
    Jamais cette oeuvre n'avait été illustrée dans sa totalité. Il fallait à ces textes le regard, l'empreinte d'un artiste dont la culture fût méditerranéenne et universelle, et dont la sensibilité répondît à celle du poète.

  • Vers 1260 le premier manuscrit de La Légende dorée raconte la vie de cent quatre-vingt saintes et saints. En quelques années il devient, avec la Bible, le livre le plus copié, le plus lu, écouté, raconté dans les pays de la chrétienté. Grâce à ce véritable livre de chevet, la foi, l'histoire de l'église, la religion prennent une couleur plus ingénue, plus populaire et plus pittoresque. L'iconographie Le texte émerveille aussi les artistes qui s'en emparent avec félicité dès le début de la Renaissance italienne.
    Il devient rapidement une référence essentielle, une source d'inspiration inépuisable. Les plus grands peintres - Duccio, Giotto, Simone Martini, Fra Angelico, Ambrogio et Pietro Lorenzetti, Masaccio, Masolino, Piero della Francesca... - mais aussi d'autres moins connus mais non moins inspirés déployent tout leur génie pour magnifier les scènes de la vie des saints et enrichir les églises, les couvents et les monastères de fresques, de retables, de polyptyques.
    Quatre cents reproductions en couleurs de plus de cent vingt peintres des XIVe et XVe siècles italiens sont reproduites dans notre livre. Parmi elles, si une centaine universellement connue bouleverse le spectateur d'émotion, que dire du tiers d'entre elles qui n'ont jamais été vues : fresques cachées au fond des couvents, retables découverts dans des églises inconnues, suites éparpillées...

  • Érasme publie en 1511 une oeuvre satirique d'une ironie mordante, donnant la parole à Dame Folie. Pour la première fois, notre édition reproduit les 82 dessins d'Holbein qui illustrent cette « déclamation » ainsi que 200 peintures des plus grands artistes allemands et flamands, fascinés par le thème de la folie et des vices humains.

  • Cet ouvrage reproduit les deux cent soixante-quinze planches en couleurs composées par Jean-Baptiste Oudry, peintre du roi Louis XIV et professeur à l'Académie royale de peinture, pour illustrer la totalité des deux cent quarante-cinq Fables de La Fontaine. Crayonnées, gravées et rehaussées à la gouache et à l'aquarelle, les gravures témoignent de la maîtrise de l'artiste. Les scènes représentées captent les instants les plus significatifs du texte tout en offrant, à travers le dessin des paysages, des costumes et de l'architecture, une fresque de la société de la fin du XVIIe siècle. De même, personne mieux qu'Oudry n'a su faire vivre les animaux, et ses compositions apportent aux Fables une dieu s'animer les animaux comme le fabuliste les fait parler.
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  • Laissez-vous surprendre par la nouvelle traduction des onze premiers chapitres de Marc-Alain Ouaknin sublimée par l'abstraction. Le récit de la création du monde, du jardin d'éden, d'Adam et ève, d'Abel et Caïn, du déluge, de la colombe et de la tour de Babel se révèlent soudain d'une modernité insoupçonnée !
    Nourri des mythes babyloniens, ce texte fondateur est porteur de thèmes universels, tout à fait contemporains : la liberté, l'amour de soi, l'écoute, le langage, l'accueil de l'étranger, l'éducation, la traduction, la parole donnée, le désir. Il suffit de savoir les décrypter. C'est ce que propose Marc-Alain Ouaknin dans des commentaires qui ponctuent chacun des onze chapitres, en plus des notes de traduction, présentées en fin de volume, qui permettent de cheminer pas à pas et d'éclaircir ce texte souvent énigmatique.

    En regard de ces onze premiers chapitres de la Genèse, une centaine d'oeuvres abstraites invitent à une lecture intérieure. Des formes et des couleurs, un art libre qui dévoile l'invisible du monde et l'inapparent de la condition humaine. Les oeuvres de soixante-dix artistes de la fin du xixe siècle à nos jours sont rassemblées autour du texte biblique. Malevitch, Kandinsky, Joan Mitchell, Klee, Bang Haï Ja, Sam Francis, Maria-Eva Bergman, Hilma Af Klint et bien d'autres nous invitent à méditer l'obscurité du premier jour, la ruse du serpent, ou l'arc-en-ciel comme signe d'alliance. Chaque oeuvre murmure un récit personnel aux yeux et à l'esprit de celui qui la regarde. Une liberté d'interprétation absolue qui fait de cette lecture une expérience universelle.

  • Rassemblant pour la première fois dans un même recueil la poésie arabe, persane et turque, du VIe au XXe siècle, cet ouvrage regroupe 110 poèmes et 200 peintures tirés des plus beaux manuscrits enluminés. Il rend ainsi hommage à l'Orient dont la poésie est au centre de la vie, à sa culture d'une très grande richesse, qui fascine et enchante depuis la nuit des temps.
    Les poètes et les peintres se complètent, révélant, à travers les siècles que ce livre parcourt, l'univers onirique des civilisations d'Orient.
    200 oeuvres du XIIIe au XXe siècle ont été sélectionnées parmi les plus belles collections publiques et privées du monde : la Bibliothèque nationale de France, la Fondation du prince Aga Khan à Genève, le Metropolitan Museum de New York, la British Library de Londres, et aussi le Musée du Caire, le palais Topkapi à Istanbul, le Musée de Damas...
    Dans ce voyage à travers les jardins enchantés, les fêtes princières, les parties de chasse ou le désert peuplé d'animaux sauvages se croisent couples d'amoureux, derviches, princesses, courtisanes, ermites, musiciens, conquérants...
    Les introductions ainsi que le vaste appareil historique et culturel aident le lecteur à comprendre l'importance du nomadisme et de l'oralité à l'origine de la poésie arabe, les influences des diverses cultures, la place de la peinture figurative en Orient.

  • L'intégralité de Poésies, Une saison en enfer et Illuminations dans une approche inédite : chaque poème est associé avec une oeuvre d'art qui fait sens et provoque résonnance, émotion et plaisir. Lisez Rimbaud comme vous ne l'avez jamais lu : au-delà du mystère des mots, laissez-vous porter par la beauté de la poésie par l'image.

    Ces poèmes sont illustrés pas près de deux cents peintures d'artistes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle parmi les impressionnistes, les fauvistes, les nabis, les expressionnistes, les cubistes, les surréalistes, les futuristes, l'orphisme, l'art abstrait.

    Présentation de l'auteur Poésies, Une saison en enfer et Illuminations regroupent 121 poèmes en vers et en prose composés à partir de 1870 alors que Rimbaud n'a que 16 ans. Sa personnalité hors-norme, son génie, sa clairvoyance et la fulgurance de sa création forgent le mythe qui fascine encore aujourd'hui. Dans sa poésie, Rimbaud intègre en les dépassant les ambitions de tous ceux qui l'ont précédé : inventer une langue nouvelle, amener le langage à son incandescence.

  • Voici, pour la première fois depuis de nombreuses années, un peintre contemporain de renom, Gérard Garouste, qui réalise l'illustration d'un des plus grands textes de l'humanité, le roman précurseur du roman, le Don Quichotte de Miguel de Cervantès. Il donne ainsi naissance à un livre majestueux à paraître en septembre 1998.
    L'oeuvre de Gérard Garouste qui en jaillit est d'une puissance, d'une force imaginative, d'un humour et d'une chaleur remarquables. La richesse des couleurs séduit par la beauté des tons, fondus ou heurtés, au gré de l'humeur donquichottesque partagée par le peintre et l 'écrivain malgré la distance du temps. Depuis toujours, les grandes oeuvres de la littérature et de la mythologie attirent Gérard Garouste. Ainsi il s'est imprégné de ce texte de Don Quichotte qu'il considère comme le plus profond, celui qui mélange sagesse et folie, illusion et dérision, bon sens et naïveté avec une générosité débridée et un idéal inaccessible. De cette étonnante rencontre de Gérard Garouste avec Don Quichotte résulte une somptueuse oeuvre d'art : cent cinquante gouaches inédites créées spécialement pour cette édition. Les illustrations de Gérard Garouste sont un guide magnifique à la rencontre de Don Quichotte et de ses nombreux personnages, dans un festival de poésie, d'humour et de couleurs. L'ouvrage, digne de la plus exigeante bibliophilie est réalisé dans la grande tradition des manuscrits enluminés d'autrefois : Gérard Garouste a également enrichi cette édition de cent-vingt six lettres ornées, véritable travail d'enluminure, qui ouvrent les cent-vingt six chapitres du livre.

  • Au coeur du Mahabharata, la grande épopée indienne composée vraisemblablement autour du IIe siècle avant notre ère, la Bhagavadgita est le texte sacré de l'hindouisme. Composée de 18 chants, elle se déploie dans un dialogue animé entre le valeureux guerrier Arjuna et le dieu Krishna. À la veille d'une gigantesque bataille fratricide opposant le clan des Pandava à celui des Kaurava, Arjuna confie à Krishna qu'il se sent défaillir à l'idée de combattre ses rivaux et parents. Krishna le « Bienheureux » va guider Arjuna par l'enseignement des valeurs du renoncement et de l'ascèse qui bouleverseront sa vie.

  • Le texte.
    L'Apocalypse raconte les visions de l'apôtre et évangéliste Jean en exil sur l'île de Patmos dans la mer Égée. Son message ne s'adresse pas au seul chrétien mais à l'homme qui, face aux épreuves de l'existence, lutte pour trouver sa voie et se trouver lui-même. Bien qu'ayant été écrit au Ier siècle, le texte de saint Jean résonne avec l'actualité d'une manière surprenante. Nous avons choisi la traduction de la Bible de Jérusalem, tant pour l'unanimité qu'elle suscite que pour le souffle et la justesse qu'elle donne à L'Apocalypse.

    L'auteur : Paule Amblard.
    Dans ses commentaires et son introduction, Paule Amblard, historienne de l'art et spécialiste de l'art chrétien médiéval, décrypte la signification des images et des symboles et nous convie à interroger le sens profond du message de saint Jean. Les commentaires de Paule Amblard sont enrichis de nombreuses citations de la Bible, mais également du Coran et des grands textes mystiques. Nous proposons ainsi une véritable lecture symbolique et spirituelle de la tapisserie d'Angers, et une promenade éclairée sur le chemin de L'Apocalypse.

    L'illustration.
    Chef-d'oeuvre du Moyen Âge datant du XIVe siècle et attribué à Hennequin de Bruges, classée au patrimoine mondial de l'humanité, la tapisserie d'Angers est la plus grande tenture médiévale jamais réalisée : 130 m de long par 6 m de haut, c'est-à-dire 775m2 (ce qui équivaut à trois terrains de tennis). Les illustrations de notre édition proviennent de l'envers de la tapisserie qui a conservé les couleurs flamboyantes de l'époque du tissage, et qui a été photographié puis inversé. Un important travail de photogravure a été réalisé afin d'obtenir la meilleure restitution possible des couleurs. Ce livre rend un hommage indispensable à une oeuvre exceptionnelle.

    Un soin particulier à l'exploitation des détails de la tapisserie a été apporté afin de faire ressortir les émotions inscrites sur les visages des personnages : le texte de L'Apocalypse et la tapisserie s'animent et se répondent. Là où les panneaux de la tapisserie manquent, nous avons intégré des miniatures issues de manuscrits précieux qui ont inspiré Hennequin de Bruges.

    Un livre pour tous.
    Une édition dans un format plus maniable et abordable, avec l'intégralité du contenu de la Grande Collection. L'Apocalypse de saint Jean illustrée par la tapisserie d'Angers séduira tant les amateurs d'art que les lecteurs intéressés par la spiritualité.

  • Depuis bientôt trois decennies, les Éditions Diane de Selliers marquent le monde de l'édition par l'audace, la singularité et la beauté de leurs publications. Le souffle de cette maison vient de la femme qui l'a fondée. À travers sa collection, Diane de Selliers rassemble les textes qui lui ont ouvert l'esprit et les oeuvres qui lui ont touché le coeur.
    Au gré des rencontres, le pari fou qu'elle a lancé, ne publier qu'un seul livre par an - mais un livre qui reste -, se poursuit. Son amour pour l'Italie la mène du Vatican à Berlin pour illustrer les vers de Dante qui la transportent. Un voyage en Inde lui insuffle l'envie de publier l'oeuvre de sa carrière : le Ramayana. Sa passion pour la culture méditerranéenne l'entraîne sur les mers qu'Ulysse a empruntées près de trois millénaires avant elle. La découverte du Dit du Genji guide ses pas jusqu'au Japon, Le Cantique des oiseaux lui ouvre les portes du monde persan. Autant d'histoires que d'ouvrages publiés.
    Ce témoignage dans lequel Diane de Selliers se dévoile est le récit d'une vie passée à se construire en compagnie des plus grands auteurs que compte l'humanité, à partarger avec ses lecteurs des beautés insoupçonnées : en vingt-sept chapitres, une femme se raconte à travers ses livres. C'est aussi une histoire d'amour et de passion qui se révèle aux yeux du lecteur plongé dans les coulisses des Éditions Diane de Selliers.

  • Le 8 juillet 1621, naissait Jean de La Fontaine à Château-Thierry. Les éditions Diane de Selliers célèbrent le 400e anniversaire de sa naissance avec une édition événement. Ce coffret est composé des Fables illustrées par Jean-Baptiste Oudry et des Contes illustrés par Fragonard. Deux magnifiques ex-libris numérotés de 1 à 400 sont insérés au coeur de ce coffret limité tiré à 400 exemplaires.

  • Composés à la fin du XIIe siècle, Yvain et Lancelot sont les deux oeuvres emblématiques de Chrétien de Troyes. Au fil d'aventures inspirées de la légende arthurienne, les héros de la Table Ronde doivent maintenir le délicat équilibre entre amour courtois et prouesses chevaleresques.

    Les peintres préraphaélites, notamment Dante Gabriel Rossetti, Edward Burne-Jones ou William Morris, réalisent à la fin du XIXe siècle des oeuvres dont l'intensité, l'émotion et la grâce illustrent admirablement les scènes intimes et épiques des romans de Chrétien de Troyes.

  • Edition critique de quatre versions françaises des 117 vers qui composent ce texte poétique de l'Ancien Testament : la Bible de Jérusalem, la Bible Segond, la Bible du Rabbinat et la Bible de Chouraqui.

  • Préface et étude (volume 2) de Pascal Bonafoux 2 volumes reliés pleine toile, sous coffret illustré.

    Parce qu'il n'y a pas d'art sans regard, les Correspondances impressionnistes proposent d'offrir un jeu de regards croisés entre les artistes et les écrivains qui furent leurs contemporains, détracteurs ou défenseurs, pour mettre au jour cet art de la lumière qu'est l'Impressionnisme.
    Ce livre invite le lecteur à vivre l'impressionnisme en temps réel, et à découvrir les coulisses d'une scène artistique d'avant-garde en pleine effervescence en assistant aux rencontres, amitiés ou inimitiés qui unissent peintres, écrivains et critiques d'art.
    Le premier volume présente de façon chronologique 90 textes d'écrivains de la fin du XIXème siècle, parmi lesquels Baudelaire, Zola, Maupassant, Huysmans, Mirbeau, Gautier . illustrés de 210 ouvres des peintres impressionnistes les plus importants de l'époque : Manet, Monet, Bazille, Renoir, Caillebotte, Degas, Sisley, Seurat, Whistler. l'occasion de porter un nouveau regard sur les chefs-d'ouvre ancrés dans notre mémoire collective, mais également de découvrir des ouvres moins connues, dont 42 peintures conservées dans des collections privées du monde entier, qui illustrent dans une résonance immédiate le propos des écrivains, soulignent leur surprise, leur indignation ou leur plaisir. La force de leurs textes est telle qu'elle entraîne le lecteur à porter un regard neuf sur ces peintures, avec une sensibilité et une émotion plus vives.
    Le second volume présente une étude de Pascal Bonafoux, qui éclaire les épisodes historiques, artistiques ou littéraires de cette période à travers les propos et les lettres des artistes, critiques et amateurs d'art de l'époque. Cette remarquable étude entre en étroite correspondance avec le premier volume et permet au lecteur de mieux appréhender la période impressionniste. Une plongée au cour d'une des plus belles aventures de l'Histoire de l'art.

  • Des merveilles d'impertinence et de liberté :
    Émancipés des contraintes de la rhétorique morale des Fables, les Contes, oeuvre pour le moins galante, sont avant tout un exercice de superbe liberté. Jean de La Fontaine y joue avec les mots, le rythme et le style. Malgré la censure officielle qui les frappe, les Contes s'imposent rapidement comme l'une des principales sources de la culture galante du XVIIIe siècle.
    C'est en 1770 que Jean-Honoré Fragonard entreprend l'illustration des Contes et compose 57 dessins qu'il rehausse d'un lavis de bistre. Véritable chef-d'oeuvre dans le domaine de l'illustration, ils sont conservés au Musée du Petit Palais depuis 1934 et ont attendu plus de deux cents ans avant d'être révélés au public.
    Dans cette édition, les oeuvres de Fragonard, la typographie et la mise en page respectueuse du manuscrit original synthétisent l'esprit du XVIIIe siècle, expression pure de cette culture qui sut faire du plaisir un art et de l'art un plaisir.
    L'ouvrage comporte également deux Contes apocryphes, Le Contrat et Le Rossignol, inspirés de Boccace, illustrés également par Fragonard et introuvables dans les éditions modernes des Contes.

  • Le Dit du Genji de Murasaki-shikibu est un texte fondateur de la littérature et de la culture japonaises. Écrit par une jeune femme au début du XIe siècle, ce roman-fleuve conte les aventures du prince Genji, Le Radieux, au coeur de la Cour impériale de Heian, l'actuelle Kyôto. D'intrigues amoureuses en manoeuvres politiques, le Genji mène une vie illustre accompagnée tout au long du récit par la poésie, la musique, la peinture, la danse et la nature.

    Le Dit du Genji plonge le lecteur dans un tourbillon de personnages et de péripéties : au gré des 54 chapitres qui composent le roman, c'est près d'une centaine de personnages et de destins qui se croisent, pendant une période qui dure environ 75 ans. À cette multiplicité des personnages s'ajoute celle de leurs noms dans la traduction française de René Sieffert : les personnages principaux sont identifiés par un surnom littéraire, auquel se juxtapose parfois leur rang ou leur fonction officielle (cette dernière évoluant souvent au fil des ans). Le Genji est ainsi, au fil des pages, successivement appelé « Genji », « Sire Le Radieux », « Commandant Conseiller », « Général », « Grand Conseiller Surnuméraire », « Ministre du Dedans », « Grand Ministre », « Empereur Exalté », etc.
    Cette accumulation des appellations et des péripéties constitue un obstacle de taille pour le lecteur, que nous avons souhaité lever en publiant aujourd'hui ce livre.

  • "Second volume des Voyages en Italie, Promenades dans Rome vient compléter l'aventure artistique et culturelle commencée quelques années plus tôt avec Rome, Naples et Florence. Cette fois, Stendhal a été conquis par la Ville éternelle au point de se lancer dans la rédaction d'un guide de voyage, recueil de "sensations du moment". Il laisse le lecteur libre de le suivre dans ses innombrables digressions et descriptions, son seul but étant de susciter "une émotion de curiosité que rien ne peut arrêter", en évitant de défaillir face à tant de beauté - le célèbre syndrome stendhalien.
    Une façon exceptionnelle de se plonger dans la vie romaine" - Diane De Selliers.

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