Gaussen

  • Brasse papillon : le roman d un collabo Nouv.

    En 1945, le nageur Jacques Cartonnet, champion du monde, est condamné à mort par contumace. Que lui reproche-t-on ? Son appartenance à la Milice et surtout la dénonciation de son rival, Alfred Nakache, déporté avec sa femme et sa fille. Cartonnet, lui, se cache en Italie. Pour raconter cette histoire, il faut revenir aux sources : les archives judiciaires et la presse sportive. Se dessine alors une carrière qui propulse un jeune nageur aux sommets de la natation mondiale, puis s'effondre. Paralysé par la compétition, Cartonnet est à la dérive. La rumeur d'homosexualité court. Il se perdrait dans les plaisirs... Pour rapporter cette faillite, les témoins se suivent: Amis, nageurs, entraîneurs, journalistes... Mais une voix se distingue. Celle d'un professeur de philosophie qui, pour sa thèse, tente de comprendre l'individu. Qui est donc ce Cartonnet ? Seul dans son coin, cet homme traqué parce que juif, nous apporte enfin la vérité.

  • Dans ce roman, l´un des derniers qu´il ait écrit, Conrad s´inspire de l´époque où, jeune homme, il était venu de Cracovie à Marseille pour apprendre le métier de marin. Comme Conrad, Monsieur Georges, jeune étranger fraîchement arrivé à Marseille, fréquente l´aristocratie et la bohème locales, et (c´est le seul élément autobiographique du roman) il est enrôlé dans un traffic d´armes en faveur des partisans de don Carlos d´Espagne en lutte contre la Première République espagnole. M. Georges se prend de passion pour Rita de Lastaola. Née dans les montagnes basques, où, enfant, elle garde des chèvres, elle a été élevée dans un milieu royaliste. Devenue la maîtresse d´un riche peintre et collectionneur, elle a hérité à sa mort d´une maison à Marseille, et d´une fortune mise au service du prétendant au trône d´Espagne. La présente édition présente deux autres textes en rapport avec le passage de Conrad à Marseille : un extrait de ses Souvenirs et une nouvelle de jeunesse, "Le Tremolino".

  • Napoléon serait mort le 5 mai 1821 à Sainte-Hélène. C'est du moins ce qu'on lit dans les livres d'histoire, mais, depuis près de deux cents ans, plusieurs romanciers se sont employés à faire mentir cette donnée historique apparemment incontestable. C'est même l'idée que le destin de l'Empereur aurait pu être autre que ce qu'il a été qui a donné naissance à un genre littéraire nouveau?: l'uchronie. L'Histoire de la conquête du monde et de la monarchie universelle publiée en 1836 par Louis Geoffroy est en effet le premier livre supposant un point de bifurcation de l'histoire. La France serait-elle dès lors la nation par excellence de l'uchronie, dans laquelle elle cherchereit une consolation, une forme de méditation souriante et ludique sur la vanité de la puissance et de la gloire?

  • Berthe au grand pied avait-elle un pied plus grand que l´autre ou plutôt un pied plus petit que l´autre ? Et Napoléon ? Est-il à l´origine de la sauce Marengo ? C´est à ce genre de questions que s´est attaché à répondre Léon Bienvenu, dit Touchatout, dans un récit hilarant qui nous mène depuis le temps des Gaulois jusqu´au XIXe siècle. À l´évidence, la meilleure manière de réviser son histoire de France ! « Touchatout a exploité une mine inépuisable : la démolition de la légende historique. Jamais, on avait jusqu´alors manqué de respect aux traditions avec un si superbe sans-gêne » (Pierre Larousse). Léon Bienvenu (1835-1911) est l´auteur d´un grand nombre d´ouvrages satiriques. Il a dirigé Le Tintamarre, proche ancêtre du Canard Enchaîné.

  • "Kinshasa, printemps 2006. En République démocratique du Congo, c'est la loi du plus fort., Lorsque mon père, doté d'un irrésistible goût pour la justice, s'est dressé contre le pouvoir, j'avais treize ans et mon existence de petit prince a volé en éclat. Nous entamions un long voyage au cours duquel la mort et l'exil ont d'abord été nos compagnons. Du Congo en France en passant par l'Angola et la Belgique, ma mère, mes soeurs et moi avons connu le vol, la précarité et l'errance. Mais quelle que soit la durée de la nuit, le soleil finit par réapparaître, et l'espoir est revenu grâce aux gens de bonnes volonté qui nous ont tendu la main. Notre histoire était devenue leur histoire. Arrivé en France par hasard, j'y suis resté par amour. Peu importent les difficultés du voyage, le plus important c'est la destination." Né en 1993 à Kinshasa (RDC) et arrivé en France à l'âge de 13 ans, Grace Tulomba est aujourd'hui restaurateur dans le centre-ville de Marseille.

  • Etienne Fossard et François Vidocq ont évolué dans le même milieu et ont connu les mêmes prisons. La ruse, le déguisement et le mensonge ont été leur mode de vie commun. Chacun des deux a brillé par son talent, remportant l´un le qualificatif de « roi des policiers », l´autre celui de « prince des voleurs ». Fossard était déjà bien connu de Vidocq et de ses services quand il s´est rendu célèbre en 1831 en commettant le casse du siècle, c´est-à-dire le cambriolage du trésor des rois de France se trouvant à la bibliothèque nationale. A travers de nombreux documents d´archives et des témoignages de première main, l´auteur a reconstitué la vie de ces deux hommes et l´histoire singulière de leur rivalité dans un récit historique aux allures de roman d´aventures.

  • Les petites îles de la Méditerranée occidentale ; histoire, culture, patrimoine Nouv.

    Si les grandes îles de la Méditerranée occidentale, la Corse, la Sardaigne, la Sicile, ou encore Malte, sont bien connues, ainsi que les archipels les plus denses, comme les Baléares, ces terres sont loin d´épuiser les figures de l´insularité. La Méditerranée se caractérise en effet par ses innombrables îles mineures et ses îlots : pas moins d´un millier, d´une superficie inférieure à mille hectares, ont été inventoriés dans sa seule partie occidentale par le Conservatoire du littoral, dans le cadre de l´Initiative « Petites Iles de Méditerranée », qui promeut la préservation de ces territoires micro-insulaires.Ce volume retrace, de la préhistoire à nos jours, l´histoire heurtée de leur occupation humaine, permanente ou occasionnelle, et des usages de leurs ressources, en synthétisant des connaissances éparses, en illustrant, sur des dizaines de cas d´étude, leurs traits originaux. Le lecteur découvrira la richesse de ces conservatoires de biodiversité, mais aussi de cultures matérielles, de styles de vie, de récits et de mémoires qui constituent des patrimoines tirant leurs particularités des conditions géographiques, topographiques et environnementales de chacune de ces îles. L´histoire des interactions entre l´homme et ces milieux méditerranéens est abordée sous ses multiples aspects, de la précarité de la vie aux larges horizons de la navigation et des échanges, de la réclusion à l´hospitalité, de la mise en valeur des terres à l´économie touristique, de la pêche traditionnelle à la mise en place des aires protégées, de l´exploitation des minerais et des végétaux aux légendes et à l´inspiration littéraire. Un vaste domaine d´étude à explorer et un monde à découvrir.

  • Lettres du stalag, 1940-1945

    Collectif

    • Gaussen
    • 10 Novembre 2020

    Après la capitulation de juin 1940, 1 845 000 soldats français (dont 80 000 venus de l´empire colonial) sont faits prisonniers. Deux tiers d´entre eux resteront retenus en Allemagne pendant toute la durée du conflit. Rapatrié à l´été 1945, ils se heurteront alors à l´indiférence voire au mépris.Cette publication de lettres et de documents inédits de provenance très variées s´inscrit dans un regain d´intérêt pour ces oubliés de notre mémoire.Par le biais des souvenirs familiaux ou des recherches généalogiques, nous portons enfin notre regard sur ces victimes de l´histoire. À travers leurs lettres, s´expriment un quotidien particulièrement dur, l´angoisse de l´éloignement dans une Europe en guerre, mais aussi, malgré la censure, une combativité souvent intacte, comme un témoigne les nombreux cas de tentatives d´avasion.

  • « Le bistrot, le bar, le café. On y trouve des types au comptoir qui élaborent des brèves pour Jean-Marie Gourio, des couples Tinder qui sirotent des mojitos, des mémés qui grattent des Tac-o-Tac côté tabac, des pépés qui jouent Fakir du Vivier gagnant dans la cinquième côté PMU, des ados qui feraient mieux d´être en cours de maths, des supporters de foot qui discutent recrutement, des poivrots, des co-workers, des branleurs, des jeunes filles en fleur, des garçons-bouchers, des gros, des maigres, des riches, des pauvres. » (Hugues Serraf, extrait de la préface)

  • "Nous sommes ici invités à suivre une passionnante enquête, accessible à tous, appuyée sur une solide investigation ainsi que sur une série d'entretiens menés auprès de scientifiques (historiens, archéologues), de religieux et de défenseurs des traditions. Avec clarté, humour et respect pour ses interlocuteurs, François Herbaux raconte vingt siècles de développement de la légende de Marie Madeleine, dessinant ainsi une grande fresque qui part des Evangiles, décrit l'essor médiéval du culte de la sainte en Bourgogne et en Provence et aborde les visions actuelles du personnage (sans omettre l'inévitable Marie Madeleine du Da Vinci Code).
    L'ouvrage permet de mieux comprendre la tradition des saints de Provence : de la figure vénérée à Saint-Maximin-La-Sainte-Baume jusqu'aux cultes des Saintes Maries de la Mer et de Sara la noire, chère aux Gitans de Camargue. Le résultat de cette enquête historique nous est proposé dans cet excellent livre de vulgarisation scientifique, sérieux et instructif, d'une lecture très agréable, sur l'histoire d'une figure majeure du christianisme".

  • La mémoire de la grande peste de 1720 de Marseille reste vivace. Et pourtant, elle suscite encore bien des questions : savait-on soigner la peste à cette époque ? Comment Marseille a-t-elle été contaminée, malgré toutes les précautions prises ? Qu´est devenu le Grand-Saint-Antoine, le navire par qui le malheur est arrivé ? Y a-t-il eu faute et donc des coupables ? Quelles traces témoignant de cette terrible période peut-on encore voir dans la ville : bâtiments, statues, peintures, noms de rues, etc. ? Ce livre apporte des réponses à ces questions et à quelques autres, éclaire les zones d´ombre de l´un des drames les plus effroyables qu´ait connus la plus ancienne cité de France. et nous aide à nous en poser une autre, toujours d´actualité: comment les sociétés réagissent-elles face à l´épidémie? Patrick Mouton (1947-2016) était journaliste et écrivain spécialiste de la mer.

  • Marseille, 1er septembre 1969. Gabrielle Russier, professeur de lettres âgée de 32 ans, se donne la mort en s´intoxiquant au gaz. Elle avait eu une liaison avec un de ses élèves, Christian Rossi et les parents du jeune homme avaient porté plainte contre elle. Inculpée pour détournement de mineur, incarcérée cinq semaines aux Baumettes, elle n´est condamnée qu´avec sursis, mais perd tout espoir lorsque le parquet fait appel. Craignant d´être «marquée à vie», elle commet l´irréparable. Ce drame eut un retentissement considérable dans une société en mutation, ébranlée par les conquêtes d´un printemps récent, mais dans lequel les conventions du passé pèsent encore de tout leur poids. Au delà de l´affaire, Jacques Layani retrace ici le destin d´une femme qui avait choisi de mener sa vie librement, sans cacher ses sentiments.

  • Edité pour la première fois en 1992, ce Journal, près de trente ans plus tard, frappe par son actualité. Témoignage d´une peintre cherchant à concilier sa vie de femme et sa vie d´artiste, il fait écho au mouvement actuel de reconnaissance de la place des femmes dans l´histoire de l´art, .Peu connue lors de sa disparition à 42 ans en 1948, la peinture de Jacqueline Gaussen Salmon l´est mieux aujourd´hui, grâce à une monographie (Biro, 1996), à plusieurs expositions (dont une rétrospective à l´Orangerie du Jardin du Luxembourg ,1997) et au site qui lui est consacrés sur le Net. Un choix de ses oeuvres est exposé en permanence à l?Espace culturel Lawrence-Durrell de Sommières (Gard). Cette reconnaissance accompagne l´effort de cette petite cité gardoise pour mettre en valeur un patrimoine historique et culturel exceptionnel. Cette "prière dans la nuit" est aussi un hymne à la beauté des paysages languedociens et à la passion de les peindre.

  • Ville mosaïque, à l´architecture parfois disparate, Marseille est riche d´un patrimoine qui compte bien des trésors, comme les 90 lieux présentés dans cet ouvrage richement illustré. Accessibles au promeneur ou plus confidentiels, ils nous permettent de mieux connaître le quotidien des Marseillais, l´histoire des quartiers ainsi que les choix économiques, les décisions politiques et les flux migratoires qui ont marqué la ville de leur empreinte. Dans un premier volume, "Une histoire de Marseille en 90 lieux", l´histoire d´éléments emblématiques du centre-ville avait été privilégiée. Dans ce nouveau livre, des lieux moins connus et souvent excentrés sont mis en avant. Mais l´objectif reste le même : comprendre comment Marseille s´est construite et comment elle est devenue la ville qu´elle est aujourd´hui.
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  • Célébré de son vivant pour ses compositions officielles et ses tableaux sur l´histoire huguenote, Max Leenhardt (1853 - 1941) a tutoyé la gloire nationale avant qu´un drame terrible, la mort en couches de sa très jeune femme Marie, ne le contraigne à quitter Paris pour sa terre montpelliéraine natale. Inspiré tant par les rigueurs académiques de son maître Alexandre Cabanel que par les accents de liberté de son cousin Frédéric Bazille, Max Leenhardt n´a jamais pu trancher entre sa nature vagabonde et la rigueur protestante de sa famille. Longtemps oubliées après sa mort, ses oeuvres ont fait l´objet de nombreuses attentions et relectures ces dernières années, notamment ses paysages empreints de gravité biblique et de poésie, leur auteur devenant un pilier désormais incontournable de l´histoire de la peinture languedocienne.En dépit des honneurs, aucun livre destiné au grand public n´avait encore rassemblé les toiles iconiques de cet artiste singulier qui incarne une part essentielle de notre identité méridionale.

  • Entre la déclaration de guerre à l´Allemagne le 3 septembre 1939 et, le 10 mai 1940, le début de la campagne de France qui verra l´effondrement de la IIIe République, Marseille, comme le reste du pays, a connu une ""drôle de guerre"". Pendant ces huit mois d´attente, on met en place la défense passive, les restrictions alimentaires et la censure qui perdureront pendant toute la guerre. Déjà se fait sentir, la dégradation de l´esprit public. Tandis que la figure du maréchal Pétain se fait de plus en plus présente, l´unité nationale disparaît. S´appuyant sur sur un dépouillement rigoureux de la presse locale, Michel Franceschetti brosse un portrait de la cité phocéenne au cours de cette "drôle d´année", comblant un vide de l´historiographie locale.

  • Les travioles. c´est ainsi qu´on désigne le cheminement piétonnier qui mène depuis la place Castellane jusqu´à Notre-Dame-de-la-Garde. Bien connu des habitants, cet itinéraire est jalonné d´étapes qui présentent un intérêt culturel, patrimonial et paysager. Depuis 2012, à l´initiative du Comité d´Intérêt de Quartier Haut-Breteuil Paradis Edmond Rostand Rome, il est fléché et recommandé par l´office du tourisme de Marseille. Lors des Journées Européennes du Patrimoine, le CIQ en propose la visite guidée et commentée. Pour prolonger cet effort de valorisation, ce guide, dû à la plume alerte et érudite de Robert Michelesi, permettra de mieux apprécier chacune des vingt étapes de cette randonnée urbaine historique à travers les ruelles discrètes et les escaliers méconnu d´un Marseille chargé d´histoire et d´anecdotes.
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  • Marseille recèle des trésors ! Il suffit parfois de lever les yeux pour se trouver face à l'un d'eux : immeubles à l'architecture remarquable, édifices religieux imposants, monuments commé- moratifs, façades d'immeubles sculptées, artères majestueuses, anciennes institutions réhabilitées portant encore les traces de leur passé... La ville est parsemée de merveilles qui se révèlent au promeneur pour peu qu'il leur prête attention.
    Illustré d'images d'archives et de photographies récentes, ponctué d'anecdotes, ce livre se propose de vous faire (re)découvrir le patrimoine marseillais, ses éléments les plus emblématiques comme les plus mystérieux.
    Au-delà de l'histoire de 90 lieux, c'est la façon dont la ville s'est construite, son organisation et les épisodes les plus sombres, mais aussi les plus glorieux de son passé, qui sont au coeur de cet ouvrage. Ainsi, plus qu'aux monuments et aux bâtiments, à travers l'évocation des grands axes de circulation et de la façon dont ils se sont constitués, ce sont les grands changements qu'ont connu et qui ont parfois bouleversé les quartiers de Marseille qui sont abordés au fil de ces pages.
    En lisant avec ce livre, on apprend à mieux connaitre le paysage de la cité. On comprend mieux, aussi, pourquoi et comment Marseille est devenue la ville qu'elle est aujourd'hui.

  • De Belem à Porto Alegre, de Rio de Janeiro à Recife, Fortaleza, São Luis ou Rio Branco, le Brésil est le fruit de trois cultures. Les Amérindiens, les Européens et les Africains ont ainsi tous trois contribué à bâtir cette nation, à forger cette âme à nulle autre pareille. Chacun y a apporté son histoire, mais aussi ses croyances, ses connaissances, ses fantasmes et ses peurs. Grand comme seize fois la France, ce pays-continent fascine même si, trop souvent, l'on s'arrête à son sujet à des images toutes faites.
    Avec Contes et Légendes du Brésil, Jean-Paul Delfino entrouvre les portes de ce pays complexe d'une manière différente. Grâce à plus de soixante récits, tous issus de la mémoire collective brésilienne, il donne au lecteur la possibilité de comprendre autrement ce peuple métissé. Au fil de ces pages, qui s'adressent aussi bien aux adultes qu'aux enfants, des thèmes toujours d'actualité prennent une résonnance différente. Protection de la planète, racisme, mythes et religions, explications du monde, Princes et Princesses, amours contrariées ou êtres surnaturels : c'est un Brésil enfin différent qui est offert au lecteur, entre éclats de rire et surprise, malice et saudade.

    L'ouvrage est préfacé par l'écrivaine et anthropologue brésilienne Betty Mindlin, spécialiste des mythes et traditions brésiliennes.

  • Léo Mattesti aurait pu coller des affiches pour l´un des candidats aux prochaines élections, mais son copain Jeannot-petit-Bras lui a proposé cette nuit-là plus juteux: livrer de la marchandise sur une crique à l´entrée des calanques. Quelle marchandise et pour le compte de qui? Une fois ses collègues mitraillés sous ses yeux, Léo se dit, tout en rampant entre les rochers, qu´il aurait mieux fait de se renseigner.Traqué par la police, il n´a pas d´autres ressource que de s´en remettre à son presque beau-père, négociant au-dessus de tout soupçon. Bonne pioche: «Tonton» Strapatoni a un boulot pour lui. Sa mission? «se faire tout petit, minuscule». «Tonton» a sa petite idée sur la mésaventure arrivée au fiancé de sa fille.Et voici un jeune homme plein d´avenir entraîné dans un Marseille sous-terrain où se mèlent pègre, agents mussoliniens, oustachis de Croatie et aigrefins de la politique locale - tous dans l´attente d´un grand événnement: la venue pour bientôt d´un invité de marque, le roi Alexandre Ier de Yougoslavie.Décidément, Léo aurait mieux fait de se renseigner.


  • au milieu du xixe siècle, la camargue est un marais infesté de moustiques qui n'inspire guère confiance.
    quant aux courses de taureaux dont ses habitants sont férus, ils passent pour des jeux barbares, ferments de séditions. un siècle et demi plus tard, la sauvegarde de la camargue " symbole de la france " est un enjeu national et, chaque année, les ferias attirent un public de plus en plus large. dans le mouvement qui a amené ce changement de perception, un homme se distingue: lou marques folco de baroncelli, disciple indiscipliné de frédéric mistral.
    pour " inventer " la camargue, il utilise des traditions avérées, mais en fabrique aussi de toute pièce, s'inspirant en particulier du wild west show de buffalo bill, dont le passage dans le midi fut l'occasion de sa longue amitié avec le sioux jacob white eyes. surtout, robert zaretsky montre qu'après avoir été le tenant d'un félibrige flirtant avec le secessionnisme, il a intégré le dernier bastion de l'occitanisme dans la nation française; à travers le portrait d'un homme qui a tout sacrifié pour son idéal, l'auteur propose ainsi une vision du modèle républicain oú identités locale et nationale, loin de s'opposer systématiquement, sont souvent amenées à se soutenir l'une l'autre.


  • Grands buteurs de Marseille

    Mario Albano

    • Gaussen
    • 25 Octobre 2018

    Droit au but ! C'est la devise de l'OM depuis sa fondation en 1899. Et c'est en la suivant fidèlement que le club marseillais a remporté ses plus grands succès. Grâce à ses grands buteurs, devenus pour certains, des icones à Marseille.
    L'OM est le seul club français à avoir vu l'un de ses joueurs, Josip Skoblar, sacré meilleur buteur européen (en 1971) et, vingt ans plus tard, le seul à en voir un autre, Jean-Pierre Papin, élu meilleur joueur européen (en 1991).
    Skoblar et Papin ont écrit les préfaces de cet ouvrage consacré aux plus grands buteurs de l'histoire de l'OM, une longue lignée, depuis les premières victoires en coupe de France en 1924, 1926,1927, avec Jean Boyer, jusqu'aux contemporains, Bafétimbi Gomis ou Florian Thauvin, en passant, justement, par Skoblar et Papin.
    Les histoires de ces buteurs ne sont pas toujours de contes de fée et la vie tourmentée du plus efficace d'entre tous, Gunnar Andersson, en atteste. Longtemps liés à leur club, parfois à vie, tels Mario Zatelli, Manu Aznar, Joseph, Mamadou Niang ou André- Pierre Gignac, ou fruits d'un coup de foudre, comme Alen Boksic ou Didier Drogba: ils sont tous là. Des hommes derrière les joueurs qui on marqué l'histoire du football à Marseille.

  • La préfecture des Bouches-du-Rhône : 220 ans d'art et d'histoire(s) Nouv.

    La Préfecture des Bouches-du-Rhône s'impose dans le tissu urbain marseillais par son architecture austère qui contraste avec le faste de ses décors Second Empire. Cependant, loin d'être figée dans le temps et un espace muséifié, l'administration départementale s'adapte continuellement aux enjeux de notre époque. Depuis 1800, elle est au coeur des grands événements historiques comme d'épisodes plus anecdotiques. Elle gère le quotidien de la cité phocéenne, du département et même de la région. L'ambition de cette monographie est donc de dévoiler tous les aspects de cette institution bicentenaire. Laurent Noet docteur en Histoire de l'art est l'auteur d'une thèse sur «Les Grands Prix de Rome de sculpture formés à Marseille dans la seconde moitié du XIXe siècle» (2000) ainsi que de plusieurs ouvrages.

  • «L'histoire de la Paternelle est liée à celle de ma famille et en particulier de mon grand-père maternel, Hadj Mohamed Tatem surnommé le sage. J'ai voulu faire ressurgir sa mémoire et celles des autres habitants passés et présents de cette cité emblématique des quartiers nord de Marseille.
    Ce livre restitue leurs histoires éparses, qui, rassemblées, esquissent celle de la cité elle-même. Il rend ainsi hommage à à tous ceux qui ont connu l'exil et ont vécu, avec courage et dignité, dans des bidonvilles puis dans une cité hâtivement construite sur un terrain vague.
    Conçue pour être provisoire, et restée en l'état jusque dans les années 1980 quand elle cédera la place à une cité HLM, la Paternelle a constitué l'une des premières tentatives de relogement après les cités d'urgences et les bidonvilles des années 1950, avant de devenir un quartier de relégation.
    Derrière les clichés et les assignations, les habitants de la Paternelle racontent une riche histoire: celle de trois quarts de siècle d'immigration algérienne, du mal-logement à Marseille, des luttes sociales, du déclin économique de la ville, du racisme, mais aussi de la réussite de beaucoup d'enfants et de petits-enfants des migrants qui l'ont habitée.
    Les photos et documents issus d'archives publiques et privées permettent aux mémoires de se confronter à l'histoire et d'engager la réflexion. Puisse cet ouvrage contribuer à réhabiliter, au regard des autres comme à leurs propres yeux, les habitants de La Paternelle acteurs de leur territoire aujourd'hui comme dans le passé. Ils font aussi partie de Marseille.» Dalila Ouanes-Guillon

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