Gwen Catala

  • Portrait de l'artiste en jeune homme

    James Joyce

    • Gwen catala
    • 6 Mars 2017

    Une vision autobiographique qui surgit comme un champ de ruines, une mise à nue, presque insolente et d'une incongruité quasi dadaïste de la bonne vieille société irlandaise, ce roman, débuté à Dublin en 1904, puis repris à Trieste en 1914, dépeint la grande fresque autobiographique d'un Joyce adolescent bousculant l'ordre scolaire et l'ordre familial pour devenir le germe d'une révolution littéraire essentielle. Dans cette nouvelle édition de la traduction commentée et annotée de Jean-Yves Cotté, quel plaisir, que dis-je quelle jouissance de se laisser embarquer par la folie d'un Joyce près à exploser. Et cette langue, succulente, ce geste de liberté. Toute une symphonie à redécouvrir de toute urgence.

  • Amy Foster

    Joseph Conrad

    • Gwen catala
    • 6 Septembre 2017

    Ouvrage bilingue, nouvelle traduction !

    Nouvelle incursion du traducteur Jean-Yves Cotté dans l'univers de Joseph Conrad, avec cette nouvelle traduction de cette nouvelle ayant paru en 1901 dans le The Illustrated London News, puis en 1903 dans le recueil de nouvelles Typhoon an Other Stories.Kennedy, le médecin de campagne de Colebrook, nous raconte l'histoire d'Amy Foster mariée à un naufragé, «  pauvre émigrant d'Europe centrale parti pour l'Amérique et qu'une tempête avait jeté sur cette côte ».

  • Babel Heureuse est une revue poétique semestrielle dirigée par François Rannou et l'éditeur voyageur Gwen Catalá. Elle ambitionne de devenir une référence de la création poétique contemporaine, donnant voix aux jeunes pousses autant qu'aux incontournables, ouvrant sur le monde, aux traductions et créations bilingues. La revue paraît en édition papier, édition numérique enrichie et expérience web innovante.

  • Demain / to-morrow

    Joseph Conrad

    • Gwen catala
    • 31 Août 2016

    Un ancien capitaine au cabotage, Hagberd, attend pour « demain » le retour de son fils... Ayant eu vent, quelques années plus tôt, que celui-ci aurait été vu dans le petit port de Colebrook, il vient s'y installer, persuadé qu'il pourra ainsi le retrouver. Marginal, il n'a de contact avec personne d'autre que Bessie, sa jeune voisine. Demain, de son titre original, paraît en 1902 dans le Pall Mall Magazine, puis dans le recueil de nouvelles Typhon et autres récits. Dans cette nouvelle traduction, (re)découvrez cet artiste du regard, écrivain majeur qui passa vingt années de sa vie à scruter les vagues, écueils et vents, et qui, jusqu'à la fin, ne cessa de clamer sa "méditerranéité" face à l'immobilisme qu'apporte la sédentarité. Arpenter ce Demain, et se dire qu'en d'autres temps, cela aurait pu être du Loti...

  • L'histoire

    Joseph Conrad

    • Gwen catala
    • 6 Septembre 2017

    Ouvrage bilingue, nouvelle traduction !

    Après les nouvelles Amy Foster et Demain, le traducteur Jean-Yves Cotté s'invite à nouveau dans l'univers de Joseph Conrad, avec cette nouvelle traduction de cette nouvelle ayant paru en 1917 dans The Strand Magazine, puis en 1925 dans le recueil de nouvelles Tales of Hearsay.Un officier britannique raconte comment il a envoyé à sa perte un bateau neutre soupçonné de ravitailler les sous-marins allemands.

  • Babel Heureuse est une revue poétique semestrielle dirigée par François Rannou et l'éditeur voyageur Gwen Catalá. Elle ambitionne de devenir une référence de la création poétique contemporaine, donnant voix aux jeunes pousses autant qu'aux incontournables, ouvrant sur le monde, aux traductions et créations bilingues. La revue paraît en édition papier, édition numérique enrichie et expérience web innovante.

  • Parade ; jeunesse d'éternité

    Zoe Balthus

    • Gwen catala
    • 16 Janvier 2017

    « Parade » commence au chevet du poète Guillaume Apollinaire en 1916, revenu de la guerre avec un éclat d'obus fiché dans le crâne... Son meilleur ami Pablo Picasso lui annonce que Jean Cocteau, poète de 26 ans, lui propose de réaliser les décors d'un « ballet réaliste » qu'il veut créer pour les Ballets russes. Le compositeur Erik Satie est déjà de la partie. En plein coeur du Montparnasse de la Première guerre mondiale, Zoé Balthus plonge dans le quotidien d'une jeunesse artistique démunie, seulement portée par la passion des arts, la beauté, la liberté de créer, l'amour de la vie. Personne ne soupçonne alors que ces jeunes gens composent une extraordinaire galaxie qui brillera pour l'éternité...

  • « Chez Teniers, un petit chien accompagne le collectionneur dans sa galerie. Et la présence de ce petit chien semble nous indiquer que le sujet, fut-il doté du pouvoir économique de collectionner, est le chien des chiens de cette collection où il trottine et sans laquelle il n'est pas même chien. » Dans ce bref essai philosophique, Emmanuel Tugny rattache l'identité du collectionneur à une conception du sujet dans l'être.

  • Emmanuel Tugny livre ici, de chronique en chronique, une conception singulière du contemporain politique.
    L'on trouvera, réunis ici pour la première fois, près de dix ans d'analyse politico-littéraire publiés dans Mediapart, Libération ou O Correio do Povo.

    C'est impertinent et sage, c'est amer et drôle, c'est voyageur et résolu : c'est un regard étrange promené sur le temps.

  • Stances du Kebar

    Emmanuel Tugny

    • Gwen catala
    • 19 Octobre 2016

    « Stances du Kebar esquisse une imposante galerie de portraits ou de caractères dont l'existence est à la fois circonscrite et portée au jour par une métrique rigoureuse. Le livre, que l'on peut lire d'un bout à l'autre ou ouvrir où l'on veut pour rencontrer une voix, une opinion, une attitude, un visage, constitue une sorte d'état civil rimé, entre épigramme antique, esthétique galante du XVIIème, maximes morales. Il met aux prises, au profit d'une puissante et sinueuse incarnation, la plasticité du vivant et la rationalité prosodique. »

  • Le souverain Bien ; le méta polar

    Emmanuel Tugny

    • Gwen catala
    • 10 Août 2016

    "Quand, dans une étrange maison d'hôte, des crimes inexpliqués deviennent l'allégorie du roman comme on l'écrit, comme on le vit." Un polar conçu dans les règles de l'art. Un commissaire, des suspects forcément louches, de la victime en tas et, surtout, du crime, du vrai. Le tout dans une maison d'hôte cossue et sans histoires jusqu'à la disparition violente de ses pensionnaires assassinés l'un après l'autre. Les livres du commissaire Lasne l'ont rendu célèbre et il semble qu'il s'intéresse désormais autant au roman policier à écrire et aux autres romans possibles qu'aux enquêtes à mener, autant aux enquêtes à mener qu'à tous les romans possibles. Oui, Le Souverain Bien est un polar, un vrai. Mais ne vous y trompez pas, nous avons affaire à Tugny, et l'artiste étrange aux multiples facettes sait mieux que quiconque détourner les règles du roman, jouant de la langue et des pièges de la narration comme personne. Comme il est plaisant de se laisser embarquer à Phanopée, où le commissaire s'est réfugié pour écrire, forcément, et non pour enquêter, à moins que... Le Souverain Bien est un polar sur le polar, un roman sur le roman, un récit sur le récit, où l'enquête criminelle devient l'allégorie du roman comme on l'écrit, comme on le vit.

  • Type 1 bis

    Boutonnier Julien

    • Gwen catala
    • 7 Septembre 2016

    L'écriture comme coup de griffe. Une griffure dont la douleur, vive, attendue, bienvenue, sonne la disparition du soi, l'appel de l'ombre dans le délitement de sa propre forme, celle qui se questionne autant qu'elle s'affirme dans sa non-présence. Par le questionnement du deuil et de la dépendance à la disparition ici, de la mère du narrateur Julien Boutonnier aborde avec brio le cri protéiforme, où l'annihilation de l'être exhorte la lumière à se manifester, et l'autre, à apparaître. L'écriture comme coup de griffe. Une voix qui se forme, indispensable, incontournable.

  • Qu'il fut troupe ou soliste-équilibriste, il est une pièce qui n'a jamais cessé d'être jouée quelque part dans le monde depuis 1921. Une oeuvre maîtresse, celle de ce monde devenant représentation, ce théâtre humain d'une famille cherchant un auteur pour écrire ce qu'ils sont, et dessiner ce lieu où se brisent les conventions et les rêves. Et toujours cette virtuosité du maître du jour et de la nuit, Pirandello pleurant/riant, mise à nue par un Emmanuel Tugny au sommet de son art, lui qui pratique la langue italienne dans toutes ses nuances, de celles où viennent s'entrechoquer le politique et le spectacle. À la différence qu'ici, ça file droit et cela va vite. Du Pirandello au plus près, au plus juste. Un régal, forcément.

  • Histoire du genre humain ; oeuvrettes morales

    Giacomo Leopardi

    • Gwen catala
    • 7 Septembre 2016

    Emmanuel Tugny pratique la langue italienne depuis toujours avec finesse et doigté. Récemment traducteur de Pirandello, il redonne ici vie aux textes philosophiques de Giacomo Leopardi, chantre notoire du pessimisme, Schopenhauer, Kafka, Cioran, Corbière ou Thomas Bernhard des Marches, « amant de la mort », à en croire Musset, en restituant pour la première fois au plus près de son étrange et ample prosodie rhapsodique la saisissante musicalité de l'art de l'austère natif de Recanati. L'on verra ici défiler les oiseaux, le genre humain, la mort, la lune, la mode, Prométhée, l'âme, Colomb, la nature (pas moins et l'on en passe) au coeur d'une forme où mélancolie et déspesoir rencontrent leur curieuse rédemption dans une sorte d'entrain ironiste et dans une aspiration énergétique à l'aventure, à la fréquentation d'un lointain sidéral. C'est l'énergie formidable, c'est le rire jaune qui triomphe ici de l'abandon au lamento. La poigne tutti frutti du philosophe fait feu de tout bois stylistique pour que du rictus du sage sourde l'appel au grand galop et au grand éclat de rire. « Allez voir ailleurs si j'y suis : vous m'y trouverez volant et riant haut ! La vie, vraiment, pour indécrottable qu'elle soit, vaut le détour. » Woody Allen ? Un peu. Prométhée : Mais dis, au lieu de tuer ces malheureux gosses, il n'aurait pas pu les confier à un ami, à un parent ? Le domestique : Oui, il aurait pu. Il aurait pu le faire notamment à un proche, auprès de qui il a placé son chien. Tugny est poly, Tugny est multi. Et qui mieux que l'auteur-traducteur-musicien-poète-philosophe pour rendre avec le génie et la rigueur voulus ce désespoir inclassablement polymorphe, rigolard et viril ? Voici venir le trop rare et le très grand Leopardi, celui de Tugny, piétinant, hilare, tapis volant sous le bras, les ruines d'ici-bas !

  • Nemeton

    Emmanuel Tugny

    • Gwen catala
    • 5 Octobre 2016

    Ne pas y voir qu'un simple libretto, voici douze morceaux à l'attention du plus français des Gallois, l'excellent John Greaves. Texte-opéra, comme seul Tugny peut nous l'inventer. Et toujours cet appel, cette interrogation sur l'implication de la voix et des musiques, de ce que la rencontre apporte au devenir d'une voix, de ce que la lecture à voix haute, la mise en voix, ouvre sur l'écriture hors du livre, l'expression hors du corps.

  • Moi, snob ? - de hyde park gate a old bloomsbury

    Virginia Woolf

    • Gwen catala
    • 28 Septembre 2016

    Les influences philosophiques qui marquèrent Virginia Woolf et son oeuvre sont liées en grande partie aux philosophes qu'elle étudia et rencontra. Bien que le plus proche fut son père, Leslie Stephen, d'autres ont joué un rôle majeur, au travers de l'informelle communauté d'artistes et d'intellectuels du Bloomsbury Club, puis, dès 1920, du Memoir Club, où les rencontres se concentraient autour du même thème : la mémoire. Au travers de trois essais que sont Moi, Snob ? /Am I a Snob?, Le Bloomsbury du temps passé/Old Bloomsbury et 22 Hyde Park Gate, Jean-Yves Cotté, qui consacre une grande partie de son travail de traducteur à Virginia Woolf, apporte une voix nouvelle à ces textes critiques qui, loin de l'image, fausse, d'une femme déprimée, voire morbide, sont truculents d'ironie, démontrant une personnalité drôle et acerbe douée d'une vivacité d'esprit qui frôle, par instants, la jouissance. Quel bonheur de redécouvrir ces trois textes dans une édition bilingue de qualité et, dans toute notre contemporanéité, de s'étonner de réflexions toujours aussi actuelles : pourquoi se raconter quand on n'a rien vécu et souvent rien à dire ? N'est-ce pas, déjà, un peu snob ?

  • Premiers fragments d'écho

    Emmanuel Tugny

    • Gwen catala
    • 28 Septembre 2016

    L'une des premières incursions d'Emmanuel Tugny dans la poésie, et à nouveau, s'étonner, quand, de ce premier fragment, la musique vous poursuit, et où la page, comme le disait si justement Jeremy Liron lors de la première parution du texte chez François Bon, en 2008, « est une géographie dont les mots sont des reliefs auxquels on glisse ou on s'accroche ». Une errance, magistrale. Un réel mouvant où la phrase, parfois, nous devance et nous enveloppe, indistincte, cheminant avec nous en pures volutes textuelles.

  • Voyage ordinaire en sevetie

    Escalle/Martin

    • Gwen catala
    • 26 Octobre 2016

    C'est étonnant et déroutant, une beurkitude sans nulle autre pareille, qui nous touche et nous remue du dedans. Et ça pulse, dans l'oreille, où la voix vagabonde, rebondit et entrechoque. Ça pulse, dans les tripes, où le chant ne s'adoucit, fausse voix blanche, que pour mieux laisser déborder le flux, le souvenir et la parole. Oui, ça pulse, à en risquer le décollement de rétine. Le décor est planté : action ! Un spasme psaume récité du bout des lèvres Assurément, un de ces grands textes dont la littérature contemporaine n'est pas si riche.

  • D'après les livres

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    • Gwen catala
    • 26 Octobre 2016

    « Je voudrais qu'on lut ici que je n'ai aucune envie, lorsqu'il s'agit de littérature, de parler d'autre chose que de littérature lorsque j'en parle... en particulier pas d'auteur, pas de lecteur. Le monde des formes, le monde, l'être du monde, peut-être, c'est autre chose, car le livre « en est ». J'aurai tenté ici, de dire ce que disent mes livres, de m'en faire l'interprète, ayant posé qu'ils ne sont pas mes entravés, qu'ils sont au monde, du monde, et qu'à mon instar ils se fichent, sans doute, lorsqu'il est question d'eux, de mon rapport à quoi que ce soit qui ne soit eux. » Emmanuel Tugny

  • Emmanuel Tugny s'attache à faire revivre le dix-neuvième siècle de l'extravagant Paul Verlaine. Une poésie éprouvée aux vapeurs d'absinthe, organique et sauvage, qu'il restitue à travers quarante tableaux et autant de teintes prenant Verlaine à bras le corps, et criant, d'un spleen empreint de rock, son amour à la langue. Redécouvrez Tugny et Verlaine, deux larrons de pensée, avant la mise en musique de certains de ces tableaux par John Greaves et son opéra rock : Verlaine gisant.

  • Joseph conrad

    Virginia Woolf

    • Gwen catala
    • 26 Avril 2017

    Lorsque l'une des plus grandes essayistes de son temps met en lumière son activité de critique au sein d'un ouvrage s'intéressant à des romanciers, des poètes, dramaturges et essayistes  célèbres aussi bien qu'à des écrivains, diaristes ou biographes obscurs, voire oubliés, cela donne un objet littéraire absolument unique, relevant autant de la  critique, du mémoire, de la biographie ou de la fiction. C'est tour à tour avec  humour, intimité et une extrême clarté que ces courts textes  informels et ouverts forment The Common Reader : First Series (1925) & Second Series (1932).Sur une idée du traducteur Jean-Yves Cotté, spécialiste de Virginia Woolf, plusieurs de ces textes vous sont proposés sous un format inédit, bilingue, confrontant la voix incomparable de Woolf et sa transposition moderne dans une traduction menée de main de maître.C'est étonnant, incontournable, donc indispensable !

  • Jane austen

    Virginia Woolf

    • Gwen catala
    • 26 Avril 2017

    Lorsque l'une des plus grandes essayistes de son temps met en lumière son activité de critique au sein d'un ouvrage s'intéressant à des romanciers, des poètes, dramaturges et essayistes  célèbres aussi bien qu'à des écrivains, diaristes ou biographes obscurs, voire oubliés, cela donne un objet littéraire absolument unique, relevant autant de la  critique, du mémoire, de la biographie ou de la fiction. C'est tour à tour avec  humour, intimité et une extrême clarté que ces courts textes  informels et ouverts forment The Common Reader : First Series (1925) & Second Series (1932).Sur une idée du traducteur Jean-Yves Cotté, spécialiste de Virginia Woolf, plusieurs de ces textes vous sont proposés sous un format inédit, bilingue, confrontant la voix incomparable de Woolf et sa transposition moderne dans une traduction menée de main de maître.C'est étonnant, incontournable, donc indispensable !

  • Le rêve d'Anankè

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    • Gwen catala
    • 26 Avril 2017

    « Tu dis que tu ne comprends pas ce que je te dis, Elilama... Quelle importance... ? Comprend-on un paysage ? » Au coeur de douze tableaux où s'épousent les espaces, se confondent les échelles, s'entrecroisent la parole sainte et la parole impie, de Venise à Bombay, de Paris à l'imaginaire Iseora, Anankè, une prophétesse étrange, entretient avec Elilama l'agnostique et le Rabbi Yissa un dialogue tendre et mystique sur l'amour du monde, de l'être au monde et de l'être du monde. Une oeuvre singulière, inclassable, follement enchantée, que baignent d'un jour commun la sagesse des formes et les formes de la sagesse. Emmanuel Tugny, né en 1968, a publié, depuis 1986, une quarantaine de livres et de disques. Des photographies originales de l'artiste Anna Katharina Scheidegger, née en 1976, accompagnent le texte.

  • L'Apocalypse ou Apocalypse de Jean ou encore Livre de la Révélation, également appelé Révélation de Jésus-Christ (en grec ancien / apokálupsis I sou Christo ) suivant les premiers mots du texte1, est le dernier livre du Nouveau Testament. L'oeuvre a été composée vers la fin du ier siècle par un auteur judéo-chrétien dénommé Jean, selon le préambule. Ce Jean se serait trouvé à Patmos au moment de la composition du texte2, et la tradition l'a parfois identifié avec l'apôtre Jean, fils de Zébédée, auquel on a également attribué le quatrième évangile canonique. La canonisation de l'Apocalypse a posé problème dans certaines Églises jusqu'au vie siècle et l'attribution à l'apôtre Jean a été contestée. Le premier témoin littéraire de cette contestation est Eusèbe de Césarée au ive siècle, qui estime qu'Irénée de Lyon a mal interprété ce qu'a écrit Papias de Hiérapolis, car d'après Eusèbe celui-ci n'aurait pas connu l'apôtre Jean, mais seulement un certain « Jean le Presbytre », c'est-à-dire « l'Ancien ». La quasi-totalité des historiens estiment que l'apôtre Jean n'a pas écrit l'évangile qui est mis sous son nom, mais une partie non négligeable des critiques estiment qu'il est bien l'auteur de l'Apocalypse. Le texte, d'essence prophétique et dont l'auteur se réclame d'Ézéchiel, se présente ainsi comme une « révélation de Jésus-Christ » (Ap 1,1) qui dévoile à Jean « quel est le sens divin de son époque et comment le peuple de Dieu sera bientôt délivré ».

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