La Baconniere

  • Warda s'en va ; carnets du Caire Nouv.

    D'abord il y a un voyage au Caire de plus d'un mois. Un dépaysement total. Une confrontation entre la vulnérabilité de la voyageuse et l'injonction de la découverte.
    Et puis il y a un deuxième temps: ce que ce voyage initiatique a laissé quelques années après. Le souvenir encore précis de situations, souvent inquiétantes.
    Enfin il y a ce troisième temps: le voyage quelques années après. Ce qu'il en reste encore de chair à vif et de lumière mais surtout comment l'écriture du présent remplace l'écriture du journal.
    Ce texte porté par une langue éblouissante de clarté, pose des questions rarement traitées. Quelles sont les peurs et surtout quel est l'imaginaire de l'agression de la voyageuse? Comment voyage une femme en pays arabe? Et enfin, que reste-t-il de ces voyages si formateurs ?

  • La valise

    Sergueï Dovlatov

    Huit objets sortis de la valise de Dovlatov lors de son exil sont autant de prétextes à des récits autobiographiques:
    - Les chaussettes finlandaises - Les chaussures du maire - Un costume croisé convenable - Le ceinturon d'officier - La veste de Fernand Léger - La chemise en popeline - La chapka - Les gants d'automobiliste Chacun de ces objets lui rappellera une histoire particulière de sa vie en URSS; des histoires qu'il racontera avec concision dans des textes haletants, drôles et au rythme nerveux.
    La Valise a une composition particulière («cubique» dira le critique Elisseïev) qui lui donne un cadre très intime où affleurent plus que jamais nostalgie et tristesse face à l'absurde. Mais, comme toujours chez Dovlatov, c'est la dérision et l'ironie tendre qui l'emportent.

  • Représailles

    Florian Eglin

    Une route corse la nuit, non loin du désert des Agriates. Telle une bête en maraude, un SUV prend en chasse une famille suisse. Leurs deux petites filles endormies sur la banquette arrière, Tom et Adèle hésitent : continuer cette course-poursuite insensée, au risque de finir dans le décor, ou s'arrêter et faire face à ceux qui les traquent ? Cette décision marquera le point de départ d'une inexorable descente aux enfers au cours de laquelle il faudra affronter bien des monstres. Ou les apprivoiser... De cette plongée dans un imaginaire baroque qui joue avec les codes du roman noir émergent des hommes qui s'abîment dans la violence et la vacuité et des femmes fortes, héroïnes et porteuses du sens final. Représailles est un polar addictif qui s'interroge sur les origines du mal et sur la puissance de la transmission. La trame, les dialogues enlevés et la langue ciselée, agissent sur le lecteur comme de la magie ou de l'hypnose. Florian Eglin marche dans les pas de Richard Matheson (Duel) et de Donald Ray Pollock (Le Diable tout le temps) tout en trouvant sa propre voix, singulière et inoubliable.

  • Le domaine

    Federigo Tozzi

    Remigio, un jeune homme, reçoit en héritage un domaine agricole que lui disputent sa belle-mère et la maîtresse de son père, soudainement décédé. Remigio rejette le modèle autoritaire que lui proposait son père mais, par trop naïf, névrosé et dépourvu d'expérience, il ne parvient pas à lui trouver une alternative valable. Il ne devient pas un bon maître, il ne sait ni commander ni se faire respecter par ses ouvriers agricoles.
    Sa bonté naturelle et ses nombreuses maladresses sont autant de poisons. C'est le type même de l'inadapté rêveur voué à endurer la cruauté humaine. Son double, Berto, un ouvrier agricole non moins inadapté que son maître qu'il déteste ouvertement, l'abat d'un coup de hache sans vrai motif.

  • Lorsque Jan van Toch, capitaine du navire hollandais Kandong Bandoeng, découvre, à l'ouest de Sumatra, au large de la petite île de Tana Masa, une espèce de salamandre douée d'une certaine forme d'intelligence et susceptible de l'aider dans l'exploitation des perles, il est loin d'imaginer que cette découverte sera à l'origine d'un bouleversement complet de l'ordre mondial. Et pourtant. Publié en 1936, lors de la montée du national-socialisme et du stalinisme, La Guerre des salamandres de Karel Capek brosse, avec un regard plein d'humour, une satire sans concession des individus et de la société. Mêlant la parodie au récit fantastique, ce roman se révèle être, sous une apparente légèreté de ton, extrêmement lucide et sombre. Parmi les thèmes abordés, il s'attaque au capitalisme, au nationalisme et au militarisme mais aussi à la science, au journalisme et même à l'industrie du cinéma ! Inventeur du mot " robot ", Karel Capek compte parmi les principaux précurseurs de la science-fiction et La Guerre des salamandres est un livre culte traduit dans de très nombreuses langues.
    La Guerre des salamandres, plus célèbre livre de Capek, est une des excellentes et très actuelles anti-utopies du XXe siècle et certainement la plus drôle.

  • L'oiselier

    Daniel de Roulet

    Dans les années 1970, la Suisse aussi est confrontée à un mouvement autonomiste et séparatiste. Manifestations, occupations d'ambassades, attentats, Front de Libération Jurassien, la situation dégénère entre les francophones du Nord et les alémaniques du Sud. Craignant une guerre civile, le gouvernement fédéral cherche une issue honorable, un compromis helvétique. Mais entre septembre 1977 et mars 1978, trois cadavres et un enlèvement viennent troubler la sérénité du pays et mettent en danger la solution négociée de l'affaire jurassienne.
    Pour tâcher de comprendre ces faits véridiques, Daniel de Roulet a imaginé un enquêteur en la personne d'un journaliste mythique du XXe siècle, Niklaus Meienberg.

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  • Emprunté aux Mille et une nuits, le Sindbad de Krúdy, - ce Hongrois rêveur et las -, « navigue » à travers les rues de Buda et de Pest, les villes et les bourgs de la province hongroise tantôt dans le rêve, tantôt dans la réalité. Il va où le désir le porte : vers ses amours de jeunesse. Ce sont ces aventures amoureuses qui constituent les véritables étapes de ses voyages. Il est donc aussi un voyageur dans le temps, les souvenirs, les réminiscences, sont des contrées chères à son coeur.
    Le Sindbad de Krúdy est un aventurier du XXe siècle, un descendant de Don Juan ou de Casanova sans les traits démoniaques ni mondains de ces derniers. Sindbad est tantôt un chevalier romantique et galant, tantôt un vrai bourgeois, tantôt un séducteur pressant et sans coeur.

  • Inflorescence

    Raluca Antonescu

    Jura, 1911. Une femme se désespère d'être à nouveau enceinte. Pour implorer la fin de sa grossesse, elle se rend au Gouffre du Diable. A partir de ce lieu dont la terrifiante et réelle histoire nous est contée, Raluca Antonescu entrelace quatre générations de femmes qui traversent le siècle. Lorsqu'il y a plus d'une fleur sur une tige, on parle d'inflorescence. Les personnages de ce roman se construisent au sein de leur jardin, chacune à son rythme, en se réappropriant leur vie.
    L'inflorescence se fait l'expression de la transmission muette entre générations, le jardin un lieu-miroir qui n'appartient qu'à soi et permet la reconstruction. Jardin ou gouffre, pépinière en Argentine ou plates-bandes ordonnées d'un lotissement Levitt, pollinisation ou pollution ; l'auteure observe ce perpétuel balancier. Née à Bucarest en 1976, Raluca Antonescu est arrivée en Suisse à l'âge de quatre ans.

  • Strates

    Katheleen Jamie

    Un livre foudroyant, qui transporte en pleine lumière de l'Alaska, dans les vents violents de l'île de Westray puis dans l'intimité de la narratrice, avec pudeur.
    Kathleen Jamie s'exprime par des récits lumineux et trépidants où elle observe la nature, les êtres et le passé.
    Ses textes sont autant d'histoires autobiographiques, où chaque mot est pesé, autour de la notion du vivant. Sans jamais donner de leçon écologique, elle parle d'une vie où les voyages ne sont pas du tourisme et où la vie simple n'est pas une vie de privation.
    Strates offre d'abord le récit des aventures d'une femme dont l'horizon et les possibilités se sont étendus à la suite du départ de ses enfants. Elle participe alors à de longues fouilles archéologiques chez les Yupik en Alaska et sur l'île de Westray en Écosse. Les vestiges de ces deux cultures mettent à nu le rapport des habitants à leurs ancêtres et les surprenantes analogies entre la vie de ces deux générations d'Hommes.

  • Journal 1944-1945

    Anita Pittoni

    Tenu entre le 18 octobre 1944 et le 5 août 1945, ce Journal a pour toile de fond la fin de la guerre à Trieste et l'occupation yougoslave, les bombardements et les retraits précipités dans les abris. Mais son objet est tout autre, il est tendu vers la création, la liberté d'être et d'écrire. Il tient tout entier dans l'exploration de l'angoisse de la persévérance d'une vie intérieure riche et de la disponibilité de temps et d'esprit pour réfléchir. Sa liberté de jugement étonne et son don pour l'introspection séduit.
    Ce Journal explore aussi le rapport d'Anita Pittoni à la sensualité, au corps, aux lignées de femmes de sa famille et surtout expose ses sentiments amoureux pleins de craintes et de fulgurances.
    On y croise l'entourage d'Anita Pittoni, les intellectuels de Trieste, son compagnon Giani Stuparich, le poète Umberto Saba qu'elle publie... Si elle s'attarde longuement sur les relations humaines et les angoisses qu'elles génèrent, elle décrit aussi minutieusement le réseau de créateurs essentiel dans ces heures dures et sur lequel elle s'appuie pour avancer.
    De l'effervescence

  • Dans un style cocasse et décousu, le narrateur, un vieil espion mondain, monologue face à un jeune admirateur, racontant ses frasques en Europe centrale au cours de la première moitié du vingtième siècle. Organisé autour d'histoires d'espionnage et de contre-espionnage mais surtout d'histoires de moeurs et de considérations décalés, ce récit perturbe à plus d'un titre. Truffé de fromules paradoxales et de plaisanteries, on y découvre au-delà des fantasmes, une Europe centrale pétrie de clichés.
    Vert et florissant est une aventure divertissante et jubilatoire dans une Europe centrale décadante de carte postale.
    Le titre est une allusion à la réplique de Méphistophélès dans le Faust de Goethe, « La théorie est grise et sèche, mais vert et florissant est l'arbre de la vie... » et l'histoire s'inspire librement de la vie d'Alfred Redl, authentique chef du contre-espionnage austro-hongrois au début du XXe siècle (de 1900 à 1912) et agent double.

  • Lettres d'Italie

    Karel Capek

    En avril 1923, Karel Capek démissionne du poste de dramaturge qu'il occupait depuis octobre 1921 au Théâtre municipal de Vinohrady et part aussitôt en vacances en Italie pour se refaire une santé. Son séjour dure près de huit semaines. On est au tout début de l'ère fasciste et c'est son premier voyage en Italie. Durant son périple, Capek adresse à son journal quinze lettres, qui sont publiées en feuilleton, au fur et à mesure. Sur la base de celles-ci, il produira ce recueil de Lettres italiennes, savoureux, drôle et pénétrant.
    Le périple de Capek est avant tout urbain, Venise, Padoue et Ferrare, Ravenne et Saint-Marin, Florence, Sienne et Orvieto, Rome, Palerme, Taormina, Gênes et Milan, Vérone, Bolzano, sans compter les étapes intermédiaires évoquées en passant (Rimini, Bologne, Pérouse, Arezzo, Pise, Mantoue) et les nécropoles souterraines (Pompéi, Ostie) mais il est très loin d'offrir une liste de beautés ou de curiosités. En voyageant librement et en s'intéressant plus aux enfants qui jouent dans une cour qu'aux monuments historiques d'intérêt capital, Capek fait le choix d'un voyage personnel et joyeux où il cède volontiers à la description d'ambiances et d'anecdotes, non sans se départir de sa facécie. Ainsi de Rome il dira : « Si je fais cet exposé pseudo-historique, c'est pour ne pas avoir honte de dire que Rome dans l'ensemble ne me plaît pas. Ni le Forum romanum, ni l'horrible ruine de briques du Palatin, ni rien d'autre n'ont suscité en moi de sentiments sacrés ».

  • Au hasard d'un train, un inconnu raconte au narrateur son séjour dans une petite ville de la Haute- Hongrie où il avait échoué, las de sa vie de débauche. Il séduisit sa logeuse, la bourgeoise Mme Hartvig et s'enfièvra comme un jeune homme pour Eszténa, une jeune fille de 15 ans, qui se prend pour la fiancée du Christ et souhaite qu'un mortel soit son amant avant d'entrer au couvent. Sa rencontre avec cette jeune fille éprise d'absolu sera magique. Il passera son temps à la protéger, en premier lieu de luimême, mais après une nuit passée ensemble, Eszténa se suicidera en sautant dans la rivière. Dans ce roman sur l'amour, Krúdy se livre davantage à travers cet alter ego qu'est le compagnon de voyage:
    Séduction, sexualité compulsives, fétichisme (pieds, bas, chaussures)... et s'inspire d'un événement marquant de sa vie : son second mariage avec la fille de l'une de ses maîtresses.
    Mais plus que dans l'histoire, l'art de Krúdy se dévoile dans son écriture, à travers ses métaphores, ses ambiances mélancoliques et oniriques et la musique enchanteresse de sa prose.
    C'est ainsi qu'il dresse un portrait critique de la ville de province par de délicieux croquis de différents personnages. En apparence, ces femmes semblent se conformer aux normes morales de la petite bourgeoisie, mais en réalité elles les enfreignent de l'intérieur, constamment. La solitude, le sentiment de vie particulier de l'homme, qui se retrouve parmi elles comme par hasard, sont décrits par une cascade d'images, de comparaisons, de "taches de couleur" impressionnistes.

  • La filiale

    Sergueï Dovlatov

    Le narrateur, Dalmatov, est un journaliste russe émigré à New-York qui travaille à la station de radio russe antisoviétique : « Troisième vague » en référence à la troisième vague d'émigrés russes. Il est marié et a deux enfants. Un jour, il est envoyé comme correspondant à Los-Angeles où a lieu un congrès de dissidents intitulé « La Nouvelle Russie » qu'il observe avec beaucoup d'ironie. Il y retrouve Tassia, sa première femme, qui décide de squatter sa chambre d'hôtel. Dalmatov se souvient de leurs premières amours à Leningrad. Le congrès élit un nouveau gouvernement russe et choisit Tassia comme leader de l'opposition. Tassia offre un chiot à Dalmatov, puis le plaque comme elle l'a déjà fait il y a bien des années, durant son service militaire.
    Un récit doux-amer en petites touches qui mêle anecdotes, réflexions et souvenirs de jeunesse, le tout d'inspiration autobiographique comme toujours chez Dovlatov. Et comme toujours chez cet auteur qui, dans la grande tradition de la littérature russe, manie à merveille l'autodérision, le rire perce à travers les larmes et les larmes à travers le rire. Un roman très drôle, très triste et très touchant, qui incite à la réflexion et dont le thème essentiel est l'absurdité de l'existence.

  • La zone

    Sergueï Dovlatov

    Transféré en Occident à l'aide de microfilms, La Zone est un montage de 14 fragments, dont la rédaction a débuté en 1962, date à laquelle, Sergeï Dovlatov, entamant alors son service militaire, prit ses fonctions de garde dans le camp à régime spécial d'Oust-Vymsk, au Kazakhstan, un camp de prisonniers de droit commun. Dans une atmosphère multi-ethnique où les rôles principaux se redistribuent entre simples soldats, gradés et prisonniers en tout genre, l'auteur relate les événements qui accompagnent la vie du camp, sous la forme d'épisodes singuliers.
    Publié en 1982, après que l'auteur ait émigré aux États-unis, La Zone demeure un témoignage romancé du monde concentrationnaire et de ses lois propres. Dovlatov, alors qu'il retravaille les différentes épreuves, est parfaitement conscient de la singularité de son point de vue au regard de ses prédécesseurs, principalement parce qu'il considère que les gardiens et les prisonniers sont interchangeables. Tout en conservant le flegme et l'ironie, qui caractérisera son style dans ses écrits postérieurs, Dovlatov relate la violence et l'amour, l'absurdité et la loi, dans un univers où la parole, à l'instar de la langue littéraire, demeure peut-être l'unique moyen de transformer la réalité du camp.
    « Les mêmes personnes manifestent des aptitudes égales pour les bonnes comme pour les mauvaises actions. Je n'avais nulle peine à me représenter tel récidiviste dans la peau d'un héros de la guerre, d'un dissident, d'un défenseur des opprimés. Et inversement, des héros de guerre se fondaient avec une facilité étonnante dans la masse des détenus. »

  • « Les douze récits qui composent ce volume forment un tout, écrit Pittoni, relié par une constante vision introspective qui a son origine dans le rapport entre la vie intérieure et les événements, en tant qu'affrontement (ou drame) pacifié ; exprimé dans l'imagination par des images et des symboles. [...] je dirais, si on me le permet, qu'il s'agit d'une formation géologique d'origine volcanique. » Ses réflexions sont nourries par cette vision introspective et elle se place d'emblée sous la protection de Nietzsche : « C'est la même terre, te dis-je, la même terre ! Ce sont mes herbes fragiles, mes humbles fleurs des champs, mes amers chênes rouvres, et les arbres immenses de Nietzsche, forts, bien enracinés, capricieux, qui donnent un sens aux horizons. » On découvre ainsi tout au long de ces proses une femme inspirante et d'un grand courage.

  • Les Choses et Les Gens sont deux séries de proses brèves qui font suite à Les Bêtes publiés en français dans la collection Biophilia chez José Corti en 2011.
    Les Choses se composent de 167 courtes proses ; des observations du poète qui se définit en évoquant les habitations de Sienne et de Florence, quelques objets et surtout la nature environnante. Ces fragments explorent l'immédiateté de la relation du narrateur entre l'extérieur et l'intérieur et sa lutte contre l'évocation de souvenirs.
    Souvent en affrontement avec lui-même dans une nature qui le pousse à la rêverie ou à la nostalgie qu'il combat férocement, le poète ne trouve de répis que de très courts instants et toujours dans un équilibre précaire.
    Le narrateur est complexe et torturé, porté par les errements «jusqu'à penser que mon âme était restée collée sous le sable mou, que la mer l'emportait parfois avec elle pour ensuite la rapporter.» Une des grandes originalités de ce texte réside dans le déroutant va-et-vient entre une nature personnifiée qui sonde le poète et la minutieuse exploration de celle-ci par celui-ci.
    Les Gens ne contiennent que 70 fragments mais les textes sont légèrement plus longs. Il s'agit principalement de portraits psychologiques de femmes très différentes, de tout âge et de diverses formes de parenté avec le narrateur.

  • Alphabet triestin

    Samuel Brussell

    Alphabet triestin est un récit qui a pour point de départ la découverte, en 2017, par le libraire lettré Simone Volpato, des lettres échangées entre Anita Pittoni, artiste et écrivaine triestine, et Roberto - Bobi - Bazlen, le mythique découvreur de talents littéraires et cofondateur des éditions Adelphi. En 1949, quand Anita fonde les éditions du Zimbaldone à Trieste, elle demande à son ami Bobi Bazlen d'y participer. Et Bazlen lui répondra :
    « Si j'étais toi, je m'ouvrirais à la Mitteleuropa... travaille en silence de manière à laisser ton empreinte, même modeste, mais que personne ne pourra effacer. » Les ombres d'Anita et de Bazlen, qui se confondent avec les fantômes littéraires de Trieste, sont présentes à chaque page de ce récit, à travers les portraits si vivants des poètes, artistes et écrivains qui ont fait de Trieste un continent littéraire sans pareil au cours du siècle dernier :
    Umberto Saba, Virgilio Giotti et Biagio Marin ; James Joyce et Italo Svevo ; Giorgio Voghera, Giani Stuparich et Pier Antonio Quarantotti Gambini ; Vittorio Bolaffio et Ugo Pierri...

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