La Gidouille

  • Tant espérer des nuits

    Alain Emery

    Le 17 décembre 1953, devant les caméras de télévision, Blaise Cendrars évoque son ami Amedeo Modigliani, disparu en janvier 1920. Quand l'écrivain en vient tout naturellement à parler des nus du peintre, il lâche : « Et le plus beau nu, il l'a fait avec une petite Irlandaise qui était moche comme un sang de punaise... »

  • Aline et moi

    Fanch Rebours

    Aline et moi est un récit burlesque, décapant et doux-amer.
    On y lit les états d'âme (et de corps !) d'un écrivaillon breton, auteur de romans de genre régionaux, qui voit s'installer dans son petit village LA star montante de la littérature française, jeune, belle, adulée, hyper-médiatisée, gon-cour(t)isée.
    Pour se faire aimer et reconnaître de son idole (au sens propre mais un peu sale aussi, quand même), le narrateur grimpe aux arbres, danse la gavotte, grille de la viande au barbecue, brade son couple, fouille la valise d'été de La Grande Librairie, est tour à tour fasciné, frustré, voyeur, lyrique, impudique, jaloux, obséquieux, libidineux... Il vire biographe et, pire des tourments, se compare.

  • En périphérie parisienne, aux abords d'une voie ferrée, des cabanons s'alignent.
    C'est le domaine des gueux : Môme, Boc, Betty, Luigi, Capo et Krishna. Ces marginaux ont trouvé là un espace de vie que personne ne songe à leur contester.
    Leur train-train va être perturbé par la mort de trois femmes retrouvées découpées sur les voies. Suicides ? Meurtres ? Crimes en série perpétués par le Dingue, ce mystérieux tueur insaisissable ? Le capitaine Évariste Blond et sa stagiaire Christelle Augier vont tout faire pour le déterminer.

  • Léo Tanguy est invité à un mariage chez des potes, dans les Cévennes. Le mas est la propriété de Paolo, un Italien en exil depuis les années de plomb. La fête s'avère torride, mais coup de froid au petit matin : les flics embarquent Paolo, accusé d'avoir tabassé à mort un magnat local...
    La victime ne manquait pas d'ennemis. Alors, entre les bavardages d'une patronne de bistrot, les revendications des militants anti-gaz de schiste et les non-dits de vieux Cévenols à la rancoeur tenace, notre cyber-enquêteur va devoir suer sang et eau avant de découvrir le vrai coupable...

  • Comment reconquérir celle qui l'a quitté pour Stephen Owen, peintre anglais inconnu qui expose à la galerie d'art qu'elle tient ? Gabriel Marquez, professeur de mathématiques en plein désarroi, décide de l'épater. Il s'engage alors dans une terrible épreuve criminelle qu'il imagine rédemptrice. Pour retrouver l'amour d'Adélaïde, il se met à poignarder, au hasard de la ville, des femmes aux cheveux blond cendré qui lui ressemblent. Huit femmes, sur le front desquelles il gravera, l'une après l'autre, les lettres qui composent le prénom « Adélaïde ». Tueur en série presque malgré lui, il fait la une des journaux et, au fil des crimes, le prénom se concrétise pour les enquêteurs.
    Au septième meurtre (lettre D), il tue hélas « son » Adélaïde elle-même, qu'il ne reconnaît qu'au moment où elle s'effondre... Son objectif s'effondre, d'autant plus qu'il est sur le point d'être découvert par la police.
    Depuis un moment, il a quitté son appartement pour un squat et pris l'identité d'un clochard décédé de mort naturelle. Il fuit donc la ville et prend un train en direction de Toulouse. Arrivé à destination, un médecin du nom de Marc Lestrade lui propose de l'aider et finit par l'héberger provisoirement. Il le présente à sa femme Mathilde qui, incroyablement, a les cheveux blond cendré. Une idylle naît entre eux. Gabriel Marquez, devenu Max Walther, fait croire qu'il est un ancien galeriste dont la boutique - installée à Mulhouse - a fermé ses portes.
    Contre toute attente, Mathilde dégotte un local sur Toulouse et Gabriel-Max devient directeur d'une galerie de peinture, malgré sa quasi-ignorance du milieu. Il coule des jours heureux avec celle qui a désormais quitté son mari. Un an plus tard, la jeune femme accouche d'une petite fille qu'ils prénomment... Adélaïde. Un jour, Mathilde fait une surprise à Max. Elle a trouvé un certain Stephen Owen, peintre anglais, et l'a invité à la galerie.
    Max redoute que sa chance insolente le lâche.
    Ce qui finit par arriver, mais pour toute une autre raison. En fait, c'est à cause du billet SNCF Saint-Brieuc- Toulouse - sur lequel il avait noté le numéro de téléphone du médecin - qu'il avait remis à l'animateur de la Maison des solidarités le lendemain de son arrivée à Toulouse dans le but qu'il lui trouve un logement et, si possible, un travail. Ce dernier, en rangeant son bureau quelque trois ans plus tard, est tombé sur ce simple bout de papier et s'est soudain souvenu de cette affaire non élucidée du tueur en série à Saint-Brieuc. Mu par une intuition fulgurante, il a remis ce ticket au bureau de police de son quartier. L'enquête diligentée mettra fin à la bonne fortune du meurtrier...

  • « Le surlendemain du Mardi gras, cinq femmes du village se présentaient au bureau de police de...».

    Telle est la première phrase de L'Affaire Lerouge d'Émile Gaboriau, publié en 1866, considéré comme le premier roman policier français contemporain, qui a inspiré Sherlock Holmes à Conan Doyle.
    C'est le point de départ choisi par La Gidouille pour émoustiller l'imagination des auteur(e)s potentiels de ce Variations 7 qui devaient poursuivre cette première phrase à leur guise, sans forcément « faire du polar ».
    Un jury composé des éditeurs, de libraires, bibliothécaire et lecteurs de club de lecture s'est réuni au printemps pour choisir les textes - anonymes jusqu'au vote - qui sont publiés dans ce recueil parmi la cinquantaine reçus.
    Le résultat est comme toujours étonnant et détonnant, mêlant humour, polar - quand même parfois ! -, romantisme, références littéraires, limite du fantastique et du fantasme.

  • Sale temps sur Plouguer. Le 14 Juillet approche et on se croirait encore en hiver. Le réchauffement climatique, la prolifération des OGM, les basses manoeuvres de certains politiques, voilà ce qui préoccupe Léo alors qu'il scrute la foule qui se presse dans le petit cimetière. S'il est là aujourd'hui, parmi des centaines d'éplorés, c'est qu'il connaît bien celui qu'on enterre. Et pour cause : le mort, c'est lui.

  • Fruit de plus de 2 ans de recherches dans les archives du Petit Écho de la mode de la fin du 19e siècle (de 1886 à 1900), cet ouvrage publie in extenso les articles d'époque sur l'art de recevoir, de se comporter en société, de gérer sa maison, de s'occuper de ses domestiques. Cette partie est agrémentée d'une préface de Nicole Lucas, historienne de la femme à l'université de Rennes.
    Sont aussi publiées des centaines de recettes d'époque commentées et remises au goût du jour par 4 chefs (dont 3 étoilés Michelin), un confiseur multi récompensé, et un jeune caviste plein de promesses.
    L'ouvrage est composé à peu près par moitié dans les deux axes se répondant au gré des pages recettes.

    Le livre commence par un historique du Petit Écho des origines à nos jours, et des centaines d'illustrations tirées du célèbre magazine viennent ponctuer les propos.

  • Didier Collobert a mis à disposition 3 portraits au lavis à chacun des 14 auteur(e)s. Parmi ces 3 portraits, ils/elles en ont choisi un et ont écrit une nouvelle inspirée par ces visages. Chaque histoire est différente, tantôt ironique, dure, sentimentale ou glaçante, témoin de la naïveté, de la tendresse ou de la dureté du monde, mais le regard est toujours humaniste.

    Les auteur(e)s, 7 femmes, 7 hommes : Fabienne Juhel, Alain Emery, Gérard Alle, Charles Madézo, Gérard Le Gouic, Max Alhau, Bernard Berrou, Christiane Baroche, Anne Guillou, Michelle Labbé, Anne-Denes Martin, Anne Burlat, Jeannie Le Reste et Hervé Carn.

  • Transport(s)

    Fanch Rebours

    Quatorze heures, c'est le temps pour le ferry Pont-Enezenn de relier Roscoff à Cork. À bord, des voitures, des camions et 2 500 êtres humains. Parmi eux, 3 femmes. Marion qui fait avancer le bateau, Myriam qui tente d´échapper à la noyade conjugale et Mîna qui est prête à accoucher, passagère clandestine au fond du camion de Myriam lui-même au fond du bateau de Marion.

  • Léo Alistair Tanguy fait un reportage sur les économies alternatives et s'intéresse en particulier à l'Économie Sociale et Solidaire (ESS). Au cours d'un forum en centre Bretagne, il rencontre Sacha, un jeune zadiste se rêvant en Che Guevarra, et son mentor Josh, un flibustier quinquagénaire vivant à quai à Paimpol dans un vieux gréement.
    Plus tard, Léo fait la connaissance de Marie- Jo Beaussange, ex professeure des collèges, ex commissaire de police aujourd'hui reconvertie au tourisme vert et écoresponsable. La maison d'hôtes de Marie-Jo, à Erquy, devient le PC opérationnel de Léo dont le reportage vire à l'enquête criminelle. En effet, Aleida, la compagne de Sacha a été agressée.
    Très vite, un faisceau de présomptions conduit Léo à Paris, puis à Lannion, dans l'univers des technologies avancées. Passé la bulle de la fibre optique, c'est désormais la bio génétique et l'intelligence artificielle qui attire les investisseurs dans le Trégor.
    L'immortalité et le posthumanisme promettent des marchés juteux. Déjà, les requins de la finance aiguisent leurs crocs et se lèchent les babines.
    De l'ESS au CAC 40, deux conceptions du monde diamétralement opposées s'affrontent. L'enjeu de société est énorme. Léo fait ses choix, avec l'aide de Marie-Jo et de Josh, il parvient à démêler ce sac d'embrouilles.
    Sacha, quant à lui, poursuit sa route de ZAD en ZAD. La planète est immense et les chantiers nombreux.

  • Jules Verne est sans doute l'écrivain le plus célèbre du monde. On le lit aussi bien au Japon qu'en Russie. Mais on connait finalement bien peu l'homme, et une grande partie de l'oeuvre est ignorée. On sait que ses romans parlent de voyages et de science, mais qui est au courant qu'il a écrit le premier roman comportant un jeu-réalité (les États-Unis transformés en jeu de l'oie géant) ? On parle toujours de sa grande précision géographique, sans savoir la plupart du temps qu'il a placé un sphynx en Antarctique, et qu'il aurait le rôle d'un pôle magnétique !

    En réalité, il reste bien des zones inconnues s'agissant de cet écrivain. Comment a-t-il rencontré l'éditeur Hetzel ? Les informations scientifiques de Jules Verne sont-elles fiables ou ne jouent-elle qu'un rôle purement imaginaire ? Comment a-t-il pu être catalogué comme auteur pour la jeunesse alors qu'il y a si peu d'enfants dans son oeuvre ? Autant d'interrogations auxquelles ce livre répond.

  • Artifices

    Collectif

    Pour son 4e Variations, La Gidouille a largement diffusé une photo de feu d'artifice prise depuis une table festive, histoire d'égayer notre époque plus que grisâtre. Comme d'habitude, toute latitude a été laissée aux auteurs pour utiliser les détails de la photo, lumières, accessoires, personnages.
    25 textes ont été sélectionnés. Comme d'habitude, tous les genres sont représentés, prose - romantisme, polar, suspense, humour -, poésie, dessin.
    Tout lecteur trouvera son compte dans cet ouvrage, car un feu d'artifice peut cacher bien des surprises, et les personnages peuvent être tour à tour émerveillés, inquiétants, calculateurs, troublants et troublés !

  • Institutrice en retraite, Janine (son pseudonyme dans la clandestinité), raconte à sa petite fille ce que fut son rôle dans la Résistance. Le déclic ? Les restes d'un cadavre découverts, au début des années 2000, lors de travaux de rénovation d'un vieille ferme dans une vallée bretonne à quelques kilomètres de la mer, et qui servit de cache à des maquisards. Elle est la seule encore en vie à savoir qui est ce jeune homme et pourquoi il a été enterré à cet endroit en 1944.

    C'est l'occasion d'évoquer comment elle est devenue agent de liaison d'un mouvement de résistance, alors jeune enseignante dans une école primaire, comment elle a pris en charge des aviateurs dont le bombardier avait été abattu par les Allemands et dont il fallait s'occuper avant de leur trouver un filière d'évasion vers l'Angleterre.
    Mais il est aussi question d'une sombre affaire, l'assassinat de deux résistants, qui ne sera élucidée que bien des années après la guerre, quand un marin anglais, frère d'un de ces aviateurs, retrouve Janine.
    C'est enfin une histoire d'amour, une passion née dans la clandestinité avec Jean-François son mentor en résistance, qui partira en Indochine en 1946 pour rencontrer une autre guerre et ne jamais en revenir...

  • « Tout ce que j'avais, au départ, était une photographie chinée par mes soins, datée de 1929, celle d'une certaine Suzy, réputée danseuse. Un simple cliché et l'envie furieuse d'en découdre, de broder - au fil des tourments du xxe siècle - un destin, une histoire. Je voulais donner chair à du vent. Jeter à l'assaut de nos sentiments une femme résolument libre et moderne, et - parce qu'il faut bien mesurer la force de ses inventions - la confronter un jour ou l'autre à l'inépuisable bêtise humaine ».

    Le résultat est un extraordinaire texte court empreint de réalisme, de tendresse et de romanesque infinis. De l'émotion à l'état pur.

  • Au fond de la Lieue de grève, en baie de Saint-Efflam, plage de Plestin-les-Grèves (22), au pied du « Roc'h ar laz » (« le rocher du meurtre »), la dernière marée verte a rejeté deux cadavres. Un homme et une truie.
    Cette dernière est pleine, peut-être bourrée d'explosifs. L'homme, Marc Cann, dit Cram, un pote de Léo Tanguy, était peintre de marines. En rupture d'intermittence, il avait dû accepter un job pourri dans la filière futuriste de valorisation des déchets azotés, laitues de mers et lisiers !
    On le sait, même si les soutiens inconditionnels de l'agriculture la plus salopement productiviste ne l'ont jamais reconnu, les algues vertes tuent. Mais la drogue aussi, comme la jalousie, comme les règlements de compte politiques.
    Les algues donc, et les passions... à dose létale !

  • Perplexité au Havre et à Morlaix ! Un exportateur de légumes propriétaire de boîte de nuit est retrouvé au fond d'un bassin du port du Havre.
    Il était aussi collectionneur de livres anciens, spécialement ceux de Tristan Corbière.
    Dans le même temps, une femme est retrouvée sur une grève bretonne, un couteau planté dans le dos. Elle tenait une crêperie au Havre. Les deux morts portent le même nom, et une mystérieuse petite vieille en noir qui suit les enterrements semble bien les connaître.
    Intrigués, Léo Tanguy et son compère cyberjournaliste havrais Bob Mougin vont tenter de résoudre cette énigme sur laquelle plane l'ombre tutélaire de Tristan Corbière. D'un trafic de cocaïne dans les choux-fleur au milieu des bibliophiles, leur enquête conjointe dans les deux régions va de soubresauts en rebondissements tout en marquant la vivacité de la présence bretonne dans la capitale du pays de Caux.

  • Maléfiques

    Léo Villots

    Deux jeunes femmes qui ne se connaissent pas, Rozenn, fragile et battue par son mari violent, et Élodie, infirmière hospitalière dévouée, sont les rouages d´une sombre machination montée par un psychopathe monstrueux de folie et de manipulation. On assiste à leur croisée des chemins, voyeurs malgré nous. Entre thriller et roman d´atmosphère, ce récit singulier tient en haleine jusqu´à un dénouement digne des grands romans à suspens. C´est le premier roman de cet auteur.

  • L'incendiaire

    Fabienne Jeanne

    L'Incendiaire entend des voix. Submergée par la peur, elle se protège dans la lumière des feux qu'elle allume. Symbole de sa ferveur, Le Magicien crache les flammes de sa délivrance. Lorsqu'il s'éloigne, elle s'égare jusqu'à la démence. L'Incendiaire est schizophrène. À la clinique psychiatrique, elle revit ses hallucinations, sa douleur, ses passions. À ses parents perdus se substitue la tendresse des Bien-Aimés, un oncle et une tante, témoins de ses épreuves, un artiste de rue, un infirmier, un magasinier. Démuni, le Magicien, cracheur de feu. L'Infirmier est un jeune homme romantique, un pianiste virtuose. Son collègue, le Magasinier, amoureux timide et peintre méconnu, tracera son portrait. Au coeur de la clinique psychiatrique s'expriment les écueils et les verdicts, les haltes et les espoirs. Roman poétique, "L'Incendiaire" brosse le portrait d'une jeune femme psychotique. Loin des schémas traditionnels, on parle ici des chemins s'ouvrant parfois en unité psychiatrique.

  • Impasse et perd

    Collectif

    Le festival Noir sur la ville est le plus important festival polars de Bretagne et est organisé chaque année fin novembre à Lamballe (Côtes d´Armor), par l´association Fureur du Noir et La Noiraude. La Noiraude est le fonds spécialisé de nouvelles noires et policières francophones de la médiathèque de l´Ic (Pordic, Côtes d´Armor) actuellement constitué de plus de 6500 nouvelles. Tous les ans, ces deux activistes du polar unissent leurs forces pour organiser un concours dont les premiers lauréats amateurs sont publiés avec de grands auteurs de la littérature noire. Cette année, les auteurs ont écrit une nouvelle inspirée par la photo noir et blanc d´une impasse sombre aux allures glauques. - Auteurs pros et reconnus : Yvon Coquil (29) Florence Médina (75) Patrick Pécherot (Journaliste à France Inter) Élena Piacentini (Corse) Olivier Roux (13) Denis Flageul et Frédéric Prilleux (22) - Auteurs amateurs : Bruno Baudard (34) Mélissa Bickelhaupt (75) Vincent Caumont (86) P. H. Nieto (75)

  • La collection des enquêtes de Léo Tanguy a été créée en 2008 aux éditions Coop-Breizh par Gérard Alle (toujours directeur de la collection à ce jour), Sylvie Rouch, Denis Flageul et José-Louis Bocquet.
    15 titres y ont été publiés jusqu'en 2011 avant que La Gidouille reprenne la collection en 2014 à raison de 2 titres par an, faisant découvrir le personnage à un nouveau public.

    C'est le côté environnement ou fond social/sociétal toujours marquant qui fait l'intérêt de ces textes.
    Les premiers titres Coop-Breizh sont maintenant épuisés. Face à une demande récurrente, La Gidouille a décidé de rééditer les anciens titres en compilations par 3, avec l'accord de l'éditeur originel.

    Ce premier volume a un sens particulier puisque ce sont ceux parus en 2008 par trois des quatre fondateurs renommés de la collection : Gérard Alle, Sylvie Rouch et Denis Flageul.
    Les textes sont réédités à l'identique, seuls, quand les auteurs en ont manifesté le désir, certains titres peuvent changer, le principe étant à l'origine de les styler dans le genre titre d'article de presse à sensation, ce qui a été abandonné depuis.
    C'est le cas pour les titres de Sylvie Rouch et Denis Flageul dans ce volume.

  • Le 10 septembre 1896, la jeune Félicie P., domestique, est incarcérée à la maison d'arrêt de Marennes. Elle est prévenue d'infanticide, accusée d'avoir donné la mort à son nouveau-né. Elle laisse derrière elle sa fille Justine, placée deux ans plus tôt à l'Assistance publique.
    S'appuyant sur le dossier d'assises et la minutieuse enquête de ses descendants subjugués par ce secret si longtemps occulté sciemment dans la mémoire familiale par Justine elle-même et découvert par hasard un siècle plus tard par ses arrière-petits-enfants, conjuguant la grande et la petite histoire, Alain Emery retrace le parcours de la jeune femme - de ses origines à sa disparition -, dresse un portrait de l'époque et des acteurs de ce drame. Dénonçant les circonstances, il s'attache à rendre figure humaine à cette femme jusque-là oubliée des siens.
    Un roman ancré dans la réalité, tissé dans l'obscénité et la cruauté d'un environnement âpre et dur.
    Une histoire incroyable et vraie, un fait divers terrible.

  • Et si Louis Guilloux avait connu Alfred Jarry ? Louis Guilloux, écrivain briochin qui s'était vu souffler le prix Goncourt en 1935 par un inconnu sans avenir, ne se doutait pas qu'il serait un jour au coeur d'un mystère aux conséquences dramatiques.
    L'histoire se passe à Saint-Brieuc, ville des Briochins, en Bretagne, mais passe aussi par le Tadjikistan, le Groenland et Saint-Koulibiac'h, du xixe au xxie siècle (avec un détour par le ve).
    On y rencontre Albert Camus, Obélix, le Cri de l'Ormeau, un cinéaste, des adorateurs de la brioche, un croque-mort, un moine gallois, un crieur de rue, Jeanne Bonde, Mick Jagger, Océane Lamarée, Rakhmon Navrouz, Victor Meaux, et encore une cinquantaine d'autres personnages.

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