Entreprise, économie & droit

  • L'affaire Saint-Aubin

    Denis Langlois

    Juillet 1964. La famille Saint-Aubin s'apprête à partir en vacances dans le luxueux domaine du Pin-de-la-Lègue, près de Fréjus. Trois voitures : celle des parents qui tracte une caravane, celles des deux fils. La voiture de Jean-Claude, l'aîné, âgé de vingt-trois ans, accompagné de sa petite amie, Dominique Kaydasch, n'arrivera jamais à destination. La voiture s'écrase contre un arbre, à Puget, non loin de Fréjus, les deux passagers meurent sur le coup. Aujourd'hui, cinquante-trois ans après les faits, on ne sait pas ce qui s'est réellement passé.Accident ? Attentat ? Bavure des services secrets gaullistes en lutte contre les anciens membres de l'OAS ? L'affaire Saint-Aubin, l'une des grandes énigmes politico-judiciaires de la Ve République, n'est toujours pas résolue. En explorant toutes les pistes, Denis Langlois retrace pour nous cet incroyable feuilleton.

  • « Un refus d'être dans la course, de participer avec armes et bagages à cette poursuite échevelée de la modernité qui caractérise tant notre époque tonitruante.
    S'éloigner de la clameur du moderne, préférer l'implicite et ses chuchotis à l'explicite qui aboie ses vérités. Se montrer plus sensible à l'écho qu'à la voix qui l'a produit. Ne pas vouloir se rendre exclusivement contemporain de son siècle, mais retourner aussi vers d'autres, en commencer le voyage. En place des autoroutes privilégier dans ce but les sentes perdues éperdues de la confidence et du secret.
    Comment écrire un secret sans le dévoiler ? Fracturer le réel pour le savoir, une des aspirations de ce bref manifeste, libelle, art poétique. S'asseoir à l'ombre, en peser le pour et le contre, loin du clinquant d'un mécanique soleil luisant sans discernement pour celles et ceux que soi-disant il éclaire. Ambitionner somme toute de devenir le chantre de la corne du bois. S'enfouir pour cela dans les forêts de la pudeur et de la discrétion.
    Devenir vieux d'une vieillesse qui rajeunit les rides, les change en arbre des grâces. Pratiquer le recul en avant, ameuter, réveiller hier pour enrichir, augmenter aujourd'hui. Tenter d'inventer tout un art du démodé, ces étoffes dont le temps s'habille pour signaler qu'il passe, afin d'apprendre à en tirer tous les fils, les réunir alors, les enrouler en phrases pour énoncer une doctrine du présent perçu surtout comme un passé qui s'attarde, qui n'en finit pas de s'attarder ».

  • Prométhée, le titan, a dérobé le feu aux dieux pour le donner aux hommes. Grâce à ce feu, les hommes ont pu exister et se défendre. Mais les hommes ont voulu devenir eux-mêmes des titans et, par la technologie, prétendre à l'immortalité. Ils ont, ce faisant, tué Prométhée dont le foie, dévoré la nuit et ressuscité le jour par la vindicte de Zeus, symbolisait la vie. Entraînés à leur perte par l'enchaînement diabolique des mécanismes qu'ils ont mis en place et dont ils ont perdu la maîtrise, les hommes sont condamnés à se robotiser. Le capitalisme, par le bras armé de ses multinationales, n'a plus de forces qui s'opposent à lui. Grâce à la haute technologie et à l'informatique, il contrôle et s'approprie la moindre parcelle de vie et d'activité, prive d'eau et de nourriture des populations entières, empoisonne océans et territoires, met à feu et à sang la planète entière et menace à tout moment de la faire exploser. Quand la science-fiction devient réalité, ce sont les figures des mythes fondateurs qui volent en éclats.

  • L'auteur juge que dans sa forme actuelle, le capitalisme est un fléau comme l'Homme n'en a guère connu dans son histoire. Par le bras armé des multinationales, il réduit les Etats à l'impuissance et lui impose ses vues pour contrôler la moindre parcelle de vie et d'activité. C. Mineraud en appelle à une prise de conscience, tant individuelle que collective, indispensable à la survie de l'humanité.

empty