Librairie Generale Francaise

  • Kafka Journal Nous avons des yeux pour voir.
    Pour connaître Dieu nous avons notre existence.

    Voici le témoignage le plus poignant de toute l'histoire de la littérature. Que devient un homme quand le verbe pénètre en lui, décide de sa vie, et lui fait espérer un mystérieux salutoe « Nous avons été chassés du paradis mais le paradis n'a pas été détruit pour cela. » Ce paradis qu'on doit retrouver sera d'autant plus beau qu'on revient de loin. Kafka relate tout ce qui l'envahit et l'abat : peur de la maladie et de la solitude, désir et crainte du mariage, lutte contre le milieu familial et religieux. Etouffé par ses scrupules, Kafka ne perd jamais de vue sa vie spirituelle dont il attend force et lumière. Ce Journal, c'est tout l'ennui de la vie et le salut qui l'éclaire.

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  • Italo Calvino Le Vicomte pourfendu Au cours d'une bataille contre les Turcs, Médard de Terralba, chevalier génois, est coupé en deux par un boulet de canon. Ses deux moitiés continuent de vivre séparément, l'une faisant le bien, l'autre mutilant tout sur son passage.
    Ce conte est pétri d'humour et de cynisme. Le monde imaginaire de Calvino où des doigts coupés indiquent la route à suivre, où les lépreux vivent heureux a pourtant toutes les couleurs du réel. Et Le Vicomte pourfendu prouve avec brio que la vertu comme la perversité absolues sont également inhumaines.

  • Tôt le matin, tard le soir, Clarissa Dalloway se surprend à écouter le clocher de Big Ben. Entre les deux carillons, une journée de printemps, une promenade en ville, le flux des états d'âme et le long monologue d'une conscience.
    Clarissa tente de « sauver cette partie de la vie, la seule précieuse, ce centre, ce ravissement, que les hommes laissent échapper, cette joie prodigieuse qui pourrait être nôtre ». Et pourtant résonne déjà dans ce livre, le plus transparent peut-être de l'oeuvre de Virginia Woolf, comme la fêlure de l'angoisse ou le vertige du suicide.

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  • Sándor Márai Les Braises Reconnu comme l'un des plus grands auteurs de la littérature hongroise et l'un des maîtres du roman européen, l'écrivain Sándor Márai (1900-1989) s'inscrit dans la lignée de Schnitzler, Zweig ou Musil. L'auteur des Révoltés, des Confessions d'un bourgeois ou de La Conversation de Bolzano n'a eu de cesse de témoigner d'un monde finissant, observant avec nostalgie une Europe mythique sur le point de s'éteindre.
    A travers la dramatique confrontation de deux hommes autrefois amis, Les Braises évoque cette inéluctable avancée du temps. Livre de l'amitié perdue et des amours impossibles, où les sentiments les plus violents couvent sous les cendres du passé, tableau de la monarchie austro-hongroise agonisante, ce superbe roman permet de redécouvrir un immense auteur dont l'oeuvre fut interdite en Hongrie jusqu'en 1990.

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  • De ce roman foisonnant de personnages se déache la figure adolescente de Mick, qui ressemble étrangement à Carson McCullers. Pauvre, passionnée de musique, elle rôde dans les cours des immeubles pour surprendre les accents d'une symphonie qui s'échappent d'un poste de TSF : Cette musique ressemblait parfois à de petits morceaux de cristal colorés et, quelquefois, c'était la chose la plus douce, la plus triste que l'on pût imaginer.
    Mick et bien d'autres personnages s'entrecroisent dans ce roman qui emprunte ses décors au Sud des Etats-Unis où vécut Carson McCullers dans l'immédiat avant-guerre. Elle avait vingt-deux ans quand elle publia ce premier livre, qui est sans doute son chef-d'oeuvre.
    Texte intégral

  • Yasunari Kawabata Les Belles Endormies Dans quel monde entrait le vieil Eguchi lorsqu'il franchit le seuil des Belles Endormies ? Ce roman, publié en 1961, décrit la quête des vieillards en mal de plaisirs. Dans une mystérieuse demeure, ils viennent passer une nuit aux côtés d'adolescentes endormies sous l'effet de puissants narcotiques.
    Pour Eguchi, ces nuits passées dans la chambre des voluptés lui permettront de se ressouvenir des femmes de sa jeunesse, et de se plonger dans de longues méditations. Pour atteindre, qui sait ? au seuil de la mort, à la douceur de l'enfance et au pardon de ses fautes.

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  • Yasushi Inoué Le Fusil de chasse A bout de forces, trop fatiguée pour bouger le petit doigt je laissai machinalement mon regard s'attacher à ton reflet sur la vitre. Tu avais Þni de frotter le canon et tu remontais la culasse, que tu avais également nettoyée. Alors tu levas et abaissas plusieurs fois le fusil en épaulant à chaque fois. Mais peu après le fusil ne bougea plus. Tu l'appuyas fermement contre ton épaule et tu visas, en fermant un oeil. Je me rendis compte que le canon était manifestement dirigé vers mon dos.
    Yasushi Inoué Le Fusil de chasse, ou les multiples facettes d'une impossible passion. Trois lettres, adressées au même homme par trois femmes différentes, forment la texture tragique de ce récit singulier. Au départ, une banale histoire d'adultère. A l'arrivée, l'une des plus belles histoires d'amour de la littérature contemporaine. Avec une formidable économie de moyens, dans une langue subtilement dépouillée, Yasushi Inoué donne la version éternelle du couple maudit.

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  • Ernst Jünger Orages d'acier « Le grand moment était venu. Le barrage roulant s'approchait des premières tranchées. Nous nous mîmes en marche... Ma main droite étreignait la crosse de mon pistolet et la main gauche une badine de bambou. Je portais encore, bien que j'eusse très chaud, ma longue capote et, comme le prescrivait le règlement, des gants. Quand nous avançâmes, une fureur guerrière s'empara de nous, comme si, de très loin, se déversait en nous la force de l'assaut. Elle arrivait avec tant de vigueur qu'un sentiment de bonheur, de sérénité me saisit.
    L'immense volonté de destruction qui pesait sur ce champ de mort se concentrait dans les cerveaux, les plongeant dans une brume rouge. Sanglotant, balbutiant, nous nous lancions des phrases sans suite, et un spectateur non prévenu aurait peut-être imaginé que nous succombions sous l'excès de bonheur. » Ernst Jünger.

    Le livre d'Ernst Jünger, Orages d'acier, est incontestablement le plus beau livre de guerre que j'aie lu.
    André Gide.

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  • A Visegrad, c'est sur le pont reliant les deux rives de la Drina - mais aussi la Serbie et la Bosnie, l'Orient et l'Occident - que se concentre depuis le XVIe siècle la vie des habitants, chrétiens, juifs, musulmans de Turquie ou " islamisés ". C'est là que l'on palabre, s'affronte, joue aux cartes, écoute les proclamations des maîtres successifs du pays, Ottomans puis Austro-Hongrois.
    C'est la chronique de ces quatre siècles que le grand romancier yougoslave Ivo Andriécï, prix Nobel de littérature en 1961, nous rapporte ici, mêlant la légende à l'histoire, la drôlerie à l'horreur, faisant revivre mille et un personnages : de Radisav le Serbe empalé par le gouverneur turc, à Fata qui se jette du pont pour éviter un mariage forcé, et au vieil Ali Hodja, le Turc traditionaliste, qui voit avec consternation surgir les troupes de l'empereur François-Joseph.
    En 1914, le pont endommagé dans une explosion demeure debout. Sinistre présage, cependant, grâce auquel ce roman paru en 1945, oeuvre d'un écrivain bosniaque par sa naissance, croate par son origine et serbe par ses engagements d'alors, nous paraît aujourd'hui mystérieusement prophétique.

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  • "Pour les Blancs de la côte et les commandants de navires, il était Jim - rien d'autre.
    Evidemment, il avait une identité plus complète, mais il n'acceptait pas de l'entendre mentionner. son incognito - qui était aussi percé qu'un tamis - ne visait pas à dissimuler une personne, mais un fait. Lorsque celui-ci traversait le masque, il quittait sans délai le port où il se trouvait et partait pour un autre, généralement plus loin vers l'Est. Jim en appelait à la fois aux deux versants de l'âme - celui qui regarde constamment la lumière du jour et celui qui, telle la face cachée de la lune, reste sournoisement tapi dans une obscurité perpétuelle, avec parfois seulement une furtive lueur brumeuse venant caresser ses bords.
    Son attitude mystérieuse me fascinait, comme s'il avait été un prototype de sa race, comme si la vérité obscure qu'il recelait était assez grave pour affecter la conception que l'humanité se fait d'elle-même."

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  • Knut Hamsun La Faim La seule chose qui me gênât un peu, c'était, malgré mon dégoût de la nourriture, la faim quand même. Je commençais à me sentir de nouveau un appétit scandaleux, une profonde et féroce envie de manger qui croissait et croissait sans cesse. Elle me rongeait impitoyablement la poitrine ; un travail silencieux, étrange, se faisait là-dedans.
    Knut Hamsun.

    On tourne les feuillets de ce livre étrange. Au bout de peu de temps on a des larmes et du sang plein les doigts, plein le coeur. [.] La faim est le sujet même du livre avec tous les troubles intellectuels qu'entraîne une inanition prolongée. C'est moins un héros de roman qu'un cas de clinique.
    André Gide.
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  • Je vois encore Douglas, debout, le dos au feu, les mains dans les poches, le regard baissé sur son interlocuteur. «Jusqu'à présent, personne d'autre que moi n'en a entendu parler.
    C'est par trop horrible.» Plusieurs voix s'étant naturellement élevées pour déclarer que cela donnait le plus grand prix à la chose, notre ami nous regarda les uns après les autres avec un art consommé et poursuivit, ménageant son triomphe : «Cela surpasse tout. Je ne connais rien qui s'en rapproche.» Je me rappelle avoir demandé : «Rien d'aussi franchement terrifiant ?» Il eut l'air de dire que cela n'était pas si simple, de se trouver en peine de qualificatif. Il se passa la main sur les yeux et fit une petite grimace : «Rien d'aussi épouvantablement... épouvantable !» «Oh, quel délice !» s'écria quelqu'un - une femme.
    Henry James Le Tour d'écrou est unanimement considéré comme le chef-d'oeuvre d'Henry James. Borges a même écrit que, selon lui, «aucune époque ne possède des romans de sujet aussi admirable que Le Tour d'écrou...» Une intrigue serrée, un mode narratif subtilement ouvragé, des personnages plus vrais que nature, une atmosphère étouffante : le fantastique rejoint le quotidien et s'impose comme une version possible de la réalité.
    Pour la première fois, grâce à la magie d'une traduction réussie, l'univers de James devient directement accessible au lecteur français.

  • Récit d'une longue exploration de la Patagonie argentine. L'auteur brosse le portrait des personnalités qu'il y a croisées : des artistes, des brigands, des Indiens de la Terre de Feu, des exilés de toutes sortes.

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  • Chicago, 4 mai 1886 : alors que s'achève un meeting politique réunissant des centaines d'ouvriers, la police lance un assaut brutal pour disperser la foule. Soudain, une bombe explose, tuant huit policiers et en blessant plusieurs dizaines d'autres. Cet événement à l'immense retentissement, Rudolph Schnaubelt en est le témoin privilégié. Fraîchement débarqué d'Allemagne, ce jeune homme cultivé, sans le sou mais décidé à conquérir l'Amérique, fait rapidement l'apprentissage d'une réalité qui lui glace le sang : de New York à Chicago, il découvre la tragique condition des ouvriers, surtout quand ils sont, comme lui, étrangers. Mais comment se dresser face aux injustices dans cette société conservatrice avide de profits où la presse n'est pas libre et la répression policière, sanglante ? Tiraillé entre son engagement pour la cause ouvrière aux côtés de Louis Lingg, un militant anarchiste charismatique, et sa passion pour la belle Elsie, Rudolph va faire un choix qui changera à jamais le cours de sa vie et celui de l'histoire.

  • Italo Svevo La Conscience de Zeno Composé en 1923, La Conscience de Zeno est sans doute le premier grand roman inspiré par la psychanalyse. Mais il est bien plus que cela. Avec la confession de son héros - narrateur qui entreprend d'évoquer pour le médecin qui le soigne les faits marquants de son existence, il demeure l'un des livres fondateurs de la littérature européenne du xxe siècle.
    C'est Eugenio Montale, Benjamin Crémieux et Valery Larbaud qui révélèrent et imposèrent simultanément, en France et en Italie, pendant l'hiver 1925-1926, le nom d'Italo Svevo, l'écrivain triestin né en 1861, et qui allait mourir en 1928...

    Ce méconnu est un second Proust.
    Eugenio Montale.

    Ce qui est fascinant chez Svevo, c'est l'infatigable enquête sur eux-mêmes que poursuivent ses héros et l'éternel monologue intérieur auquel ils se livrent sans jamais cesser d'observer autour d'eux, sans jamais cesser d'agir.
    Valery Larbaud.

    Il existe une Trieste de Svevo comme il existe un Paris de Balzac ; il existe un monde svevien, avec ses démons et ses dieux, comme il existe un monde proustien.
    Benjamin Crémieux.

  • Le Coeur des ténèbres s'inspire d'un épisode de la vie de Conrad en 1890 dans l'État libre du Congo mis en coupe réglée au profit de Léopold II. De cette expérience amère, l'écrivain a tiré un récit enchâssé dont chaque élément, à la façon des poupées russes, dissimule une autre réalité : la Tamise annonce le Congo, le yawl de croisière la Nellie le vapeur cabossé de Marlow, truchement de Conrad. Ces changements d'identité sont favorisés par les éclairages instables au coucher du soleil ou par le brouillard qui modifie tous les repères et dont émerge Kurtz. Présenté par de nombreux personnages bien avant d'entrer en scène, celui-ci fait voler en éclats toutes les définitions et finit par incarner le coeur énigmatique des ténèbres : le lieu où se rencontrent l'abjection la plus absolue et l'idéalisme le plus haut.

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  • Nabokov le magicien...
    Après Joyce et quelques autres, il a hissé le trompe-l'oeil, le parodique, le faux-semblant, l'illusion, l'effet de miroir et l'effet de masque au rang d'un art - l'un des plus grands.
    Lui, le joueur d'échecs, le linguiste virtuose, le collectionneur de papillons a collectionné aussi, durant sa carrière, les malentendus. "Lolita", en 1958, l'a rendu célèbre. Un roman peut cacher parfois une oeuvre. Danc cette oeuvre se détache aussi un autre monument : Ada. Parce que, pour une fois, Nabokov le pudique fait appel à sa mémoire affective. Mais avec des tours, des détours et des scintillements de la plus éblouissante fantaisie.
    "ll n'est rien dans la littérature mondiale, sauf peut-être les réminiscences du comte Tolstoï, qui puisse le disputer en allégresse pure, innocence arcadienne, avec les chapitres de ce livre qui traitent d'"Ardis"..." dit lui-même Nabokov.
    Bien entendu, il fait toujours croire sur parole un homme d'esprit.

  • Qu'il évoque un couple séparé par la guerre, réuni des années plus tard au pied du mont Fuji, l'amitié entre deux écrivains dont l'un est condamné au silence, ou la mélancolie d'une fin d'automne à Tokyo, c'est par touches subtiles et avec un art consommé de l'image que Yasunari Kawabata esquisse, tel un peintre, portraits et sentiments, rêves et rêveries.
    Première neige sur le mont Fuji rassemble six nouvelles inédites, écrites entre 1952 et 1960, compilées et traduites par Cécile Sakai, spécialiste de l'oeuvre de Kawabata. On y retrouve l'inspiration poétique et sensuelle qui caractérise les chefs-d'oeuvre du Prix Nobel de littérature.
      L'écriture de Kawabata est un nerf à vif, que Cécile Sakai a su disséquer au scalpel dans ce recueil de nouvelles inédites et somptueuses. Marine Landrot, Télérama.

    Esquissé autour d'un vide, d'un manque ou d'un silence, chaque texte possède la beauté dépouillée d'une estampe. Elisabeth Philippe, Les Inrockuptibles. 

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  • Ismaïl Kadaré Avril brisé Deux histoires s'entrecroisent ici : celle de Gjorg, le jeune montagnard qui vient de venger la mort de son frère et qui attend le châtiment selon les termes du Kanun, et celle d'un jeune couple en voyage de noces, venu dans cette même région pour étudier les coutumes ancestrales et sanglantes de cette vendetta d'honneur. L'action a beau se situer au début du xxe siècle, la vie sur les hauts plateaux d'Albanie nous enfonce dans le Moyen Age.
    Le choc est si grand pour la jeune mariée qu'il sera fatal à son bonheur. Et cette expérience tragique va faire basculer son époux, écrivain mondain, dans la vraie réalité. C'est là sans doute la morale de Kadaré quand il apostrophe son héros : « Vos livres, votre art, sentent tous le crime. Au lieu de faire quelque chose pour les malheureux montagnards, vous assistez à la mort, vous cherchez des motifs exaltants, vous recherchez ici de la beauté pour alimenter votre art. Vous ne voyez pas que c'est une beauté qui tue. »

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  • Bruce Chatwin Le Chant des pistes « Je sais que cela vous paraîtra sans doute tiré par les cheveux, dis-je à Elisabeth Vrba, mais si l'on me demandait : « A quoi sert un gros cerveau ? », je serais tenté de répondre : « A trouver son chemin en chantant dans le désert... » Elle dit en souriant : « Moi aussi je crois que les hominidés étaient nomades.» » Bruce Chatwin.

    Nouveau nomade, Bruce Chatwin est parti en chasse. Sur les pistes d'Australie - mais aussi chez Konrad Lorenz ou chez les Babyloniens -, il flaire, il renifle, il traque la condition humaine, oubliée, perdue, celle qui était à l'origine...
    « Tout bien considéré, il n'y a que deux sortes d'hommes dans ce monde : ceux qui restent chez eux et les autres » (R. Kipling). Et comme dit J.-G. Hamann : « Quand mes pieds reposent, mon esprit cesse également de fonctionner. »

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  • Mikhaïl Boulgakov Récits d'un jeune médecin La Russie des années 20 : un univers campagnard enfoncé dans la boue et les hivers rigoureux, hanté par des traditions immémoriales, rongé de tabous et de superstitions.
    Tandis que dans les grands centres urbains la révolution bouleverse la vie et les mentalités, dans les profondeurs du pays un jeune médecin consacre ses forces à lutter contre le fatalisme et la résignation ambiants. Sept nouvelles racontent avec brio l'ordinaire de sa vie, où le pathétique sans cesse côtoie le drame, mais aussi, parfois, le grotesque et la farce. Un accouchement difficile, une intervention chirurgicale délicate, un voyage au coeur d'une violente tempête de neige pour rejoindre un malade éloigné... le moindre épisode, la plus mince anecdote tirés du quotidien revêtent sous la plume de Boulgakov la puissance de l'extraordinaire.
    Les Récits d'un jeune médecin sont suivis de Morphine et des Aventures singulières d'un docteur. Morphine est l'un des plus beaux textes de Boulgakov, le seul où il explore jusqu'au vertige les gouffres de la détresse, de la maladie et de la folie.

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  • « Il s'appelait Salomón. Il est mort à l'âge de cinq ans, noyé dans le lac d'Amatitlán. C'est ce qu'on me racontait, enfant, au Guatemala. »Le narrateur éponyme d'Eduardo Halfon voyage au Guatemala à la recherche de secrets qui le hantent. Il tente de démêler le vrai du faux parmi les histoires contradictoires et interdites de la famille de son père. Et plus particulièrement l'histoire de son oncle Salomón qui s'était noyé, enfant, dans le lac Amatitlán. De quoi Salomón est-il vraiment mort ? Plus il avance, plus le narrateur comprend que la vérité réside dans son propre passé enfoui, dans la brutalité du Guatemala des années 1970 et son exil en Floride.

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  • Carson McCullers La Ballade du café triste Dans sa vie comme dans son oeuvre, c'est le même besoin effréné d'amour que l'on trouve, la même obsession de cette musique à travers laquelle les êtres croient se réconcilier avec eux-mêmes. Et l'on est frappé surtout par la recherche tenace de contacts humains, réduits aux rencontres de hasard dans les petits bars où l'alcool réchauffe le corps et l'âme, efface la douleur du monde et rend Dieu superflu... Bref soulagement puisque la solitude revient. Cette solitude que Carson McCullers et chacune de ses créatures cherchent à fuir mais qu'elles Þnissent toutes par choisir, comme un privilège ou un moindre mal. Car, on le sait, il y aura toujours de la solitude pour ceux qui en sont dignes.
    Hector Bianciotti.

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