Magellan & Cie

  • « Qui veut venir avec moi voir à Ispahan la saison des roses, prenne son parti de cheminer lentement à mes côtés, par étapes, ainsi qu'au Moyen Âge.
    Qui veut venir avec moi voir à Ispahan la saison des roses, consente au danger des chevauchées par les sentiers mauvais où les bêtes tombent, et à la promiscuité des caravansérails où l'on dort entassés dans une niche de terre battue, parmi les mouches et la vermine.
    Qui veut venir avec moi voir apparaître, dans sa triste oasis, au milieu de ses champs de pavots blancs et de ses jardins de roses roses, la vieille ville de ruines et de mystère, avec tous ses dômes bleus, tous ses minarets bleus d'un inaltérable émail ; qui veut venir avec moi voir Ispahan sous le beau ciel de mai, se prépare à de longues marches, au brûlant soleil, dans le vent âpre et froid des altitudes extrêmes, à travers ces plateaux d'Asie, les plus élevés et les plus vastes du monde, qui furent le berceau des humanités, mais sont devenus aujourd'hui des déserts. »

  • En 1900, les membres de la société secrète chinoise du Yihetuan, « Poings de justice et de concorde », surnommés « Boxers », se soulèvent contre la présence étrangère. Les puissances coloniales, présentes en Chine depuis la guerre de l'Opium de 1840, réagissent aussitôt, obligeant l'impératrice douairière Cixi à s'enfuir de Pékin. Voyageur sans pareil autour du monde, Pierre Loti (1850-1923), marin en mission, est témoin de cette répression. Il traverse les campagnes pour se rendre à Pékin où il fait deux séjours en 1900 et en 1901. Au sein de cette « Babel inouïe », il en profite pour découvrir une partie de la Chine jusque-là inconnue de l'Occident. Pour la première fois, ces lieux sacrés, temples, palais, jardins somptueux et énigmatiques, dévoilent leurs secrets. Entre l'horreur de la guerre et la splendeur de l'architecture chinoise, Pierre Loti contemple et admire des trésors longtemps ignorés : le temple du Ciel, la Cité interdite, le temple des Lamas, les fabuleux tombeaux des empereurs de Chine... et constate qu'une civilisation disparaît sous ses yeux.

  • « Le 4 septembre 1870, quand les ouvriers de Paris proclamèrent la république, qui fut presque instantanément acclamée d'un bout à l'autre de la France, sans une seule voix discordante, une cabale d'avocats en quête de places, avec Thiers pour homme d'État et Trochu pour général, s'empara de l'Hôtel de Ville. Ces gens étaient alors imbus d'une foi si fanatique dans la mission dévolue à Paris de représenter la France à toutes les époques de crise historique que, pour légitimer leurs titres usurpés au gouvernement de la France, ils crurent suffisant de produire leurs mandats périmés de représentants de Paris... »

  • « Avec un bel éclat, les deux discours qu'on va lire donnent à connaître, ramassé, le débat où s'affrontèrent, en un moment décisif, le camp des partisans de la colonisation et celui de ses adversaires : par les grandes voix de deux orateurs essentiels. La résonance de l'une sur l'autre démonstration était destinée, nous le savons maintenant, à évoluer en profondeur dans la suite des temps. Un demi-siècle plus tard, vers l'époque de l'exposition coloniale de 1931, apogée d'un grand dessein, Jules Ferry aurait rallié à ses thèses la majorité des Français, les générations qui avaient assimilé, sur les bancs de l'école, en face des cartes suspendues à côté du tableau noir et portant la couleur rose de nos emprises planétaires, la fierté que leur pays pouvait en tirer. Mais cent ans après, une fois qu'aurait soufflé le grand vent de la décolonisation, Clemenceau apparaîtrait, au contraire, comme celui dont la lucidité avait porté la conscience prémonitoire de l'illégitimité d'une domination de notre peuple sur d'autres qui n'en pouvaient mais...»

  • Voyage à la rencontre de la diaspora juive dans toute sa diversité, son enquête révèle simultanément la misère et la détresse des ghettos, la violence de l'antisémitisme et des pogromes et l'espoir d'une vie meilleure en palestine.
    Le reporter donne la parole aux communautés juives, recueille des témoignages bouleversants et se fait le réceptacle des rêves et de la douleur de tout un peuple. d'une lucidité quasi-prophétique, albert londres croit en un futur état juif, mais s'interroge : " fuiriez-vous les pogromes d'europe pour tomber dans ceux d'orient ? " témoin de la première tentative d'extermination des juifs en palestine, dix-huit ans avant la création d'israël, albert londres livre ici un document historique inestimable, en déclarant : " le sionisme n'a jamais été une expérience, mais une idée "

  • « En temps de guerre, ceux qui veulent se rendre un compte exact de la marche des opérations ont coutume d'acheter des petits drapeaux de papier qu'ils piquent avec des épingles sur la carte, au fur et à mesure des événements militaires dont le journal leur apporte la nouvelle. On pourrait user du même procédé pour faire le dénombrement des problèmes qui s'imposent à l'attention de l'Europe actuelle : il suffirait de remplacer les petits drapeaux par des points d'interrogation de couleurs variées, correspondant aux divers ordres de questions : politiques, économiques, religieuses... où n'en poserait-on point ? Depuis Dublin jusqu'à Athènes, depuis Helsingfors jusqu'à Lisbonne, la carte en serait bientôt hérissée. Mais un tel inventaire, outre qu'il ne simplifierait guère l'étude du temps présent, aurait ce grave inconvénient de placer sur un même rang des problèmes dont l'importance, au point de vue général, est fort inégale. »

  • David Livingstone (1813-1873) était un médecin, missionnaire protestant et explorateur écossais.
    Entre 1849 et 1856, il explore l'Afrique et devient, grâce à cette expédition, le premier Européen à avoir traversé l'Afrique d'ouest en est. Il arrive à l'océan Indien en mai 1856. Il réalise ensuite plusieurs missions afin d'explorer et cartographier le continent africain.
    En 1866, il part à la recherche des sources du Nil.
    Malade et abandonné par ses porteurs, il finit par perdre le contact avec l'Europe.
    C'est pourquoi en 1869, Henry Morton Stanley, financé par le New-York Herald, part à sa recherche.
    C'est ce périple long de plusieurs mois que raconte Henry Morton Stanley dans cet ouvrage. Cette mission délicate l'amène à négocier avec des chefs de tribus vénaux, à traverser les marécages parfois dangereux, à vaincre la fièvre et à assurer l'intendance de son convoi en punissant sévèrement les désertions et en récompensant les actes de bravoure. Il retrouve finalement Livingstone le 10 novembre 1871 à Ujiji, malade et à court de vivres. La légende selon laquelle Stanley se serait adressé à Livingstone en ces termes :
    « Doctor Livingstone, I presume ? », auquel Livingstone aurait répondu « Yes, that is my name », s'est très vite répandue, même si l'on ne sait pas si elle est véridique.
    Livingstone accompagne Stanley explorer le nord du lac Tanganyika, mais refuse de le suivre lorsqu'il retourne en Angleterre. Il meurt de dysentrie le 1er mai 1873, sur les bords du lac Bangwelo, dans l'actuelle Zambie, toujours à la recherche des sources du Nil.
    Stanley raconte son périple à son retour en Europe, et son récit sera finalement publié en France en 1876.

  • Albert Londres est un phénomène ! Il est né à Vichy en 1884, et sa carrière de journaliste commence à Paris, au Matin, en 1906. Et ce que peu de gens savent, c'est qu'en 1914, réformé, il se rend à Reims, pendant le bombardement de la ville, comme correspondant de guerre. Ses papiers sur les débuts tonitruants de la guerre ont un énorme retentissement.
    Les assauts et les destructions subis par la cathédrale de Reims, décrits avec son style inimitable, émeuvent l'opinion publique, majoritairement catholique, et fièrement attachée à ce symbole. Il poursuit son périple en Belgique, sur la ligne de front, et donne ses papiers à un ryhtme très soutenu, toujours au Matin, puis au Petit Journal. La guerre vue par ses yeux prend une dimension humaine qui étonne, et son indépendance d'esprit s'exprime déjà en toute franchise. Il est près du peuple combattant, rencontre et interroge les haut-gradés, les généraux, et quelques têtes couronnées aussi déboussolées que leurs populations par la tournure des événements.
    Albert Londres se rend ensuite sur le front de l'Est et rend compte de ce qu'il intitule les « Questions d'Orient ». Comme Curzio Malaparte après lui, pendant la Deuxième Guerre mondiale, Albert Londres est partout et ne s'en laisse pas compter. Tout mérite sa curiosité, au mépris du danger. À la lecture de ses papiers, la surprise est grande de vivre la guerre ainsi, survolant les lieux de combat, à la recherche de la vérité :
    La Serbie, la Grèce, les Dardanelles... On y est. Et quand il s'agira de faire le « procès » moral des immenses carnages causés par le conflit, et de l'aveuglement et de l'acharnement de leurs responsables, le journaliste dénoncera sans hésiter le « bourrage de crâne » : une leçon !

  • La baie de Rio de Janeiro.
    « Une entrée triomphale dans cette mer intérieure cerclée de hautes montagnes, hérissée de rochers en bataille, égayée de plages riantes, fleurie d'îles mystérieuses, mêlant à l'ombre claire des hautes frondaisons tous les éblouissements du ciel et de la mer dans les voluptés du soleil. À quatre heures, je suis sur le pont. Brouillard, petite pluie fine, nous ne verrons rien du tout. Des pointes de rochers émergent tout à coup des vapeurs qui, brusquement, les dérobent à nos yeux. Nous naviguons dans un nuage. Deux forts, Sao Joao et Santa Cruz, gardent l'entrée pour la bonne théorie. Dans une des dernières révolutions, ils échangèrent des coups de canon pendant tout un mois avec le fort voisin de Villegagnon, sous les yeux des habitants de Rio qui venaient se ranger aux quais pour juger les coups. Ils sont en crise de paix à cette heure.
    Plus loin, on nous signale la blanche silhouette du Minas Geraës, le formidable dreadnought qui depuis. mais n'anticipons pas. Puis ce sont les affreux clochetons de pâtisserie gothique dont l'empereur dom Pedro II crut devoir surmonter le plus ridicule palais dont jamais petite île fût déshonorée. »

  • Un Anglais, Thomas Shaw, attaché comme chapelain au comptoir d'Alger, avait mis à profit ses douze ans de séjour dans les États Barbaresques pour réunir une riche collection de curiosités naturelles, de médailles, d'inscriptions et d'objets d'art. S'il ne visita pas lui-même les parties méridionales de l'Algérie, il sut, du moins, s'entourer d'hommes sérieux, bien informés, qui lui donnèrent sur beaucoup de localités peu connues une masse de renseignements exacts et d'informations précieuses. Son travail, qu'il publia sous la forme de deux gros in-4°, avec de nombreuses figures dans le texte, porte sur toute la Numidie.
    C'est bien plutôt l'oeuvre d'un érudit que d'un voyageur, et cette érudition, il faut l'avouer, est souvent fort mal digérée. Mais, quel que soit ce travail de géographie historique, il ne manquait pas de prix pour l'époque, et personne n'aurait été, plus et mieux que Shaw, en état de réunir la quantité prodigieuse de matériaux qui y sont mis en oeuvre.

  • Après les relations savantes sur la Chine du XVIIIe siècle, composées par les jésuites, c'est le diplomate anglais Georges de Macartney qui fournit aux Européens des observations édifiantes sur le Céleste Empire.
    De Volney, soucieux d'objectivité dans ses récits, à Pallas, naturaliste et humaniste, Jules Verne passe en revue les plus fameux des voyageurs qui ont renseigné l'Europe sur les contrées mal connues d'Asie et leurs peuples.

  • Très jeune, Christophe Colomb (1451 ou 1452-1506) désirait, " connaître les secrets du monde ".
    Devenu cartographe et marin il voue son existence à la recherche d'une voie maritime qui permettrait de gagner les Indes par l'ouest. Il obtient les faveurs de la couronne espagnole et entreprend, le 3 août 1492, une première expédition. Il accoste sur l'île de Guanahani, dans l'archipel des Bahamas, puis découvre Cuba et Saint-Domingue. Premier des conquistadors, Colomb meurt en 1506 sans connaître l'importance fondamentale de ses découvertes.
    Lorsque Jules Verne entreprend de raconter les voyages de Colomb, la critique historique de la découverte du Nouveau-Monde vient juste de commencer, grâce à la publication, en 1875, de l'Historia de Las Casas, restée inédite depuis le XVIe siècle.

  • Voyage en palestine réunit les notes de l'auteur entre deux séjours à beyrouth.
    Intervalle de temps qu'il consacra notamment à la visite de la ville sainte de jérusalem, des monuments religieux et des lieux de vie du christ. avec un regard critique qui ne cède jamais à l'admiration irréfléchie, flaubert livre un texte brut dont la structure fragmentée ne diminue en rien son immense talent d'écriture, mais exprime la quintessence de la palestine

  • Sidi Mohamed ben Youssef, dit Mohamed V une fois le titre de roi instauré en remplacement de celui de sultan, né le 10 août 1909 à Fès et mort le 26 février 1961 à Rabat, a été sultan (1927-1957), puis roi (1957-1961) du Maroc après l'indépendance en 1956.
    Il a soutenu à partir de 1944 le principal mouvement indépendantiste marocain, et s'est opposé à la poursuite de la domination française. En conséquence, les autorités françaises, dans le cadre du protectorat français au Maroc en vigueur depuis 1912, l'ont destitué le 20 août 1953, et contraint à l'exil (successivement en Corse puis à Madagascar) jusqu'au 16 novembre 1955.
    Mohamed V demeure pour beaucoup le « père de la nation marocaine moderne ». Il signe en mai 1956 un traité d'amitié avec la France qui maintient des forces armées au Maroc jusqu'en 1963.
    Sur le plan de la politique intérieure, il autorise la création de syndicats mais les troubles et les grèves le conduisent à prendre les pleins pouvoirs dans la dernière année de son règne.
    Sur le plan diplomatique, il soutient la décolonisation et l'émergence du Tiers-Monde en aidant le FLN algérien pendant la guerre d'Algérie puis en soutenant Patrice Lumumba et le Mouvement national congolais lors de l'indépendance du Congo belge en 1960.
    Il meurt le 26 février 1961 des suites d'une banale intervention chirurgicale. Son fils lui succéde huit jours plus tard sous le nom d'Hassan II.

  • Naviguant pour le compte du roi d'Espagne, le Portugais Fernão de Magalhães (Magellan, 1480 env.-1521) longe la Patagonie en 1520 lorsqu'il découvre le fameux détroit traversant le sud de l'Amérique qui, désormais, portera son nom.
    Son expédition revint en Espagne en 1522, après avoir accompli, pour la première fois, le tour du monde ! Sans lui. Il fut tué dans un combat contre les indigènes aux Philippines le 27 avril 1521. Un seul des cinq navires de la flotte de ce grand capitaine a pu rejoindre l'Espagne avec seulement dix-huit hommes à bord. Mais ce premier périple, qui apportait la preuve pratique de la sphéricité de la terre, eut un retentissement considérable, en partie grâce à Antonio Pigafetta, l'historiographe de l'expédition, auquel Jules Verne se réfère.

  • De la découverte du Pacifique par Balboa en 1513 au triomphe de Pizarre au Pérou en 1535, les " Conquistadors " ont accompli des conquêtes décisives en Amérique du Sud en moins d'un quart de siècle.
    Si l'appât de la richesse les guidaient sans aucun doute, ils furent aussi sensibles à autre chose que la fièvre de l'or : poussés par l'ambition de vivre en seigneurs de vassaux indiens, ils avaient conscience de participer pleinement à une entreprise extraordinaire, qui égale et surpasse les exploits des plus grands héros de l'Antiquité ou des chevaliers de la Reconquête, comme en témoigne l'Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Espagne du soldat Bernal Diaz del Castillo.

  • Le destin de Hans Paasche (1880- 1920) est hors du commun. Des steppes massaïs à la campagne allemande, apôtre du changement, il met sa vie au service de cette idée apparemment simple : soldat, il devient militant pacifiste ; chasseur, il devient végétarien ; fils de politicien, il devient révolutionnaire, et ne cesse d'évoluer. Il va à l'encontre de l'évolution classique : en prenant de l'âge, on s'embourgeoise souvent - lui se désembourgeoise.
    Franchissant au fil du temps les barrières sociales et intellectuelles, il joue en permanence sur plusieurs tableaux : à la fois aventurier et père de famille, intellectuel et homme d'action, chrétien et fils des Lumières, bourgeois propriétaire et défenseur du petit peuple.

  • Louis-Antoine de Bougainville est né à Paris, le 13 novembre 1729. Fils d'un notaire, il fut d'abord destiné au barreau et se fit recevoir avocat.
    Mais, sans goût pour la profession paternelle, il s'adonnait particulièrement aux sciences et publiait un Traité de calcul intégral, tandis qu'il se faisait recevoir aux Mousquetaires noirs. Des trois carrières qu'il avait commencé à parcourir, il abandonna sans retour les deux premières, fit quelques infidélités à la troisième pour une quatrième, la diplomatie, jusqu'à ce qu'il la quittât définitivement pour une cinquième, la marine. Il devait mourir sénateur, après un sixième avatar.
    Des nombreuses carrières de Louis-Antoine de Bougainville (1729-1811), Jules Verne relate celle qu'il fit dans la marine. De 1766 à 1769, il accomplit à bord de la Boudeuse un voyage de circumnavigation qui lui fit découvrir les îles Samoa et atteindre les Moluques. « Ce qui a rendu populaire le nom de Bougainville, c'est d'avoir été le premier Français qui ait accompli le tour du monde. »

  • En cherchant sans relâche un passage vers l'Asie par la route du nord-ouest, des navigateurs européens, au service d'Henri VII d'Angleterre et de François Ier, découvrent et explorent le Canada : Jean Cabot et ses trois fils atteignent le Labrador en 1497 ; à partir de 1514 les Français vont chasser la baleine et pêcher la morue à Terre-Neuve ; Verrazano, le premier à accoster là où plus tard se dressera New York, longe les côtes du Nouveau-Monde et Jacques Cartier remonte le Saint-Laurent.
    Ce passage introuvable, devenu un mythe, fait tomber les terres ingrates de la Nouvelle-France dans l'oubli jusqu'à l'arrivée de Champlain cinquante ans plus tard. Pour leur part, les Hollandais tentent la traversée du pôle nord mais le froid impitoyable qui y règne les enferme dans une prison de glace pendant tout un hiver.

  • Par sa situation géographique, l'Arménie se situe entre deux mondes : le monde oriental et le monde méditerranéen. Peu de pays ont une Histoire aussi tourmentée, ponctuée d'invasions, de guerres et d'occupations par des puissances étrangères. Et pourtant son riche héritage artistique démontre une volonté de survie incroyable en tant qu'entité nationale.

  • Réédition d'un ouvrage publié en 1954, publié par Christian Houel, l'un des premiers journalistes étrangers à pénétrer au Maroc et à suivre pas à pas la colonisation française jusqu'en 1936, de Marakech à Casablanca.
    Les sultans, les colons, les soldats et la haute figure du maréchal Lyautey sont présents au fil des pages de ce récit historique, livre publié avec Casa Express (Casablanca).

  • L'indochine française, ou union indochinoise, était une colonie française créée en 1897 comprenant les régions du tonkin, de l'annam et de la cochinchine au vietnam, ainsi que le cambodge et le laos.
    Il s'agissait d'une colonie d'exploitation où les français se procuraient, entre autres, du riz, du thé, du poivre, du charbon, de l'hévéa pour le caoutchouc nécessaire à l'industrie automobile... a hué, à dalat, à hanoi, à saigon, à phnom penh, albert londres rend compte des entretiens que lui accordent les princes régnants, décrit les ambiances des rues et des campagnes et raconte la chasse au tigre à laquelle il participe en compagnie du plus illustre des chasseurs l'extrême-orient.

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