Entreprise, économie & droit

  • L'automatisation, liée à l'économie des data, va déferler sur tous les secteurs de l'économie mondiale. Dans vingt ans, pas un n'aura été épargné. Les hommes politiques sont tétanisés par cette transformation imminente, qui va marquer le déclin de l'emploi - et donc du salariat. Faut-il s'en alarmer ? N'est-ce pas aussi une vraie bonne nouvelle ? Et si oui, à quelles conditions ?
    Dans un dialogue très politique et prospectif avec Ariel Kyrou, Bernard Stiegler s'emploie à penser le phénomène qui, nous entraînant dans un déséquilibre toujours plus grand, nous place au pied du mur. La question de la production de valeur et de sa redistribution hors salaire se pose à neuf : c'est toute notre économie qui est à reconstruire - et c'est l'occasion d'opérer une transition de la société consumériste (la nôtre, celle de la gabegie, de l'exploitation et du chômage) vers une société contributive fondée sur un revenu contributif dont le régime des intermittents du spectacle fournit la matrice.Cela suppose de repenser le travail de fond en comble pour le réinventer - comme production de différences redonnant son vrai sens à la richesse. Dans l'Anthropocène que domine l'entropie, et qui annonce la fin de la planète habitable, le travail réinventé doit annoncer et inaugurer l'ère du Néguanthropocène - où la néguentropie devient le critère de la valeur au service d'une toute autre économie.

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  • Inédit " La décroissance n'est pas la croissance négative. Il conviendrait de parler d'"a-croissance", comme on parle d'athéisme. C'est d'ailleurs très précisément de l'abandon d'une foi ou d'une religion (celle de l'économie, du progrès et du développement) qu'il s'agit. S'il est admis que la poursuite indéfinie de la croissance est incompatible avec une planète finie, les conséquences (produire moins et consommer moins) sont encore loin d'être acceptées. Mais si nous ne changeons pas de trajectoire, la catastrophe écologique et humaine nous guette. Il est encore temps d'imaginer, sereinement, un système reposant sur une autre logique : une "société de décroissance". " S.L. Serge Latouche est professeur émérite d'économie à l'université de Paris-Sud XI (Orsay). Cet " objecteur de croissance " poursuit l'analyse qu'il a donnée dans Survivre au développement (Mille et une nuits, 2004) puis dans Le Pari de la décroissance (Fayard, 2006).

  • La décroissance : les uns ne jurent que par elle quand les autres s´offensent que le mot soit prononcé. Que recouvre l´idée de décroissance, qui ne semble pas être la même pour les uns et les autres ? Surtout, elle charrie son lot de contresens et de controverses, portées dans un dialogue de sourds. Nombreux les opposants à cette idée, qui utilisent des arguments plus ou moins de mauvaise foi. Serge Latouche interroge toutes les idées reçues en circulation et y apporte des réponses précises et argumentées pour mettre un terme aux inquiétudes fantasmagoriques qui l´entourent. Non la décroissance n´est pas synonyme de croissance zéro ; non elle n´est pas technophobe. Ce n´est ni un projet anti-moderne destiné à nous renvoyer vivre dans des cavernes, ni un programme visant à restaurer un ordre patriarcal communautaire, ni l´instrument qui ferait de nous des chômeurs. À droite comme à gauche, les critiques fusent : comment éliminer la misère dans nos contrées sans croissance ? Quel sens peut bien avoir la décroissance dans les pays du Sud ? Comment rallier les nouveaux pays industrialisés à la décroissance ? Qui va soutenir un tel projet : les ouvriers ? Les classes moyennes ? Et si la croissance se résumait à la production de services ? A la valeur marchande ? Etc. etc. La décroissance ? Une manière de poser à nouveau la question des valeurs, afin de construire de nouveaux rapports et une nouvelle société.

  • La mondialisation libérale n'est pas tombée du ciel. Les ravages qu'elle provoque sont le résultat de décisions politiques, celle de Washington d'abord, puis celles des principales puissances capitalistes qui se retrouvent au sein du G7. Les outils multilatéraux de cette reconfiguration du monde au profit des multinationales et des marchés financiers sont les institutions financières internationales (IFI), en premier lieu le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. Dévoyées de leurs finalités initiales, fixées à Bretton Woods au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, les IFI doivent être radicalement remises en cause, tant dans leurs missions que dans leur mode de fonctionnement, profondément anti-démocratique. Elles doivent, en particulier, être subordonnées au respect des droits économiques, sociaux, écologiques et culturels, et à la Déclaration universelle des droits de l'homme. Tel est l'objet des propositions d'Attac.

  • Inédit En France, où la « Constitution » européenne commence enfin à être débattue au fond, les partisans de son approbation sont sur la défensive. Au lieu d'argumenter sur le contenu exact de ce traité, ils se réfugient dans des slogans ou des pétitions de principe. Telle n'a pas été la démarche d'Attac qui a lu ses quatre parties (448 articles), ses 36 protocoles, ses 2 annexes et ses 48 déclarations.


    C'est le résultat de ce travail d'investigation qui est présenté aux lecteurs et électeurs. Ils découvriront, références à l'appui, que ce traité constitutionnel, même s'il contient quelques avancées, est avant tout un instrument pour mettre définitivement l'Union européenne - et donc chacun de ses États membres - aux normes libérales. S'il était ratifié, il rendrait problématique toute alternance politique. Surtout, il empêcherait l'Europe de jouer le rôle émancipateur qui devrait être le sien.

  • Au début des années 1930, lorsque Paul Valéry écrit l´une de ses plus fameuses phrases, « Le temps du monde fini commence », il constate que le temps de l´aventure, des découvertes des nouveaux continents et de leur conquête est terminé. Aujourd´hui, son expression « monde fini » nous renvoie à l´épuisement du monde, tout d´abord de son sol et de ses richesses minières et pétrolifères, à la pollution des eaux, de l´océan, de l´air... L´exploitation totale de notre biosphère ne peut plus être que l´annonce de la fin du monde. Si nous voulons éviter la catastrophe, il convient de rompre avec le projet de développement illimité que porte l´Occident et d´entrer dans une nouvelle ère : l´Âge des limites. Nous devons impérativement abandonner le programme formulé au XVIIe siècle par le philosophe anglais Francis Bacon : « Reculer les bornes de l´empire humain en vue de réaliser toutes les choses possibles. » C´était une illusion, dangereuse et destructrice. Serge Latouche montre comment le processus qui conduit à toujours repousser les limites se manifeste dans tous les domaines (non seulement économique et écologique, mais aussi politique et moral).

  • Le 19 janvier dernier, Attac réunissait plus de 6000 personnes au Zénith, à Paris, ouvrant à la marge une saison électorale.

    Ce rassemblement a permis à l'association de rappeler ses grands combats, pour une autre politique économique et sociale ; elle a fait entendre ses revendications, au début d'une campagne au cours de laquelle elle n'appellera à voter pour aucun candidat particulier.


    Ont ainsi pris la parole Anémone ; Ignacio Ramonet, président d'honneur d'Attac ; José Saramago, Prix Nobel de littérature ; Susan George, vice-présidente d'Attac ; Clotilde Ky, militante syndicale et féministe burkinabée ; Jacques Testart, président de la Commission française du développement durable ; Daniel Mermet, producteur de « Là-bas si j'y suis » à France Inter ; enfin Bernard Cassen, président d'Attac.


    L'ouvrage reprend tous leurs discours et est complété par le manifeste 2002 de l'association.

  • « Je ne suis pas altermondialiste ; et pourtant, je suis solidaire des centaines de milliers de manifestants qui s'expriment pour un autre monde dans les rues des mégapoles où survit une humanité de plus en plus paupérisée, soumise, méprisée. (...) Je suis antimondialiste. Non par un goût ou une attirance particulière pour le passé. Mais je sais que la mondialisation est un concept déjà dépassé, que les grandes luttes qu'elle a suscitées contre elle ne sont que les prémices de sa remise en cause. Je suis antimondialiste parce que je crois que la période qui s'ouvre demande aux hommes de retrouver une identité politique, loin de ces magmas idéologiques sans signification concrète qui leur sont imposés pour mieux pervertir leur pensée; parce que je crois que la revitalisation de la politique, attribut essentiel de l'homme libre et donc du citoyen, et le retour de l'humanisme passent par le combat contre le concept même de mondialisation. »


    Témoin des défaites politiques, des renoncements philosophiques, des capitulations sociales, des trahisons économiques qui ont conduit la gauche occidentale dans l'impasse, André Bellon met en garde contre la bonne conscience et les recettes démagogiques qui pourraient frapper le mouvement de rejet de la mondialisation.

  • La présente mondialisation ne ressemble à aucune de celles qui l'ont précédée. Elle n'est pas que commerciale, mais aussi financière. Ni vraiment localisée, ni seulement délocalisée, se déroulant dans un environnement fini, elle se démultiplie en raison des technologies de communication. Loin d'asseoir la suprématie d'un seul pays comme jadis, elle dessine l'émergence de nouvelles puissances. La mondialisation rend indispensable un " nouvel usage du monde ". La question demeure de savoir comment le rendre salutaire. Il y a d'inévitables défis pour notre pays, la France. Elle doit, elle peut les relever, si toutefois elle en montre la volonté et s'en octroie les moyens.

  • Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera, avait averti Peyrefitte... La Chine s'est levée, et elle a endormi le reste du monde. Elle a pris un essor phénoménal en quelques années, assumant sans complexe une expansion internationale qui en fait un prédateur irrésistible. Aux mains du PCC, le pays de Confucius ne se contente plus d'être l'atelier du monde, ni même son laboratoire. Il est devenu le Vampire du Milieu. La Chine aspire à elle toutes les richesses, non seulement le travail et les sociétés à fort potentiel technologique, mais aussi les ressources énergétiques, les matières premières et même les terres agricoles. Pour succéder bientôt aux États-Unis à la tête de la planète, sa diplomatie est avant tout économique. La Chine entend vaincre sans combattre. Ses armes ? Ce ne sont pas forcément des fusées et des missiles, mais d'abord une main-d'oeuvre sous-payée, une monnaie dévaluée, le doux commerce de ses produits low cost ; des centaines d'instituts Confucius, des médias sous influence ; et une diaspora de dizaines de millions de Chinois d'origine, très encadrée, qui défend ses intérêts sur tous les continents. Cerise sur le gâteau, elle peut compter sur la couardise des idiots utiles qui, à Paris, à Londres ou à Washington, s'agenouillent devant le nouveau maître du monde. Pour la première fois, le grand puzzle de l'ambition chinoise est reconstitué. Exemples et chiffres à l'appui, Philippe Cohen et Luc Richard racontent comment le régime chinois nous dicte sa loi.

  • L'alerte a été lancée par les scientifiques : un profond changement climatique est en train de s'accomplir, qui inquiète les populations.
    Ces prévisions alarmantes obligent les hommes politiques et les pouvoirs économiques à se positionner. dans l'esprit de bon nombre de citoyens, il serait temps de passer à une phase qui marquerait une rupture réelle avec la société productiviste négatrice de l'environnement. or, dans l'esprit des dirigeants, il est au contraire temps de tirer profit de la crise environnementale. de fait, la finance s'est déjà emparée de la crise environnementale et la "valorise".
    Derrière les émissions de co2 que tout le monde ou presque affirme vouloir diminuer, dans le cadre du fameux protocole de kyoto, a été taillée sur mesure une "solution" pour les industriels et les investisseurs : le boursicotage des " droits à polluer". comme si le marché était à même de remplir les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. nouvel étage de la finance internationale, des marchés oú s'échangent les "droits à polluer" sont depuis peu en activité.
    Plus de dix ans après l'entrée en vigueur de kyoto, il est crucial d'analyser les conséquences de la "finance carbone". l'auteur décrit pour la première fois les coulisses d'un secteur émergent, promis à un avenir radieux, jusqu'aux krachs certains : spéculatif et écologique.

  • Le cinéma français a survécu à crédit depuis 1984, année ou la fréquentation est passée de 200 millions de spectateurs à 130. Canal+ est née à cette époque. Un boulevard s'ouvrait pour la chaîne d'André Rousselet : les producteurs l'ont emprunté avec leurs jaguars. Durant dix-sept ans, Canal+ a investi des dizaines de milliards dans le septième art. Endormie par cette manne, la profession n'a rien vu venir : et si Canal+ disparaissait ? Depuis l'entrée en force de Vivendi dans le capital de Canal+ - qui possède désormais 49% de la chaîne cryptée - et la fusion Vivendi-Seagram qui a permis à Jean-Marie Messier de devenir le patron d'Universal, une logique implaquable est entrée en action : faire de Canal+ une coquille vide et s'en débarasser. Quant aux 171 films français produits chaque année, seuls trente l'intéressent. Le cinéma d' auteur est en danger de mort.
    Les conséquences de la disparition de Canal+ seront funestes pour le cinéma français qui perdra un quart de son financement. L'exception culturelle a pris une balle dans le dos : elle ne s'en remettra pas.
    Hollywood va pouvoir, plus encore, imposer ses produits. Dans un concert de silence des pouvoirs publics, CSA en tête.

    Cet essai est rédigé dans un style mordant mais toujours argumenté, fondé sur un travail d'investigation.

    Benoît Delmas, directeur artistique de la société de développement Pitch et Eric Mahé, producteur, directeur de Stellaire Productions, pénètrent au coeur de la stratégie du plus puissant groupe multimédia au monde, Vivendi-Universal, en démontent les mécanismes et font apparaître les grandes menaces qui pèsent sur la création cinématographique, autre qu'américaine.

  • Fayard/Mille et Une Nuits - essai A t-on enfin trouvé le sésame pour faire face au chômage ? Avec la sécurité sociale professionnelle, la réponse est, sur le papier, positive.
    Au coeur de la proposition, on trouve, une idée simple : placer les sans-emploi en formation. Cela permettrait de réaliser d'une pierre deux coups : assurer leur reconversion et supprimer le chômage. Un travailleur en formation n'étant, par définition, pas au chômage, celui-ci est bien susceptible de disparaître enfin.
    Sous des intitulés variés ? sécurité sociale professionnelle mais aussi sécurité doeemploi ou de formation, sécurisation des parcours professionnels, flexisécurité, marchés transitionnels, formation tout au long de la vie ou bien encore contrat d'activité ? on ne compte plus les travaux qui plaident pour ce type de proposition. Tout le monde des syndicats à l'OCDE, y compris les partis politiques de gauche comme de droite sont favorables à cette proposition.
    Ce « parfum commun » n'en n'est pas moins saisissant et donne, c'est du moins ce que ce livre se propose de montrer, la mesure d'une profonde régression dans la façon d'appréhender les questions de l'emploi et du chômage.
    Cet ouvrage propose une réfutation point par point à cette idée que :
    1) les emplois seraient par nature plus instables.
    2) les politiques économiques « traditionnelles » seraient largement dépassées pour faire face au chômage.
    Ces réserves étant posées, il est cependant un écueil : laisser entendre que la question des garanties statutaires à offrir entre deux emplois, est infondée. Au-delà, on peut soutenir que le statut à bâtir doit viser à ce que le travailleur, entre deux emplois, ne soit plus considéré comme un chômeur, stigmatisé et insécurisé par de faibles ressources. En offrant un tel statut professionnel, garanti par-delà l'état de la conjoncture, c'est finalement la figure même du chômeur, telle qu'elle existe depuis un siècle, que l'on peut faire disparaître.
    Un beau projet d'émancipation pour nos sociétés qui en manque tant. Mais pour que ce projet advienne encore faut-il que son appréhension libérale, qui domine largement aujourd'hui, ne transforme pas l'or en plomb. L'enfer, on le sait, est souvent pavé de bonnes intentions?

  • Dans un monde où se mettent en place de grands pôles de puissance, et où bon nombre de problèmes n'ont de solution que planétaire, il faut indiscutablement de l'europe, mais pas de l'europe libérale actuelle. pour la penser, on ne saurait toutefois rester frileusement prisonnier des institutions existantes, ni se cramponner au périmètre actuel de l'ue.
    Le refus a été exprimé à de nombreuses reprises : les peuples ne veulent pas de l'europe que fait chaque jour la commission, mais aussi la cour de justice, celle du libre-échangisme intégral.
    S'imposera un acte de dissidence inaugural, en entraînant d'autres. après un état des lieux argumenté, en finir avec l'eurolibéralisme en examine les conditions.
    Coordonnée par bernard cassen, ce livre accueille les contributions d'aurélien bernier, de corinne gobin, de jean-luc gréau, de julien landfried, d'anne-cécile robert, d'antoine schwartz, de christophe ventura et de louis weber.

  • En trois années d'existence, l'association, née d'une initiative du Monde diplomatique, s'est imposée en France et a essaimé dans plusieurs pays. En identifiant l'hégémonie des marchés financiers, caractéristique majeure de la mondialisation néolibérale, comme une mise sous tutelle de la démocratie, Attac a explicitement formulé ce que ressentent des millions de citoyens.
    Les nombreux chantiers sur lesquels l'association est engagée vont de la taxe Tobin à la lutte contre une OMC pour laquelle le monde est une marchandise. Les dossiers Environnement, Taxation des transactions financières, Démocratie locale, OGM et Politique agricole, Fonds de pension et retraite, Épargne salariale etc., seront actualisés.
    La révision de l'ouvrage est imposé par un calendrier riche en événements, dans lesquels l'association ne manquera pas de s'impliquer : à l'automne 2001, le round de l'OMC au Qatar ; au début de l'année 2002, le passage à l'euro puis les élections en France.

  • La grande délinquance financière a ses sanctuaires : l'archipel planétaire des paradis fiscaux. La liberté totale des mouvements de capitaux - article de foi de la mondialisation libérale - a favorisé l'explosion de la finance sans loi et du blanchiment d'argent au bénéfice des mafias, banques et sociétés transnationales.
    Pour Attac, la lutte contre la dictature des marchés passe par la mise en accusation des paradis fiscaux. Cet ouvrage, élaboré par le Conseil scientifique de l'association, donne tous les éléments de compréhension d'un dispositif scandaleux et ultraperformant. Il est complété par le premier rapport, consacré au Liechtenstein, de la mission parlementaire contre le blanchiment. Les députés mettent les pieds dans le plat...

  • Un nouveau miracle chinois fascine les médias. La Chine est célébrée à la fois comme le tout prochain leader des nations, l'atelier du monde et son plus grand marché.


    À travers des reportages et des témoignages saisissants, les auteurs démontent l'imposture de cette nouvelle mythologie. L'expansion chinoise détruit l'emploi dans le monde, mais aussi en Chine où le chômage touche des dizaines de millions de personnes. La compétitivité du pays repose sur la surexploitation de 200 millions de travailleurs migrants, les mingong, et sur l'absence de tout droit stable en matière de travail, mais aussi de commerce et d'environnement. Nous fermons nos usines au profit exclusif d'une caste de bureaucrates corrompus.


    Ce libéral-communisme, maladie sénile ou stade suprême du capitalisme, s'accompagne ainsi d'une explosion des inégalités et de l'appauvrissement des campagnes encore habitées par deux Chinois sur trois. Il expose le pays et le monde à des catastrophes écologiques et sanitaires, surtout si les dirigeants occidentaux persistent à s'applatir devant ce nouveau dragon.

  • « L'annonce d'emploi a été publiée dans Le Monde deux mois après mon licenciement. Ce poste d'économiste, c'était le mien. J'ai été virée par EDF parce que je ne fichais rien. Il ne faut pas dire que le salariat est la forme moderne de l'esclavage ; moi, je l'ai dit dans Bonjour Paresse, j'ai persisté et signé : haro sur la vilaine. J'ai décidé de répondre à l'annonce d'EDF. J'ai envoyé une première lettre au recruteur. Des amis, mais aussi des inconnus ont, eux aussi, écrit des lettres. Des lettres de « motivation » de toutes sortes ont été envoyées, sérieuses, décalées, loufoques. Pas de réponse

  • Il faut se rendre à l´évidence : les réussites ne sont plus le fruit du travail, mais le fait de hold-up. Pas le hold-up magnifié par le cinéma, aux temps héroïques des « casses du siècle », et qui défiait crânement le capitalisme... Non, le nouveau hold-up prospère au coeur même du capitalisme. Au sein des banques, via les dérégulateurs qui disposent d´un arsenal d´armes terriblement efficaces (lobbying, effet de levier, titrisation...) pour faire main basse - en toute légalité - sur des milliards de profits. Au sein de l´entreprise, sous le nom de disruption, cet acte qui consiste à braquer un marché pour le transformer en monopole comme, par exemple, chez Apple, Google ou Facebook. Et, au-delà, à travers le nouveau récit du capitalisme (« tout tout de suite ! »), en contaminant l´ensemble de la société où chaque individu est sommé de rêver de hold-up pour espérer faire face à la précarité... Cet essai enlevé et nourri d´exemples montre comment le hold-up, forme illégale d´appropriation apparue au XVIIIe siècle aux Etats-Unis, s´est muté en paradigme absolu de notre société mondialisée et immédiate. Surgit alors une question essentielle qui nous concerne tous : est-il encore possible de retrouver le sens du collectif - de faire société - dans une société du hold-up ?

  • L´euro a provoqué une catastrophe financière, monétaire, budgétaire, économique et sociale dans les pays qui se sont donnés à lui. Il faut en sortir au plus vite, et c´est possible ! La politique monétaire doit revenir dans le domaine public, il faut mettre un terme définitif à l´« indépendance » de la Banque centrale européenne. Pour de véritables politiques sociales, industrielles et le plein-emploi, il faut sortir de l´euro. Le consensus acceptant l´ordre monétaire néolibéral incarné par l´euro, qui va de la gauche à la droite en passant par les syndicats et de nombreuses associations doit cesser ! Le PCF, le NPA, le PG, la CGT ou des structures comme Attac ne peuvent plus éviter ce sujet qui fâche. Une monnaie commune, et non plus unique, devrait permettre une nouvelle coopération monétaire et financière européenne.

  • Inédit Qu'est-ce qu'un bon stage ? Quels sont les textes légaux en vigueur ? Est-il acceptable de ne recevoir aucune indemnité ? Pour quelle durée s'engager ? Y a-t-il des stages inutiles ? Comment passer à l'après-stage ?
    La vie des étudiants, aujourd'

  • Que le lecteur peu au fait des malices du vocabulaire juridique se rassure : " police " ici signifie tout bonnement réglementation de la religion par l'autorité publique.
    En 1941, lorsqu'il fait son cours de droit public devant des étudiants juristes à Paris, Gabriel Le Bras a conscience d'avancer des faits et une vision déjà oubliés dans la France laïcisée, celle qui vit sous le régime de la séparation de l'Église et de l'Etat depuis 1905 et qui se déchristianise depuis plus d'un siècle. Il reste pourtant de nombreuses traces, dans notre appareil administratif et judiciaire, d'une longue tradition de police religieuse, ce qu'on nommerait, dans un langage contemporain, intervention de l'Etat en matière religieuse.
    Comment, dans quelles circonstances, le pouvoir royal s'est-il engagé dans cette voie, alors que l'Église disposait de ses propres instruments, en particulier ses tribunaux ? Comment l'Etat a-t-il traité des croyances et des préceptes chrétiens, donc de l'hérésie et des pratiques rituelles, mais aussi de la magie et de la sorcellerie ? Comment la Monarchie a-t-elle coexisté avec une Eglise nationale, dépendante d'une allégeance de principe à l'autorité du Saint-Siège ? Comment les rapports de force et les compromis ont-ils été troublés par le protestantisme ? Ce sont là quelques points d'une longue histoire de la tolérance et de l'intolérance que retrace avec érudition Gabriel Le Bras.

  • Réfléchir, avec des arguments objectifs et à partir de l'expérience de transition vers le socialisme à Cuba. Lui-même avait déjà beaucoup confronté théorie et mise en oeuvre lorsqu'il était ministre de l'Industrie et que la question du choix entre un système centralisé et l'autogestion s'était posée: les transcriptions des réunions qu'il a tenues de 1962 à 1964, pour certaines inédites, ici données, en témoignent.
    C'est avec ces préoccupations à l'esprit que le Che se lance dans l'étude minutieuse de l'économie politique socialiste. Il rédige ses Notes au cours des années 1965-1966, pendant ses séjours en Tanzanie et à Prague, après sa mission internationaliste au Congo et avant de partir pour la Bolivie.
    Dans un premier temps, il annote le Manuel d'Economie politique de l'Académie des Sciences de l'URSS et repère en marge les paragraphes qui font l'objet de ses analyses dans des cahiers indépendants et numérotés.
    C'est la première fois que les lectures de Guevara (Marx, Engels, Lénine, etc.) et leurs commentaires, ici rassemblés, sont présentés au public.
    L'ouvrage propose la totalité des réflexions qu'il destinait à la publication et des pièces inédites (lettre à Fidel Castro, notes critiques sur des ouvrages de référence du marxisme) qui précisent la vision générale de son projet.

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