Sciences & Techniques

  • La transition énergétique ou passage des énergies anciennes aux énergies renouvelables est un débat crucial pour au moins trois raisons différentes : la rapide diminution des réserves de pétrole, le réchauffement climatique et le coût prohibitif des 65 milliards d'euros d'énergies fossiles importées chaque année. Le débat technique, scientifique a été amplement relayé, mais le débat sur la faisabilité économique de cette transition, la taille des investissements à réaliser, n'a pas eu lieu.

    Les énergies renouvelables sont-elles, seront-elles moins chères ou plus chères que les énergies classiques ? Seront-elles suffisamment abondantes ? Peut-on les stocker ? Comment financer et réaliser concrètement ce programme ? Il ne suffit pas de se contenter de discours incantatoires.

    Philippe Murer, économiste, professeur de finance vacataire à la Sorbonne-Paris-I, élabore un plan inédit, le premier plan réaliste, pour passer aux énergies renouvelables. Il estime à un million le nombre d'emplois créés qui découlera de ce nouveau secteur.

    La démonstration que nous attendions, à rebours de bien des idées reçues.

  • Il n'est plus possible de penser que la situation actuelle de la planète et celle des humains qui l'habitent, décrite partout comme inquiétante, n'est qu'une péripétie banale de l'histoire. L'humanité intervient désormais de façon majeure sur sa nature propre, sur son évolution et sur l'ensemble de la biosphère. Cette situation interroge la recherche scientifique et technique, à la fois élément de diagnostic, de solutions et de problèmes. Pour autant, les acteurs de la technoscience n'ont aucune légitimité à définir seuls les programmes. Pourquoi autant d'investissements pour les plantes transgéniques et aussi peu sur les méthodes culturales écologiques ? Pourquoi les thérapies géniques et pas plus de recherches sur les maladies contagieuses des pays du Sud, sur la santé environnementale et l´impact des nouvelles molécules chimiques, ou sur les résistances bactériennes ? Pourquoi de nouvelles machines nucléaires et pas plus de recherches sur la relocalisation de l'économie ? Ce que sera le monde dépend de ce qui se passe aujourd'hui, mais aussi demain, dans les laboratoires. C'est pourquoi les orientations scientifiques comme les développements technologiques ne peuvent plus être laissés entre les mains de quelques spécialistes, ni pilotés par les seuls désirs de profit ou de puissance. L'heure est à une mobilisation des consciences et à l´assemblage des savoirs disséminés dans la société, pour un dialogue renouvelé entre chercheurs scientifiques et citoyens chercheurs d'avenir.

  • Le 15 septembre 2008, la banque américaine Lehman Brothers fait faillite.
    La bombe des subprimes éclate au grand jour. Le krach financier se propage à l'ensemble de l'économie, plongeant le monde dans une crise globale, encore plus grave que celle de 1929. Largement responsables des dérives du capitalisme, banquiers et financiers ont réclamé sans vergogne l'aide des contribuables et des États pour sauver le système. Des trillions de dollars sont généreusement distribués par la Fed et les banques centrales.
    Moins d'un an après le krach, Wall Street et les financiers se sont refaits, ils s'octroient de faramineux bonus et cherchent par tous les moyens à relancer la machine à spéculer. On a nationalisé leurs pertes pour qu'ils puissent reprivatiser leurs profits. Ils sont pour une bonne part à l'origine de l'explosion des dettes publiques et de la formation d'une nouvelle, d'une dernière bulle dont ils s'emploient à tirer le maximum de profits.
    Jean-Michel Quatrepoint, qui annonçait dès l'été 2008 la crise globale, raconte comment le lobby financier c'est-à-dire Wall Street, les grandes banques et la Réserve fédérale américaine ont lié les mains de Barack Obama, afin d'éviter toute réforme en profondeur du système. Il décrypte le jeu dangereux de ce lobby des lobbies qui ne pense qu'à ses intérêts et nous a fabriqué une fausse reprise.

  • Le corps humain n'est qu'une horloge. L'auteur de cette conception mécaniste scandaleuse n'est autre que La Mettrie (1709-1751), médecin turbulent et philosophe résolument athée et matérialiste. Dans L'Homme-machine, il récuse la distinction de l'âme et du corps : Tout est fait d'une seule et même pâte. Point de Dieu, point d'idéalisme, le seul devoir est d'être heureux. On reconnaît en La Mettrie un esprit toujours libre, volontiers amoral, débarassé de tous les dogmatismes.

  • Internet et le web faciles fera de vous un internaute aguerri, capable d'en parcourir tout le réseau et d'en exploiter toutes les richesses, dans un très court laps de temps :
    > trouver une information, quel que soit le sujet, de la manière la plus simple > envoyer un message à l'autre bout du monde > recevoir des nouvelles du sport, de la finance, de la vie artistique...
    > écouter des morceaux de musique gratuits de milliers d'artistes > télécharger gratuitement les dernières versions des logiciels > faire ses courses en ligne > créer sa propre page web.
    Grâce au carnet d'adresses, vous serez tout de suite connectés aux sites incontournables (une sélection d'adresses principalement francophones).

  • Militants associatifs ou politiques, les écologistes benêts sont ceux qui voient le mondeà travers la seule crise environnementale, en oubliant la crise sociale. Ceux qui défendent une écologie qui ne serait « ni de droite ni de gauche » (Daniel Cohn-Bendit). Ceux qui prétendent sauver les écosystèmes sans mettre fin au capitalisme (Yann Arthus Bertrand).
    Pourtant, l'effondrement financier de 2008 aurait du les réveiller. Eh bien non ! Au contraire, ils défendent le capitalisme vert qui permet à l'ordre économique mondiale de se faire une seconde jeunesse.
    Nous ne devons pas nous laisser berner. C'est bien à une réorganisation politique qu'il faut oeuvrer. Cela passe par des prises de position claires : contre l'OMC, pour un protectionnisme écologique et social à l'échelle des États, pour un nouvel internationalisme.

empty