Pu De Rennes

  • Du jardin des Oliviers à la mise au tombeau, la Passion du Christ est un motif récurrent de l'art et la littérature. L'Église a joué un rôle essentiel dans la diffusion des oeuvres promouvant l'imitation des souffrances du Christ comme voie du Salut. Mais indépendamment de sa valeur théologique, le récit des Évangiles possède une force dramatique et émotionnelle propre à toutes les transpositions, qu'elles soient fidèles au message chrétien, le transforment ou le subvertissent. Comment représenter le Christ souffrant et les personnages qui l'entourent ? Dans quel but ? Que devient la Passion alors que la société se sécularise ? Peut-on séparer la visée esthétique et la visée religieuse ?

    Les textes rassemblés dans ce volume répondent à ces questions à travers un vaste corpus d'oeuvres, du Moyen-Âge au XXIe siècle, empruntées à différents domaines : littérature française et étrangère, théâtre, cinéma, peinture, musique.

  • Traduire une oeuvre littéraire d'une langue à l'autre pose des problèmes éthiques qui ne peuvent être pleinement résolus par un code de travail ou des normes déontologiques, linguistiques, culturelles ou même esthétiques. De tels problèmes nous invitent à nous interroger sur ce qui motive subjectivement le traducteur dans ses désirs, ses joies et les questions essentielles qui l'animent. Cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur l'éthique de la traduction en s'appuyant sur des concepts philosophiques et psychanalytiques contemporains plutôt que sur les concepts linguistiques, culturels ou esthétiques qui dominent les essais sur la question du traduire. Cet essai critique contribue par ailleurs à une compréhension résolument progressive de la traduction en proposant une critique des traductions modernes écrites par François-René de Chateaubriand, Ezra Pound, Jacques Roubaud et Louis Zukofsky. C'est le premier ouvrage à explorer en détail l'idée, introduite par Antoine Berman, que le désir du traducteur est motivé par la "lettre" mentionnée dans l'expression "traduire à la lettre".

    L'ouvrage relève et tient le pari de montrer en quoi cet objet du désir de traduire est à la fois irrémédiablement énigmatique et absolument efficace à accueillir l'étrangeté du texte à traduire. Loin de décrier amèrement la traduction au nom de ses "problèmes", il encourage au contraire les traducteurs et leurs lecteurs à poursuivre leur désir pour ce qui, depuis le coeur même de notre langue maternelle, nous pousse toujours vers les langues étrangères.

  • Ce volume étudie, dans les textes littéraires du Moyen Age au XXIe siècle, le brouillage des normes et des stéréotypes de genre : le concept de genre, qui a profondément transformé l'approche des sciences sociales et humaines, restait encore peu exploité dans les études littéraires. Subversions, brouillages, défaussements explicites ou clandestins, appropriation des attributs assignés à l'Autre, redistribution des catégories, physiques, mentales, sociales...
    Quels sont les moyens spécifiquement littéraires mis en oeuvre pour mettre en question un système binaire figé ? Comment ces stratégies littéraires et leurs enjeux varient-ils à la fois en diachronie et selon les genres littéraires ? Qu'ils soient de l'ordre du jeu ou qu'ils relèvent d'une résistance politique et de perturbations esthétiques, les phénomènes d'hybridation et de réversibilité des codes viennent défier les performances traditionnelles du genre.
    Si le travestissement reste pendant des siècles l'outil principal du brouillage, la modernité sonde les voies d'un au-delà multiple du genre, allant d'une érotique subversive à des interpénétrations existentielles et identitaires de fond, particulièrement sensibles dans les littératures contemporaines d'expression française de par le monde.

  • Prier, combattre et voir le monde

    Jaroslav Svatek

    • Pu de rennes
    • 26 Août 2021

    Marco Polo, Christophe Colomb et quelques autres explorateurs de légende ont complètement occulté nombre d'aventuriers de la fin du Moyen Âge, aujourd'hui inconnus du grand public. Ce livre exhume la mémoire de quatre d'entre eux, dont les voyages se sont déroulés entre les années 1390 et 1450. Les deux premiers, Ogier d'Anglure et Nompar de Caumont, ont fait le pèlerinage traditionnel à Jérusalem. Quelques années plus tard, l'infatigable Guillebert de Lannoy passera sa vie sur les routes, tandis que Bertrandon de la Broquière accomplira une mission d'espionnage, dont le récit novateur dépasse les clichés de la culture médiévale.

    Pourquoi réunir ces quatre aventuriers dans un même livre ? Ensemble, ils embrassent les différentes formes du voyage nobiliaire : les campagnes militaires, les expéditions quasi-ritualisées que sont le pèlerinage ou l'ambassade, les explorations motivées par la volonté de voir le monde. Surtout, ces nobles commencent à écrire eux-mêmes le récit de leurs voyages et posent les jalons d'un genre littéraire émergent. L'analyse de leurs oeuvres se trouve donc au coeur de l'ouvrage.

    Ce livre a vocation à étudier par quels moyens spécifiques voyage la noblesse et quel est son « vécu ». Il répond également à la question du rôle que pouvait jouer cette pratique dans la vie de l'aristocratie tardomédiévale dans l'espace français, mais aussi plus largement européen puisque la culture nobiliaire ne connaît de frontières ni géographiques ni linguistiques.

  • Le western et les mythes de l'Ouest

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    • Pu de rennes
    • 27 Novembre 2015

    Un sujet aussi ample que le western requiert une constellation d'approches, que ce soit dans le domaine de la littérature, des arts plastiques et visuels, de la musique et de la civilisation nord-américaine. Il s'agit aussi de revisiter les figures mythiques tels Bas de Cuir, Daniel Boone, Jesse James, Billy the Kid, Calamity Jane, Buffalo Bill, et d'autres figures du genre : le cow-boy, l'éclaireur, le shérif, le pionnier, le héros solitaire, la femme fatale.

    Publié avec le soutien de l'université de Poitiers Colloque de Cerisy

  • L'intérieur ; XXe entretiens de la Garenne Lemot

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    • Pu de rennes
    • 15 Juin 2017

    Force est de constater le basculement ou la réversion qui font passer de l'intérieur à l'extérieur et inversement. Jusqu'à quel point le dedans peut-il absorber le dehors en l'intraversant, et le dehors avoir raison du dedans en l'extraversant ? L'intérieur le plus intérieur, est-ce Dieu ou le diable ? Est-ce un principe transcendant à l'homme ou bien l'être humain comme tel ? Et quels rapports l'intérieur entretient-il avec les vicissitudes de l'histoire ? Songeons aux formes dont naissent les "formules", aux matrices où se développe l'embryon, aux chambres noires où se produit l'image, aux a priori culturels qui permettent à un peuple de se former ou aux définitions hétérogènes dont sort une notion.

    L'intérieur noue assurément des rapports privilégiés avec la création artistique. Et un désir incoercible de dedans nous pousse à créditer d'intérieur des êtres vus à travers un verre éloignant ou à enrichir d'âmes de simples "créatures de pigments". Mais le sentiment de l'intérieur est aussi un rapport de soi à soi médiatisé par l'imaginaire et les formes symboliques de la culture. Outre l'intérieur intime et essentiel, l'intérieur historiquement constitué et l'intérieur artistique, il s'agit donc de saisir un intérieur "égotiste" en perpétuelle rétroaction. Ce sujet, c'est "le sujet terrible", comme l'écrit Jackie Pigeaud, un sujet auquel on ne saurait refuser son attention sous peine d'oublier le ressort caché du grand art et de toute formation culturelle.

    Réunis à La Carenne-Lemot comme chaque année depuis vingt ans, des spécialistes reconnus dans chacune de leurs disciplines s'exercent à travailler ensemble sur un même sujet. Leur problème n'est pas d'effacer des cloisons, mais de ménager des passages et de repenser des distributions. (Baldine Saint Girons).

  • Barthes/Quignard

    Mathieu Messager

    • Pu de rennes
    • 25 Mars 2021

    Cet ouvrage relie deux générations. Il s'intéresse à des auteurs dont l'ambition théorique s'adosse à une écriture littérairement assumée. La question qui l'anime est d'ordre généalogique : il cherche à comprendre ce que la "littérarisation" des formes du discours savant (philosophie, anthropologie, psychanalyse, etc.) peut nous dire, en retour, de l'idée que la littérature se fait d'elle-même. Il montre ainsi combien la revendication d'un savoir de la littérature tient à la fois de la fierté et de la résistance : de plus en plus contestée dans sa capacité à formuler des vérités, la littérature entend faire de sa relégation symbolique le lieu même d'une réaffirmalion statutaire. À chacun des chapitres correspond alors un faisceau de problématiques que l'on retrouve au carrefour des ?uvres de Roland Barthes et de Pascal Quignard, entre le dernier quart du XXe siècle et le début du XXIe siècle : la concurrence des sciences et des lettres, la résurgence de la rhétorique dans la pensée littéraire, la mise en scène de la figure du "lettré", la spectacularisation du rapport affecté au langage, la marginalisation héroïque de l'écrivain. De la revue Tel Quel aux Cahiers de L'Éphémère, de Bataille à Derrida, en passant par Rousseau et Lévi-Strauss, ce livre s'inscrit dans le jeu brouillé des généalogies pour retisser des solidarités inédites.

  • Le français à table

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    • Pu de rennes
    • 31 Août 2017

    « Le français à table », voilà le thème bien alléchant pour des journées de réflexion sur la langue française en France et en francophonie. C'est associer en effet les raffinements gustatifs aux productions orales de la bouche, c'est redonner aux mots leurs saveurs, à la langue spécialisée sa motivation, à l'écriture littéraire une sensualité nouvelle.
    C'est assurément s'attacher à l'amplification du lexique au fil de l'histoire de la langue et de ses voyages - mots exotiques, mots créées par dérivation, de manière imagée ou anthroponymique -, s'intéresser à la naissance et à l'évolution des textes spécialisées - notes de cuisiniers, « mesnagiers » ou « théâtre d'agriculture », menus ou recettes- , s'arrêter sur l'expression littéraire d'un thème particulièrement attirant qui se charge de contenus symboliques, mis en valeur également par la peinture et la musique.
    Ce sont autant d'orientations que ce t'ouvrage pluridisciplinaire propose au public : lexicologues, historiens, littéraires, philosophes, journalistes, professionnels font bénéficier le lecteur de leurs travaux de recherches et de leurs derniers échanges à la table des Lyriades qui les a réunis en Anjou au cours d'un festival d'une semaine de réflexion.
    Véritable sujet linguistique, socio-économique et culturel, voilà, pour la huitième étape du voyage au long cours des Lyriades, une belle escale qui, sous un titre prometteur, souhaite mettre à la table de la langue française tous les gourmets et les gourmands de mots, de mets et de textes.
    Cet ouvrage est issu des 8es journées de la langues française (Rencontre de Liré) qui se sont tenues principalement à Angers, Liré et Ancenis, du 23 au 29 mai 2016. Il a été conçu sous la direction de Françoise Argod-Dutard, agrégée de lettres modernes, professeur d'université en langue française, présidente du conseil scientifique des Lyriades.

  • éco-graphies ; écologie et littératures pour la jeunesse

    Nathalie Prince

    • Pu de rennes
    • 23 Août 2018

    Alors que la nature a toujours eu bonne presse dans les livres pour enfants et pour adolescents, une préoccupation, voire un sentiment d'urgence, s'immisce, dès la seconde moitié du XXe siècle, dans les écrits et les images représentant animaux, végétaux et environnements à destination des jeunes lecteurs. Loin de simplifier la pensée écologique, des auteurs rendent sensible la complexité de l'interaction entre l'humain et la nature en créant des images, en inventant des histoires et en réinventant les formes pour les raconter. Qu'apporte cette littérature à la jeunesse ? N'est-elle là que pour transmettre le fameux message « écolo » de l'adulte à ceux qui grandissent ?

    Avec le soutien du 3L.AM (Laboratoire de langues, littératures et linguistique des universités d'Angers et du Mans), de l'université du Mans et de la Région des Pays de la Loire.

  • Signatures du monstre

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    • Pu de rennes
    • 12 Octobre 2017

    Cet ouvrage analyse de quelles manières les différents arts s'emparent de l'altérité monstrueuse pour en penser les signes, et pour pousser ceux-ci vers leurs limites : littérature, sculpture, peinture, cinéma, bande dessinée, séries télévisées, jeux vidéos, installations et performances ont vocation à mettre en scène et à interroger les formes du monstrueux.

    Avec le soutien de l'université de Bretagne occidentale.

  • Géopoétique des confins

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    • Pu de rennes
    • 8 Février 2018

    Cet ouvrage explore la géopoétique des confins au sens géographique du terme, en mettant au premier plan des paysages grandioses, ceux du désert, de la forêt, de la toundra, de la banquise, du fleuve, de la lande, autant d'espaces soumis aux forces vives des éléments et qui mettent le corps et l'esprit à l'épreuve. Là où la végétation prolifère de manière fulgurante, là où le rythme de l'eau anime le paysage, là où le minéral impose ses lois, là où le vent souffle à perdre haleine, là où les phénomènes premiers retiennent toute l'attention, les confins apparaissent.

    Avec le soutien de l'équipe de recherches ERIMIT de l'université Rennes 2 et de l'Institut universitaire de France.

  • La femme sauvage est une figure qui hante les arts et les lettres, du Moyen Âge au monde contemporain. Marquée par l'altérité, la femme sauvage est souvent marginalisée. Parfois valorisée, quand elle promet un Âge d'or ou un paradis idyllique, fréquemment inquiétante quand elle met en cause les normes qui émanent souvent d'autorités masculines, tantôt anti-femme, exception, monstre, tantôt femme essentielle, elle connaît des infléchissements notables, avec le christianisme et la redistribution des genres qu'il suppose, la découverte de l'Amérique et des "Indiens", les Lumières et leur questionnement sur la classification des espèces, le XIXe siècle, son exaltation, mais aussi son questionnement du progrès et de la civilisation, le XXe siècle et l'époque actuelle, avec le féminisme, la psychanalyse mais aussi l'écologie (qui redessine les contours du monde sauvage).

  • éveil ; XXIes entretiens de la Garenne Lemot

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    • Pu de rennes
    • 7 Février 2019

    L'éveil renvoie à la naissance, dont il renouvelle et banalise le miracle ; et il s'oppose au sommeil ou plutôt à l'endormissement, pris comme retrait dans un monde intérieur et anticipation de la mort. Mais qu'y a-t-il de commun entre l'éveil physiologique, propre à tous les animaux, et l'éveil spirituel, réservé à quelques élus, en passant par toutes sortes d'éveils spécifiques qui touchent la sensibilité, l'imagination, l'intelligence, la créativité, etc. ? Qui éveille, à quoi et pourquoi ? Et qui s'éveille ? Est-ce "l'âme" ? Est-ce "moi", "soi", "on" ? L'éveil est-il finalement rendu impossible par la mort ou bien peut-il s'accomplir après sa survenue à travers diverses formes de survie ou de résurrection ?

    La méthode choisie est celle d'une approche concrète, proche de la vie, mais toujours soucieuse de ses provenances. Cette "pensée en amont", comme on pourrait l'appeler, ne cesse de solliciter l'histoire des religions, de la philosophie, des langues, des arts et des sciences. Mais elle refuse l'hégémonie d'une seule de ces disciplines et privilégie la créativité, en assignant à la musique et aux beaux-arts un rôle central dans le renouvellement de la pensée.

    Ces Entretiens sont attachés à un lieu qui leur donne son nom : La Garenne Lemot, une villa néoclassique, aux bords escarpés de la Sèvre, dans l'évocation de la Toscane. En cet endroit l'on peut parler de beauté et de grâce, mais aussi de tolérance et d'amitié. Organisés sous la responsabilité de l'Association Les Entretiens de La Garenne Lemot, ces XXIe Entretiens ont pu avoir lieu grâce au soutien de l'université de Nantes, en particulier du Laboratoire "L'Antique, le Moderne - L'AMo", du Conseil départemental de Loire-Atlantique et de la mairie de Nantes. Nous remercions également Monsieur Charles Pain, de Panzoult, et Monsieur Denis Heuzé, de Bordeaux, pour leur généreux soutien. La gestion de la publication de ces Entretiens est due à Alfrieda Pigeaud.

  • Albert Camus et les vertiges du sacré

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    • Pu de rennes
    • 19 Septembre 2019

    La question du sacré a de nombreuses ramifications dans l'uvre de fiction et dans les essais philosophiques d'Albert Camus. ce volume examine l'articulation des représentations positives et négatives du sacré, au fil d'une uvre qui fait ressortir avec acuité ses ambivalences : la dénonciation d'une force d'écrasement prompte à glisser de la sphère religieuse à la sphère politique y coexiste avec le lyrisme de la dilatation de l'être dans les extases cosmiques, ou encore avec l'approche aimante et douloureuse du mystère de l'autre.
    La réflexion de Camus fait jaillir du sacré lui-même le sens de la limite qui contrecarre ses propres égarements, en opposant aux fureurs totalitaires et terroristes la terreur révérencielle du sang versé et en entreprenant de refonder sur l'esprit de mesure un humanisme lucide.

  • Quelle place occupe Jean de Meun dans l'histoire littéraire des XVe et XVIe siècles ? Loin d'être inclus dans les "episseries" médiévales pointées du doigt par Du Bellay dans La Défense et illustration de la langue française (1549) et rejetées par les poètes de la Pléiade, le continuateur du Roman de la Rose conserve une place à part dans les arts poétiques français en raison de la force de son "invention", et plus généralement dans l'esprit des poètes du XVe au XVIIe siècle, pour qui il demeure en partie sinon un exemple, du moins un guide plus ou moins avoué, d'Alain Chartier à Pierre de Ronsard, en passant par Martin le Franc, Jean Bouchet, Clément Marot ou Jean-Antoine de Baïf.

    Si le poète ne laisse pas indifférent, c'est aussi le "personnage" de l'histoire littéraire française qui suscite une curiosité grandissante, malgré la polémique associée à son antiféminisme, comme en témoignent les nombreuses remarques des "antiquaires" Étienne Pasquier ou Claude Fauchet et jusqu'à la Vie complète que lui consacre Guillaume Colletet au milieu du XVIIe siècle, qui contribuent à cristalliser un "mythe" Jean de Meun, fondé sur un mélange unique de profonde science et de licencieuse légèreté.

    Prolongeant Jean de Meun et la culture médiévale précédemment publié aux Presses universitaires de Rennes, le présent ouvrage s'intéresse donc à la postérité de Jean de Meun sous toutes ses formes, du manuscrit à l'imprimé, du Roman de la Rose aux innombrables textes qui ont continué jusqu'au début du XVIIe siècle d'y puiser l'inspiration.

  • Le goût du noir dans la fiction policière contemporaine

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    • Pu de rennes
    • 26 Août 2021

    D'abord roman avec le gothique qui se développe au cours du 19ème siècle et trouve son apogée au 20ème, le "noir", récit de mort, de violence et de terreur, mais aussi de résolution de cette tension mortifère, ne tarde pas à se décliner en films, faisant de la figure du détective un arcane majeur du cinéma à partir des années 40.

    Romans et films mettent en évidence les noirceurs des crimes et des environnements sociaux qui les génèrent ou les capacités déductives d'enquêteurs de papier devenus icônes de l'écran : Sherlock Holmes, Hercule Poirot. Le genre et son immense succès populaire se propagent dans d'autres médias (BD, séries).

    L'ouvrage tente de faire la lumière sur cette extension du Noir, travaillant les codes pour les adapter comme Tardi, transposant les romans de J.P. Manchette ou Black Sad, dont les auteurs reprennent les images du film noir dans le roman graphique. Le Noir se fait le porte-parole de réalités criminelles à l'oeuvre dans nombre de sociétés, et utilise sa "fiction" pour les dénoncer, et ceci aussi bien dans les romans (D. Meyer, H. Mankell, A. Indridason,) que dans les films (J. Gray, M. Scorsese, A. Egoyan) ou les séries (The Wire).

    Né dans l'Angleterre du 18ème siècle, le Noir, ses stratégies, ses codes et son pouvoir se sont infiltrés puis développés comme moyen privilégié d'exprimer l'angoisse et la fascination de la violence et de la mort, sur tous les continents, de l'Europe aux États Unis, du Mexique à l'Afrique du Sud.

  • Élément majeur dans les stratégies des éditeurs pour conquérir et fidéliser les lecteurs et lectrices, la collection est aussi, aux XIXe et XXe siècles, l'un des principaux vecteurs de circulation des savoirs. Si la collection est le plus souvent conçue pour un public cible dans un cadre national, son modèle s'exporte aussi au-delà des frontières et s'avère suffisamment malléable pour s'adapter à de nouveaux espaces, géographiques et linguistiques. Par son approche transnationale et comparative, cet ouvrage apporte un nouvel éclairage sur les processus de diffusion et de réception des collections éditoriales dans toute leur diversité. En analysant une vaste gamme de collections (littéraires, scientifiques, historiques, politiques...), les contributions réunies dans ce volume interrogent leur rôle dans les processus de transfert culturel, sur le continent européen et dans les Amériques, tout en mettant en évidence les évolutions du marché du livre et les mutations culturelles qui les accompagnent. Comment les modèles éditoriaux circulent-ils et se transforment-ils dans l'espace et dans le temps ? Quels moyens mettent en oeuvre les éditeurs, les auteurs, les traducteurs, les illustrateurs ou les graphistes pour la diffusion et l'acclimatation de productions étrangères ? Dans quelle mesure les collections ont elles contribué à la construction et au renforcement des identités nationales ? C'est notamment à ces diverses questions que cet ouvrage tente de répondre en mettant au jour les similarités et les hybridations dans les différents espaces, géographiques, sociaux, religieux et institutionnels. La problématique de l'adaptation des modèles éditoriaux et celle du « métissage » dans la formation et la circulation des savoirs constituent les thèmes centraux d'un ouvrage qui, dans une approche globale, donne à lire à la fois les stratégies individuelles et les sociétés en mutation. Par l'étude de ses formes, de ses usages et de ses récupérations, c'est toute la complexité de la collection éditoriale qui est ainsi dévoilée.

  • Le château représente un archétype de l'imaginaire collectif. Au-delà de son omniprésence dans le décor des contes de fées, de sa valeur symbolique dans l'espace médiéval et de son remploi littéraire, artistique et cinématographique, il contribue à la construction d'un paysage mental d'autorité, auquel la tradition occidentale se réfère pour y adhérer ou pour le questionner. La quête du château (soit une quête de la connaissance), l'arrivée au château (soit l'accomplissement d'un parcours initiatique), l'enfermement au château, le chemin jusqu'à lui, la montagne couronnée par lui, voici quelques-unes des figures qui mettent en mouvement l'image du château comme la mémoire ou le sanctuaire du sens. Par une approche diachronique et interdisciplinaire, ce livre obéit à l'exhortation que Nerval citait au seuil de ses Châteaux de Bohème : "Rebâtissons, ami, ce château périssable / Que le souffle du monde a jeté sur le sable."

  • Annie Ernaux ; de la perte au corps glorieux

    Michèle Bacholle-Boskovic

    • Pu de rennes
    • 17 Novembre 2011

    Annie Ernaux a déclaré écrire à partir de son vide, que la perte est le « noyau dur » de tous ses livres, le fil qui les relie entre eux. Cet ouvrage propose une lecture attentive de l'oeuvre ernalienne (romans, récits de vie, journaux concertés, extraits de journal intime, essai, lettre, etc.) et il s'articule autour de trois aspects principaux : la perte, les traces et la religion. Fort de ses considérations sur la soeur défunte, l'avortement et le cancer, de son examen poussé des traces en tous genres et de son étude inédite de la religion, cet ouvrage offre une voie d'accès novatrice et essentielle à une écrivaine contemporaine incontournable.

  • Au coeur de la Révolution française, deux écrivains, Isabelle de Charrière et Mme de Genlis, proposent à leurs lecteurs émigrés une voie médiane, entre les valeurs d'une noblesse sur le déclin et celles d'une société en mutation rapide. Cette voie médiane se construit en référence à la figure de Jean-Jacques Rousseau, dont l'aura est sans pareille. Comme lui, elles adoptent une démarche rarement suivie de leurs contemporains, qui consiste dans le refus des opinions extrêmes et de l'esprit de parti. Proposant un idéal à atteindre, elles ouvrent la porte à une valorisation du rôle des femmes, capables d'éduquer les enfants comme les adultes.

  • Espagnol Mario Vargas Llosa ; une écriture de la violence

    Claire Sourp

    • Pu de rennes
    • 7 Février 2013

    La violence est déclinée à l'infini dans l'écriture romanesque de Mario Vargas Llosa. Il s'agit dans cet ouvrage de comprendre comment le texte peut rendre compte de cette litanie de manifestations de la violence, s'il n'y a pas un écart entre le dit et la manière de le dire. C'est dans l'écart ou dans la réduction de celui-ci que s'immisce l'autorité de l'écrivain, celle qui révèle le texte et son contenu au lecteur, la seule capable de sublimer la matière violente.

  • Le pays natal

    P-H Kalinarczyk

    • Pu de rennes
    • 9 Octobre 2008

    La présente étude se propose d'explorer le site du poème, dans les trois oeuvres, en tant qu'espace-temps natal.
    Le pays natal de char, césaire et tchicaya, en effet, ne se définit jamais simplement comme " le pays oú je suis né " ; il est avant tout pays de la natalité, c'est-à-dire lieu oú les choses jaillissent à la vie. il ne s'agit pas, pour autant, de gommer les différences historiques, géographiques et culturelles des trois auteurs. le congo des indépendances, la martinique en lutte pour son identité, les maquis de provence, ces trois espaces ont chacun sa propre identité et son propre contexte.
    Toutefois, au-delà de ces distinctions, le livre cherche à mettre en lumière une unité profonde, qui tient au rapport qu'entretient le poète avec sa terre et avec son histoire. le pays natal, dès lors, se révèle sous la forme d'un parcours allant d'une situation initiale proche du non-être (dont le nazisme ou l'esclavage sont des exemples) jusqu'au surgissement natal et au déploiement de ce même surgissement dans une histoire et une géographie de nouveau habitables.

  • Cet ouvrage propose une approche de l'imaginaire associé aux objets de la mesure du temps. Il souligne la cohabitation au Moyen Âge de plusieurs représentations temporelles et l'ambivalence symbolique fondamentale des cloches et horloges, entre instabilité et régulation temporelle, menace et protection, croyances païennes et chrétiennes. Dans le genre romanesque et les formes poétiques médiévales, cloches et horloges reflètent moins l'essor d'un temps rendu abstrait par le décompte technique qu'une intériorisation croissante du temps par un homme qui cherche à s'en assurer la maîtrise pour conjurer l'angoisse de la mort.

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