Pu De Rouen

  • En 524, Boèce est incarcéré à Pavie sous l'inculpation de conspiration et de magie. Rude épreuve pour ce scientifique et philosophe qui s'est donné pour tâche de transmettre à l'Occident chrétien les trésors de la pensée grecque. Accablé par ce revers de fortune, il rédige, en prison, son ¦uvre la plus connue, dans laquelle il se met en scène, dialoguant avec le personnage allégorique de "Philosophie", qui le réconforte en lui démontrant combien sont vaines les valeurs mondaines, et enrichissante l'aspiration à l'élévation de l'âme par la sagesse. Cette Consolation de la Philosophie a été l'¦uvre à succès du Moyen ge, traduite par Jean de Meun, l'auteur du >Roman de laRose, à l'extrême fin du 13e siècle, puis remaniée et commentée à plusieurs reprises. C'est l'une de ces versions glosées qu'offre le livre à partir du manuscrit Leber 817 de la bibliothèque municipale de Rouen, manuscrit datant de la fin du Moyen ge. Ce manuscrit est un luxueux in-quarto superbement calligraphié etsomptueusement illustré, dont les miniatures sont reproduites sur le cédérom qui accompagne l'ouvrage.

  • «Je vous félicite de vos efforts pour combattre vigoureusement l'infâme superstition. Vous lui portez de rudes coups...» (André-Saturnin Morin à Maurice Lachâtre, 17 avril 1874)Les communards proscrits qui écrivent à Maurice Lachâtre, éditeur libre-penseur et anticlérical, ne sont pas résignés et n'ont rien perdu de leurs convictions. Intellectuels, écrivains, journalistes, qu'ils s'appellent Charles Longuet, Félix Pyat, Arthur Arnould ou Henri Rochefort, ils sont avides d'informations et tentent malgré les circonstances de créer des journaux, de publier, supputant leurs chances de réussite. Privés de ressources, certains offrent leurs services à l'éditeur qui gère tant bien que mal à distance quantité de projets, notamment la traduction française du Capital de Karl Marx.Cette trentaine de lettres inédites, replacées dans leur contexte, font saisir l'esprit des hommes qui ont fait la Commune, leurs idées, leur ténacité, leur foi dans le pouvoir de l'écrit.

  • Isaac mason, une vie d'esclave

    Mason Isaac

    • Pu de rouen
    • 16 Décembre 2021

    Né esclave en 1822 sur la rive est du Maryland, Isaac Mason échappe à sa condition en prenant la fuite en 1847, à l'âge de 25 ans. Ce n'est toutefois qu'en 1893, soit près de 30 années après l'abolition de l'esclavage par les États-Unis, qu'il publie Life of Isaac Mason as a Slave. Comme son auteur, ce récit est inconnu du grand public - y compris aux États-Unis. Écrit des décennies après l'émancipation, le récit d'Isaac Mason dénonce bien sûr les souffrances endurées par les esclaves, ce qui n'est pas sans rappeler les récits canoniques de Frederick Douglass ou William Wells Brown, mais est aussi une formidable histoire de résilience et de fierté. Il constitue également un témoignage éclairant sur la mobilité et la circulation des Noirs, esclaves, fugitifs ou libres, dans l'Amérique d'avant la guerre de Sécession.

  • Adam lux

    Stefan Zweig

    • Pu de rouen
    • 10 Février 2022

    En 1793, quelques Allemands décident de soutenir avec enthousiasme la Révolution française et tentent de fonder sur leur sol une République. Mais de l'idéal à la pratique, les embûches se multiplient et l'expérience avorte. À la fin des années 1920, Stefan Zweig met en scène cet échec à travers une figure méconnue de l'histoire allemande, Adam Lux. Celui-ci affronte Marat et Robespierre, puis, écoeuré par les excès de la Révolution, finit par se rallier à Charlotte Corday.À une époque où la révolution russe suscite de multiples interrogations, Zweig, auteur de biographies sur Marie-Antoinette et Fouché, propose ici une présentation singulière et originale de la Révolution commencée en 1789. Du rêve d'union franco-allemand à l'espoir d'un monde libéré des différentes oppressions en passant par les excès de la «Terreur», le célèbre écrivain suggère une réflexion sur les espoirs et désillusions que suscite une révolution.

  • Mazarin, rome et l'italie. histoire des arts Nouv.

    Ce second volume est consacré au domaine des arts.Les rapports entre le cardinal et l'architecture sont envisagés au travers de la genèse du collège des Quatre Nations et celle du palais Mancini à Rome. Il est ensuite question des agents du cardinal à Rome, l'abbé Elpidio Benedetti et Plautilla Bricci, une femme artiste. Puis sont abordés les rapports entre art et diplomatie avec l'échange des portraits entre les cours de France et de Modène, le mécénat de Laura Martinozzi d'Este, la symbolique du pouvoir et plus particulièrement la mise en scène du «couple» Anne d'Autriche et Mazarin, dans un but de propagande commune, l'histoire du collectionnisme contemporain (notamment la collection du cavalier Gualdi) et celle des grandes migrations d'oeuvres d'art et de leurs incidences à l'échelle européenne (la dispersion des collections de Gonzague de Mantoue). Les questions de l'impact des missions romaines de Paul de Chantelou, de l'évocation du ballet contemporain à l'époque de Mazarin et enfin de la postérité des collections cardinalices au lendemain de la mort de Mazarin en 1661 viennent clore le volume.Avec sa matière riche et variée, ce volume s'adresse tout autant aux historiens de l'art qu'aux historiens et aux musicologues.

  • Ce premier volume de Mazarin, Rome et l'Italie est consacré à l'histoire. On y envisage d'abord son gouvernement: ses débuts à la vice-légation d'Avignon, son action diplomatique face au nonce Guidi di Bagno ou aux États du nord de l'Italie, son exploitation de la réforme des ordres religieux, son rôle dans la liquidation du ministériat à l'avènement de Louis XIV. On y évoque ensuite son entourage: sa soeur bénédictine, sa nièce duchesse d'Este-Modène, son bibliothécaire Naudé, ses fidèles jésuites. On aborde enfin l'histoire du livre: ses manuscrits issus du don de ceux du cardinal Guidi di Bagno, ses rapports de bibliophilie avec les Barberini, la composante italienne de sa bibliothèque, son image dans les pamphlets de la Fronde. Dans tous les cas ressortent ses liens avec Rome et l'Italie de ses origines.

  • De qui les cultures (et leurs objets témoins) sont-elles « la propriété »? La réponse n'est pas simplement économique, juridique, ou muséographique, elle engage l'histoire humaine. Ce volume aborde les débats contemporains sur la question des restitutions d'oeuvres d'art et objets témoins de culture, et sur la notion de musée, comme gage « désidéologisé » c'est-à-dire « décolonisé » de conservation des patrimoines. Il ne concerne pas seulement les relations entre l'Afrique et la France, mais l'ensemble des cultures mondiales. On y trouve ainsi un témoignage sur la restitution d'un bien hopi, on y voyage de la Nouvelle-Zélande aux Amériques, en passant par le Cameroun, le Sénégal, le Bénin, le musée du quai Branly, la Normandie et l'île de Pâques.

  • La caricature imprimée connaît au xviiie siècle, puis au xixe siècle, une expansion décisive dans la plupart des pays européens. Pour se faire voir, entendre et comprendre, elle transforme le vocabulaire emblématique issu de l'imagerie folklorique des siècles précédents de manière à proposer une nouvelle signalétique visuelle, adaptée aux enjeux majeurs de pouvoir des temps nouveaux. Prise dans son ensemble, cette transformation forme un recueil de symboles et une grammaire de raccourcis graphiques en évolution constante et en continuelle expansion. Confrontés à la Révolution française comme aux révolutions du xixe siècle, ces motifs visuels qui sont au fondement même de la caricature, s'adaptent, mutent et se multiplient au rythme des évolutions et des bouleversements politiques et sociaux du temps. Fondé sur une sélection représentative des formules figurées régulièrement présentes dans la caricature européenne entre 1789 et 1871 (la ménagerie, le temps, les trois couleurs, le trône, le peuple, la tête coupée, etc.), le présent livre donne à voir et comprendre l'articulation esthétique et la rhétorique politique qui les sous-tendent, afin de permettre d'en apprécier pleinement la force suggestive et la puissance évocatrice.

  • «Y la culpa no era mia, ni dónde estaba, ni cómo vestia», chantaient des femmes aux yeux bandés dans différentes villes d'Amérique latine en novembre 2019. Cette performance créée par le collectif féministe Las Tesis, a fait le tour du monde. Elle montre la force et la vitalité de l'artivisme dans les Amériques. En 2017, un colloque intitulé «Féminismes et Artivisme dans les Amériques (20e-21e siècles) s'est tenu à l'Université de Rouen et a proposé différentes analyses sur cette thématique. Ce volume monographique est le résultat de cette réflexion collective. Il s'intéresse à la diversité des théorisations et des mobilisations féministes du continent américain, très dynamiques historiquement et de plus en plus visibles depuis la fin du 20e siècle. Le féminisme des Amériques est pluriel et possède une généalogie propre. Ce volume s'attache à décliner ses différentes formes, à savoir, chicano, décolonial, lesbien, queer, entre autres. L'originalité des actions féministes de la région provient de la mobilisation politique de genres artistiques, qu'ils soient musicaux (rap, reggaeton), picturaux ou des arts visuels. Cet artivisme joue ainsi un rôle central dans les formes d'action du continent et ce volume présente leur diversité, leur richesse et leur force créatrice et politique.

  • Abondamment illustré, réunissant les contributions de nombreux artistes, ce volume est un livre-mémoire. Mémoire de l'«année Marcel Duchamp», lancée par l'université de Rouen-Normandie à l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Marcel Duchamp, artiste majeur, précurseur des grands courants de l'art contemporain, rouennais d'origine. Associant la ville de Rouen, la métropole Rouen Normandie, le département de Seine-Maritime et la région Normandie ainsi que de très nombreux acteurs culturels locaux, cette «année» a voulu restituer, dans toutes les disciplines, artistiques, scientifiques et pédagogiques, l'esprit duchampien.

  • "langage" - le livre

    Andrews Bruce

    • Pu de rouen
    • 9 Septembre 2021

    Ce volume est la traduction française d'une anthologie des textes parus dans la mythique revue de poésie d'avant-garde qui a fait école. Ils présentent un spectre d'écritures concentrées sur le langage et les différentes manières de faire sens, et ne considérant ni le langage, ni la grammaire, ni le processus, ni la forme, ni la syntaxe, ni le programme, ni le sujet, comme allant de soi, et d'interroger la relation de l'écriture à la politique.

  • Apprendre de son corps vivant est désormais possible. Ce livre réunit des films tournés en GoPro, réunis dans un DVD réalisé par Raoul Bender, nos photographies à l'entraînement et nos entretiens avec les artistes du Centre national du cirque (CNAC) de Châlons-en-Champagne. Chacun peut reconnaitre trois types de mouvements dans son corps: les gestes involontaires produits par l'adaptation de notre corps vivant, les gestes incorporés par les techniques et les apprentissages, les gestes intentionnels et conscients de nos décisions motrices. Émotions, affects, peur et vertige trouvent dans le corps vivant des informations inédites qui contribuent à notre bien-être. L'analyse du mouvement favorise à la fois la confiance corporelle et l'estime de soi. Le partage des gestes avec les autres corps nourrit une belle intercorporéité.

  • A l'automne 1793, la Convention nationale décrète que le gouvernement de la République sera "révolutionnaire jusqu'à la paix", c'est-à-dire "extraordinaire". Alors que la République est assiégée de toutes parts, des institutions "révolutionnaires" lui permettent de triompher de ses adversaires. En Thermidor, la coalition qui a éliminé Robespierre invente l'idée d'un "système de terreur" ou d'une "politique de terreur" désormais caducs avec la mort du "tyran".
    Elle assimile ainsi la notion de "terreur" à un mode de gouvernement, là où les mesures répressives n'étaient qu'un des leviers actionnés par le gouvernement révolutionnaire. L'historiographie devait faire le reste, avec cet usage d'un article défini et d'une majuscule pour évoquer la Terreur. Avec cet exemple, les révolutionnaires des XIXe et XXe siècles ont été amenés à réfléchir sur la notion de "salut public" et sur l'usage de la "dictature".
    Ils ont dû eux aussi penser l'exception politique, prendre position sur le recours à la violence, inventer des politiques qui leur permettraient de faire triompher leurs idées. Ils ont également été conduits à réfléchir sur l'association entre révolution et guerre. L'exception politique a ensuite nourri de nombreuses réflexions fondées sur ces deux processus historiques, notamment depuis les années 1970, autour par exemple des théories du philosophe italien Giorgio Agamben.
    Ce volume entend interroger les diverses manières par lesquelles les modèles révolutionnaires ont circulé entre la Révolution française et celle de 1917 en Russie. Il ne s'agit évidemment pas de juxtaposer des récits révolutionnaires, mais d'étudier comment des cas concrets ont donné à penser, mais aussi à mettre en pratique l'exception politique en révolution

  • Gouverneure des enfants d'Orléans, Félicité de Genlis emmène régulièrement sa petite troupe (dont le futur roi Louis-Philippe) en voyage éducatif: on s'arrête dans les châteaux, mais on visite aussi les jardins, les édifices religieux, les manufactures. Le journal publié ici, inédit, est écrit au fil des jours. Il invite à un voyage sensible dans l'Ouest de la France d'Ancien Régime, au gré des auberges et des rencontres.

  • Dans un contexte de profondes évolutions du travail enseignant, cet ouvrage en propose les bases d'une approche géographique. Par approche géographique, il faut entendre toute démarche d'étude et de recherche qui prend comme entrée dans l'analyse des évolutions du travail enseignant, ou considère comme une propriété signifiante de celles-ci, les transformations des espaces de travail. De plus en plus souvent, les enseignants travaillent avec d'autres acteurs de l'éducation. Les salles de classe sont de moins en moins des espaces du huis clos et d'un entre soi enseignant-élèves. De nouveaux lieux du travail enseignant apparaissent à la faveur d'évolutions du système scolaire et des politiques éducatives. Ces recompositions spatiales doivent être comprises comme des indices et le reflet d'évolutions du travail enseignant. Elles font partie des enjeux contemporains d'évolution des professionnalités. Telle est l'hypothèse qui fonde cette approche géographique.Entre ouvertures disciplinaires, vers le travail pour la géographie, vers l'espace et le territoire pour les sciences de l'éducation, et multiplicité des terrains d'observation de changements, l'ouvrage procède à l'exploration de certaines des frontières actuelles de l'espace professionnel élargi des enseignants.

  • Trajets epistolaires - hommage a brigitte diaz

    Julie Anselmini

    • Pu de rouen
    • 16 Décembre 2021

    La lettre, voyageuse par nature, chemine sur les routes d'un lieu à l'autre, de l'expéditeur au destinataire; chronique à deux plumes, ouverte à l'inconnu des jours à venir, la correspondance relie les êtres, raccorde les espaces, connecte les temps.Ce volume rend hommage à la chercheuse, Brigitte Diaz, qui a théorisé le nomadisme épistolaire et activement oeuvrée à la réhabilitation littéraire des correspondances.Traçant librement leurs itinéraires parmi des correspondances variées, les contributions explorent le statut mobile des correspondances (des feuillets épars à l'objet éditorial, de la sphère privée à la sphère publique et médiatique, du document brut à l'élaboration littéraire); elles questionnent la porosité des frontières entre lettres et fiction ainsi que la fécondité des interférences entre l'épistolaire et le romanesque. Elles frayent aussi des chemins dans des corpus épistolaires inédits ou très méconnus, ouvrant la voie à de nouveaux voyages et recherches.

  • Danser la rue

    Betty Lefèvre

    • Pu de rouen
    • 16 Mai 2019
  • Cette anthologie uniquement monolingue (allemand) réunit deux cent quarante-deux études de civilisation autrichienne, témoignant des réalités de l'Autriche moderne post-habsbourgeoise entre 1918 et 1938, gérant longtemps le lourd héritage du traité de Saint-Germain-en-Laye (1919). Le volume illustre les nombreux visages de la Première République (1918-1934) - véritable champ d'expérimentation de l'apprentissage démocratique - liée, entre autres, aux noms illustres de K. Renner et d'I. Seipel ; il brosse le portrait plus sévère de l'État corporatiste (Ständestaat, 1934-1938), expression d'une dérive spécifique, alliant idéologie autoritaire et christianisme, et culminant dans l'austrofascisme, initié par E. Dollfuss et K. Schuschnigg. Cependant faiblesses et/ou errances des deux systèmes sont constamment à inscrire dans le débat de politique intérieure et extérieure autour de l'Anschluss, interdit au sortir de la Grande Guerre par les vainqueurs. En Autriche, multiplicité des langages et expression des mentalités de l'entre-deux-guerres, également à travers les premières manifestations de la Résistance et de l'exil, apportent des éclairages fascinants et révélateurs sur cette époque, soulignant la complexité de l'échiquier, en surface et en profondeur. En définitive, ces deux périodes politiques et l'éradication de l'Autriche souveraine (1938-1945), annexée par le IIIe Reich, furent riches en enseignements pour la Seconde République qui veilla avec vigilance à la solidité de ses assises démocratiques.

  • Cette monographie consacrée à Mauprat (1837), roman de George Sand, propose une réflexion sur ses enjeux politiques (les droits fondamentaux et en particulier les droits des femmes), en les contextualisant. Elle comporte en outre une analyse de la composition, de l'esthétique et de la logique du récit; elle cherche à cerner la singularité de ce discours et de ce style, tout en identifiant ses ascendants littéraires et philosophiques.Mauprat interroge la stéréotypie romantique du masculin héroïque (brigands, lions, séducteurs sentimentaux, chevaliers et révoltés), et fait dysfonctionner l'histoire d'amour avant de la remettre sur pied.

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