Rivages

  • Le banquet

    Platon

    • Rivages
    • 18 Mars 2005


    le banquet est le plus beau dialogue de platon.
    peu de livres ont eu une influence aussi considérable. c'est l'un des rares textes qui appartiennent de plein droit à la littérature aussi bien qu'à la philosophie et nul ne peut être indifférent au sujet qu'il traite, puisqu'il s'agit de l'amour. ce dialogue est aussi un
    portrait de socrate, une défense de sa mémoire, car il nous le montre apportant la parole philosophique au milieu d'une assemblée joyeuse et prenant lui-même sa part de la fête.
    le banquet, c'est le théâtre et la fête de la pensée. dans cette nouvelle traduction, on a voulu être fidèle au texte tout en étant fidèle à sa beauté.

  • élégies de Duino

    Rainer Maria Rilke

    • Rivages
    • 14 Mars 2007

    En 1910, à trente-cinq ans, Rainer Maria Rilke rencontre la princesse de Tour et Taxis. Dès lors, il va faire de longs séjours au château de Duino, près de Trieste, et c'est là qu'il composera ces Élégies de Duino que l'on tient pour son chef-d'oeuvre. Dans la solitude face à la mer. Rilke peut enfin déployer sa mythologie poétique et y ajuster sa voix en un chant qu'il baptise élégie. Les poèmes de Rilke sont enrichis d'un long commentaire publié en 1930 par Hannah Arendt et Günther Anders, alors jeunes mariés. " C'est un document sur une époque depuis longtemps révolue, l'époque d'avant la catastrophe ", écrit Anders en 1981.

  • Voyage sentimental en France et en Italie

    Laurence Sterne

    • Rivages
    • 3 Juin 2009

    Laurence Sterne (1713-1768) entreprit son Voyage sentimental pour relancer l'inspiration de Tristram Shandy. De Tristram, ce livre garde l'humeur et l'humour saccadés, l'espièglerie et le caprice, mais il s'en écarte comme l'imprévu du voyage s'oppose à la sédentarité et l'ouverture à l'expérience à son ressassement. C'est que Sterne - qui mourut à la tâche - avait conçu ce Voyage sentimental comme une oeuvre de réconciliation avec le monde, une vaste effusion qui s'alimente aux moindres détails de la vie, comme le sourire affable d'une mort heureuse. Autant dire que Sterne, à une époque où les Anglais semblent pris de fièvre pérégrine et où se multiplient guides, instructions et comptes rendus à l'usage des voyageurs, va déjouer systématiquement les attentes de son lecteur. En France, le pasteur Yorick ne prête attention ni au Louvre ni au Luxembourg, mais plutôt au sourir d'une grisette, à un âne mort sur la route, à l'indéfectible bonne humeur d'un valet incompétent. Cosmopolitisme naïf, évangélique presque, d'un voyageur qui choisit de ne rien voir que les mouvements infinitésimaux de son âme à l'épreuve des rencontres.

  • Lettres à sa fille

    Calamity Jane

    • Rivages
    • 17 Janvier 2007

    Le 8 mai 1941, Mme Jean McCormick, 68 ans, invitée de l'émission " We the people " sur la radio CBS de New York, à l'occasion de la fête des Mères, déclare publiquement être la fille de Calamity Jane. En guise de preuve, elle affirme avoir en sa possession des lettres que sa mère lui aurait écrites durant 25 ans sans jamais lui envoyer. Elles lui auraient été remises par son père adoptif, peu avant sa mort. Ce ne sera qu'à la suite de nombreuses expertises que Mme McCormick sera officiellement considérée comme la fille légitime de Calamity Jane et les lettres, prises au sérieux.
    Le monde entier découvre alors une Calamity Jane sensible et aimante, une femme rongée par le remord d'avoir abandonné son enfant qu'elle ne pouvait pas élever. Cette femme d'exception, figure emblématique du Far West, qui préférait la vie itinérante et solitaire, a voulu pour sa fille, la douceur d'une famille stable et les moyens matériels d'une éducation solide. Elle l'a donc confiée à l'âge d'un an à deux voyageurs originaires de l'Est : Jim et Helen O'Neil. Ses lettres sont un formidable témoignage de l'amour maternel.
    Présentes au catalogue Rivages depuis 1997, nous proposons aujourd'hui une édition enrichie de la première version des Lettres à ma fille. Cette nouvelle version corrige certaines erreurs de retranscription et comporte six lettres inédites, certaines de la main de Calamity Jane, d'autres écrites par le père adoptif de sa fille ainsi que la préface rédigée par Jean Mc Cormick à l'occasion de la toute première édition en 1949. Cette édition a été enrichie et préparée par Gregory Monro, jeune réalisateur parisien.

  • Mon individualisme

    Soseki Natsume

    • Rivages
    • 14 Janvier 2004

    En 1914, le romancier sôseki (1867-1916), alors très célèbre, est invité à donner une conférence à l'école des pairs, oú il a failli enseigner dans sa jeunesse.
    Avec humour et profondeur, il explique aux étudiants sa conception de l'individualisme. partant de son expérience personnelle d'étudiant et de jeune enseignant, il raconte son cheminement, rappelant certains de ses livres. peu à peu, il parvient à un véritable petit traité de morale, qui définit l'autonomie, la tolérance, les limites de l'individualisme en collectivité et la nécessité de recourir à une éducation intériorisée et non pas seulement conformiste.
    Nous avons joint quelques lettres que sôseki écrivit à ses amis intellectuels, concernant la création littéraire et la formation de la pensée.

  • La conversion

    James Baldwin

    • Rivages
    • 1 Octobre 2004

    Au soir de ses quatorze ans, dans une boutique désaffectée de Harlem, au milieu des prières et des trépignements cadencés de ses frères, au rythme hallucinant des tambourins, John Grimes traverse sa « nuit noire de l'âme ».
    Tourmenté par l'idée de péché, après être allé jusqu'aux racines de sa culpabilité, il lui semble à l'aube du dimanche avoir connu son moment de vérité.
    James Baldwin, dans ce premier roman écrit en 1952, raconte avec des accents d'une sincérité déchirante à la fois son expérience et une odyssée collective, celle d'une famille aux attitudes violemment contrastées, celle d'un peuple venant du Sud rural dans un ghetto du Nord.
    La Conversion est un des premiers livres sur la condition des Noirs ; devenu un classique, ce roman limpide et vibrant nous entraîne au coeur d'une mystique collective dont la force nous subjugue et nous envoûte.

  • La vérité sur Lorin Jones

    Alison Lurie

    • Rivages
    • 1 Octobre 1990

    Véritable chronique de moeurs, roman policier, comédie baroque, la vérité sur lorin jones est un miroir tendu à toute une génération de femmes qui jonglent avec le féminisme, le militantisme, les grands principes et les grands sentiments.
    Michèle gazier, télérama jamais alison lurie n'a mieux mis son talent au service de sa conviction intime : toute situation, examinée avec recul, contient un élément comique ravageur.
    Diane de margerie, le figaro littéraire.

  • Un avant-poste du progrès

    Joseph Conrad

    • Rivages
    • 21 Janvier 2009

    D'un voyage au Congo belge qui l'a bouleversé, Joseph Conrad a tiré le célèbre Coeur des ténèbres, et cet Avant-poste du progrès, qui n'est pas une version préparatoire de l'autre, mais son reflet inversé, encore plus étrange et plus trouble à certains égards. C'est une peinture terrible de l'entreprise coloniale et de son échec, C'est également le portrait inquiétant d'une humanité en grand désarroi dès qu'elle est transplantée loin de ses bases familières. Le lecteur ne trouve aucun manichéisme à quoi, se raccrocher : hommes blancs et hommes noirs suscitent tout autant l'inquiétude et la pitié. Sombre et ironique, le style de Conrad rappelle celui de Flaubert et de Maupassant, auxquels il fait ici de nets clins d'oeil. Dans cette nouvelle, on peut ainsi observer, comme sur le vif, la naissance d'un immense écrivain européen - Polonais écrivant en anglais dans l'inspiration d'écrivains français - pour qui la littérature devait traiter du monde entier.

  • Descriptions de descriptions

    Pier Paolo Pasolini

    • Rivages
    • 26 Septembre 1995

    Entre le 26 novembre 1972 et le 24 janvier 1975, pier paolo pasolini tient une chronique littéraire dans ii tempo.
    C'est pour lui l'occasion de rédiger un véritable journal intellectuel en confrontant ses propres obsessions (qu'il livre avec une stupéfiante sincérité) à celles des plus grands écrivains italiens et étrangers : moravia, sciascia, morante, calvino, cassola, gadda, bassani, pound, gombrowiecz, huysmans, garcia marquez, céline, tanizaki, dostoïevski, flaubert, cavafy, forster. sans le chercher délibérément, pasolini propose avec descriptions de descriptions une authentique encyclopédie littéraire.
    En décrivant les autres, c'est lui-même qu'il décrit dans ce testament intellectuel.

  • Mon Antonia

    Willa Cather

    • Rivages
    • 8 Juin 1995

    A la fin du siècle dernier, sur les plaines du nebraska recouvertes à l'infini des mêmes herbes rouges, s'implantent de nombreuses familles d'immigrés européens.
    Russes, tchèques, norvégiens se regroupent en communautés sur des terres qui restent à défricher. jim a dix ans lorsqu'il vient vivre chez ses grands-parents, propriétaires d'une ferme. a quelques kilomètres s'installe la famille d'ántonia, immigrés tchèques partagés entre la nostalgie de l'europe et l'espoir en l'amérique. jim et ántonia, unis par les mêmes valeurs humaines et une amitié mi-fraternelle, mi-amoureuse, connaîtront des destins différents.
    L'image d'ántonia reste gravée dans la mémoire comme l'incarnation de la ténacité des pionniers, auréolée de la nostalgie du passé " précieux, incommunicable ".

    Willa cather a fait sous la mitraille de l'émotion, avec des odeurs de foin et des couleurs fortes, le roman vital de l'amérique à ses débuts. c'est virgile élégiaque, perdu dans les herbes du nebraska.
    Manuel carcassonne, le figaro

  • Qu'est-ce qu'un dispositif ?

    Giorgio Agamben

    • Rivages
    • 14 Mars 2007

    Les dispositifs où se jouent désormais nos existences - du téléphone portable à la télévision, de l'ordinateur à l'automobile - ne se trouvent pas face à l'homme comme de simples objets de consommation. Ils transforment nos personnalités. La question devient alors : quelle stratégie devons-nous adopter dans le corps à corps quotidien qui nous lie aux dispositifs oe

  • Dans la jungle

    Rudyard Kipling

    • Rivages
    • 17 Février 2010

    Dans la jungle, nouvelle parue initialement dans le recueil Many Inventions, voit la première apparition du personnage le plus célèbre de Rudyard Kipling : Mowgli.
    Un Mowgli non pas enfant, mais adulte, qui a grandi dans la jungle. C'est à partir de cette nouvelle que Kipling entreprendra de raconter l'enfance de Mowgli, à travers le chef-d'oeuvre qui fera sa gloire. Mais Dans la jungle montre aussi la confrontation entre le réel le plus prosaïque qu'incarnent l'Office des forêts et Gisborne, et le monde à la fois naturel et surnaturel de la jungle et de Mowgli.
    Une fois encore. Kipling déploie tous ses talents de conteur dans le décor d'une Inde complexe et mystérieuse.

  • Les routes de poussière

    Rosetta Loy

    • Rivages
    • 6 Septembre 1995

    Au coeur des collines du piémont, dans une italie qui n'est encore au début du xixe siècle qu'une mosaïque d'états et de royaumes, l'histoire se déroule sur trois générations d'une famille de paysans aisés. Ecrivain de la mémoire, rosetta loy sait nous faire aimer ses personnages inoubliables. luis qui plaisait tant aux femmes, bastianina la jeune novice impétueuse, teresina et sa passion pour les pommes reinettes et pour mozart, son fils pietro-giuseppe, l'enfant rebelle qui s'en ira chercher à gênes la liberté et la justice. une nostalgie invincible nous prend, comme si cette famille était aussi la nôtre, une famille lointaine, oubliée.

  • Le voyageur

    Soseki Natsume

    • Rivages
    • 15 Avril 1994

    Jirô, jeune employé sans histoire, doit rejoindre à osaka un de ses amis pour une promenade dans la campagne japonaise.
    Il en profite pour rendre visite à un parent de sa mère et se voit contraint de s'intéresser à des problèmes familiaux dont il espérait se détacher. son ami n'est pas au rendez-vous : hospitalisé d'urgence, il doit annuler ses vacances. ce contretemps révèle alors à jirô les multiples drames qui sont habituellement cachés par la réalité quotidienne.


    Le très subtil auteur de oreiller d'herbes nous invite aux entrelacs sentimentaux d'un monde étroit et nous révèle la jalousie avec une violence presque insoutenable.
    Chaud et froid, stimulant.
    Monique gehler, l'evénement du jeudi.

  • Madame della Seta aussi est juive

    Rosetta Loy

    • Rivages
    • 18 Octobre 2000

    Le bel appartement romain, les vacances à la montagne les doux souvenirs d'une enfance innocente côtoient d'autres souvenirs, plus inquiétants, qui affleurent peu à peu dans les visages et les silhouettes de ces personnes devenues du jour au lendemain " autres " par décrets, et persécutées pour cela.
    Rosetta loy retrouve les signes mystérieux et ambigus d'un quotidien vécu à l'abri de l'histoire, et elle chercher derrière les faits - en s'attachant aux silences du pape pie xii - les moments cruciaux d'une période pendant laquelle nul ne fut capable de s'opposer à la folie nazie.
    Elle trace ainsi les contours de cette zone " grise " dans laquelle mémoire individuelle et mémoire collective se superposent pour le pire, découvrant la trame d'un dilemme historique et moral toujours d'actualité.

  • Nous, fils d'eichmann

    Günther Anders

    • Rivages
    • 15 Avril 2003

    Les deux lettres ouvertes de günther anders adressées au fils d'adolf eichmann constituent un petit traité, avec mode d'emploi, sur la condition humaine aujourd'hui, considérée sous l'angle d'une catastrophe à répétition, qui entraîne l'obsolescence toujours croissante de l'humain lui-même.
    L'homme apparaît ici, de nouveau, comme le détenteur d'une capacité de production infiniment supérieure à sa capacité de représentation, et tout aussi bien à sa capacité de sentir. dans ce contexte, l'idée même de responsabilité se trouve profondément atteinte ou profondément pervertie, de sorte que nous sommes tous, d'une manière ou d'une autre, des enfants d'eichmann. plus exactement, nous sommes tous devant un choix comparable à celui auquel günther anders confronte le destinataire de ses deux lettres : le choix de la continuité ou de la rupture.
    Un choix d'autant plus urgent que se réduit de jour en jour la marge de jeu dont dispose l'humain dans le monde tel qu'il devient.

  • Profanations

    Giorgio Agamben

    • Rivages
    • 13 Septembre 2006

    " Profaner c'est restituer à l'usage commun ce qui a été séparé dans la sphère du sacré ". Cette définition offre au lecteur le fil d'Ariane qui lui permettra de s'orienter à travers les neuf petites proses théoriques dans lesquelles Giorgio Agamben a recueilli les motifs les plus urgents et les plus actuels de sa pensée en une sorte de dernier compendium. Avec un bonheur retrouvé son écriture se meut entre littérature et philosophie.

  • De la maladie

    Virginia Woolf

    • Rivages
    • 14 Février 2007

    Dans ce court texte écrit en 1930, Virginia Woolf, elle-même souvent sujette à des ennuis de santé, s'interroge sur cette expérience particulière dont personne ne parle, dont le langage peine à rendre compte mais que tout le monde connaît : la maladie. Lorsqu'on tombe malade, constate-t-elle, la vie normale interrompt son cours réglé pour laisser place à un état de contemplation où le corps reprend ses droits et où l'univers apparaît soudain dans son indifférence totale à la vie humaine. Débarrassé de ses obligations sociales et de ses automatismes, l'alité s'ouvre à la perception de l'envers du monde (le ciel, la religion, quelques vers au hasard, l'existence au XVIIIème siècle).
    Construit en apparence comme une longue digression, ce texte subtil et littéraire esquisse le tableau d'un niveau de réalité que nous devons le plus souvent occulter, celui d'une vie de la nature, d'une vie après la mort, d'une vie avant notre ère - toutes choses qui pourtant sont gages de la richesse de notre existence et de notre expérience présentes. L'écriture fluide et élégante de Virginia Woolf porte le lecteur d'un bout à l'autre de ce texte original traitant d'un sujet universel.

  • Pourquoi la guerre ? - rp n 488

    Einstein Albert / Fr

    • Rivages
    • 11 Février 2005

    Publié simultanément en allemand, en anglais et en français par l'Institut International de Coopération Intellectuelle, l'une des nombreuses émanations de la Société des Nations, en 1933, le fascicule Pourquoi la guerre ? est composé de deux longues lettre - l'une d'Einstein et l'autre de Freud.
    Les deux auteurs, qui s'étaient rencontrés fin 1926, étaient restés en contact épistolaire. En 1932, quand l'IICI a demandé à Einstein de contribuer à l'un de ses volumes de « correspondance », c'est lui qui a proposé cet échange avec Freud sur le thème de la guerre.
    Dans sa lettre, Einstein, qui venait de démissionner de l'IICI après la Conférence de Genève sur le désarmement (il n'approuvait pas le principe d'un « désarmement progressif »), rappelle ses convictions cosmopolitiques (seule une instance supranationale pourrait contribuer à éliminer la guerre) - même s'il ne semble plus y croire. Cette lettre, qui ne contient donc pas à proprement parler de « profession de foi », s'achève sur une question adressée à Freud : « Existe -t-il une possibilité de diriger le développement psychique de l'homme de manière à le rendre mieux armé contre les psychoses de haine et de destruction ? »
    Cet échange est l'occasion pour Freud de revenir sur la question de la guerre. La Première Guerre mondiale elle -même et les recherches qu'il avait menées à l'époque sur les « névroses de la guerre » avaient commandé dans l'oeuvre de Freud le passage de la première à la seconde topique et l'avènement du concept désormais central de la « pulsion de mort » (Au-delà du principe de
    plaisir, 1920). Cette réponse faite à Einstein contient la description la plus complète que Freud a donnée du phénomène de la guerre en termes de « pulsion de mort » et constitue à ce titre l'aboutissement de sa réflexion sur la guerre.
    Interdit en Allemagne dès sa publication en mars 1933, il y a fort à parier que les exemplaires du fascicule Pourquoi la guerre ? qui avaient néanmoins circulé ont fini dans les autodafés du 10 mai 1933 dans lesquels les nazis ont brûlé - entre autres - les livres d'Einstein et de Freud...

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  • Courage, Charlie Brown

    Charles Monroe Schulz

    • Rivages
    • 22 Octobre 2002

    Ces enfants nous touchent de près parce qu'ils sont en un certain sens des monstres : ils sont la monstrueuse réduction enfantine de toutes les névroses d'un citoyen moderne de la civilisation industrielle.
    En eux nous retrouvons tout, freud, la massification, la culture absorbée par les digests, la lutte frustrée pour le succès, la quête de sympathie, la solitude, l'arrogance, le consentement passif et la protestation névrotique. mais tous ces éléments-là ne jaillissent pas tels que nous les connaissons, de la bouche d'un groupe d'innocents : ils sont pensés et restitués après avoir traversé le filtre de l'innocence.

  • Un été au bord du lac

    Alberto Vigevani

    • Rivages
    • 1 Juin 1996

    Entre les deux guerres, l'été, la bourgeoisie milanaise est en villégiature au bord du lac de Côme dans de grandes villas cossues.
    De jeunes adolescents découvrent les émois amoureux. Ils seront bientôt pris dans la tourmente du fascisme et de la Seconde Guerre mondiale. C'est un roman tendre et nostalgique mais "c'est aussi l'illusion anxieuse du silence, ce léger vertige fait d'insécurité et d'angoisse qui caractérise la culture européenne de l'entre-deux-guerres. Le petit drame de Giacomo, raconté ici avec tant de délicatesse, est le déchirement entre l'innocence et la maturité...
    Le crépuscule de l'adolescence de Giacomo devient la métaphore d'un crépuscule historique d'une époque sur le déclin" (Géno Pampaloni.)

  • Témoin involontaire

    Gianrico Carofiglio

    • Rivages
    • 3 Octobre 2007

    A trente-huit ans, guido guerrieri, avocat à bari, ne sait plus où il en est : sa femme l'a quitté, ses amis lui paraissent superficiels et son métier l'ennuie.
    Il reçoit un jour la visite d'une jeune femme noire dont le compagnon, un vendeur ambulant nomme abdou thiam, a été arrêté pour le meurtre d'un petit garçon. tout incrimine abdou, en particulier le témoignage accablant d'un patron de bar. comment défendre un homme condamné d'avance ? lorsque la visiteuse quitte son cabinet, guido ne sait pas pourquoi il a accepté cette cause perdue. ce qu'il ne sait pas encore, c'est que cette affaire va radicalement changer sa vie.
    Passionnante enquête qui se clôt par une mémorable joute au tribunal, ce premier roman frappe fort. mais témoin involontaire est aussi une déambulation existentielle, un livre pudique, émouvant et drôle qui installe d'emblée carofiglio - lui-même magistrat - comme un auteur important. ses romans, tous de grands succès en europe ont été traduits en treize langues.

  • C'est la vie, Charlie Brown

    Charles Monroe Schulz

    • Rivages
    • 18 Mai 2004

    Avec C'est la vie, Charlie Brown, les Éditions Rivages poursuivent l'édition chronologique des Peanuts commencée avec La Vie est un rêve, Charlie Brown, et se plongent dans les années 1961 et 1962.
    « Schulz a su accepter les contraintes de la bande dessinée , et c'est tout son art, en les transformant en un geste de liberté.
    Dans les histoires de Schulz, il se passe très peu de choses, et pourtant, dans chaque nouvelle histoire de Charlie Brown, le lecteur perçoit le monde de ces enfants d'un point de vue différent.
    Il n'existe qu'un seul genre artistique qui peut nous aider à définir les histoires de Schulz, c'est la variation musicale, celle de Bach. Ce n'est pas un hasard si Schroeder accompagne sur son mini clavier les variations que Schulz fait sur le monde de Charlie Brown. La variation musicale n'a pas pour but de masquer le thème ; l'auditeur sait qu'il se retrouve toujours devant le même thème, et il doit le reconnaître : il devra être étonné agréablement de sa richesse. Il devra avoir le plaisir de découvrir que le thème peut revêtir des aspects différents, qu'il peut engendrer des développements inattendus. Le thème paraissait tout simple les variations choisissent toujours un sujet simple, souvent déjà connu pourtant il peut revenir indéfiniment, toujours différent.
    La variation de nous dit pas que la vie est toujours faites de nouveaux événements, elle nous dit comment un seul événement peut suffire à exprimer la complexité de la vie. »

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