Arts et spectacles

  • Une certaine lenteur ; entretien

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    • Rivages
    • 21 Avril 2021

    Rebelle de naissance, toujours joyeusement subversive par son art, Catherine Deneuve est la figure exquise pour toutes celles et tous ceux qui désirent commencer leur vie sans avoir jamais à courber la nuque. Une leçon de liberté, de fantaisie, de choix souverains, de fidélité à l'anarchisme de l'enfance. (Arnaud Desplechin)

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  • Traité de la vie élégante

    Honoré de Balzac

    • Rivages
    • 30 Mai 2012

    L'idée même a quelque chose de chic : Balzac, rédacteur à La Mode, accepte d'écrire une sorte d'étude sur les manières et les vêtements. Il est déjà le grand génie que son destin l'appelle à être, mais il a encore les manières, le piquant, l'ironie du journaliste parisien, capable d'asséner de fausses vérités et de se moquer de lui-même. Son texte d'observation s'adresse aussi bien à la jeune recrue qui fait ses premiers pas dans la promenade sociale, qu'aux tenants confirmés du bon goût qui y reconnaîtront leur expérience.

    Avec la Théorie de la démarche, l'analyse gagne les terains du geste et du mouvement - car l'élégance ne connaît pas les étroites limites de la matière. Passant du dandysme le plus maîtrisé aux considérations de toilette les plus quotidiennes, le romancier scanne avec humour les manières de faire briller de tous ses feux la noble apparence humaine - jusqu'à ce qu'elle flambe, délicieusement consumée par sa propre image.

  • Comment faire un film

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    • Rivages
    • 17 Mars 2004

    J'ai dit à mes débuts qu'il ne fallait pas plus de quatre heures - et encore, quand on n'est pas doué - pour apprendre la mise en scène, et je le pense toujours.
    Il suffit de quatre heures pour apprendre ce qui est nécessaire : à quoi correspondent les objectifs, la petite grammaire sur la direction des regards, comment réaliser les mouvements d'appareil, la profondeur de champ. Claude Chabrol Du choix du sujet à l'écriture du scénario de la recherche d'un producteur à l'aventure du tournage de la direction d'acteurs à celle des techniciens de la finition du film à la sortie en salles - le service après vente -, Claude Chabrol nous donne une vision chaleureuse et caustique de son métier.

  • Du country blues du Deep South à la naissance du rock du côté de Memphis, des champs de coton aux studios Chess de Chicago, Peter Guralnick a rencontré, parfois peu de temps avant leur disparition, ces illustres pionniers (Muddy Waters, Howlin' Wolf, Jerry Lee Lewis) et ces perdants magnifiques (Skip James, Robert Pete Williams, Charlie Rich) qui ont écrit quelques-unes des plus belles pages de la musique populaire américaine.

    Publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1971, inédit jusqu'à aujourd'hui en France, Feel Like Going Home est aujourd'hui considéré comme un document exceptionnel et un incontournable classique qui inaugure une nouvelle façon d'écrire sur la musique. Comme un livre intense et émouvant qui ne donne qu'une envie : se plonger dans les enregistrements avec des oreilles neuves. Comme un livre culte absolument intemporel enfin, signé d'un des deux ou trois plus grands écrivains spécialisés dans la culture musicale américaine.

    "Biographe exceptionnel, l'un des plus grands historiens de la musique populaire américaine s'est toujours défini comme un érudit de terrain. Voici enfin, en français, son petit chef-d'oeuvre sur les chemins du blues et du early rock." (Rolling Stone).

    "Le tout se lit d'une traite (...). Personne ne sait conter la musique comme Peter Guralnick." (Les Inrockuptibles).

    "De loin le meilleur livre sur le sujet." (Politis).

  • La bible d'amiens

    John Ruskin

    • Rivages
    • 14 Septembre 2011

    « Je voudrais donner au lecteur le désir et le moyen d'aller passer une journée à Amiens en une sorte de pèlerinage ruskinien. Ce n'était pas la peine de commencer par lui demander d'aller à Florence ou à Venise, quand Ruskin a écrit sur Amiens tout un livre.
    Sans doute le snobisme qui fait paraître raisonnable tout ce que Ruskin touche n'a pas encore atteint (pour les Français du moins) et par là préservé du ridicule, ces promenades esthétiques. Dites que vous allez à Bayreuth entendre un opéra de Wagner, à Amsterdam visiter une exposition, on regrettera de ne pouvoir vous accompagner. Mais, si vous avouez que vous allez voir, à la Pointe du Raz, une tempête, en Normandie, les pommiers en fleurs, à Amiens, une statue aimée de Ruskin, on ne pourra s'empêcher de sourire. Je n'en espère pas moins que vous irez à Amiens après m'avoir lu. » Marcel Proust Ce livre de Ruskin, consacré à Notre-Dame d'Amiens, a été publié en Angleterre en 1885 après un long voyage en 1880 pendant lequel l'auteur avait visité les cathédrales du nord de la France, Abbeville, Amiens, Beauvais, Chartres, Rouen, et puis à nouveau Amiens, où il passa la plus grande partie d'octobre. La Bible d'Amiens était destinée à être aux Sept Lampes de l'Architecture (1849) ce que Le repos de Saint-Marc (1884) était aux Pierre de Venise (1853).
    Il a été traduit, annoté et préface par Marcel Proust en 1904 (Mercure de France). La parution de ce volume faite suite à celle au mois de mai de Sésame et les Lys, dans la même collection, (PBR n°718).

  • Manchester music city 1976-1996

    John Robb

    • Rivages
    • 29 Août 2012

    Des premiers orages punks aux grandes heures de la britpop, en passant la new wave, l'âge d'or du label Factory et les folies acid de l'Hacienda. Peter Shelley, Howard Devoto, Morrissey, Peter Hook, Shaun Ryder, Johnny Marr, Noel Gallagher, Ian Brown, Tony Wilson, le journaliste Jon Savage et plus d'une centaine d'autres figures de la scène de Manchester, parfois plus obscures mais tout aussi essentielles.
    Tous ont longuement raconté leur histoire à l'écrivain et musicien John Robb. Leurs souvenirs, leurs analyses, leurs confidences (souvent pleines d'anecdotes et de révélations !) dressent le portrait haut en couleurs d'une ville indissociablement liée à quelques grandes pages du rock anglais.Un document unique aux allures de folle épopée, plein de fraîcheur, de naïveté et de passion.

  • La réforme de l'opéra de Pékin

    Maël Renouard

    • Rivages
    • 4 Septembre 2013

    Dans les dernières années de la vie de Mao Tsé Toung, il fut décidé d'écarter des scènes théâtrales les opéras vieux de plusieurs siècles, au motif qu'ils véhiculaient des schèmes féodaux et faisaient obstacle, dans les mentalités, à l'émergence d'une humanité nouvelle conforme aux principes du communisme. Ce fut " la réforme de l'opéra de Pékin ".
    Année 1996. Jeune universitaire lettré gravitant autour des cercles du pouvoir, le narrateur a pris part à cette réforme et raconte son histoire ; il est alors, depuis vingt ans, en marge de la société, s'étant trop compromis pendant la Révolution culturelle pour avoir pu continuer à jouer un rôle quelconque sous la présidence de Deng Xiaoping. Il vit reclus dans un rêve obsidional et solitaire : celui d'être redécouvert et reconnu comme un acteur génial et secret de la Révolution culturelle, cette période sur laquelle, aujourd'hui encore, l'historiographie chinoise officielle a tant de peine à se pencher.

  • Journal intime

    Alma Mahler

    • Rivages
    • 17 Octobre 2012

    Les vingt-deux carnets qui composent ce journal et dont une sélection est ici proposée, s'étalent sur plus de trois ans, au terme desquels la belle fille-fleur, qui fit chavirer les coeurs du Tout-Vienne, décida, en janvier 1902, d'épouser le compositeur Gustav Mahler, alors directeur de l'Opéra impérial.

  • Le mythe visuel de l'italie

    Zeri Federico

    • Rivages
    • 4 Octobre 2001

    Les premières images que nous avons du paysage italien, nous les devons à brunelleschi, avec deux tableaux de florence aujourd'hui disparue.
    C'est le début d'une longue série, toujours ouverte, d'interprétations de la réalité visuelle du pays et de ses habitants : de la perception aiguë, objective, de la ville de masaccio aux visions magistrales de léonard, du naturalisme visuel des vénitiens aux représentations du classicisme académique, des peintures burlesques au paysage irréel, paradisiaque, qui s'impose peu à peu à partir du xviiie siècle.
    Autant de versions d'un pays mythique par excellence dont chacune a laissé une trace dans notre vision de l'italie.

  • Renaissance et pseudo-renaissance

    Zeri Federico

    • Rivages
    • 4 Octobre 2001

    En dépit de sa brièveté, le livre de Federico Zeri condense une véritable vue d'ensemble de la Renaissance italienne.
    Deux courants, soutient-il, s'affrontent tout au long des XVe et XVIe siècles.
    Un style proprement "renaissant", né à Florence, illustré par des artistes tels que Alberti, Brunelleschi, Donatello, Verrochio et Léonard de Vinci, principalement préoccupés par la recherche de la perspective à trois dimensions et, face à cet essai de rigueur, une attitude mentale et culturelle différente que Zeri qualifie de Pseudo Renaissance. Les oeuvres de Philippo Lippi, de Botticelli peut-être, d'Uccello et de Gentile da Fabriano, témoignent de cette attitude et Sienne a été le grand foyer de l'art "pseudo-renaissant".
    Federico Zeri est certainement à l'heure actuelle un des plus grands spécialistes de la Renaissance italienne.
    Connu pour son indépendance d'esprit, il représente une tendance esthétique qui voit dans le regard du connaisseur et sa capacité de discernement, l'instrument essentiel de l'appréciation de l'oeuvre d'art.
    Seul un critique de l'envergure de Zeri pouvait ainsi se livrer à un exercice de philologie sur l'Art italien.

  • Une certaine lenteur

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    • Rivages
    • 13 Octobre 2010

    Arnaud Desplechin : Dans vos notes de tournage, sur Tristana, vous mentionnez la phrase que Bunuel vous dit dans la scène du balcon : « Pas de psychologie ». C'est une scène historique ! C'est à propos de cette scène qu'Hitchcock avait envoyé un mot à Bunuel pour lui dire son admiration ; qu'il était jaloux d'un tel plan. Eh bien, sur une scène aussi scabreuse, aussi choquante, il y a des choses que la psychologie ne peut pas raconter. Alors, vous et Bunuel, vous rigolez comme des bossus.

    Catherine Deneuve : Mais oui ! Il y a un moment où il faut accepter que l'image soit plus forte que vous, que les intentions du réalisateur soient plus fortes que vous..

    AD : Mais la performance est incroyable !

    CD : La performance, précisément pour ça, c'était l'idée d'être extrêmement perméable, ouverte, sans aucune arrière-pensée, vous voyez. Quand il me dit : « vous souriez. », l'idée, c'était d'être la plus immuable mais la plus souriante aussi, et de ne surtout pas mettre d'intention derrière. Il y en avait déjà assez ! Ce qui s'imprime c'est autre chose. En même temps, Bunuel était extrêmement pudique. [.] Je souffrais un peu pour lui, c'était très sommaire ce qu'il disait. C'est plutôt ce qu'il disait en dehors du film ou ce qui était écrit. Mais ce que lui pouvait dire de ça, il fallait vraiment essayer d'imaginer, de le deviner. Il était très bourru dans sa façon de parler, ça me faisait rire d'ailleurs.

    Dans ce livre d'entretiens, Arnaud Desplechin - qui a dirigé Catherine Deneuve dans Un conte de Noël (2008) - nous fait voir l'actrice à travers son regard précis et émouvant et c'est comme si on la voyait pour la première fois. Et on les aime sans réserve ensemble et séparément, comme on a toujours aimé les couples actrice-réalisateur, comme on aime le cinéma. Tout autant que dans ses films, Arnaud Desplechin a ici l'art du dialogue.

    Le livre est composé d'un entretien publié en novembre/décembre 2008 pour la revue américaine Film Comment (équivalent en quelque sorte des Cahiers aux États-Unis) et d'un portrait de Catherine Deneuve fait par Arnaud Desplechin, pour les Inrocks paru en décembre 2004.

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