Skol Vreizh

  • L'ancien gardien d'Ys-la-nouvelle, Yaouank, un solide barbu d'apparence patibulaire mène l'enquête, il est accompagné de Marmouz, un korrigan facétieux. Ils forment un couple détonnant car, possédant des pouvoirs supranaturels, leurs chamailleries le disputent aux tours de magie qui sont autant de défis qu'ils s'ingénient à relever.
    En forêt de Brocéliande, ils rencontrent Aziliz, une jeune fille révoltée qui fugue pour échapper aux violences de sa marâtre.
    Ce trio de personnages dissemblables mais solidaires doit bientôt affronter une série d'épreuves de Rennes à Fougères : combattre les Grippards, pillards de lieux sacrés ; résoudre les énigmes qui causent les désordres du monde et menacent Keltia, le royaume des Légendes

  • Yannick Lecerf, archéologue, navigateur, déroule le long ruban de la conquête maritime, l'évolution et progrès des techniques des navigateurs, bateaux et instruments de navigation, qui permirent aux Bretons de s'approprier leur domaine maritime, eaux côtières en tout premier lieu, mais aussi d'être présents sur toutes les mers du globe, pêchant, transportant, découvrant, guerroyant, pour leur compte, un prince ou un État... C'est la complexité de la vie maritime qui nous est dévoilée. Les difficultés techniques propres à chaque époque ont apportés de nombreuses innovations majeures mais aussi, évolution des types de navires, des infrastructures portuaires. Les Grandes découvertes ont ouvert de nouvelles routes maritimes et permis le développement d'un grand commerce. Les politiques et guerres du Royaume de France ont enrôlé de nombreux navigateurs dans la Marine royale, la guerre de course ou dans de grandes expéditions d'exploration. Le monde de la pêche, après la grande aventure de Terre-Neuve, a recherché de nouvelles ressources halieutiques au Groënland, au large de l'Afrique de l'Ouest ou dans l'Océan indien...

    L'auteur déplore, aujourd'hui, le déclin de ce monde maritime jadis si florissant. Puisse cet ouvrage permettre aux Bretons d'aujourd'hui de prendre conscience de la richesse que peut leur apporter la mer et espérer un renouveau des activités maritimes en Bretagne à l'heure où le réchauffement climatique rebat les cartes et les certitudes.

  • Ce nouveau petit livre, bourré de documents et de cartes, vise à apporter l'essentiel, présenté de façon ludique et accessible à tous par de très bons spécialistes : un bon aperçu des données naturelles et de l'écologie, de l'histoire, de la géographie économique. De bonnes bases pour connaître et comprendre la Bretagne d'aujourd'hui, quel que soit son âge et son milieu.

  • Les bretonnismes

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    Les articles publiés cet été dans le journal Ouest France et les nombreuses conférences d'Hervé Lossec sur les bretonnismes, ont rencontré un grand succès, probablement parce que ce sujet touche intimement les Bretons qui, sans toujours le savoir, parlent un français à la saveur toute particulière, imprégné de la synthaxe ou du vocabulaire de la langue bretonne.
    Ces bretonnismes, contre-pied aux gallicismes, anglicismes et autres latinismes, sont une richesse à l'heure de la globalisation qui nivelle tout. Les connaître, ou même les découvrir, constitue une première étape avant d'apprendre ou réapprendre le breton ; à moins que cela ne soit pour améliorer son français...
    Introduction : Bretonnisme ?
    Bretonnisme ! Ce mot n'existe pas dans nos dictionnaires et à chaque fois que je l'écris, mon ordinateur s'obstine à le souligner de rouge. Tant pis, je vais quand même employer ce mot, sans guillemets et sans retenue, au risque de subir les foudres des disciples du grand Larousse et des adeptes du Petit Robert. Il y a bien des gallicismes, des anglicismes, des latinismes, alors, pourquoi nos académiciens persistent-ils à ignorer le mot " bretonnisme " ? Et je l'écrirai avec deux N, pour ne pas le confondre avec le bretonisme, nom donné à un mouvement idéologique littéraire breton au 19èmesiècle. Jusqu'à présent, peu d'ouvrages ont été consacrés au sujet. Etonnant pour quelque chose qui touche de très près notre vie quotidienne : la façon de s'exprimer en Basse-Bretagne. Comme dans les autres régions françaises, il y a des structures de langage qui ne transitent pas par l'école.

  • Geriadur godell ar brezhoneg a-vremañ.
    Voici enfin le dictionnaire de Francis Favereau en version poche, pratique, compact et robuste.
    Le dictionnaire pour bien débuter en breton.

    L'essentiel du Breton :
    9 200 termes bretons, 9 100 termes français.
    Bases grammaticales.
    Tableaux de conjugaison.

    La langue au quotidien :
    Choix de mots adaptés à un usage contemporain, scolaires (écoles Diwan et bilingues) ou familial.

    Pratique :
    Avec la phonétique.
    Indications de l'origine des mots ou de leur usage (terroirs, noms de lieu, noms de famille...).

  • Des militants vegans radicaux libèrent les cochons d'un élevage en Bretagne et les lâchent dans les rues d'une ville moyenne.
    Deux reporters de choc mènent l'enquête en prenant de vitesse la gendarmerie. Ils révèlent que c'est un coup du FLP (Front de Libération du Porc). Les esprits s'échauffent.
    Quand la gendarmerie croit tenir les coupables le mouvement reprend de plus belle.

  • Antara est une jeune Malgache de 15 ans qui voit son père s'engager du côté des insurgés en 1947. Le rejet de la situation coloniale, l'aspiration à l'indépendance nourrissent les sentiments nationalistes qui s'expriment dans divers partis. La jeune fille est témoin du déclenchement de la révolte, le 29 mars, sur la côte est de Madagascar et dans son arrière-pays, ce qui provoque des massacres de colons, le pillage de compagnies étrangères et d'églises. La répression par l'armée française est implacable et environ quatre-vingt-dix mille Malgaches périront dans les combats ou de faim, de froid, de maladies dans la forêt où ils se sont réfugiés.
    L'insurrection s'éteint en décembre 1948. Le roman documentaire revient sur cette page tragique de la fin de l'ère coloniale française.

  • Chacune des oeuvres de Lucien Pouëdras nous dit comment les hommes façonnaient en douceur les champs, les talus, les bois et les ruisseaux. Mais les hommes n'étaient pas seuls et leurs chevaux occupaient une place centrale, comme on le voit dans le tableau L'Horloge des champs qui met en valeur l'imbrication profonde de leur vie quotidienne. C'est cette imbrication que ce livre propose de faire découvrir.

    Lucien Pouëdras porte la mémoire d'un siècle d'histoire agricole : « Je suis né en 1937, mon père en 1909 et mon grand-père en 1875. » Pour lui, il est essentiel de donner des repères à tous ceux qui sont nés trop tard pour avoir connu les derniers feux de cette véritable civilisation. À l'heure de repenser le lien de notre société à la terre et à la nature, ne faut-il pas prendre la mesure de ce qui a été un peu vite passé par pertes et profits ? La traction animale a de beaux jours devant elle et le pacte plurimillénaire du paysan et du cheval ne demande qu'à être renoué.

  • Le succès des deux livres (Bretonnismes 1 et Bretonnismes 2) à dépassé toutes les espérances : 260 000 exemplaires vendus, autant qu'un prix Goncourt !
    Certains y ont trouvé matière à poursuivre le divertissement en inventant des jeux à la sauce des bretonnismes.
    Le coffret contient un jeu de 7 familles, des charades, des mots croisés... pour s'amuser intelligemment avec les bretonnismes !

  • Il est des aventures qui vous entraînent pendant quelques jours ou quelques mois dans l'imprévu et les découvertes. Il est d'autres aventures, au long cours, dont on ne prend la mesure qu'en regardant, longtemps après, le chemin parcouru.
    Celle qui a conduit à ce Dictionnaire de la nature sauvage en Bretagne a commencé en mars 2002, quand le Télégramme a souhaité pour sa nouvelle formule que Bretagne Vivante-SEPNB s'implique dans une rubrique hebdomadaire sur la nature bretonne.
    En dépit du titre qui annonce des espèces " sauvages de Bretagne ", on trouvera dans ce Dictionnaire quelques vaches, chèvres et moutons comme on croisera aussi l'ibis sacré et le vison d'Amérique, le ragondin et le rat musqué...
    Le but de cet ouvrage est d'abord de donner les éléments de base dont chaque Breton curieux de nature peut souhaiter disposer quant aux espèces sauvages qu'il peut rencontrer en Bretagne.

  • Krouman

    Fanch Rebours

    Krouman est un roman à deux voix. En 1951, à bord d'un navire grumier arpentant la Côte Occidentale d'Afrique, un bosco breton et un jeune « mouillé », docker-acrobate au destin picaresque, se rencontrent.
    Au coeur d'une intrigue reliant deux communautés embarquées sur le même huis-clos, les vies narrées de Jean 'Bin et Pigouille nous immergent dans le quotidien d'un village krou et dans l'évolution de la marine marchande française au vingtième siècle.
    Les Kroumen sont des navigateurs issus du peuple Krou, ethnie du sud-ouest de la Côte d'Ivoire, qui ont servi les blancs pendant des siècles, depuis la traite négrière (ils convoyaient les esclaves à bord de leurs pirogues vers les voiliers en rade), jusqu'au commerce des billes de bois dans lequel ils se spécialisèrent.
    Dans Krouman, il est question d'amitié, d'amour, de mort, de rites, d'engagement, de civilisation, de sauvagerie, de racisme, de fraternité.
    Je pense souvent à Jean Bi'nn. Surtout ces dernières semaines, depuis l'invitation. J'ai fouillé dans la vieille malle de navigateur qui me sert désormais de bibliothèque. J'ai retrouvé le livre qu'il m'avait donné. Robinson Crusoé. L'exemple d'une rencontre entre deux fragments divergents de l'humanité. D'une « amitié » défiant les règles de la hiérarchie raciale, imposées par la coutume. Nous, les Kroumen, avons été, pendant des siècles, les nègres de milliers de marins européens. Des servants. Des souffre-douleurs. Des collaborateurs.

  • 12 juillet 1944. Des rafales de mitraillettes brisent le silence de l'aube dans une ferme du Morbihan. André Gondet, 23 ans, s'écroule sous les balles au milieu de ses camarades résistants. Ce sanglant épisode marque les habitants des environs au fer rouge.
    Dans la famille Gondet, la douleur serre la gorge et scelle les lèvres. La souffrance est aussi vive que silencieuse.
    Soixante-dix ans plus tard, André n'est plus qu'un nom sur un monument aux morts. De lui, il reste seulement un portrait dans un vieux cadre accroché sur un mur de la maison familiale.
    Une photo qui finit par attirer le regard et la curiosité de l'une de ses petites-nièces.
    Qui était cet homme dont son grand-père ne prononçait pas le nom ? Quel était son combat ? Par quoi était-il animé ?

  • Enfin, la déréliction amorcée de nos systèmes politiques, nationaux et européens, prend aujourd'hui une ampleur inquiétante ; l'avenir de nos démocraties est en jeu. Dans un tel contexte, la société bretonne est, comme d'autres, bousculée.

    En dépit des apparences, son état est alarmant ; il a été souligné dans Où va la Bretagne ? (2018) Mais, au-delà des constats, nous devons réagir. Forte de nombreux atouts, la population bretonne a, pour peu qu'elle le veuille, la capacité à prendre en main son destin.

    Elle doit définir un projet de société novateur, seul apte à assurer son identité et son originalité. Ne pas engager cette révolution nécessaire et radicale, c'est assurément subir l'uniformisation en cours et, à brève échéance, accepter sa disparition. Aussi doit-elle repenser ses fondements, sa relation à la nature, valoriser ses héritages, en particulier culturels, choisir des options qui garantissent une vie sociale responsable et plus démocratique sur le plan politique : un véritable nouveau contrat social !

    C'est un immense défi. Si nul ne peut prétendre donner une marche à suivre, cet ouvrage, tout au moins, propose d'ouvrir le débat sur les nécessaires transformations de la société bretonne afin de lui permettre de perdurer.

  • La mode a longtemps été européenne, déclinée selon les ressources de chaque région.
    Mais elle était bridée par les lois somptuaires qui réservaient certaines couleurs ou matières à la noblesse.
    La Révolution française permit aux paysans, artisans, pêcheurs... d'exprimer leurs singularités.
    Concernant la Bretagne, Henri Charpentier, dessinateur et lithographe nantais, fut précurseur dans la reconnaissance du costume régional breton. Sa Collection des costumes pittoresques de la Bretagne et autres de la France où la mise des habitants offre quelques singularités remarquables, publiée en 1829, constitue la première étude systématique.
    En retournant aux sources de ce travail et en l'analysant, Yann Guesdon, spécialiste du costume, identifie des dessinateurs qui ont travaillé pour Chaprentier, tel Jean-Baptiste Peytavin, dont il a retrouvé les planches originales au musée de Chambéry. Il a également étudié une collection inédite de dessins préparatoires, retrouvée en 1991, et conservée au Musée départemental breton de Quimper.

  • Les articles publiés cet été dans le journal Ouest France et les nombreuses conférences d'Hervé Lossec sur les bretonnismes, ont rencontré un grand succès, probablement parce que ce sujet touche intimement les Bretons qui, sans toujours le savoir, parlent un français à la saveur toute particulière, imprégné de la synthaxe ou du vocabulaire de la langue bretonne.
    Ces bretonnismes, contre-pied aux gallicismes, anglicismes et autres latinismes, sont une richesse à l'heure de la globalisation qui nivelle tout. Les connaître, ou même les découvrir, constitue une première étape avant d'apprendre ou réapprendre le breton ; à moins que cela ne soit pour améliorer son français...

  • Ce dictionnaire d'histoire de Bretagne, des origines les plus lointaines à nos jours, est le premier du genre. C'est la quintessence du travail d'une génération de chercheurs qui ont labouré cette histoire, l'ont enrichie et renouvellée, comme jamais auparavant. C'est donc l'aboutissement de plus d'un demi-siècle de la recherche historique. Un livre monumental : 944 pages, 910 articles, 434 illustrations, 67 cartes originales, un index de plusieurs milliers d'entrées, une bibliographie thématique inédite par son ampleur (3 800 ouvrages ou articles cités).

  • 12 nouvelles dans un breton populaire aux formules bien senties, certaines nouvellement écrites, d'autres adaptées de pièces publiées en français dans Perles de banquier, Les histoires vraies d'Hervé Lossec... On retrouvera l'humour et le talent de mise en scène notre Léonard national pour le plus grand plaisir des lecteurs et lectrices bretonnant.es.
    Nous espérons qu'elles leur procureront autant de plaisir en bouche qu'un morceau de pain accompagné de son beurre, demi-sel bien sûr.
    Bremañ e veze servijet dezhi, hag ur wech bemdez nemetken, ur seurt margarin stomogus, divlaz ha diliv, ledet tanv war ur viskotenn disall ivez. Koll blaz amann ar vro zo koll blaz ar vuhez war ar memes tro, neketa, tudoù ?
    Désormais on lui servait, une fois par jour, et une fois seulement, une espèce de margarine lourde sur l'estomac, sans couleur et sans goût, étalée sur une biscotte également sans sel.
    Perdre le goût du beurre breton c'est, par la même occasion, perdre le goût de la vie, ne trouvez-vous pas ?

  • Dans ce cadre géographique limité, dans ce terroir du Val d'Élorn, s'est épanoui e du XVe au XVIIe siècle une société paysanne originale aux caractères particuliers fondés sur des valeurs presque immuables : la religion catholique (le poids de l'Église y était absolu,) et le travail. Travail de la terre surtout mais pas seulement.

    L'esprit d'initiative des juloded est tout à fait remarquable. Ce sont des paysans-notables qui rivalisent parfois avec la noblesse terrienne. Ils ont acquis des fortunes souvent considérables dans l'élevage et le commerce des chevaux et surtout la culture, le tissage, la commercialisation du lin ainsi que dans la tannerie.

    Cette prospérité éclatante est encore visible quatre siècles plus tard, elle interpelle lorsque l'on traverse ces bourgs aujourd'hui somnolents. Églises monumentales, calvaires, ossuaires, porches forment des enclos paroissiaux remarquables par leur harmonie et la qualité de leur architecture. Les décorations intérieures ne sont pas moins époustouflantes : retables, chaires, autels, fonts baptismaux, statuaire ne sont pas en reste. Gothique, renaissance, baroque inspirent les commanditaires et de remarquables artistes souvent anonymes. Leurs oeuvres témoignent de leur goût et de l'ouverture des campagnes léonardes sur l'Europe flamande, italienne, française et même américaine par les ports de Morlaix ou Landerneau.

    Ces Splendeurs baroques du Val d'Élorn que Michel Hamon nous dévoile par ses photos et ses commentaires avisés et très didactiques sont une invitation à parcourir, son livre en main, ce terroir attachant et encore trop méconnu.

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