Sciences humaines & sociales

  • Yannick Lecerf, archéologue, navigateur, déroule le long ruban de la conquête maritime, l'évolution et progrès des techniques des navigateurs, bateaux et instruments de navigation, qui permirent aux Bretons de s'approprier leur domaine maritime, eaux côtières en tout premier lieu, mais aussi d'être présents sur toutes les mers du globe, pêchant, transportant, découvrant, guerroyant, pour leur compte, un prince ou un État... C'est la complexité de la vie maritime qui nous est dévoilée. Les difficultés techniques propres à chaque époque ont apportés de nombreuses innovations majeures mais aussi, évolution des types de navires, des infrastructures portuaires. Les Grandes découvertes ont ouvert de nouvelles routes maritimes et permis le développement d'un grand commerce. Les politiques et guerres du Royaume de France ont enrôlé de nombreux navigateurs dans la Marine royale, la guerre de course ou dans de grandes expéditions d'exploration. Le monde de la pêche, après la grande aventure de Terre-Neuve, a recherché de nouvelles ressources halieutiques au Groënland, au large de l'Afrique de l'Ouest ou dans l'Océan indien...

    L'auteur déplore, aujourd'hui, le déclin de ce monde maritime jadis si florissant. Puisse cet ouvrage permettre aux Bretons d'aujourd'hui de prendre conscience de la richesse que peut leur apporter la mer et espérer un renouveau des activités maritimes en Bretagne à l'heure où le réchauffement climatique rebat les cartes et les certitudes.

  • Geriadur godell ar brezhoneg a-vremañ.
    Voici enfin le dictionnaire de Francis Favereau en version poche, pratique, compact et robuste.
    Le dictionnaire pour bien débuter en breton.

    L'essentiel du Breton :
    9 200 termes bretons, 9 100 termes français.
    Bases grammaticales.
    Tableaux de conjugaison.

    La langue au quotidien :
    Choix de mots adaptés à un usage contemporain, scolaires (écoles Diwan et bilingues) ou familial.

    Pratique :
    Avec la phonétique.
    Indications de l'origine des mots ou de leur usage (terroirs, noms de lieu, noms de famille...).

  • Le succès des deux livres (Bretonnismes 1 et Bretonnismes 2) à dépassé toutes les espérances : 260 000 exemplaires vendus, autant qu'un prix Goncourt !
    Certains y ont trouvé matière à poursuivre le divertissement en inventant des jeux à la sauce des bretonnismes.
    Le coffret contient un jeu de 7 familles, des charades, des mots croisés... pour s'amuser intelligemment avec les bretonnismes !

  • Enfin, la déréliction amorcée de nos systèmes politiques, nationaux et européens, prend aujourd'hui une ampleur inquiétante ; l'avenir de nos démocraties est en jeu. Dans un tel contexte, la société bretonne est, comme d'autres, bousculée.

    En dépit des apparences, son état est alarmant ; il a été souligné dans Où va la Bretagne ? (2018) Mais, au-delà des constats, nous devons réagir. Forte de nombreux atouts, la population bretonne a, pour peu qu'elle le veuille, la capacité à prendre en main son destin.

    Elle doit définir un projet de société novateur, seul apte à assurer son identité et son originalité. Ne pas engager cette révolution nécessaire et radicale, c'est assurément subir l'uniformisation en cours et, à brève échéance, accepter sa disparition. Aussi doit-elle repenser ses fondements, sa relation à la nature, valoriser ses héritages, en particulier culturels, choisir des options qui garantissent une vie sociale responsable et plus démocratique sur le plan politique : un véritable nouveau contrat social !

    C'est un immense défi. Si nul ne peut prétendre donner une marche à suivre, cet ouvrage, tout au moins, propose d'ouvrir le débat sur les nécessaires transformations de la société bretonne afin de lui permettre de perdurer.

  • Ce dictionnaire d'histoire de Bretagne, des origines les plus lointaines à nos jours, est le premier du genre. C'est la quintessence du travail d'une génération de chercheurs qui ont labouré cette histoire, l'ont enrichie et renouvellée, comme jamais auparavant. C'est donc l'aboutissement de plus d'un demi-siècle de la recherche historique. Un livre monumental : 944 pages, 910 articles, 434 illustrations, 67 cartes originales, un index de plusieurs milliers d'entrées, une bibliographie thématique inédite par son ampleur (3 800 ouvrages ou articles cités).

  • La mode a longtemps été européenne, déclinée selon les ressources de chaque région.
    Mais elle était bridée par les lois somptuaires qui réservaient certaines couleurs ou matières à la noblesse.
    La Révolution française permit aux paysans, artisans, pêcheurs... d'exprimer leurs singularités.
    Concernant la Bretagne, Henri Charpentier, dessinateur et lithographe nantais, fut précurseur dans la reconnaissance du costume régional breton. Sa Collection des costumes pittoresques de la Bretagne et autres de la France où la mise des habitants offre quelques singularités remarquables, publiée en 1829, constitue la première étude systématique.
    En retournant aux sources de ce travail et en l'analysant, Yann Guesdon, spécialiste du costume, identifie des dessinateurs qui ont travaillé pour Chaprentier, tel Jean-Baptiste Peytavin, dont il a retrouvé les planches originales au musée de Chambéry. Il a également étudié une collection inédite de dessins préparatoires, retrouvée en 1991, et conservée au Musée départemental breton de Quimper.

  • Dans ce cadre géographique limité, dans ce terroir du Val d'Élorn, s'est épanoui e du XVe au XVIIe siècle une société paysanne originale aux caractères particuliers fondés sur des valeurs presque immuables : la religion catholique (le poids de l'Église y était absolu,) et le travail. Travail de la terre surtout mais pas seulement.

    L'esprit d'initiative des juloded est tout à fait remarquable. Ce sont des paysans-notables qui rivalisent parfois avec la noblesse terrienne. Ils ont acquis des fortunes souvent considérables dans l'élevage et le commerce des chevaux et surtout la culture, le tissage, la commercialisation du lin ainsi que dans la tannerie.

    Cette prospérité éclatante est encore visible quatre siècles plus tard, elle interpelle lorsque l'on traverse ces bourgs aujourd'hui somnolents. Églises monumentales, calvaires, ossuaires, porches forment des enclos paroissiaux remarquables par leur harmonie et la qualité de leur architecture. Les décorations intérieures ne sont pas moins époustouflantes : retables, chaires, autels, fonts baptismaux, statuaire ne sont pas en reste. Gothique, renaissance, baroque inspirent les commanditaires et de remarquables artistes souvent anonymes. Leurs oeuvres témoignent de leur goût et de l'ouverture des campagnes léonardes sur l'Europe flamande, italienne, française et même américaine par les ports de Morlaix ou Landerneau.

    Ces Splendeurs baroques du Val d'Élorn que Michel Hamon nous dévoile par ses photos et ses commentaires avisés et très didactiques sont une invitation à parcourir, son livre en main, ce terroir attachant et encore trop méconnu.

  • Depuis des siècles, les voies romaines sont sujet d'étonnement et de curiosité. On cherche à savoir par où elles passaient, comment elles se présentent aujourd'hui, comment peut-on les retrouver, quelle était leur largueur, comment ont-elles été construites, et dans quel but, que trouvait-on sur leur passage, etc.
    Sur les traces des voies romaines en Bretagne !
    Depuis des siècles, les voies romaines sont sujet d'étonnement et de curiosité. On cherche à savoir par où elles passaient, comment elles se présentent aujourd'hui, comment peut-on les retrouver, quelle était leur largueur, comment ont-elles été construites, et dans quel but, que trouvait-on sur leur passage, etc.
    Les recherches accumulées des dernières années, grâce à des méthodes renouvelées (photographie aérienne, décapages de chaussées...), permettent de présenter aujourd'hui une synthèse à jour sur ces voies romaines de la Bretagne, Loire-Atlantique incluse.
    Depuis son mémoire de maître en 1965, puis sa thèse sur la voie Rennes-Carhaix présentée en 1972, Jean-Yves Eveillard n'a cessé de s'intéresser à ce sujet, en se tenant au courant des découvertes des archéologues, en multipliant les déplacements sur le terrain, en écrivant de nombreux articles, en encourageant des chercheurs amateurs passionnés avec lesquels il est constamment en contact.
    C'est donc avec un grand plaisir qu'il fait partager cette somme de connaissances dans un livre qui aborde tous les aspects : l'historiographie des voies bretonnes, les documents antiques (bornes milliaires, Table de Peutinger), les méthodes de la recherche, les tracés, la structure des chaussées, y compris dans les villes, le franchissement des cours d'eau, et enfin, la vie de la route.

  • Théo David nous a enchantés par le récit de son enfance heureuse dans un petit village de l'Argoat. Comme des millions d'hommes de sa génération, il est jeté dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale.
    Avec la même verve que dans son premier livre, Théo David retrace un parcours peu ordinaire. Il ne cache rien de ses doutes, de ses défaillances. Son humanisme transparaît tout au long de son récit, même dans les pires situations.

    La Drôle de guerre, les combats meurtriers, en Belgique, dans le Nord, révèlent l'aveuglement du commandement, la désorganisation, mais aussi l'héroïsme de quelques-uns à Dunkerque et Boulogne. Il connaît le découragement et la résignation dans la débâcle, l'humiliation de la captivité...

    Il témoigne ainsi de l'effondrement d'un pays, avec ses lâches, ses profiteurs mais aussi ses héros ordinaires.

    Une véritable saga, digne d'un roman d'aventures.

  • Pendant des siècles, la population de l'île de Batz, comme celle de toutes les îles du Ponant, a vécu en quasi-autarcie.
    La terre et la mer pourvoyant à leurs besoins élémentaires, les îliens n'achetaient que le strict nécessaire sur le continent.
    Aujourd'hui, contrairement à d'autres îles, Batz a conservé une activité relativement diversifiée : la production de primeurs de qualité, le tourisme permettent de maintenir la vie sur place.
    Bien que géographiquement proche du continent, l'île était et reste relativement difficile d'accès et le "passage", la traversée du bras de mer, est une affaire d'hommes au caractère bien trempé.
    Yann Riou a patiemment recueilli leurs souvenirs, leurs anecdotes, parfois pittoresques, parfois tragiques ; il a également dépouillé les archives maritimes et la presse de l'époque ; Henry Kerisit, avec le grand talent qu'on lui connaît, a reconstitué des "portraits" de bateaux fameux qui vivent encore dans la mémoire des marins de l'île.
    Ils ont fait tous les deux oeuvre d'historiens.

  • Engagé dans la mouvance chrétienne progressiste d'après-guerre (JAC), dans la formation d'organisations agricoles modernes (Sica), exploitant agricole innovant devenu maire de Plounévez-Lochrist, petite commune rurale du Haut-Léon, Pierre Chapalain fait le bilan d'une vie, et témoigne d'une époque de progrès et de luttes dont il résume l'inspiration dans sa devise "Stourm evit bevañ", "se battre pour exister".
    Bretonnant hors pair et conteur à ses heures, son témoignage n'en est plus que vivant.
    Né en 1929 à Saint-Pol-de-Léon, Pierre Chapalain a traversé la moitié du siècle en acteur de l'histoire, participant aux principaux évènements qui ont marqué cette période de l'ancien évêché de Léon.
    Défendre l'agriculture et faire avancer son pays, tels sont les objectifs de Pierre Chapalain.
    Les paysans du Léon ont réalisé d'énormes efforts pour se moderniser, ils conservent encore une grande place dans l'économie. En revanche ils ont perdu le pouvoir au plan politique et leur nombre ne cesse de diminuer.
    Cet ouvrage n'a pas la prétention d'être un travail d'historien, ce n'est que le témoignage d'un homme qui a vécu ces évènements et qui les restitue à la manière du conteur qu'il est. Nous nous garderons bien de lui faire un quelconque reproche si parfois apparaît une petite tendance à l'exagération, il n'y faut rien voir d'autre que l'art de conter.

  • La langue bretonne actuelle a beaucoup à voir avec différentes langues parlées par les Celtes de l'Antiquité (Galates, Gaulois, Bretons insulaires, Celtibères, Helvètes... ).
    Pendant longtemps les linguistes postulaient que le breton armoricain dérivait uniquement du breton insulaire ; les dernières découvertes révèlent que le breton, comme le français, puise ses racines dans la langue gauloise dont la connaissance a beaucoup progressé.
    Le français lui-même, langue romane, doit beaucoup plus qu'on ne l'a cru au gaulois.
    Francis Favereau ne manquant pas d'humour, vous découvrirez, par exemple, que presque tous les présidents de la Ve République portaient des noms d'origine gauloise :
    - De Gaulle de Gallia.
    - Pompidou de pempedula (quintefeuille) ; pempdelienn en breton.
    - Mitterand de mit (mesure) et de rand (limite) ; rann en breton.
    - Chirac de cariacos (l'aimable) ; Caradec en breton.

  • Il y a 80 ans succombait la République espagnole à la suite du coup d'État du général Franco, aidé par les nazis allemands et les fascistes italiens.

    Environ 500 000 Républicains, civils et soldats, se réfugient en France lors du grand exode de 1939, la "Retirada". Quelques dizaines de milliers de soldats se retrouvent en Bretagne où il vont être plongés dans la tourmente de la guerre.
    Recrutés de force par l'occupant allemand, certains vont travailler à la construction du mur de l'Altlantique et des bases de sous-marins de Saint-Nazaire, Brest et Lorient ; beaucoup rejoindront la Résistance et paieront un lourd tribut à la libération de la Bretagne.

  • Le récit de l'historiographe officiel de l'Empereur, Jean-Marie Poulain-Corbion a été le fil directeur.

    Ce voyage impérial est l'occasion d'aborder le Second Empire à Brest, période de développement urbain et technologique. Dans la Marine ou dans la politique les auteurs se sont intéressés aux personnalités diverses, fortes et volontaires que l'on appelait à l'époque « les hommes à progrès ».

  • Quatrième tome de la collection : de la colère bretonne d'après Mai 68 jusqu'aux métissages de la fin du XXe siècle.

  • La Bretagne, située sur les grandes routes commerciales et stratégiques depuis l'Antiquité, a constitué très tôt un enjeu dans les rivalités internationales. Elle a été le théâtre tout au long de son histoire d'un certain nombre d'affrontements, plus ou moins connus, qui y ont laissé des "traces"diverses.
    Pour le montrer, 11 "batailles" ont été retenues de l'Antiquité au XXe siècle.
    Pour chacune des "batailles", les auteurs se sont efforcés de faire une présentation critique des sources, de reconstituer le déroulement des combats en précisant, quand cela est possible, la composition des forces en présence, les manières de combattre, les tactiques utilisées aux périodes considérées.
    Ils se sont attachés enfin à étudier la mémoire de l'évènement en s'intéressant à ceux qui ont contribué à la construire et à l'entretenir, aux moyens aussi auxquels ils ont eu recours qu'il s'agisse de récits, de chants, de monuments, de statues, de médailles de tableaux, voire de musées.

  • Historien spécialiste de la Seconde guerre mondiale, Kristian Hamon, dans son dernier ouvrage Agents du Reich en Bretagne, dévoile quelques-unes des pages les plus tragiques de l'occupation allemande en Bretagne.
    L'ouverture récente des archives lui a permis d'éclairer le rôle joué par une poignée d'hommes et de femmes qui, plus pour de l'argent que par idéologie, ont collaboré avec les services de renseignement nazis.

    Malgré leur faiblesse numérique ce furent de redoutables informateurs qui vont infiltrer, manipuler, dénoncer, arrêter, torturer et infliger des pertes terribles aux mouvements de résistance ou aux simples patriotes.

    Fondé sur des documents contradictoires (PV de gendarmerie, dépositions des acteurs, procès...) conservés aux archives et des récits de survivants, ce livre magistral est un témoignage de poids pour l'Histoire.

  • À l'automne de 1939, nous avions laissé Étienne Manac'h à Istanbul. Il va entamer sa seconde année scolaire au lycée de Galatasaray où il enseigne la philosophie et la littérature française. Au mois d'avril, il a fait venir auprès de lui Nella, celle qu'il aime. Il avait fait la connaissance de la jeune Italienne en 1934 à Moscou, alors qu'elle était l'amie de son camarade Emilio Guarnaschelli.  Le 23 septembre 1939, il était en proie à une grave crise : la signature du pacte germano-soviétique le 23 août, le déclenchement de la guerre et l'entrée des troupes soviétiques en Pologne le 17 septembre l'avaient sérieusement ébranlé. S'il n'a pas encore renoncé à l'idéal révolutionnaire de sa jeunesse, il s'est tout au moins promis de ne plus se laisser aveugler désormais par l'URSS et par les directives des partis communistes...
    Qu'est donc devenu notre jeune homme féru de littérature et de philosophie, grand amateur de voyages, ivre de passions amoureuses et d'engagement politique ? Dans le premier volume de ce Journal intime, qui allait de 1926 à 1939, on avait assisté à l'adolescence et à la jeunesse d'un Breton d'origine pauvre, auquel l'école républicaine avait ouvert les portes de l'Université. Dans celui-ci, à travers l'engagement dans la France libre en Turquie, puis dans les tourmentes de la Guerre froide en Slovaquie, on voit déjà s'esquisser le destin qui le mènera, à la fin de sa carrière, jusqu'à la fonction et au titre d'ambassadeur de France à Pékin. Ceux qui l'ont aimé jeune homme devront parfois lire entre les lignes pour le reconnaître.

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