Vie pratique & Loisirs

  • Chacune des oeuvres de Lucien Pouëdras nous dit comment les hommes façonnaient en douceur les champs, les talus, les bois et les ruisseaux. Mais les hommes n'étaient pas seuls et leurs chevaux occupaient une place centrale, comme on le voit dans le tableau L'Horloge des champs qui met en valeur l'imbrication profonde de leur vie quotidienne. C'est cette imbrication que ce livre propose de faire découvrir.

    Lucien Pouëdras porte la mémoire d'un siècle d'histoire agricole : « Je suis né en 1937, mon père en 1909 et mon grand-père en 1875. » Pour lui, il est essentiel de donner des repères à tous ceux qui sont nés trop tard pour avoir connu les derniers feux de cette véritable civilisation. À l'heure de repenser le lien de notre société à la terre et à la nature, ne faut-il pas prendre la mesure de ce qui a été un peu vite passé par pertes et profits ? La traction animale a de beaux jours devant elle et le pacte plurimillénaire du paysan et du cheval ne demande qu'à être renoué.

  • Il est des aventures qui vous entraînent pendant quelques jours ou quelques mois dans l'imprévu et les découvertes. Il est d'autres aventures, au long cours, dont on ne prend la mesure qu'en regardant, longtemps après, le chemin parcouru.
    Celle qui a conduit à ce Dictionnaire de la nature sauvage en Bretagne a commencé en mars 2002, quand le Télégramme a souhaité pour sa nouvelle formule que Bretagne Vivante-SEPNB s'implique dans une rubrique hebdomadaire sur la nature bretonne.
    En dépit du titre qui annonce des espèces " sauvages de Bretagne ", on trouvera dans ce Dictionnaire quelques vaches, chèvres et moutons comme on croisera aussi l'ibis sacré et le vison d'Amérique, le ragondin et le rat musqué...
    Le but de cet ouvrage est d'abord de donner les éléments de base dont chaque Breton curieux de nature peut souhaiter disposer quant aux espèces sauvages qu'il peut rencontrer en Bretagne.

  • François De Beaulieu nous propose un travail ethnographique sur les jeux d'enfants d'autrefois.

    Un inventaire complet, illustré par Lucien Pouëdras nous plonge dans des temps anciens où les enfants jouaient avec peu de chose et bien souvent en extérieur...

  • François de Beaulieu évoque les races emblématiques qui accompagnent les Bretons dans leur quotidien et leur travail.
    Épagneul breton, vache pie noire ou nantaise, poule coucou de Rennes, cheval postier parmi les plus connues, mais beaucoup d'autres encore...
    Ce livre raconte la longue histoire de la passion des Bretons pour l'élevage et leurs jeux avec la faune sauvage.
    Il dit aussi comment s'est organisée la protection de ce patrimoine exceptionnel.

  • Les pêcheurs bretons ont su tirer parti des richesses de leurs eaux côtières, mais ils ont aussi parcouru l'Atlantique, du Groenland à l'Afrique du Sud, jusque dans les années 1990.
    A ces années glorieuses ont succédé deux décennies de crise et de déclin, marquées par l'épuisement des ressources, une réduction drastique des diverses flotilles et la prise en main des océans par de nouveaux acteurs (ONG, entreprises de l'énergie, tourisme, etc.).
    Pour faire face à ces nouveaux défis, les pêcheurs bretons peuvent s'appuyer sur une tradition d'organisation, leur capacité d'innovation et la résilience des océans.
    La pêche peut être une activité durable où le défi majeur est celui de la capacité des hommes et des femmes à partager les ressources limitées.
    Il faut aussi pour cela que ces hommes et ces femmes acceptent de vivre d'un métier passionnant, avec un rythme de vie décalé, dans un cadre d'une beauté fascinante, en acceptant la variabilité des ressources et des revenus ainsi que les risques de la mer.

  • Les maisons à Pondalez de Morlaix constituent un patrimoine unique au monde, comparable pour l'architecture civile à ce que sont les enclos paroissiaux pour l'architecture religieuse.
    Pendant un siècle et demi, de la fin du XVe siècle au début XVIIe siècle, la corporation des nobles marchands toiliers va pleinement s'identifier à ce modèle d'architecture composé d'un immeuble urbain à pans-de-bois dont la pièce principale s'articule autour d'une cheminée monumentale et d'un escalier à vis desservant les chambres au moyen de galeries suspendues. Les charpentiers bretons de cette époque ont fait des merveilles dans la conception de leur ouvrage et dans les riches décors sculptés aux thèmes religieux ou profanes.
    Leur travail admirable hisse cet ensemble unique au rang d'oeuvre d'art qui mérite une reconnaissance bien au-delà des frontières morlaisiennes ou bretonnes.

  • Le cidre est la boisson traditionnelle bretonne par excellence et la Bretagne reste le second bassin français de production après la Normandie.
    Yann-Ber Kemener, dans une étude très documentée, retrace la longue histoire, parfois chaotique, avec ses périodes fastes et ses reculs spectaculaires, de la culture du pommier et de la production du cidre en Bretagne des origines à la renaissance actuelle, à travers l'étude des terroirs, des modes de culture, des enjeux politico-économiques et de la fabrication des boissons issues de la pomme (cidre, eaux de vie, pommeau...).
    Aujourd'hui, des passionnés retrouvent les variétés anciennes, conservant ainsi l'héritage des aînés, redécouvrent les terroirs délaissés et produisent des cidres de qualité, labellisés. Pommes et cidres de Bretagne retrouvent un attrait incontestable auprès d'amateurs avides de produits naturels de qualité.

  • L'ouverture de lignes départementales trégorroises en 1905 et 1906 vont débloquer l'accès aux sites exceptionnels de la côte de Granit rose. Lié au réseau ferré national à Lannion par son "Petit train", la commune de Perros-Guirec va devenir une station balnéaire de premier plan. Les cultivateurs trégorrois vont se lancer dans la culture intensive et rémunératrice de primeurs.
    La première guerre mondiale et ses restrictions en combustible réduisent le trafic au strict minimum. Cependant, le transport des productions agricoles ne faiblit pas, car il contribue à l'effort de guerre. Dans l'après-guerre, le tourisme reprend ses droits, mais l'autocar, plus souple, va tuer le transport voyageurs dans les années trente.
    La deuxième Guerre mondiale et l'Occupation vont donner une utilité accrue au réseau. En août 1944, les combats de la libération de Tréguier entraînent la destruction du pont ferroviaire sur le Jaudy, coupant les lignes Lannion-Perros-Tréguier du reste du réseau. Malgré l'isolement, c'est dix ans plus tard que la ligne fermera.

  • C'est le plus petit mouton du monde et l'une des races les plus primitives qu'on connaisse. Le mouton d'Ouessant était traditionnellement élevé pour produire la laine filée sur l'île. La présence d'un troupeau de 6 000 moutons a joué un rôle important dans la vie sociale et le façonnage du paysage ouessantin.
    La race a été progressivement "améliorée" dans l'île à partir du début du XXe siècle. Cependant des troupeaux plus ou moins importants avaient été constitués, en particulier dans quelques grandes propriétés.
    Ils auraient toutefois probablement disparu si, à partir des années 1960, quelques personnes lucides n'avaient contribué à préserver cette race exceptionnelle.
    Depuis cette époque, le Groupement des éleveurs de moutons d'Ouessant (GEMO) et le Parc naturel régional d'Armorique ont pris en mains l'avenir de la race.
    Aujourd'hui, le mouton d'Ouessant est sauvé. Il ne fréquente plus guère les landes battues par les vents mais les pelouses et les prairies des centaines de passionnés qui se sont lancés dans son élevage. De nouveaux défis apparaissent et sont évoqués dans ce livre qui apporte aussi les conseils de base à ceux qui veulent se lancer dans l'élevage.

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