Socialter

  • Ivres de vitesse, nos sociétés ne regardent même plus autour d'elles.
    Si elles le faisaient, elles verraient que le paysage brûle, et que le temps des choses vivantes exige que nous freinions d'urgence. Si les confinements et couvre-feux semblent avoir suspendu momentanément notre course, il y a fort à parier que la reprise soit synonyme d'une nouvelle accélération sans limite.
    Avec ce nouveau hors-série, Socialter s'attaque à la question de notre rapport au temps. Comment le temps a-t-il été séquestré ? Comment le libérer ?
    Qu'est-ce que le temps de l'Anthropocène fait à nos représentations, à nos vies et à nos luttes ? Ralentir ne suffira pas :
    C'est d'une véritable bifurcation dont nous avons besoin.

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  • Et si, pour résoudre le conflit entre Nature et Culture, il fallait en finir avec la nature ? C'est la voie philosophique et pratique que propose Baptiste Morizot, auteur de Manières d'être vivants et rédacteur en chef invité de Socialter.
    Plus question de nous « reconnecter » à la Nature : il nous faut renouer avec le vivant, feu créateur qui nous a fait, nous défera. Il n'est pas un danger et il nous survivra, mais il nous faut préserver ses braises pour s'assurer que le monde reste habitable pour les humains.
    Socialter et Baptiste Morizot se donnent pour mission de diffuser et rendre accessible le basculement ontologique par delà Nature et Culture, avec un espoir : voir émerger une authentique « culture du vivant » en France.

  • ApreÌ?s avoir été occulté pendant de nombreuses années, l'écoféminisme fait son retour en France. Née dans les années 1970 sous la plume de Françoise d'Eaubonne, cette pensée critique affirme que la destruction de la planeÌ?te et l'exploitation des femmes releÌ?vent d'une meÌ?me logique. Une fois énoncé ce postulat fondateur, une épaisse jungle se découvre alors : celle d'un mouvement pluriel, riche de luttes antimilitaristes et antinucléaires, meÌ?lant perspectives utopiques et modes d'action radicaux, savoirs oubliés et spiritualités alternatives. Un corpus théorique foisonnant, tentant de mettre au jour tout ce que le monde moderne - aÌ? travers ses différents systeÌ?mes oppressifs (patriarcat, capitalisme, colonialisme, spécisme, technicisme) - a voulu réduire au silence. Dans ce dossier, Socialter propose de dévoiler les différentes branches, figures intellectuelles, collectifs et mouvements de l'écoféminisme.

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  • Ingénieurs en rupture de ban, traders devenus militants écologistes, hauts fonctionnaires infiltrés, ex-communicants s'improvisant néo-zadistes... On ne compte plus les exemples de cadres sup' qui, contre toute attente et souvent avec fracas, rompent avec la trajectoire dorée sur laquelle leurs brillantes études les avaient placés, parfois par refus de parvenir.
    Animée par une perte de sens professionnelle, une déréliction face aux périls climatiques ou un sentiment d'injustice sociale, ce bloc rebelle peut-il jouer aujourd'hui un rôle historique, comme jadis la petite-bourgeoisie et le prolétariat avaient su s'unir contre le pouvoir en place ? Ou ne porte-il en bandoulière que les aspirations d'une classe frustrée, désireuse d'agir dans son propre intérêt ? Dans ce dossier, Socialter examine les raisons, les modalités, l'ampleur et les possibilités de la révolte des CSP+.

  • Socialter vous invite à repenser nos imaginaires. 196 pages pour se projeter, au-delà de l'angoisse de l'effondrement avec des penseurs et des écrivains tels que Yves Citton, Baptiste Morizot, Christian Salmon, Emilie Hache, Ariel Kyrou, Corinne Morel-Darleux, David Gaeber, J.-P Engélibert, Felwin Sarr, Daniel Kaplan, Kim Stanley Robinson... Alain Damasio rédacteur en chef.

  • Le numéro 28 de Socialter, qui sort aujourd'hui en kiosque, consacre un dossier à toutes les initiatives qui entendent endiguer l'ubérisation. Coopératives, entreprises, associations, mairies, États... une résistance s'organise.

    Peut-on encore prendre la défense de l'économie dite "collaborative" ? Les journaux sont noircis des récits de ces travailleurs précaires ou en voie de précarisation, à qui l'on fait miroiter le rêve d'être entrepreneurs de leur vie. Les plateformes, géants unicornes, oeuvrent dans les zones grises du droit, neutralisent Bruxelles et Washington par un art consommé du lobbying, édictent les règles et dictent les conduites, tout en faisant disparaître, par un habile mais légal tour de passe-passe, l'argent du contribuable via des États-écrans confortablement nichés au coeur même de l'Europe. Les villes sont emportées par un tourisme de masse nouveau, horizontal et dérégulé, accélérant la gentrification et transformant des quartiers entiers en vitrine pour week-end easyJet. Nous faisons enfin, littéralement, l'économie du coup de main : personne n'aide plus, chacun monnaie. L'économie collaborative a fait peau neuve : place à l'ubérisation.


    Mais comment y résister ? Comment contrer ce capitalisme de plateformes qui tend au monde un visage souriant et progressiste ? Alors que les effets délétères pleuvent, les anciens thuriféraires de la numérisation à tout crin s'abritent sous les balcons et posent en apôtres d'un encadrement plus strict des « excès » de ce modèle. En face, on trouve les partisans d'un refus catégorique à toute idée de plateformes organisant et monétisant les échanges, sans tenir compte de l'inertie de consommateurs déjà habitués - sinon accros - à ces outils. Nous nous retrouvons coincés dans une opposition entre Tartuffe et Don Quichotte. Une troisième voie se dessine pourtant, tandis qu'une multiplicité d'acteurs entend se réapproprier les espaces numériques. Municipalités, entreprises, coopératives, militants des communs et du logiciel libre commencent à nouer de nouvelles alliances contre l'ubérisation, et esquissent les contours d'un modèle technique et économique plus social et solidaire. Plutôt que d'espérer que d'hypothétiques régulations pointent un jour à l'horizon, ils se battent dès maintenant pour fixer un nouveau cap. Et nous rappellent que la critique ne peut se passer de l'alternative.

  • Emancipation de la hiérarchie, autonomie de la décision, souplesse du mode de vie... le freelancing semble offrir aux quelque 800 000 travailleurs en France qui ont fait le choix de ce statut bon nombre d'avantages. Mais à quel prix? L'apparente flexibilité de ce mode de travail peut vite se transformer en précarité pour les freelances, se confrontant en parallèle à l'effacement des frontières entre vie professionnelle et vie privée.

    Ce hors-série, réalisé en partenariat avec Amédée et le soutien de la MAIF, explore les ambivalences du freelancing en 3 parties: "La nouvelle vague", "Le parcours du combattant" et "Freestyle".

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