Zoe

  • L'usage du monde

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    • Zoe
    • 4 Novembre 1999

    L'usage du monde est le récit d'un voyage qui dura dix-sept mois, au début des années 1950 de yougoslavie à l'afghanistan.
    Depuis trente-cinq ans il ne cesse d'inspirer d'innombrables écrivains-voyageurs. la délicate préface d'alain dufour, l'ami éditeur, nous fait assister à la genèse et à la composition du chef-d'oeuvre de nicolas bouvier, alors qu'un choix de lettres et de reproductions illustre l'amitié de l'écrivain et du peintre vagabonds de par le monde. en l'honneur du 75e anniversaire de sa création, la librairie droz réédite à l'identique l'édition originale qu'elle a publiée en 1963, avec tous les dessins de thierry vernet.

  • Starlight

    Richard Wagamese

    Franklin Starlight mène une existence solitaire au coeur de l'Ouest canadien. Jusqu'au jour où il recueille sous son toit Emmy et sa fille Winnie, prêtes à tout pour rompre avec une existence sinistrée.

    En les emmenant dans la nature, en leur apprenant à la parcourir et à la comprendre, Starlight leur permettra de panser leurs plaies, de retrouver confiance. Mais c'est compter sans Cadotte, l'ex-compagnon d'Emmy, résolu à la traquer jusqu'aux confins de la Colombie-Britannique.

    Dans ce roman lumineux, on retrouve Frank, le héros désormais adulte des Étoiles s'éteignent à l'aube.

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  • Lorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d'alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l'accompagner jusqu'à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S'ensuit un rude voyage à travers l'arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique, mais aussi un saisissant périple à la rencontre du passé et des origines indiennes des deux hommes. Eldon raconte à Frank les moments sombres de sa vie aussi bien que les périodes de joie et d'espoir, et lui parle des sacrifices qu'il a concédés au nom de l'amour. Il fait ainsi découvrir à son fils un monde que le garçon n'avait jamais vu, une histoire qu'il n'avait jamais entendue.

  • Jeu blanc

    Richard Wagamese

    Voici l'histoire de Saul Indian Horse, un jeune Ojibwé qui a grandi en symbiose avec la nature, au coeur du Canada. Lorsqu'à huit ans il se retrouve séparé de sa famille, le garçon est placé dans un internat par des Blancs. Dans cet enfer voué à arracher aux enfants toute leur indianité, Saul trouve son salut dans le hockey sur glace. Joueur surdoué, il entame une carrière parmi les meilleurs du pays. Mais c'est sans compter le racisme qui règne dans le Canada des 70's, jusque sur la patinoire.

    On retrouve dans "Jeu blanc toute la force de Richard Wagamese : puisant dans le "nature writing et sublimant le sport national canadien, il raconte l'identité indienne dans toute sa complexité, riche de légendes, mais profondément meurtrie.

  • Je vais ainsi Nouv.

    Je vais ainsi

    Jungeun Hwang

    • Zoe
    • 2 Septembre 2021

    Il y a So Ra, la grande soeur douce et rêveuse; Na Na la cadette, déterminée et libre; et Na Ki, le frère de coeur, qui cache un lourd secret derrière son sourire fêlé. À tour de rôle, ils prennent la parole et racontent: leur rencontre et l'enfance dans l'appartement commun, demi-sous-sol séparé par une cloison, le séjour de Na Ki au Japon d'où il est revenu transformé; la grossesse de Na Na, enceinte d'un homme qui n'est pas son mari. À travers ces voix qui reflètent chacune un imaginaire propre, événements et situations se déploient dans toutes leurs nuances. Hwang J. sait rendre son écriture lumineuse ou mélancolique, lui insuffler une fraîcheur candide ou une sourde violence, pour saisir la trajectoire de ses personnages tellement attachants, car pleins de contradictions et d'espoirs.

  • Les vies de Chevrolet Nouv.

    "Che-vro-let ! Che-vro-let ! " : début XXe siècle, l'Amérique est ébahie devant les prouesses de Louis Chevrolet. Né en Suisse en 1878, le jeune homme a grandi en Bourgogne où il est devenu mécanicien sur vélo avant de rejoindre, près de Paris, de florissants ateliers automobiles. En 1900, il quitte la France pour le continent américain. Très vite, au volant des bolides du moment, Fiat ou Buick, il s'impose comme l'un des meilleurs pilotes de course.
    En parallèle, il dessine, conçoit et construit des moteurs. Ce n'est pas tout, avec Billy Durant, le fondateur de la General Motors, Louis crée la marque Chevrolet. Billy Durant la lui rachète pour une bouchée de pain et obtient le droit d'utiliser le nom de Chevrolet en exclusivité. Des millions de Chevrolet seront vendues sans que Louis ne touche un sou. Peu lui importe. L'essentiel est ailleurs.

  • Phrases courtes, mot juste, lucidité et humour : le monde d'Agota Kristof infuse dans L'Analphabète, son seul récit autobiographique, paru pour la première fois en 2004 : onze chapitres pour onze moments de sa vie, de la petite fille en Hongrie qui dévore les livres à l'écriture de ses romans. Les premières années heureuses, la pauvreté après la guerre, l'amour des mots, la rupture du « fil d'argent de l'enfance », puis l'adolescence, et finalement l'exil, qui ne la conduit pas seulement hors d'un pays, mais surtout hors d'une langue.

  • Grand national Nouv.

    Grand national

    Roland Buti

    Sa femme Ana a quitté la maison, sa mère a fugué dans un vieux palace, et son employé encaisse un passage à tabac pour des raisons mystérieuses : Grand National est le récit de quelques semaines de crise dans la vie de Carlo. Une crise qui va permettre au narrateur de ressentir physiquement le manque et l'intime connaissance qu'il a de sa femme, d'appréhender la violente et récente histoire des Balkans, de découvrir enfin le passé romanesque de sa mère pendant la Deuxième Guerre dans le palace du Grand National.

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  • Les billes du Pachinko

    Elisa Shua Dusapin

    • Zoe
    • 23 Août 2018

    Claire, qui vit en Europe, passe l'été à T okyo chez ses grands-parents. L'objectif de plus en plus lointain de ce séjour est d'emmener ces derniers en Corée renouer avec leur pays qu'ils ont fui pendant la guerre civile il y a plus de cinquante ans.
    Claire partage son temps entre le quartier coréen de T okyo, l'appartement des grandsparents et le monde de la petite Mieko, dont elle doit s'occuper pendant les vacances d'été japonaises.
    L'écriture précise et dépouillée d'Elisa Dusapin parvient à plonger le lecteur dans une atmosphère intime de douceur et de violence feutrée. Elle excelle à décrire l'ambivalence propre aux relations familiales : les cruels malentendus comme l'amour entre les personnages sont d'une puissante justesse.

  • Hiver à Sokcho

    Elisa Shua Dusapin

    • Zoe
    • 18 Août 2016

    À Sokcho, petite ville portuaire proche de la frontière avec la Corée du Nord, une jeune Franco-coréenne qui n'a jamais mis les pieds en Europe rencontre un auteur de bandes dessinées venu chercher l'inspiration depuis sa Normandie natale. C'est l'hiver, le froid ralentit tout, la cuisine de poissons peut être dangereuse, les corps douloureux, les malentendus suspendus, et les coups de crayon danser sur le papier :
    Une attirance fragile se noue entre ces deux êtres aux cultures si différentes.
    Ce roman délicat comme la neige sur l'écume transporte le lecteur dans un univers d'une richesse et d'une originalité rares, à l'atmosphère puissante.

  • La patience du serpent Nouv.

    Christelle et Greg ont choisi la vie nomade. Ils ont la trentaine et sillonnent le monde en minibus avec leurs deux petits garçons. Amateurs de surf, ils s'installent la` ou`se trouvent les meilleurs spots et vivent de petits boulots. Le vent les mène jusqu'à San Tiburcio, sur la côte mexicaine, Greg s'y sent vivant lorsqu'il danse sur la crête des vagues. Mais il faut s'habituer au soleil implacable, au grondement de l'océan, aux pluies diluviennes des tropiques. Un jour, une jeune femme du village, fait irruption dans leur existence. Elle entraîne Christelle dans une relation vertigineuse qui va bouleverser la famille. Dans une langue sensuelle et luxuriante, Anne Brécart décrit le quotidien vénéneux et inexorable de ces voyageurs à la recherche d'une autre vie.

  • Palerme, 1965. Antonia, mariée à un notable et contrainte à l'oisiveté, écrit un journal intime où elle exprime son malaise. A la mort de sa grand-mère, elle reçoit des photographies, des lettres et des carnets qu'elle explore pour échapper à son quotidien et découvrir le passé cosmopolite et foisonnant de sa famille. Premier roman.

  • Vie de poète

    Robert Walser

    « Je le considère comme le meilleur, le plus lumineux, le plus poétique de tous mes livres jusqu'ici », écrit Robert Walser à son éditeur lorsqu'en 1917, il lui présente Vie de poète : vingt-cinq proses brèves où se côtoient les figures du mécène et du critique, plusieurs portraits féminins, Hölderlin aussi, et puis la grande route, la forêt, les contes, un poêle ou un bouton de chemise... ce recueil dessine la biographie éclatée d'un poète, qui laisse entrevoir celle de Walser lui-même.

  • Jours à Leontica

    Fabio Andina

    • Zoe
    • 8 Avril 2021

    Chaque matin, à une heure où le coq dort encore, le Felice quitte le village et part vers les sommets qui dominent le Val Blenio, personne ne sait vraiment où. Jusqu'au jour où le narrateur, arrivé de la ville, décide de lui emboîter le pas. Voici le récit de ses journées passées en compagnie du vieil homme et des habitants du village, au contact d'une existence marquée par les mêmes habitudes immuables, les gestes simples et beaux de ceux qui ont construit une relation privilégiée avec la nature. L'écriture de Fabio Andina, aussi sobre que sensible, instille dans Jours à Leontica le rythme lent et serein d'une existence passée au coeur de la montagne.

  • Au soir de sa vie, une auteure se relit. Ses livres sont des îlots dans sa mémoire et elle cherche à relier ces repères. Sa relecture est relecture de soi. De son voyage dans le passé, elle choisit les heures claires, souvenir inaltérable de lieux propices.
    Reconnaissances est une reconnaissance de dette. Catherine Safonoff reconnaît l'amour pour le père et celui pour la mère (des pages sublimes). Elle reconnaît aussi la difficulté à être soi, à être fille comme à être mère, la difficulté à conjuguer tout cela. Dette infinie envers le vivant, dette que l'écriture transforme ici en don.

  • Louis Soutter, probablement Nouv.

    Aujourd'hui mondialement reconnues, les peintures de Louis Soutter (1871- 1942) n'ont été remarqués de son vivant que par des proches. Parmi eux, Le Corbusier et Jean Giono ont été subjugués par le trait libre de l'artiste, vrai sismographe de l'âme.
    Violoniste talentueux, marié à une riche Américaine, Soutter mène pourtant une vie d'errance jusqu'à son internement forcé à l'âge de 52 ans dans un asile du Jura suisse. C'est là qu'il parvient à donner forme à une des oeuvres les plus inclassables de l'histoire de l'art.
    L'écriture souple et subtile de Michel Layaz nous entraîne le long de cette vie marquée par une rare sensibilité, par la solitude, ponctuée aussi par quelques éclats de lumière et transportée surtout par la puissance de la création.

  • La guerre à huit ans

    Nicolas Bouvier

    • Zoe
    • 6 Février 2020

    Voici trois textes réunis autour d'un sujet rarement traité par Bouvier : son enfance. Dans le récit central éponyme, l'écrivain raconte les étés passés dans la propriété des grands-parents maternels et comment, petit garçon de huit ans, il triompha de l'« une des figures les plus détestées » de son enfance : Bertha, la gouvernante prussienne tyrannique.

  • A Harare, au Zimbabwe, la narratrice Vimbai règne sur le salon de coiffure de Madame Khumala où elle est employée, lorsque l'arrivée du séduisant et talentueux Dumi vient lui voler la vedette auprès de toutes les clientes. Mais le jeune homme cache un secret qui le met en danger dans son pays, ce que Vimbai finira par découvrir.

    Certes, l'essentiel du récit tient dans une romance tirée par quelques grosses ficelles et parsemée de clichés qui, par certains côtés, pourrait prêter à sourire : assez souvent improbable, l'intrigue repose sur la candeur, il faut le dire plutôt niaise, de Vimbai. Mais l'intérêt du livre est ailleurs et fait vite pardonner ces points faibles : bien écrit et très plaisant à lire, il nous plonge dans la vie quotidienne au Zimbabwe pendant la dictature du président Mugabe, évoquant le déclin économique du pays et l'hyperinflation, le chômage, les pénuries et les longues queues qui s'étirent partout, la corruption de la police et de l'administration, les passages à tabac de qui déplaît au pouvoir. L'homosexualité est un crime qui peut conduire à la mort. Condamnée par tous, elle est contrainte à la plus grande clandestinité : malheur à celui ou celle dont le secret s'évente.

    Sous ses dehors légers de romance à deux sous, cette histoire est ainsi un émouvant plaidoyer contre l'homophobie et ses violences, accompagné d'une découverte du terrible quotidien au Zimbabwe, un des pays les plus pauvres au monde qui bascula de la colonisation britannique à une longue dictature

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  • Robert Walser, le promeneur le plus passionné parmi les écrivains, a passé les 27 dernières années de sa vie en internement. Une longue période de silence, dont on ne possède presque aucun témoignage. L'écrivain avait complètement cessé d'écrire, mais non de lire, ni surtout de réfléchir et de penser le monde, comme nous le prouvent les récits de ses promenades avec le journaliste Carl Seelig. Aussi riches en anecdotes qu'en considérations sur l'art, la société et la politique, ainsi que sur les propres textes de Walser, les promenades offrent un matériau rare pour explorer l'oeuvre de cet écrivain à l'esprit primesautier unique en son genre.

  • Elle se passionne pour la conquête spatiale, prépare des gâteaux légendaires, tient le ménage. Poète, lui s'efforce d'inventorier le monde et ce qui va disparaître. Madeleine et Gustave ont toujours vécu sous le même toit. A les voir, on pense à deux chouettes endormies qui se shooteraient au thé. Ou à d'étranges adeptes d'une existence lente et régulière, passée dans une maison où il y a plus de tiroirs que de jours dans l'année.
    Grâce à une écriture contemporaine, attentive à la lumière et au presque rien, Bruno Pellegrino réussit à nous rapprocher de ses personnages au point de nous propulser dans leur monde : une véritable expérience sensorielle. Né en 1988, Bruno Pellegrino vit entre Lausanne et Berlin. Après un récit paru en 2015, Comme Atlas (Zoé Poche, 2018), Là-bas, août est un mois d'automne est son premier roman, récompensé par de nombreux prix littéraires.
    Avec Aude Seigne et Daniel Vuataz, il a cosigné la série littéraire Stand-by, aux éditions Zoé. "Il dit aussi qu'il ne fuit pas, qu'il explore. Que la poésie, c'est poser des questions au monde, et espérer une réponse - et, dans l'intervalle, attendre". Préface de Michel Audétat

  • Coupe sombre

    Oscar Peer

    Un accident de chasse, le procès, la prison. De retour au village, Simon doit affronter les regards, il faut être "endurant comme un âne pour vivre avec eux". Alors Simon accepte une tâche qu'on ne souhaiterait même pas au diable : une coupe de bois dans l'endroit le plus reculé et hostile de la région. Combat de l'homme avec la nature, ce texte est une histoire de solitude et de fureur dans une langue âpre et brûlante.

  • Petite prose

    Robert Walser

    • Zoe
    • 18 Juin 2020

    Comme le suggère le titre au singulier de ce recueil publié en 1917, Walser fait résonner toute la gamme des possibilités de la « petite prose ». Dans une profusion de détails jouissive, fiction et éléments autobiographiques s'entrecroisent en une vivante galerie de portraits, réels ou fictifs, dont quelques doubles du poète. Sans oublier d'impertinentes petites farces burlesques ou satiriques ainsi que deux textes plus amples, dont « Tobold », qui conclut le volume sur un écho du temps où Walser travailla comme laquais dans un château de Silésie.

  • « En somme j'étais beaucoup moins bien nourrie que chez les B. Cela ne me gênait pas tellement. Ce qui m'ennuyait, c'était que les patrons ne nous disaient pas bonjour, et ne nous donnaient pas les journaux. » Voici les souvenirs de Madeleine Lamouille : les temps de l'enfance, la faim au ventre, dans les années 1900, puis l'adolescence dans une « manufacture-internat » ; l'engagement, surtout, comme femme de chambre dans une famille de l'aristocratie vaudoise, puis dans une maison bourgeoise de Genève. À la campagne comme à la ville, bonnes et cuisinières sont des « pipes de terre » quand leurs maîtres seraient de « porcelaine ». Mais si Madeleine Lamouille connaît sa place auprès de « Monsieur » et de « Madame », elle sait se faire entendre pour obtenir un minimum de considération. Presque un siècle après, son récit n'a rien perdu de son actualité. Il en dit long sur cet esclavagisme des temps modernes.

  • Les printemps sauvages

    Douna Loup

    • Zoe
    • 8 Avril 2021

    Après une enfance solitaire au bord d'une mare en compagnie des oiseaux, la narratrice, à peine adolescente, part main dans la main avec sa mère à la recherche de son frère inconnu. Ensemble, elles passeront quatre années à vagabonder sur les chemins, à dormir dans les champs et les forêts, à travailler dans les fermes ou les usines. Quand la fille découvre l'amour, il est temps pour sa mère et elle de s'éloigner l'une de l'autre, une séparation aussi libératrice que douloureuse.

    Les Printemps sauvages raconte de manière puissante la nature et la surprise du sexe. Odeurs, matières, couleurs, tous les sens sont aux aguets pour saisir la beauté du monde. Et sa fragilité : il y a urgence à inventer de nouveaux rapports au vivant.

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