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Bruno Doucey
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Édition spéciale baccalauréat.
Texte intégral suivi d'un dossier d'accompagnement et d'un entretien exclusif avec Hélène Dorion.
Son nom semble la relier à une constellation, mais sa présence au monde la rend indissociable des paysages qu'elle traverse : Hélène Dorion vit environnée de lacs et de forêts, de fleuves et de rivages, de brumes de mémoire et de vastes estuaires où la pensée s'évase. Dans ce recueil écrit au coeur d'une forêt, elle fait entendre le chant de l'arbre, comme il existe un chant d'amour et des voix de plain-chant. « Mes forêts... », dit-elle dans un souffle qui se densifie de poème en poème. Et l'on entre à pas de loup dans une forêt de signes où l'on déchiffre la partition de la vie sur fond de ciel, sur fond de terre, sur fond de neige, de feuillages persistants et de flammes qu'emporte le vent, de bourgeons sertis dans l'écorce et de renouvellement. Un chemin d'ombres et de lumière, « qui donne sens à ce qu'on appelle humanité ». -
Liberté : Visas pour un monde ouvert
Bruno Doucey, Ariane Lefauconnier, Serge Bloch
- Bruno Doucey
- Tissages
- 23 Janvier 2026
- 9782362295560
Ouvrez grand les fenêtres. Dénouez les barbelés. Offrez votre corps aux vents et aux marées. Aimez, dansez, jouissez. Osez dire non à ce qui vous entrave et à ceux qui veulent vous réduire au silence... C'est ce que nous invitent à faire les 120 poètes et poétesses rassemblés dans cette anthologie. Leurs voix, venues du monde entier, nous exhortent à revendiquer notre droit à la liberté, cette "force vive, déployée" qui met en mouvement nos corps et nos coeurs. Liberté d'être soi-même, liberté d'aimer, de circuler librement à travers le vaste monde, mais aussi liberté des peuples et des individus... sans oublier la quête intime de la liberté intérieure, et bien sûr cette liberté fondamentale qu'est la liberté d'expression !
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La nuit est tombée. Des corps tentent de traverser une mer d'encre. Un peu plus loin sur le rivage, d'autres corps se croisent, se disputent, se réchauffent. De nuit comme de jour, " les enfants vont / ils dansent / se perdent dans le ciel / de voiles et de morsures / dans le ciel de la vie", nous souffle Marie Pavlenko. Dans ses poèmes, la colère et l'indignation ne sont jamais un renoncement, bien au contraire : elles sont une force vive, un élan qui nous entraîne et nous invite à réinventer collectivement nos horizons. Car écrire, c'est aussi lutter contre l'impuissance qui nous éteint lentement. "Je suis celle qui brûle d'amour pour le vivant", nous dit-elle enfin. Un amour qui embrase chaque page de ce recueil.
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Maram al-Masri est l'exilée d'un pays-blessure qui saigne en elle. Petite mère
d'orphelins. Funambule toujours sur le fil entre tristesse et espérance. On la voit se vêtir
du drapeau de son pays, incarnant la Syrie martyrisée ; glisser son portable sous son
oreiller, ne plus respirer, ensevelie sous ses morts. Tout au long de la révolution syrienne,
Maram guette chaque jour les vidéos sur Facebook ou YouTube. Ainsi sont nés les poèmes
de ce recueil. Ils ne cherchent pas à apprivoiser les images de l'horreur, ils nous les
donnent à voir. Là, une mère porte en terre son enfant. Ici, un enfant figé près du cadavre
de ses parents. Et ces caisses de bois nu qui dansent, dansent... Ce carnet intime d'une
douleur n'a pas fini de nous hanter. -
Auschwitz est mon manteau et autres chants tsiganes
Ceija Stojka
- Bruno Doucey
- Sacoche
- 6 Mars 2026
- 9782362295744
Elle dit que « le tournesol est la fleur du Rom », qu'elle est une tzigane qui aime «
la pluie, le vent et l'éclair, quand les nuages couvrent le ciel ». Elle dit qu'Auschwitz est
son manteau, et qu'elle ne connaît pas la peur car sa peur « s'est arrêtée dans les camps.
» Elle dit que les notes de ses chansons en romani « sont encore toutes en désordre », et
qu'elle voudrait mourir de beauté. ELLE, c'est Ceija Stojka, la première femme rom
rescapée des camps de la mort à témoigner par l'art et la poésie. Les poèmes de cette
autodidacte ont été arrachés aux carnets où se mêlaient dessins, souvenirs de l'horreur,
notes journalières et listes de mots allemands dont elle voulait apprendre l'orthographe.
Publiés pour la première fois en France, ils révèlent une artiste majeure de notre temps.
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Saisir ses mouvements, ses états multiples, ses frémissements. Tour à tour liquide ou solide, « bénite ou maudite, profonde ou stagnante », l'eau que nous décrit Perrine Le Querrec n'en finit pas de nous troubler. Car l'eau charrie nos rêves et nos cauchemars. Qu'elle porte en elle les corps mythologiques des sirènes ou ceux, bien réels, des pêcheuses en apnée, qu'elle se love au fond des puits ou qu'elle se déploie en courants, vagues et ressac, elle est tout à la fois source de vie et tombeau à ciel ouvert. Des canaux de Venise aux peintures d'Hokusai, des rives de la Méditerranée à l'île d'Alcatraz, de Virginia Woolf aux Algériens noyés dans la Seine, l'autrice esquisse une géopoétique de l'eau, retraçant l'histoire tumultueuse de cet élément essentiel à nos vies. Plongez à corps perdu dans ce livre : le courant des mots vous emportera loin.
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Des poèmes inspirés des glaciers, à travers lesquels l'auteur aborde le catastrophisme des changements climatiques, les espaces enneigés, la langue de la nature, entre autres.
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Un recueil de poèmes sur les thématiques du désir féminin, de la passion et du rapport au corps.
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Je te menace d'une colombe blanche
Maram Al-Masri, Lambert Schlechter, François-Michel Durazzo
- Bruno Doucey
- L'Autre Langue
- 9 Janvier 2026
- 9782362295577
Les poèmes que rassemble Je te menace d'une colombe blanche ont la fraîcheur des matins d'avril, l'ingénuité frémissante de la sensualité, la transparence heureuse des amours juvéniles. Mais une ombre les menace, celle des premières blessures, des trahisons, de la séparation, de l'exil qui tient aujourd'hui encore Maram al-Masri loin de sa terre natale. Peu d'images dans cette poésie, dont Adonis et de grands poètes français ont salué la beauté, mais la calligraphie, nette et déliée, des émois d'une femme qui vient à nous en "habitante de la Terre." Ce livre est l'oeuvre d'une jeune femme qui ne sait pas qu'elle deviendra l'une des très grandes voix de la poésie du monde arabe. Le temps est passé, mais ses poèmes sont restés, témoins d'une Syrie qui rêve de retrouver sa liberté d'antan.
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« Elles ont surgi d'une vague. » Elles, ce sont les femmes qui peuplent les mythes grecs, celles qui ont tenu bond face aux épreuves, qui ont aimé à la folie, qui ont lutté, trahi, tué parfois. Elles, ce sont les héroïnes qui accompagnent Murielle Szac depuis des décennies, celles qui l'inspirent dans sa vie comme dans son écriture. Mais ce sont également ces femmes de notre temps, rencontrées lors de séjours en Grèce, et qui portent à bout de bras leur foyer et leurs rêves. Qu'elles soient issues de la fiction ou faites de chair et d'os, toutes sont convoquées à travers ces poèmes. Les mots y sont imprégnés de l'odeur de la sauge et du diktam. Les voix se mêlent au bruissement des branches d'olivier et à l'écho du ressac. Et, page après page, on entend se lever un grand vent de liberté.
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« Ils sont là, face à moi, face au monde. » De qui Jeanne Benameur parle-t-elle au seuil de ce livre de poésie porté à la scène par des personnes qui sont allées chercher loin leur humanité à travers les épreuves de leur vie ? D'abord des comédiens qu'elle a rencontrés au moment d'écrire ce texte, et qui l'ont inspirée. Mais aussi des personnages qui viennent frapper à la porte de son imagination et de sa mémoire, ces voix qui font entendre leur singularité, chacune bien arrimée à sa propre histoire et à son existence. Il y a celle qui hait son désir de vivre parce qu'elle a trop subi ; celui ou celle qui rêve de s'envoler comme un oiseau ; ceux que la violence du monde terrorise. Seul, chacun vacille et semble fragile. Mais ensemble, réunis dans un même texte, ils font corps et forment une communauté qui donne foi en la nature humaine.
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Elle n'est ni lumière vive ni opacité, ni blancheur, ni obscurité, et n'aime rien tant que l'entre-deux, les interstices, les failles -, la lueur. Parce qu'elle est au jour et à la nuit, ce que le murmure est à la parole et au silence, la lueur dit une chose et en raconte une autre.Elle traverse les tempêtes dans un vacillement, se faufile entre chien et loup avec la légèreté de l'oiseau, habite le ténu et le frêle, le tremblement et l'incertain.Elle est le royaume des matinaux et des veilleurs, des guetteurs d'espérance et des gardiens de feu, des funambules et des poètes. « Toute lueur ne vit que pour son épiphanie », nous dit le poète. Tout poème ne vit que pour sa lueur, lui répondons-nous.Et l'on ne s'étonnera pas de la voir surgir, étoile scintillante, entre les lignes de ces textes.
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L'obscur soleil des corps
Louis-Philippe Dalembert
- Bruno Doucey
- L'Autre Langue
- 2 Septembre 2025
- 9782362295348
« J'aime la peau / qui s'est frottée avec allégresse / contre mille autres peaux »,
nous confie Louis-Philippe Dalembert. La peau et ses frissons, les regards échangés et les
corps en fusion, c'est tout l'imaginaire du désir qui est convoqué à travers ces poèmes.
Autant de chants d'amour pour les femmes de sa vie, celles qu'il a croisées au cours de
ses nombreux voyages, celles qu'il a aimées et perdues - toutes ont laissé leur empreinte,
toutes sont célébrées entre ces pages. Il y a celle partie « pour toujours », celle qui en a
épousé un autre, ou encore la fille au corps drapé « de hargne et de candeur mêlées »...
Dans une langue solaire et sensuelle, non dénuée d'auto-dérision, le poète haïtien nous
ouvre les portes de ses nuits d'amour, et livre un recueil puissamment intime.
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Des poèmes d'inspiration futuristes dans lesquels l'auteur accorde une grande place aux thèmes urbains et à la modernité.
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On n'est pas sérieux.ses
Arianne Lefauconnier, Flora Monnin
- Bruno Doucey
- 21 Novembre 2025
- 9782362295492
Avec On n'est pas sérieux·ses, les éditions 10
pages au carré ont proposé une carte blanche aux
auteurs et autrices publiés au cours des 5 premières
années de la maison d'édition : 16 poètes et poétesses
qui reviennent donc livrer un texte inédit.
Chaque poète s'est vu proposé un espace de 10 pages,
sans autre forme de contrainte. Longs poèmes narratifs,
textes fragmentaires, mais aussi dessins, croquis,
graphisme... Ces cartes blanches nous offrent un aperçu
de la jeune création poétique contemporaine,
puissamment novatrice. Entre introspection et regard
aiguisé porté sur le monde, ces poèmes esquissent les
contours d'une génération engagée, prête à faire bouger
les lignes de notre société -
Je suis un songe de liberté
Ketty Nivyabandi
- Bruno Doucey
- Jeunes Plumes
- 2 Septembre 2025
- 9782362295331
Brûlée d'espérance aurait pu s'intituler « Lettre à Christa », puisque plusieurs
poèmes de Ketty Nivyabandi rendent hommage à Christa Benigne Irakoze, une militante
des droits humains arrêtée au Burundi, lors des manifestations des femmes de 2015.
Arrêtée puis torturée. Lorsque Ketty, exilée loin de sa terre natale, apprend que l'amie
dont elle avait perdu la trace a été assassinée, le choc est immense. Il ravive le souvenir
traumatique de la répression et accroît le poids de l'exil. Les mots lui permettent alors de
garder la tête hors de l'eau, "de ne pas en mourir". Des mots d'exil et de nuit, des mots
d'ombre et de lumière, d'amour et de résistance, « pour faire taire les silences qui
rugissent sous terre », et garder la trace de ce qui fut. "Cueillir le beau est un combat".
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Au bord du bord, le premier livre de poésie de Laura Lutard, donnait à lire le portrait d'une « orpheline amoureuse ». Avec Née tissée, son deuxième recueil, elle nous entraîne aux sources de son métissage. Parce qu'elle porte en elle des origines contrastées - une mère métisse, un père blanc -, et qu'elle a « le tain double », la poétesse interroge les eaux mêlées de son identité. Mieux elle porte un regard souvent acerbe sur la relation qui a présidé à sa naissance et scrute sans complaisance le clair-obscur des unions mixtes et des tensions entre les êtres. Les dysfonctionnements de notre société, les préjugés, la mémoire de l'esclavage et l'incessant retour du racisme dans nos vies trouvent un écho sous la plume de cette poétesse qui pense le métissage comme une voie pour l'humanité : celle de cesser de lire le monde en noir et blanc.
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Il m'arrive parfois de de´couvrir la`-bas du fond de ma noyade
des coraux des perles des tre´sors de navires naufrage´s
des rencontres inopine´es des choses du passe´ d'aujourd'hui et de demain presque une preuve d'e´ternite´
une sorte de soulagement un certain sourire d'immortalite´
un bonheur une ivresse et me^me de l'enthousiasme
des coraux des perles et des saphirs
seulement je ne sais pas les offrir non je les offre
seulement je ne sais pas si les autres peuvent les accepter -
Des poèmes évoquant la nature, qui visent à réenchanter le monde.
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L'exil n'a pas d'ombre ; la géographie absente
Jeanne Benameur
- Bruno Doucey
- Sacoche
- 20 Octobre 2023
- 9782362294587
Deux textes voués à la question de l'exil se trouvent rassemblés dans ce livre. L'un nous invite à une traversée du désert, là où s'enfuit une femme qui a quitté son village ; l'autre nous entraîne en Afrique du Nord, sur la terre qu'une petite fille doit soudainement abandonner. Un livre déchiré, des armoires que l'on vide en hâte... Deux histoires, deux désarrois, mais une seule et même lumière lorsque les personnages atteignent la mer et ses promesses. Surtout lorsqu'il s'agit d'entrer dans le monde des signes écrits sur une page.
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Elles disent le frémissement de l'attente et les pensées qui s'égarent, les corps
qui se frôlent et la peau qu'on effleure, les lèvres qui s'entrouvrent, les souffles qui se
mêlent. L'explosion du soleil dans la nuit des solstices. La solitude aussi. Sans omettre les
tabous qui volent en éclat, la belle échappée du carcan patriarcal, l'insoumission et la
liberté d'être. Pendant longtemps, trop longtemps, l'érotisme fut l'apanage des hommes
qui se dédouanaient en affirmant chanter les femmes comme personne ne l'avait fait
avant eux. C'était hier. Aujourd'hui, le désir s'écrit au féminin, et au pluriel tant sont
nombreuses les voix qui lui offrent une langue, un corps. Ouvrez ce livre : 69 femmes de
notre temps et 8 voix de la poésie classique vous y attendent pour une fête à mots. -
« La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur...», « Elle est debout sur mes paupières...», « Je t'aime pour toutes les femmes / que je n'ai pas connues...» : les poèmes d'amour d'Éluard ont sans doute été moins chantés que ceux d'Aragon, mais leur musique s'écoule comme une eau claire dans la mémoire de ceux qui le lisent. Il faut dire que l'amour est au coeur de son oeuvre. Amour, libre et fou, qu'il vouait à Gala en pleine révolution surréaliste. Amour passion pour Nusch dont la disparition prématurée le plonge dans l'abîme. Amour de la maturité pour Dominique rencontrée en 1949 au Congrès mondial pour la paix. Trois femmes, trois visages qui l'auront fait passer « de l'horizon d'un seul à l'horizon de tous ». Lisez les poèmes qu'il écrivit pour elles : ils ouvrent les portes du soleil.
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226 : Un poème autour du monde
Georges Lory
- Bruno Doucey
- L'Autre Langue
- 21 Novembre 2025
- 9782362295508
"Cet accent qui traîne sur le papier est un cil abandonné j'aime les accents étrangers" 226 Un tour du monde en poésie..."
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J'ai quelque chose de dangereux à déclarer
Craig Santos Perez
- Bruno Doucey
- Soleil Noir
- 27 Juin 2025
- 9782362295270
La fonte des glaces et les marées noires. Les feux de forêt et les derniers ours polaires. Les hommes et les femmes qui prennent la mer pour échapper au pire. Les vies et les espaces menacés, violentés, décimés par l'espèce humaine. Mais, envers et contre tout, la volonté d'inventer un autre monde et de protéger le vivant. Qu'il fustige la politique états-unienne ou qu'il porte la voix des populations autochtones, Craig Santos Perez met les mots debout dans la page, détourne les poèmes classiques, les transforme tour à tour en comptines satiriques, invocations ou textes à trous pour dénoncer les multiples dérives de notre société mondialisée. Avec lucidité, mais non sans humour, l'auteur nous livre un texte éco-poétique radicalement empathique. Un recueil essentiel, qui nous rappelle que « l'amour est notre instinct océanique le plus primaire. »