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Bruno Doucey
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Son nom la relie à une constellation, mais sa présence au monde la rend indissociable des paysages qu'elle traverse : Hélène Dorion vit environnée de lacs et de forêts, de fleuves et de rivages, de brumes de mémoire et de vastes estuaires où la pensée s'évase.
Dans ce recueil voué aux forêts, elle fait entendre le chant de l'arbre, comme il existe un chant d'amour et des voix de plain-chant. « Mes forêts... », dit-elle dans un souffle qui se densifie de poème en poème. Et l'on entre à pas de loup dans une forêt de signes où l'on déchiffre la partition de la vie sur fond de ciel, sur fond de terre, sur fond de neige, de feuillages persistants et de flammes qu'emporte le vent, de bourgeons sertis dans l'écorce et de renouvellement. Un chemin « qui donne sens à ce qu'on appelle humanité. »
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Saisir ses mouvements, ses états multiples, ses frémissements. Tour à tour liquide ou solide, « bénite ou maudite, profonde ou stagnante », l'eau que nous décrit Perrine Le Querrec n'en finit pas de nous troubler. Car l'eau charrie nos rêves et nos cauchemars. Qu'elle porte en elle les corps mythologiques des sirènes ou ceux, bien réels, des pêcheuses en apnée, qu'elle se love au fond des puits ou qu'elle se déploie en courants, vagues et ressac, elle est tout à la fois source de vie et tombeau à ciel ouvert. Des canaux de Venise aux peintures d'Hokusai, des rives de la Méditerranée à l'île d'Alcatraz, de Virginia Woolf aux Algériens noyés dans la Seine, l'autrice esquisse une géopoétique de l'eau, retraçant l'histoire tumultueuse de cet élément essentiel à nos vies. Plongez à corps perdu dans ce livre : le courant des mots vous emportera loin.
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Des poèmes inspirés des glaciers, à travers lesquels l'auteur aborde le catastrophisme des changements climatiques, les espaces enneigés, la langue de la nature, entre autres.
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« Elles ont surgi d'une vague. » Elles, ce sont les femmes qui peuplent les mythes grecs, celles qui ont tenu bond face aux épreuves, qui ont aimé à la folie, qui ont lutté, trahi, tué parfois. Elles, ce sont les héroïnes qui accompagnent Murielle Szac depuis des décennies, celles qui l'inspirent dans sa vie comme dans son écriture. Mais ce sont également ces femmes de notre temps, rencontrées lors de séjours en Grèce, et qui portent à bout de bras leur foyer et leurs rêves. Qu'elles soient issues de la fiction ou faites de chair et d'os, toutes sont convoquées à travers ces poèmes. Les mots y sont imprégnés de l'odeur de la sauge et du diktam. Les voix se mêlent au bruissement des branches d'olivier et à l'écho du ressac. Et, page après page, on entend se lever un grand vent de liberté.
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« Ils sont là, face à moi, face au monde. » De qui Jeanne Benameur parle-t-elle au seuil de ce livre de poésie porté à la scène par des personnes qui sont allées chercher loin leur humanité à travers les épreuves de leur vie ? D'abord des comédiens qu'elle a rencontrés au moment d'écrire ce texte, et qui l'ont inspirée. Mais aussi des personnages qui viennent frapper à la porte de son imagination et de sa mémoire, ces voix qui font entendre leur singularité, chacune bien arrimée à sa propre histoire et à son existence. Il y a celle qui hait son désir de vivre parce qu'elle a trop subi ; celui ou celle qui rêve de s'envoler comme un oiseau ; ceux que la violence du monde terrorise. Seul, chacun vacille et semble fragile. Mais ensemble, réunis dans un même texte, ils font corps et forment une communauté qui donne foi en la nature humaine.
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Elle n'est ni lumière vive ni opacité, ni blancheur, ni obscurité, et n'aime rien tant que l'entre-deux, les interstices, les failles -, la lueur. Parce qu'elle est au jour et à la nuit, ce que le murmure est à la parole et au silence, la lueur dit une chose et en raconte une autre.Elle traverse les tempêtes dans un vacillement, se faufile entre chien et loup avec la légèreté de l'oiseau, habite le ténu et le frêle, le tremblement et l'incertain.Elle est le royaume des matinaux et des veilleurs, des guetteurs d'espérance et des gardiens de feu, des funambules et des poètes. « Toute lueur ne vit que pour son épiphanie », nous dit le poète. Tout poème ne vit que pour sa lueur, lui répondons-nous.Et l'on ne s'étonnera pas de la voir surgir, étoile scintillante, entre les lignes de ces textes.
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Au bord du bord, le premier livre de poésie de Laura Lutard, donnait à lire le portrait d'une « orpheline amoureuse ». Avec Née tissée, son deuxième recueil, elle nous entraîne aux sources de son métissage. Parce qu'elle porte en elle des origines contrastées - une mère métisse, un père blanc -, et qu'elle a « le tain double », la poétesse interroge les eaux mêlées de son identité. Mieux elle porte un regard souvent acerbe sur la relation qui a présidé à sa naissance et scrute sans complaisance le clair-obscur des unions mixtes et des tensions entre les êtres. Les dysfonctionnements de notre société, les préjugés, la mémoire de l'esclavage et l'incessant retour du racisme dans nos vies trouvent un écho sous la plume de cette poétesse qui pense le métissage comme une voie pour l'humanité : celle de cesser de lire le monde en noir et blanc.
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J'ai quelque chose de dangereux à déclarer
Craig Santos Perez
- Bruno Doucey
- Soleil Noir
- 27 Juin 2025
- 9782362295270
La fonte des glaces et les marées noires. Les feux de forêt et les derniers ours polaires. Les hommes et les femmes qui prennent la mer pour échapper au pire. Les vies et les espaces menacés, violentés, décimés par l'espèce humaine. Mais, envers et contre tout, la volonté d'inventer un autre monde et de protéger le vivant. Qu'il fustige la politique états-unienne ou qu'il porte la voix des populations autochtones, Craig Santos Perez met les mots debout dans la page, détourne les poèmes classiques, les transforme tour à tour en comptines satiriques, invocations ou textes à trous pour dénoncer les multiples dérives de notre société mondialisée. Avec lucidité, mais non sans humour, l'auteur nous livre un texte éco-poétique radicalement empathique. Un recueil essentiel, qui nous rappelle que « l'amour est notre instinct océanique le plus primaire. »
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« La femme à la voiture verte ne / sait pas où elle va / donc elle y va à fond... » Dès les premiers poèmes le ton est donné : Drive est un hymne à la route, à l'évasion et à la liberté des femmes. Liberté de dire. De vivre. D'aimer. De traverser la vie comme les Beatniks traversaient les États-Unis, l'imagination en point de mire. Ce courage d'être soi, Hettie Jones en fait le mot d'ordre d'un féminisme joyeux, intrépide et assumé.
Qu'elle dénonce le sort fait aux femmes en Afghanistan ou en Turquie, au nom du patriarcat et de la religion, qu'elle parle d'amitié ou d'amour, qu'elle évoque les règles des femmes, la ménopause ou l'influence de la lune, elle reste cette femme vive et indépendante que la route de la Beat Generation a conduit jusqu'à nous. À toute vitesse, cheveux au vent.
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Nonbinarité, LGBTQIA+, queer, genderfluid, agenre, demiboy, demigirl... Il fallait un poète pour entrer sans effraction dans l'espace sémantique d'un des tabous de notre temps. Pour déployer, sans le froisser, l'origami d'un terme souvent mal compris, galvaudé ou banni, conspué ou trop étroitement porté en étendard. Avec Martin Page, les mots refusent leur assignation à résidence dans une pensée caricaturale. Son texte, travaillé à la frontière entre essai et poésie, dans une langue simple et imagée, se veut lui-même espace ouvert à la liberté d'interprétation du lecteur. Il n'assène rien, il n'impose rien. Son domaine est celui de la nuance et du mouvement, de l'ouverture et de la tolérance, sans lesquels il devient impossible d'appréhender la complexité du monde. Un livre qui aide à se penser soi-même comme un autre.
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Dire les fins de mois difficiles, le frigo presque vide, l'attente devant la banque alimentaire. Dire les corps usés par le travail, par le froid des habitats insalubres, par la violence de la rue. Dire la réalité de celles et ceux pour qui le quotidien est une lutte sans cesse renouvelée. Il fallait la langue aiguisée de Fabienne Swiatly pour esquisser, sans pathos ni voyeurisme, ce que ces vies révèlent de notre société et de ses failles. À travers une successions de fragments en prose, elle donne à entendre la parole de ceux que l'on regroupe sous le terme de « pauvres ». Étudiants et retraités, ouvriers et chômeurs, réfugiés et mères célibataires, tous pourraient brandir cette phrase en étendard : « On n'est pas des bourgeois ». Un livre qui réinscrit la fraternité à l'ordre du jour.
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Nom : Atieh Attarzadeh. Pays : Iran. Date de naissance : 1984. Profession : artiste. Vie familiale : mariée et mère d'une petite fille. À partir de ces données factuelles, chacun peut imaginer ce qu'est la vie d'une femme iranienne aux prises avec l'histoire. La guerre à hauteur d'enfance, les villes incendiées, les corps mutilés -, sans omettre ces aspirations répétées à la création, aux plaisirs et à la paix. Mais on chercherait en vain un miroir de notre temps dans ces poèmes. Avec Atieh, le quotidien tutoie les mythes et les moindres petits objets racontent une histoire millénaire. Une baleine, et c'est Jonas qui surgit. Une source, et c'est le monde sumérien qui affleure. Et tout lecteur de ces textes récents est un vieil homme qui regarde passer les siècles sur le pas de sa porte !
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Une enfance à fleur d'eau, entre les lacets de la Seine et les plages normandes. L'écoulement des jours, les jeux, les cousins, les parents, les crues du chagrin lorsqu'un petit frère meurt à trois mois et un jour, d'autres départs. Et puis les grandes marées du désir et de l'amour, le coeur qui bat, la joie qui s'écoule d'une poitrine gonflée de vie. Des lieux encore : le trois-pièces de la rue Condorcet, Saint-Malo, Kyoto quand l'existence ressemble à un cerisier en fleurs. Les livres qu'on lit et ceux que l'on écrit, le monde comme il va et ne va pas, une vie comme ça. En orpailleuse de souvenirs, Karine Reysset plonge ses mains dans l'eau boueuse de la mémoire. Elle en remonte des pépites d'or qui se mêlent à la lumière. Ses poèmes sont de ceux qui font aimer la vie, ce miracle fragile.
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Par quelle lointaine croyance les êtres humains ont-ils associé le sentiment amoureux à l'organe vital qui bat en nous ? Un regard, et le coeur chavire. Une parole aimante, et la vie pulse plus intense et plus belle. Un enfant naît de notre union, le voici devenu notre chair, notre sang. A contrario, une rupture, une perte, et le coeur se brise. Le grand mérite d'Hélène Dorion n'est pas d'avoir pensé, en poète philosophe, les liens qui unissent le coeur à l'amour, mais d'avoir tenté, dans un entrelacs d'images et de résonances musicales, une approche du vivant dans laquelle l'amour et le coeur se trouvent associés au livre et à la poésie, aux paysages et au monde dans lequel nous vivons. Une approche sensible qui fait chanter, danser, battre la vie, ce miracle fragile. Jusqu'au vertige.
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Il est prisonnier de son corps. Prisonnier de sa maladie. Prisonnier d'une fin de vie qui n'est pas celle qu'il aurait voulue. Et pourtant, il pense, il aime, il rêve encore. « Tes rêves, lui dit Yvon Le Men, sont plus grands que ta vie », et l'amour qui s'exprime « envers et contre tout », suffit à donner sens à cette existence quotidienne qui lentement s'atrophie. Mais de qui parle-t-on ? La réponse nous est donnée dès la première page de ce livre dédié « À Philippe ». Philippe qui fut médecin et qui est désormais patient. Philippe qui nous invite, à travers les mots du poète, à changer le regard que nous portons sur la maladie, la dépendance et la fin de vie, pour découvrir que le long chemin qui conduit vers la mort peut être aussi porteur de joie et de richesses. Un hymne à la vie.
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Des chemins de traverse, des bordures, des lisières. L'enfance, les départs en vacances, « Renault 20 caravane ». Leonard Cohen, Modiano, Jean-Louis Murat, Dominique A. Les bleus, les écorchures. La confiance fragile de celui qui ne croit qu'en la chaleur d'une main dans la sienne. Les lotissements périphériques et la maison sur la falaise, là-bas, dans l'embrasure littorale. Kyoto, « coeur insulaire », désir en archipel. Les souvenirs que l'on raconte et ceux que l'on invente. Les étés caniculaires et les matinées grises. Le coeur qui s'emballe et le coeur qui démâte. Un chant, le blues, cette musique. Et puis l'immense fait de si peu... « Nobody has to know », écrit Olivier Adam, comme pour s'excuser de faire entrer la vie dans ses poèmes. Nobody ? Pas tout à fait. En poésie, nous sommes nombreux désormais à croire le bonheur possible avec toi.
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Une colombe si cruelle : Poèmes en prose et autres textes
Federico Garcia Lorca
- Bruno Doucey
- Soleil Noir
- 3 Septembre 2020
- 9782362292934
Une colombe cruelle au coeur d'éléphant... Un coq qui perd son âme à mesure qu'une brodeuse emprisonne son chant dans le métier à tisser... Un homme qui verdit au gré des paysages qu'il traverse....
La mère de Charlie Chaplin dont on emporte le corps dans une chaussette fine... Des amants assassinés par une perdrix... Cinq dames amoureuses d'un jeune homme soudain changé en papillon... Des étoiles qui clignent des yeux au rythme du télégraphe... Les proses que rassemble cet ouvrage composé de nombreux inédits révèlent un Federico García Lorca que peu de lecteurs connaissent : surréaliste et grinçant, cruel et facétieux, subtilement iconoclaste. Poèmes en prose, contes, nouvelles -, peu importe les classifications. Le poète se joue des traditions et des codes avec la virtuosité d'un toréador des mots.
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Danse danse sinon nous sommes perdus
Hadassa Tal
- Bruno Doucey
- Soleil Noir
- 2 Février 2024
- 9782362294631
Hadassa Tal ne cite pas son nom, mais tout désigne celle qui a révolutionné les codes de la danse à partir des années 1970. Le café Müller, théâtre de son enfance à Solingen, devenu le titre d'une de ses oeuvres, son goût de la musique et de la chanson, sa façon d'insuffler la vie sur scène. Pina Bausch n'est pas nommée mais elle traverse ce livre comme elle habitait tout espace scénique : par petites touches, inventive et légère, toute en déséquilibres maîtrisés, dans une gestuelle inouïe, quasi hypnotique, qui s'apparentait souvent à une tentative d'envol vers le bonheur. Les mots aussi dansent sur le papier. Ils s'arrachent à la matière inerte, saisissent le mouvement sans le retenir, s'élèvent au-dessus des peines. Ils dansent, dansent, pour ne pas disparaître dans l'infini des étoiles.
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Feux de voitures feux des confins feux de révolte feux d'injustice feux de colère feux d'abandon feux résistance feux déclaration feux d'indignés feux d'oubliés feux de sursaut feux consommés feux ciblés feux de consommation feux de vengeance feux d'impossibles feux de plaisir feux de joie feux ensemble feux d'unité feux de puissance feux d'impuissance feux d'urgence 14-Juillet Liberté-égalité-fraternité Nouvel An Liberté-égalité-fraternité feux des mensonges feux des promesses feux des mépris les nuits de feux Feux, des signaux
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Cirque poétique, poésie devenue cirque, mots sur le fil et fil des mots, trapèze des métaphores et acrobaties verbales... Comment définir le second recueil de Marion Collé, poétesse et fildefériste, qui mêle avec bonheur écriture poétique et pratiques circassiennes, arts de la scène et création littéraire, au point de donner le sentiment qu'elle écrit avec son corps, en équilibre sur un fil au-dessus du vide ? Pour Marion, le phrasé est un geste, le poème une lutte contre la paralysie des esprits et des corps. Et lorsqu'elle crie, lorsqu'elle sinue sur le fil, lorsqu'elle danse dans un déséquilibre maîtrisé, s'arrachant à la pesanteur et au risque de la chute, c'est pour oser franchir des « murs opaques », une frontière : celle qui mène à la beauté des choses et au réenchantement du monde.
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Elle est seule et avance d'un pas léger. Elle ne laisse aucune empreinte dans le sable, mais sa pensée « recoud les fragments du monde ». Elle chemine d'un mot à l'autre et trace des signes dans la poussière des lendemains. Pour tous, cette reine mythique porte le nom d'Isis, déesse funéraire de l'Égypte antique qui rassemble les morceaux épars d'un amour défunt ; mais pour Jeanne Benameur, elle est aussi une soeur qui marche sur la Terre, en bordure d'océan, sur un étroit chemin ou sur « le sable humide encore de la dernière marée ». Avec elle, elle répond à l'appel de la vie, là où le bleu du ciel se mêle à celui de la mer. Isis ou le temps à l'oeuvre dans nos vies. Comme ces mots dont nous sommes « le logis éphémère ». Comme un rêve éveillé, une pensée qui apaise. Isis ou la vraie vie.
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Après Plus haut que les flammes et La main hantée, Louise Dupré livre le troisième volet d'un triptyque voué aux ressources du poétique face à la détresse et la dévastation du monde. Avec ce recueil, la romancière québécoise se définit comme « la mendiante / de minuscules joies / arrachées à la détresse ». Elle consent à la fragilité et célèbre la caresse, prend « le risque de la tendresse », refusant à jamais de se situer du côté des coeurs endurcis. Face à la catastrophe que constituent les guerres, la souffrance des enfants et l'insidieuse persistance du mal, Louise Dupré pratique au quotidien ses «Exercices de joie », comme d'autres pratiquent des exercices spirituels, des mantras ou une activité physique. "Tu n'essaies plus de comprendre, seulement de mieux respirer." ditelle encore.
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Dans la gare, un train s'apprête à partir. Il emporte avec lui des hommes qu'il conduira jusqu'au champ de bataille, des hommes « qui apprendront à devenir des tortionnaires et des buveurs de sang ». Pour empêcher ce départ, les femmes s'assoient sur les rails, font barrière de leur corps, scandent leur refus. Mais le train s'en va... À travers ces trains qui « partent / foncent / se dispersent / gavés de chair humaine », Brigitte Baumié convoque toutes les guerres, celles d'hier et d'aujourd'hui, qui jettent des générations entières dans les fosses béantes du désespoir. Mais aussi le souvenir des femmes qui ont osé s'asseoir sur les rails, celles qui ont crié leur indignation et leur révolte. Comme pour nous rappeler que, lorsqu'il s'agit de résister, chaque voix est essentielle
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"Dans ma chevelure.
J'ai caché les tortues de ta voix.
Réminiscences des ruelles poussiéreuses.
Dans ma chevelure.
J'ai caché les pluies secrètes.
Dans ma chevelure.
Des flammes secrètes.
Dans ma chevelure.
Des ruelles secrètes.
Des nuits de Téhéran.
Nuit intérieure des derniers moments.
Mes côtes sont blessées.
Ma terre est une mer.
Des balles aucune fleur ne fleurit".