Librairie Generale Francaise

  • « Une femme, pour être en mesure d'écrire, doit avoir de l'argent et une chambre à elle ; et cela, comme vous allez le voir, ne résout en rien le grand problème de ce qu'est la vraie nature de la femme et la vraie nature de la littérature. » Virginia Woolf interroge dans cet essai incontournable toutes les constructions historiques, économiques et sociales qui, au fil des siècles, ont empêché les femmes d'écrire, de penser et de créer avec la même liberté que les hommes. Avec un regard volontairement impertinent et résolument moderne, elle mène une réflexion remarquable sur « les femmes et la littérature », et nous livre un texte féministe intemporel et nécessaire.

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  • « J'ai toujours senti cet élan en moi, comparable à celui des plantes pour grandir. Nous possédons tous cet élan, mais il arrive qu'il se brise. Nous avons tous nos empêchements, nos découragements, nos traumatismes. Il s'agit seulement de savoir à quel point nous désirons nous battre afin de surmonter les obstacles. » Dans cette série d'entretiens et de lectures prononcées par Anaïs Nin devant des étudiants entre 1966 et 1973, l'écrivaine nous livre, à la fin de sa vie, une réflexion très personnelle sur divers sujets : la recherche de l'identité, la magie de l'art, la femme et le féminisme... Plus qu'un ouvrage thématique, c'est une synthèse de sa pensée que nous offrent ces textes, empreints d'un constant optimiste, et qui constituent une véritable porte d'entrée privilégiée pour découvrir celle qui marqua son époque par des ouvrages incontournables.
    Établi et présenté par Evelyn J. Hinz.

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  • De ce roman foisonnant de personnages se détache la figure adolescente de Mick, qui ressemble étrangement à Carson McCullers. Pauvre, passionnée de musique, elle rôde dans les cours des immeubles pour surprendre les accents d'une symphonie qui s'échappent d'un poste de TSF : « Cette musique ressemblait parfois à de petits morceaux de cristal colorés et, quelquefois, c'était la chose la plus douce, la plus triste que l'on pût imaginer. ».
    Mick et bien d'autres personnages s'entrecroisent dans ce roman qui emprunte ses décors au Sud des Etats-Unis où vécut Carson McCullers dans l'immédiat avant-guerre. Elle avait vingt-deux ans quand elle publia ce premier livre, qui est sans doute son chef-d'oeuvre.

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  • Jonna et Mari partagent leur vie entre leur appartement situé non loin du port de Helsinki, où leurs deux ateliers sont séparés par un grenier commun, et leur maison sur une île, difficilement accessible lorsque le brouillard se lève. Partenaires bienveillantes et bavardes, les femmes peignent, écrivent, sculptent, filment, se retrouvent pour les pauses-cafés et cigarettes ; elles se disputent, se soutiennent, philosophent à propos de tout et de rien.
    Au crépuscule de sa pratique, Tove Jansson conjugue dans Fair-play trois passions indissociables - le travail, l'amour et la liberté - et offre une profonde leçon de jeunesse, celle de toujours faire de sa vie une oeuvre d'art.

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  • Eszter est une comédienne célèbre. Pourtant, les frustrations de son enfance renaissent et s'exacerbent quand elle découvre qu'Angela, la petite fille trop parfaite de son village natal, est l'épouse de l'homme qu'elle aime. Dès lors, la rancoeur et l'amertume seront ses compagnes diaboliquement fidèles.
    Le Faon dit la jalousie, plus encore, la haine, vécues comme un maléfice, à l'égard d'un être qui symbolise tout ce que la jeune femme n'a jamais connu. Eszter se confesse et expie dans un monologue intense, tranchant, étrange vocifération qui grave le portrait d'une femme possédée par la fureur et ses pulsions.

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  • Sur les bancs de Cambridge, dans les années 1920, le jeune Maurice Hall rencontre l'élégant et intellectuel Clive Durham. Bientôt, l'amitié entre les deux jeunes gens va se transformer en un amour platonique mais sincère, qui durera plusieurs années. Lorsque Clive décide de se marier avec une jeune femme de la bonne société, Maurice tente de combler le vide de son existence en donnant des leçons de boxe et en cherchant à « guérir ». Mais c'est lorsque l'amour se présentera de nouveau à lui qu'il parviendra, défiant la société puritaine de l'époque et acceptant enfin qui il est, à accéder à la véritable liberté.
    Publié en 1970, Maurice est un roman posthume en grande partie autobiographique. Cette histoire magnifique et poignante d'une quête de soi a été adaptée au cinéma par James Ivory en 1987, avec James Wilby et Hugh Grant dans les rôles-titres.

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  • Armino est guide touristique dans l'Italie des années soixante. Un jour, au cours d'une visite, il croise une vieille femme en qui il pense reconnaître une domestique qui s'occupait de lui enfant. Le lendemain, celle-ci est retrouvée assassinée. Armino décide alors de retourner à Ruffano, sa ville natale, pour vérifier ses intuitions. Jadis, quelque cinq cents ans auparavant, cette cité fut gouvernée par les Malebranche, et en particulier par le duc Claudio, surnommé le Faucon, qui la soumit à une terrible tyrannie. À l'arrivée d'Armino, Ruffano s'apprête à célébrer son célèbre festival, lors duquel un événement historique est reconstitué avec le plus de réalisme possible. Cette année, le thème en est la révolte populaire qui mena à la mort de Claudio. Mais tandis les festivités approchent, des menaces du passé refont surface...
    Enquête familiale, suspense virtuose au temps de la Renaissance, Le Vol du Faucon nous plonge dans un monde empreint de mystère. On y retrouve la plume envoûtante et la grande finesse psychologique de l'auteure de Rebecca.

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  • Trois personnages en quête de liberté vivent dans une maison radieuse et sont liés entre eux par un amour que rien ne ternit....
    La question n'est cependant pas là. Pour Anneliese, femme du médecin Brandhardt, pour Gitta, leur fille, et surtout pour Balduin, leur fils adolescent, la liberté consiste à ne pas manquer le train qui mène au « pays des artistes ».
    Malgré sa bonté et son intelligence, Brandhardt incarne l'ordre social et la domination masculine. Anneliese a renoncé à sa carrière de pianiste virtuose. Gitta, à force de coups de tête impulsifs, prendra en main sa propre existence. Derrière le personnage éclatant du jeune Balduin se dessine le portrait du jeune Rainer Maria Rilke, dont Lou Andreas-Salomé brosse une analyse fine et profonde.

  • « C'est en Égypte qu'Arthur Lomax contracta l'habitude qui, à la suite d'expériences diverses, le conduisit finalement à l'échafaud.
    En Égypte, la plupart des touristes portent des lunettes bleues. Arthur Lomax suivait cette mode aussi incongrue que prudente. En compagnie de trois personnes qu'il connaissait à peine, mais à l'intimité desquelles il avait été forcé par les exigences du yachting, il contemplait le Sphinx. Mais Lomax s'intéressait moins au Sphinx qu'au phénomène produit par les lunettes qu'il portait. En fait, il avait déjà classé le Sphinx comme une chose complètement surfaite. Pourtant, comme il arrive souvent, déçu de ce côté-là, il avait été, de façon imprévue, richement récompensé d'un autre. Le monde était changé pour lui et, s'il avait pu le savoir, son avenir entier modifié par ces deux cercles de verre teinté. » Publié en 1924, ce récit, inspiré par les voyages que la muse et amie de Virginia Woolf a effectués, offre l'histoire singulière d'un gentleman anglais dont la vie bascule tragiquement au cours d'une croisière.

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  • Trompeuse gentillesse Nouv.

    Angelica Garnett (1918-2012), nièce de Virginia Woolf, a grandi au coeur du Bloomsbury Group, qui réunissait d'influents écrivains, artistes et intellectuels anglais. Dans sa maison de campagne du Sussex ou dans celle de Gordon Square à Londres, on pouvait ainsi croiser, entre autres, Leonard et Virginia Woolf, Roger Fry, E. M. Forster, David Garnett - qui, lorsque Angelica était née, avait annoncé qu'il l'épouserait.
    La vie de la jeune fille bascule lorsque, à dix-sept ans, celle-ci apprend qu'elle est le fruit d'une liaison entre sa mère et le peintre Duncan Grant. Et, plus tard, un second choc : elle découvre que David Garnett, devenu son époux, a été dans le passé l'amant de Duncan...
    Avec cette autobiographie publiée en 1985, Angelica Garnett nous offre un portrait vibrant et sans concessions de sa mère, et démythifie un milieu fascinant, aujourd'hui entré dans la légende.

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  • Publié en Hongrie en 1940, ce roman réunit de manière singulière deux virtuoses de la littérature hongroise du XXe siècle : Sándor Márai, l'auteur des Braises, y rend hommage à son maître, Gyula Krúdy, dandy ténébreux et personnage légendaire de la bohème littéraire de Budapest, surnommé ici Sindbad.
    Un matin de mai, Sindbad quitte son domicile en promettant à sa femme de se procurer l'argent nécessaire pour payer la facture d'électricité et acheter une robe à leur petite fille. Pourtant, à peine est-il parti que ses bonnes intentions se dissipent. Se laissant aller à une douce flânerie, il revisite Budapest au gré des lieux qu'il a aimés autrefois...Entre Histoire et fiction, un récit envoûtant et nostalgique à la beauté crépusculaire, où les propres souvenirs d'avant-guerre de Márai se mêlent à son imaginaire avec une puissance évocatrice saisissante.Une quête splendide, à la fois drôle et bouleversante, d'un pays disparu. Gilles Heuré, Télérama.Traduit du hongrois par Catherine Faye.

  • « Pareille à une flaque d'eau qui attire et absorbe une simple goutte, l'occupation se mit en place presque instantanément, avec la facilité d'une loi naturelle. L'essentiel avait eu lieu pendant que la ville dormait, et les habitants, surpris, s'accommodaient du nouvel état de choses comme un malade qui revient à lui après une anesthésie et qui apprend qu'on l'a déjà opéré et qu'il ne lui reste plus qu'à s'habituer à vivre sans ses jambes. ».
    Cédric X est le souverain d'un royaume minuscule et glacé, fait de traditions immuables, qui se voit envahi par les troupes du IIIe Reich lors de la Seconde Guerre mondiale. Petit à petit, les libertés disparaissent, le roi et son peuple courbent l'échine et acceptent l'humiliation. Jusqu'au jour où les Juifs sont obligés de porter l'étoile jaune...
    Un roman court à lire comme une véritable parabole sur la responsabilité individuelle face aux événements collectifs.

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  • Paris, 1939. Ravic, chirurgien allemand émigré en France pour fuir le régime nazi, opère dans la clandestinité pour le compte d'un médecin français qui ne maîtrise plus son métier. Hanté par les sévices qu'il a subis en Allemagne, il déambule dans la capitale, à la veille de l'Occupation, risquant chaque jour d'être expulsé. Lorsqu'il rencontre Jeanne, jeune chanteuse exilée comme lui, il reprend un temps goût au bonheur, mais les ombres du passé ne lâchent pas prises si facilement.
    Arc de triomphe est le portrait d'un homme qui, derrière son cynisme, cache un profond humanisme, opérant sans distinction grandes dames et prostituées, petites gens et hauts fonctionnaires. C'est aussi un grand roman d'amour et, surtout, le tableau saisissant d'un monde sur le point de basculer dans l'obscurité.

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  • "La mort me brûle" : tout au long de sa vie, le Prix Nobel de littérature Elias Canetti n'a cessé d'écrire sur le thème de la mort. Le livre qu'il projetait de lui consacrer a enfin vu le jour en 2014. Principalement composé d'inédits découverts après sa disparition, en 1994, ce recueil mêle notes, aphorismes, portraits et réflexions. Le regard de l'anthropologue alterne avec celui du romancier qui commente poètes, philosophes et scientifiques, tandis que le critique invoque mythes et satires.
    Et toujours, au coeur de sa réflexion, ce questionnement : pourquoi les hommes s'entretuent-ils avec tant de fougue ? A l'image d'un écrivain cosmopolite au talent protéiforme, cet ouvrage déploie les multiples facettes d'une réflexion hors norme et toujours d'actualité. Un des plus grands esprits du XXe siècle. Nicolas Weill, Le Monde des livres. Les pensées libres et obstinées d'un Prix Nobel injustement oublié.
    Jacques Morice, Télérama. Postface de Peter von Matt. Traduit de l'allemand par Bernard Kreiss.

  • « J'ai peur d'une quantité de choses. Peur de ne pas grandir, de rester empêtrée dans la confusion de l'adolescence. Peur de grandir et de me perdre dans le désordre ambiant, comme Bett. Peur de suivre le mouvement et de me retrouver noyée dans la masse. Peur de suivre mon propre chemin et de me retrouver punie. La bonne mère avance à tâtons dans la vie et je tâtonne derrière elle, mais sans avoir sa magie. ».
    À mi-chemin entre le roman d'apprentissage et l'autobiographie romancée, Janet Hobhouse revient dans Nos vies consumées sur sa jeunesse et la relation complexe, passionnée avec sa mère et sa grand-mère. Elle nous entraîne dans l'histoire exaltante et ravagée de sa vie, raconte les liens étonnamment forts avec les femmes de sa famille, les difficultés à gagner son indépendance, et évoque avec une sensibilité rare la maladie qui finira par l'emporter alors qu'elle vient de terminer l'écriture de Nos vies consumées.

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  •    Virginia Woolf La Promenade au phare Fera-t-il beau demain pour la promenade au phare ? Cette question plane sur la famille réunie un soir de mi-septembre dans la grande maison de vacances des îles Hébrides.
    Tout au long du livre s'insinue la pulsation de la mer. L'eau entrave les pensées. La vie se déverse et la mort surprend. Les années passent. La maison est abandonnée. Demeurent les petits miracles quotidiens, ces « allumettes inopinément frottées dans le noir ». Ce sont eux qui donnent un sens aux choses, un mouvement à la vie.

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  • Rome, 1598. L'Inquisition sévit contre les hérétiques. Enfermés, torturés, ces derniers reçoivent à la veille de leur exécution la visite d'inquisiteurs pour les inciter à se repentir. Venu prendre des « leçons d'Inquisition », un carme d'Avila demande à suivre la dernière nuit d'un condamné. On lui accorde. L'hérétique, qui résiste depuis sept ans, s'appelle Giordano Bruno. L'Espagnol assiste aux dernières exhortations, vaines, des inquisiteurs, puis accompagne au petit matin le prisonnier au bûcher. Saisi par la violence de cette expérience, il voit toutes ses certitudes vaciller...
    Nourri de l'expérience de la guerre, du fascisme, et du stalinisme qui poussera Márai à l'exil, ce roman, écrit en 1974, expose le regard lucide d'un homme sur l'idéologie totalitaire, conçue pour broyer la volonté et la dignité humaines.
      Un passionnant récit. Alexis Liebaert, Le Magazine littéraire.
      Une histoire d'une poignante modernité. Eric de Bellefroid, La Libre Belgique.

  • « C'est là que m'est arrivée cette chose qu'il serait dommage de ne pas vous raconter. Après tout, je peux mourir à n'importe quel moment, un vaisseau capillaire qui se rompt dans le cerveau, ou le coeur, et personne d'autre que moi, j'en suis sûr, ne pourra jamais vivre une chose pareille. ».
    Dans ce choix de nouvelles, Deszö Kosztolányi met en scène son propre double, Kornél Esti. Avec un humour pince-sans-rire teinté d'un certain pessimisme, il raconte le Budapest des années 1920 et, plus généralement, le monde qui l'entoure. On retrouve le ton savoureux du grand écrivain hongrois dans ces courtes histoires fantaisistes, faites de dérision, d'absurde et d'un regard déroutant sur le réel.

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  • «  J'ai lu votre livre. Vous m'êtes proche comme toutes les femmes qui écrivent. Ne vous offusquer pas de ce "toutes",   toutes n'écrivent pas : écrivent celles entre toutes. Donc, vous m'êtes proche comme tout être unique et, surtout, comme tout être unique féminin.  »   En réponse aux Pensées d'une amazone (1920) de Natalie Clifford Barney (1876-1972), Marina Tsvetaeva écrit en 1932 une longue lettre où elle s'attache, en particulier, à définir les inquiétudes de deux femmes qui s'aiment et sont privées de la possibilité d'avoir un enfant. Dans une langue éblouissante, Marina Tsvetaeva livre dans ces pages une réflexion profonde et poétique sur l'amour des femmes entre elles.

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  • « J'étais dans l'île d'Ellis Island, c'était l'été 1944, et devant mes yeux j'avais New York. »Ludwig Sommer a vu son père faire assassiner par la Gestapo. Après un long périple à travers l'Europe, le jeune Allemand, pourchassé par les nazis, a enfin rejoint les États-Unis. Son permis de séjour en poche, il part à la découverte de cette terre promise dont les richesses semblent inépuisables. Mais la guerre et ses blessures, toujours vivaces, rendent difficiles les nouveaux départs.Dans cet ultime roman, laissé inachevé à sa mort en 1970, l'auteur d'À l'ouest rien de nouveau brosse le portrait d'une communauté d'exilés tout en offrant une réjouissante satire de la société américaine.Un livre somptueux sur la vie en laquelle il faut continuer malgré tout à croire. Gilles Heuré, Télérama.Un étonnant mélange entre gravité et frivolité, guerre et paix, retrouvailles et souvenirs obsédants des disparus... Une magnifique chronique. Macha Séry, Le Monde des livres.   Traduit de l'allemand et postfacé par Bernard Lortholary.

  • Vladimir Nabokov et sa femme Véra se sont rencontrés en 1923, à Berlin, où leurs familles avaient fui le pouvoir bolchevique. Tout au long du demi-siècle que dure leur mariage, ils ne sont séparés que rarement, mais alors il lui écrit abondamment. Dans cette correspondance à sens unique Véra ayant détruit ses propres lettres , on lit la passion de Nabokov pour sa femme, son quotidien dans le milieu de l'émigration russe à Berlin, les bouleversements auxquels tous deux sont confrontés dans leur vie matérielle et affective, le dénuement qui est le sien lors de ses débuts à Paris, l'intérêt croissant éveillé par son oeuvre auprès des éditeurs et d'un public éclairé, le soutien indéfectible que lui apporte Véra. Ces lettres, outre ce qu'elles révèlent sur l'homme, nous font découvrir le laboratoire de l'écrivain son énergie créatrice, la pléthore de sujets qui surgissent et disparaissent, l'intensité de son travail et l'on y reconnaît l'originalité de son style : sa veine parodique, poétique, sa vivacité et ses jeux de mots.Par-delà le seul intérêt biographique, une jubilation de l'écriture, une fantaisie enflammée et le fantôme désirable de la femme qui inspira ces mots. Éric Chevillard, Le Magazine littéraire.Une correspondance hautement délectable, tant s'y déploient le style proprement enchanteur de l'écrivain, la grâce surnaturelle des détails et des métaphores parfaites. Nathalie Crom, Télérama.Édition établie par Olga Voronina et Brian Boyd.Traduit du russe et de l'anglais par Laure Troubetzkoy.

  • «  L'ennui, c'est qu'il continuait à voir Sara comme dans un brouillard. Et tout le reste aussi, à cette époque. À croire que tout se brouillait dans sa tête et qu'il devenait fou. (...) Il avait toujours faim, et toujours le sentiment de quelque chose qui se préparait. Quelque chose de terrible qui le détruisait. Mais il refusait que ce pressentiment atteigne son esprit. (...) Il était sur le point de devenir un homme, et il avait dix-sept ans.  »   Des nouvelles, quelques poésies, la première et magistrale esquisse de son grand roman, Le Coeur est un chasseur solitaire : Le Coeur hypothéqué rassemble les écrits de Carson McCullers publiés de son vivant dans la presse ou restés inédits. Tous les thèmes chers à l'auteur s'y retrouvent : l'angoisse de la solitude, le besoin d'aimer et d'être aimé, la difficulté de communiquer, la délicate expression des sentiments... Mais aussi la légèreté de l'écriture et la précision clinique du récit.

  • Jim Tully se frotta pendant plus de six ans à divers hobos ces saisonniers américains qui voyageaient clandestinement sur les trains de marchandises. Il monta dans des trains postaux et des convois commerciaux, bivouaqua dans les «  jungles  » des vagabonds, assimila leurs us et coutumes, vécut de petits boulots et de mendicité, eut affaire aux forces de police, et vit souvent passer la mort de près.
    Publié en 1924 aux États-Unis, Vagabonds de la vie compte parmi les classiques de la littérature consacrée aux hobos. Il rend compte avec précision des moeurs et de la philosophie de ces hommes de la route. Avec ce récit, Tully s'inscrit dans les pas de Mark Twain et de Jack London.
      Son chef-d'oeuvre a ouvert la route à Kerouac et à la beat generation. De la première à la dernière page, le livre est porté par un courant prodigieux. Une langue rude, violente, légère. Laurent Rigoulet, Télérama.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Thierry Beauchamp.

  • De Jane Austen on sait peu de choses, les sources de renseignements étant rares. Les lettres qu'elle écrivit à ses trois nièces préférées dressent un portrait émouvant de l'auteur d'Orgueil et préjugés et témoignent de son caractère vif et généreux.
    Restée célibataire et sans enfants, c'est avec l'affection d'une grande soeur attentionnée qu'elle guide et conseille ses jeunes nièces. Elle leur parle d'écriture, de stratégie amoureuse, de sa vie à la campagne, avec l'humour et l'élégance qui font le sel de ses romans. Ces échanges révèlent une touchante intimité, et l'on acquiert bien vite la conviction que Jane Austen n'avait rien à envier à ses attachantes héroïnes.
      Austen se montre tendre et enjouée. Ses lettres poursuivent l'exploration de la tension inépuisable entre « raison » et « sentiment », passion et conventions sociales. Un prolongement attachant de son univers romanesque.
    Emily Barnett, Les Inrockuptibles.

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