Zulma

  • La vérité sur la lumière Nouv.

    Dýja descend d'une lignée de sages-femmes islandaises. Seules sa mère et sa soeur y échappent : l'une travaille dans les pompes funèbres, l'autre est météorologue - naître, mourir, entre les deux quelques tempêtes. Elle aide à mettre au monde son 1922e bébé, et note à quel point le plus difficile est toujours de s'habituer à la lumière. Alors qu'un ouragan d'une force inouïe menace l'île, elle apprivoise l'appartement mal fichu hérité de sa grand-tante, avec ses meubles qui font doublon, des ampoules qui clignotent sous la menace d'un court-circuit et un carton à bananes rempli de manuscrits. La transmission sera aussi littéraire, Tante Fífa ayant poursuivi le grand oeuvre de l'arrière-grand-mère : recueillir les récits, pensées et témoignages des sages-femmes (« mères de la lumière » en islandais) qui parcouraient la lande sous le blizzard et dans la nuit noire. Aujourd'hui comme hier, le fil ténu qui relie à la vie est aussi fugace et fragile qu'une aurore boréale. Sous la mansarde, au dernier étage de l'immeuble, un touriste australien égaré semble venu des antipodes simplement pour réfléchir. Décidément, l'être humain reste l'animal le plus vulnérable de la Terre. Drôle, poétique et grave, le nouveau roman d'Auður Ava Ólafsdóttir est une splendeur.

  • Un jour de désoeuvrement, Pablo Martín Sánchez tape son nom dans un moteur de recherche. Par le plus grand des hasards, il se découvre un homonyme au passé héroïque : un anarchiste, condamné à mort en 1924. Férocement intrigué, il se pique au jeu de l'investigation et cherche à savoir qui était... Pablo Martín Sánchez le révolutionnaire.

    Happé, l'auteur se fond dans cette destinée tourbillonnante et picaresque, alternant le récit d'une épopée révolutionnaire dans le Paris des années 1920 où les faubourgs de Belleville abritent d'ardents imprimeurs typographes, et celui d'une jeunesse aventureuse en Espagne jusqu'à les faire converger en un dénouement... tragique.

    Épique, virevoltant, espiègle et foisonnant, L'anarchiste qui s'appelait comme moi dresse le portrait à la fois réaliste et rêvé des utopies montantes du tournant du XXe siècle, dans l'esprit des grands romans populaires où l'amitié, la trahison, l'amour et la peur sont les rouages invisibles qui font tourner le monde.

  • En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

    « Un humour baroque et léger irradie tout au long de cette histoire où rien décidément ne se passe comme il faut, ni comme on s'y attend. » - Anne Crignon, Le Nouvel Observateur.

    « Tant de délicatesse à chaque page confine au miracle de cette Rosa candida, qu'on effeuille en croyant rêver, mais non. Ce livre existe, Auður Ava Ólafsdóttir l'a écrit et il faut le lire. » - Valérie Marin La Meslée, Le Point.


    Roman traduit de l'islandais par Catherine Eyjólfsson

  • être écologique Nouv.

    être écologique

    Timothy Morton

    • Zulma
    • 7 Octobre 2021

    Le réchauffement climatique a déclenché la sixième extinction de masse, nous sommes dans l'ère de l'Anthropocène. Mais contempler la catastrophe ou chercher le coupable n'aident ni à prendre les bonnes décisions, ni à agir vraiment. Face à une avalanche de faits et de données toujours plus alarmants, n'est-il pas temps de se réaccorder à notre environnement ?
    En recourant à des outils et des concepts comme l'intuition, l'art, l'empathie, l'interconnectivité, ou notre héritage néandertalien, Timothy Morton nous montre comment se remettre au diapason : à notre échelle, mais aussi à celles des bactéries, de la baleine à bosse, des écosystèmes, ou de la planète.
    Être écologique, c'est changer de paradigme dans notre relation au monde, se libérer du déni et du désespoir. Une lecture performative aussi sérieuse que captivante.

  • Dans la chaleur de l'été 2019, Rosa Maria Unda Souki devrait être plongée dans les préparatifs de son exposition à venir. Recluse au Couvent des Récollets, entre vertiges du doute et farouche détermination, elle tarde à rédiger le texte destiné au catalogue, à penser l'agencement des tableaux - toujours en cours d'acheminement depuis le Brésil.
    Dans l'attente, elle retrace ce qui l'a menée là. Comment elle a consacré cinq ans à la figure emblématique de Frida Kahlo en peignant sa célèbre Maison bleue, constituant une oeuvre picturale d'une richesse saisissante. En quête d'elle-même, Rosa Maria renoue avec une Frida intime, comme si les clés pour se retrouver elle-même étaient aussi celles qui permettent de comprendre Frida. Rosa Maria investit les espaces, présents et passés : l'atelier où elle réside à Paris, le lieu de cette exposition en cours, mais aussi la maison de sa propre enfance à Guama, au Venezuela. Elle cherche à rendre l'écho des voix, celle de son père disparu, celle du pays dont elle s'est exilée, celle de Frida.

    Dans un dialogue permanent, superbement illustré de dessins au graphite et des tableaux originaux de l'auteure, Ce que Frida m'a donné nous invite à un troublant voyage, à la fois très personnel et universel, au coeur même du processus créatif, de la construction de la mémoire et de la réconciliation avec soi-même.

  • L'hôtel du cygne

    Zhang Yueran

    Venue du lointain Sichuan, Yu Ling travaille à Pékin depuis dix ans et rêve de changer de vie. Au détour d'un pique-nique, avec son acolyte M. Courge, ils fomentent le kidnapping de Dada, charmant petit garçon de l'élite chinoise dont elle est la nounou. Mais une fois avalées les pattes de crabe du Kamtchatka et les brochettes d'ailes de poulet, le plan tombe à l'eau, adieu la rançon : le grand-père de Dada vient d'être inculpé pour corruption, le père est arrêté, la mère a disparu. Yu Ling se retrouve seule avec l'enfant. Dans la grande villa aseptisée, Dada dresse une tente pour y accueillir tous ceux qui comme lui n'ont pas d'amis : l'Hôtel du Cygne. Dans le huis clos de cette drôle de famille recomposée, Zhang Yueran dresse le portrait tout en nuances de la Chine d'aujourd'hui.

  • La pensée écologique Nouv.

    La pensée écologique

    Timothy Morton

    • Zulma
    • 7 Octobre 2021

    Le réchauffement climatique a déclenché la sixième extinction de masse. Mais nous manquons d'outils pour penser cette ère de l'Anthropocène.
    Avec intelligence et humour, Morton nous libère des discours bien-pensants qui servent surtout à soulager les consciences et verdir les programmes électoraux.
    La Pensée écologique, c'est apprendre à penser différemment : s'affranchir du concept de Nature, voir grand (global plutôt que local), reconnaître les hyperobjets (le plastique ou la biosphère), prendre conscience de l'étrange étrangeté du monde et des liens de tout avec tout.
    De Darwin à Blade Runner, de Wordsworth à Björk ou Levinas, Morton nous offre un texte radical, accessible et totalement nouveau dans le champ de l'écologie.

  • ör

    Audur Ava Olafsdóttir

    Jónas Ebeneser, quarante-neuf ans, divorcé, n'a qu'une passion : restaurer, retaper, réparer. Mais le bricoleur connaît une crise profonde. Sans plus de réconfort à attendre des trois Guðrún de sa vie - son ex-femme, sa fille, et sa propre mère -, il décide de se mettre en route à destination d'un pays abîmé par la guerre, avec sa perceuse en bandoulière et sa caisse à outils pour tout bagage...

  • Buru Quartet t.2 : enfant de toutes les nations Nouv.

    Voici le deuxième volet du Buru Quartet - l'histoire aventureuse et romanesque qui nous emmène à Surabaya, en Indonésie, au tournant du xxesiècle.
    À peine Minke a-t-il épousé Annelies, la fille d'Ontosoroh et d'un riche colon hollandais, qu'elle lui est enlevée pour être ramenée en Europe. Face à l'implacable domination coloniale, Minke et Ontosoroh sont désormais liés à jamais.
    Leur combat n'en est pourtant qu'à ses débuts. En découvrant l'histoire de Surati, défigurée volontaire pour échapper aux griffes d'un directeur de sucrerie, Minke se décide à prendre la plume pour écrire au nom de son peuple...

  • Le garçon

    Marcus Malte

    Il n'a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin - d'instinct.
    Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d'un hameau perdu, Brabek l'ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l'amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois soeur, amante, mère. « C'est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l'existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l'effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l'on nomme la civilisation.
    Itinéraire d'une âme neuve qui s'éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l'Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l'immense roman de l'épreuve du monde.

  • C'est une longue et belle histoire que « Pram » racontait à ses compagnons de détention sur l'île de Buru, avec ferveur, et un élan vital qu'on partage aussitôt. Une histoire aventureuse et romanesque, une histoire politique aussi, qui nous emmène à Surabaya, en Indonésie, au tournant du siècle.
    Minke, jeune journaliste brillant et curieux de tout, y croise le destin d'Ontosoroh, la nyai, concubine d'un riche colon hollandais. Tous deux sont javanais, idéalistes et ambitieux, tous deux rêvent d'une liberté enfin conquise contre un régime de haine et de discrimination, celui des Indes néerlandaises. Deux personnages extraordinaires, aussi attachants que singuliers - au regard d'un monde qui mûrit sa révolution. On l'aura compris, le Monde des hommes est plus qu'un roman, c'est un monument.
    « Les dictatures donnent souvent naissance à d'excellentes littératures. C'est un paradoxe réjouissant, auquel l'Indonésie n'a pas échappé. Comme l'Albanie l'a fait avec Kadaré, ou la Russie avec Soljenitsyne, elle s'est acharnée contre son écrivain le plus prometteur, Pramoedya Ananta Toer, et celui-ci, de son côté, s'est escrimé à ne jamais baisser la garde. Il a fini par gagner la partie. » André Clavel, Le Temps

  • Le silence des dieux Nouv.

    Un matin comme un autre, après avoir avalé une gorgée de thé et un morceau de galette, Abdelkrim traverse les étroites ruelles du village de la Source des Chèvres et s'éloigne sur la piste de terre pour aller en ville. Le long de l'oued asséché, la route au-delà de la montagne pelée se perd dans les sables alentour. Mais le car ne viendra pas. Des soldats bloquent l'accès : la route est coupée, le village isolé, rentrez chez vous.
    Les villageois stupéfaits accueillent la nouvelle avec fatalisme, ce jour-là comme les suivants, sans plus même vérifier si les soldats sont toujours en poste. Ils consentent à cet enfermement, persuadés peut-être de l'avoir mérité. Oubliés des dieux.
    Entre le café et la mosquée, la petite place résonne encore du dernier passage des commerçants itinérants, du porteur d'eau et des conteurs, mais le fragile équilibre vacille. Le maire se débat dans des fonctions devenues obsolètes, l'imam et doyen tente d'apaiser les colères, le riche Abbas fomente une prise de pouvoir à l'ombre de la palmeraie. Bientôt ils vont désigner un coupable, puisqu'il en faut un, et s'en débarrasser comme d'un mauvais sort.
    Une voix s'élève pourtant. Celle de Ziani le fou. Pieds nus et cheveux hirsutes, il a beau crier ses prophéties, il reste celui dont on se moque et se méfie. Qu'on préfère faire taire.
    D'où naîtra l'espoir ? D'où, sinon de celles qui luttent en silence contre l'oppression et la convoitise, contre l'obscurantisme et la résignation. Avec Zohra, Setti, Fatiha, Alia, Aïcha, bientôt toutes les femmes du village, se lève le vent de la révolte.
    Le Silence des dieux est une magnifique et délicate allégorie, face à tous les enfermements, de la liberté, du choix et de la réconciliation.

  • Au bord de la mer Caspienne, un jeune garçon découvre avec son amie Tahereh les prodiges minuscules de l'univers - la visite d'une coccinelle, les jeux et les joies de l'enfance. Lui est arménien. Elle, fille du concierge musulman de l'école. Dans cette petite communauté se côtoient les coutumes, les religions, les histoires d'amour et d'amitié, les crispations anciennes et les aspirations à la liberté.
    Pâques, c'est la fête des oeufs peints, des pensées blanches, des pâtisseries à la fleur d'oranger. Entre passé et présent, Téhéran et le village natal, la vie quotidienne se dessine avec virtuosité, un art précieux du détail et beaucoup de finesse.

  • Le clou

    Zhang Yueran

    La trentaine un peu cabossée, Li Jiaqi et Cheng Gong se retrouvent après des années sans nouvelles. Elle rentre de Pékin où elle était rédactrice de mode ; lui habite encore avec sa tante sur le campus de la Faculté de médecine. C'est là que tout a commencé. Parce que leurs grands-pères - l'un éminent chirurgien, l'autre directeur adjoint de l'hôpital universitaire - s'y sont côtoyés aux heures les plus sombres de la Révolution culturelle... En une fresque incroyablement vivante, peuplée de souvenirs d'enfance, de conflits familiaux et de révélations, ils se racontent leurs vies parallèles et avancent une à une les pièces manquantes du drame.

  • Cette année-là, entre un déluge et une éclipse solaire, l'impétueuse Beevi hérite d'une grande demeure et adopte Mary Anne, débarquée sans crier gare de son orphelinat. Aidée de l'extravagante Miss Boonsidik, Beevi reconvertit la bâtisse - quatre tourelles, dix toilettes, des bibelots à foison et un jardin extraordinaire - en bed & breakfast pour touristes égarés... Une chronique absolument tendre, libre, drôle et incisive, d'un petit monde quelque part en Malaisie, aujourd'hui.

  • « Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l'été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi. » Ainsi commence la réponse - combien tardive - de Bjarni Gíslason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu'il aima, aussi brièvement qu'ardemment, d'un amour impossible.
    Et c'est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires et sa charge de contrôleur du fourrage, on découvre l'âpre existence qui fut la sienne tout au long d'un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni Gíslason de Kolkustadir est un homme simple, taillé dans la lave, pétri de poésie et d'attention émerveillée à la nature sauvage.
    Ce beau et puissant roman se lit d'une traite, tant on est troublé par l'étrange confession amoureuse d'un éleveur de brebis islandais, d'un homme qui s'est lui-même spolié de l'amour de sa vie.

  • épépé

    Ferenc Karinthy

    Budaï, linguiste de renommée internationale, quitte les rives du Danube pour participer à un congrès à Helsinki. Hélas ! il s'endort dans l'avion et se retrouve, sans savoir comment, dans un hôtel labyrinthique, au coeur d'une ville tentaculaire et surpeuplée, où on parle une langue dont il ne comprend pas un traître mot... Un comble pour ce polyglotte chevronné !
    À travers les mésaventures de Budaï, prisonnier malgré lui d'un univers absurde aux allures de cauchemar éveillé, Épépé nous entraîne dans une cavale entêtée et entêtante, drôle, féroce, aussi inquiétante que jubilatoire. Un roman culte.

  • Si on vous dit :
    « Appartient au star-système » en 9 lettres, « Espèce de matou-vu » en 7 lettres, « Gloire du concours à bricoles » en 6 lettres, vous répondez...* Il y a les mots croisés... et les mots croisés de Michel Laclos.
    80 grilles INÉDITES du génial verbicuciste, inégalées et totalement addictives, dans leur tout nouvel écrin designé par David Pearson.
    Solutions en fin de volume.
    Plaisir garanti à tous les étages !







    * ASTEROIDE, CARABAS, LEPINE

  • Comme chaque année depuis vingt-sept ans, début décembre, Benedikt part avec ses deux fidèles compagnons (son chien et son bélier), pour ramener les moutons égarés avant que l'hiver ne s'abatte pour de bon sur les terres d'Islande.
    Le berger, Roc le bélier et Leo le chien se mettent en chemin, toujours plus loin, de refuge en abri de fortune, dans la neige et la nuit, sur des chemins de montagne, dans ce royaume de neige où la terre et le ciel se confondent, avec pour seuls guides quelques rochers et le ciel étoilé. En égaux ils partagent la couche et les vivres.
    Mais cette année, le blizzard furieux les prend en embuscade, lui qui vous aveugle, vous lacère et vous coupe le souffle. Ce qui compte avant tout pour ces trois arpenteurs d'Islande au coeur simple, ce sont les brebis égarées qu'il faut ramener au bercail...
    Le Berger de l'Avent est une histoire simple et belle qui nous parle de l'Islande, de sa rudesse somptueuse et de ceux qui y vivent. Elle nous parle aussi magnifiquement de détermination et de solidarité. C'est un trésor de la littérature universelle.

  • Parfois certains livres traversent des décennies, et paraissent avoir sombré dans l'oubli. C'est l'un d'eux, à la reliure de maroquin rouge, qui tombe entre les mains d'Adam. À peine tourne-t-il ses pages qu'il est fasciné par les jardins merveilleux, la villa majestueuse et l'atmosphère enivrante du grand parc et de son kiosque à musique.
    Adam se laisse emporter par la magie de cet univers et son imaginaire, tout en s'étonnant de l'absence de personnages. Peu à peu, quelques-uns apparaissent, et Adam s'éprend passionnément de Iéléna. Il n'a plus qu'une hâte, y retourner, la retrouver sous les rosiers de la pergola. Mais l'a-t-elle seulement reconnu ? Car lui sait que Iéléna n'est autre que la jeune fille au chapeau cloche de la bibliothèque... dans la vie réelle.
    Il comprend alors que les personnages du roman sont les autres lecteurs, et qu'ils s'y croisent pour peu qu'ils lisent le même passage en même temps. Il devient dès lors aisé de s'y donner rendez-vous. Mais Adam ne saurait s'en contenter, et n'a de cesse de vouloir transposer son bonheur dans la réalité...
    Le roman culte de tous les amoureux de la lecture, une ode au pouvoir de la littérature, somptueuse et libératrice.

  • D'une beauté et d'une fraîcheur absolue, cet éloge de la simplicité est une invitation à renouer avec la racine des êtres et des choses. En explorant les élans du coeur et de la raison, la nature et la société humaine, Hong Zicheng nous en révèle la face cachée avec une éblouissante concision. On médite, on sourit, on s'y retrouve et on y revient, tant la justesse, la saveur, le charme et le piquant de ses images incitent à cultiver l'art d'être soi et d'être au monde.
    Écrits à la fin de la dynastie Ming, les Propos de Hong Zicheng portent un idéal de liberté et d'harmonie à un très haut degré de raffinement.

  • « Serpicon voit de drôles de choses dans la ville. À celui qui fait l'étonné, il répond : «Il suffit de regarder.» ».
    Ibidem Serpicon déambule dans les rues de Paris et sa banlieue, prend les bus de la RATP, s'assoit sur les bancs des squares, et rencontre tout un tas de gens étonnants. Avenants ou méfiants, décalés ou malveillants, ils trouvent toujours chez Ibidem une écoute et une générosité sans fond.
    Car quand on est aussi peu en phase avec le monde qui nous entoure, il n'y a guère que deux solutions. Prendre un remède pour voir-la-vie-en-imbécile-heureux. Ou réinventer la réalité quotidienne. Avec un humour détonnant, Ibidem réécrit le monde autour de lui, joue avec les mots, fait de sa vie une fiction ou un feuilleton, et lutte contre une voix off qui le houspille.
    À mi-chemin entre le M. Hulot de Tati et le M. Plume de Michaux, Ibidem Serpicon nous invite à changer de regard, à happer la poésie à chaque coin de rue, en attrapant au vol le burlesque de l'existence.
    Indissociable de son personnage, René Haddad était cet éternel arpenteur, enfant de Paris et poète drôlatique et sensible. Terriblement attachant.

  • La part des chiens

    Marcus Malte

    Zodiak a remué ciel et terre. 927 jours que Sonia a disparu. 927 jours qu'il la recherche. Zodiak, oracle mutique d'un cirque ambulant, a les constellations tatouées sur le corps, et un trou à la place du coeur depuis que sa funambule est partie. Le voilà débarqué dans une ville-cauchemar flanqué de Roman, son butor, à écumer les bars et les bouges désaffectés. À côtoyer les marginaux des bas-fonds, tandis que les chiens de garde veillent depuis les hauteurs sur les jeux macabres des nantis salement retranchés dans leurs villas...
    Road-trip aux portes de l'enfer, La Part des chiens est un roman noir à couper le souffle. Une traversée des ténèbres en quête d'absolu.

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