• Il y a plusieurs entrées de lecture à ce roman.
    Raïssi, le personnage principal, y pénètre par une porte secrète après une découverte extraordinaire. découverte qui bouleverse sa vie privée, approfondit son oeuvre d'artiste et sa relation avec la religion et le surnaturel. un artiste mystique ? oui, un initié aux secrets du monde islamique. l'histoire commence à fès en 1897 et se termine à mazagan en 1960. raïssi voyage vers dieu. il explore le monde à la croisée des pays, des civilisations et des religions.
    Au-delà de l'histoire incarnée dans la période coloniale et post-coloniale, rayonne la promesse de la tolérance.

  • Grande figure de l'intelligentsia marocaine, voici en trois volumes l'essentiel de Abdelkébir Kathibi. Il est de ces personnages qui ont fasciné les écrivains français parce qu'il leur révélait des chemins inexplorés de leur propre langue. C'est ainsi que Jacques Derrida écrit à son propos : " Comme beaucoup d'autres, je tiens Abdelkébir Khatibi pour un des très grands écrivains, poètes et penseurs de langue française de notre temps [...] Je tiens à souligner que cette oeuvre, largement reconnue dans le monde francophone et arabophone, est à la fois une immense invention poétique et une puissante réflexion théorique qui, entre tant d'autres thèmes, s'attache à la problématique du bilinguisme ou du biculturalisme. Ce que Khatibi fait de la langue française, ce qu'il lui donne en y imprimant sa marque, est inséparable de ce qu'il analyse de cette situation, dans ses dimensions linguistiques, certes, mais aussi culturelles, religieuses, anthropologiques, politiques. " Barthes ne dit pas autre chose : " Ce que j'ai à interroger, à quelque niveau de l'échelle sociale que je me place, c'est un Français "culturel", façonné par les vagues successives du rationalisme, de la démocratie, des communications de masse. Ce que Khatibi interroge, c'est un homme intégralement "populaire", qui ne parle que par ses signes à lui. L'originalité de Khatibi est donc éclatante : sa voix est absolument singulière, et par là même absolument solitaire. Car ce qu'il propose, paradoxalement, c'est de retrouver en même temps l'identité et la différence : une identité telle, d'un métal si pur, si incandescent, qu'elle oblige quiconque à la lire comme une différence. "

  • Grande figure de l'intelligentsia marocaine, voici en trois volumes l'essentiel de Abdelkébir Kathibi. Il est de ces personnages qui ont fasciné les écrivains français parce qu'il leur révélait des chemins inexplorés de leur propre langue. C'est ainsi que Jacques Derrida écrit à son propos : " Comme beaucoup d'autres, je tiens Abdelkébir Khatibi pour un des très grands écrivains, poètes et penseurs de langue française de notre temps [...] Je tiens à souligner que cette oeuvre, largement reconnue dans le monde francophone et arabophone, est à la fois une immense invention poétique et une puissante réflexion théorique qui, entre tant d'autres thèmes, s'attache à la problématique du bilinguisme ou du biculturalisme. Ce que Khatibi fait de la langue française, ce qu'il lui donne en y imprimant sa marque, est inséparable de ce qu'il analyse de cette situation, dans ses dimensions linguistiques, certes, mais aussi culturelles, religieuses, anthropologiques, politiques. " Barthes ne dit pas autre chose : " Ce que j'ai à interroger, à quelque niveau de l'échelle sociale que je me place, c'est un Français "culturel", façonné par les vagues successives du rationalisme, de la démocratie, des communications de masse. Ce que Khatibi interroge, c'est un homme intégralement "populaire", qui ne parle que par ses signes à lui. L'originalité de Khatibi est donc éclatante : sa voix est absolument singulière, et par là même absolument solitaire. Car ce qu'il propose, paradoxalement, c'est de retrouver en même temps l'identité et la différence : une identité telle, d'un métal si pur, si incandescent, qu'elle oblige quiconque à la lire comme une différence. "

  • Grande figure de l'intelligentsia marocaine, voici en trois volumes l'essentiel de Abdelkébir Kathibi. Il est de ces personnages qui ont fasciné les écrivains français parce qu'il leur révélait des chemins inexplorés de leur propre langue. C'est ainsi que Jacques Derrida écrit à son propos : " Comme beaucoup d'autres, je tiens Abdelkébir Khatibi pour un des très grands écrivains, poètes et penseurs de langue française de notre temps [...] Je tiens à souligner que cette oeuvre, largement reconnue dans le monde francophone et arabophone, est à la fois une immense invention poétique et une puissante réflexion théorique qui, entre tant d'autres thèmes, s'attache à la problématique du bilinguisme ou du biculturalisme. Ce que Khatibi fait de la langue française, ce qu'il lui donne en y imprimant sa marque, est inséparable de ce qu'il analyse de cette situation, dans ses dimensions linguistiques, certes, mais aussi culturelles, religieuses, anthropologiques, politiques. " Barthes ne dit pas autre chose : " Ce que j'ai à interroger, à quelque niveau de l'échelle sociale que je me place, c'est un Français "culturel", façonné par les vagues successives du rationalisme, de la démocratie, des communications de masse. Ce que Khatibi interroge, c'est un homme intégralement "populaire", qui ne parle que par ses signes à lui. L'originalité de Khatibi est donc éclatante : sa voix est absolument singulière, et par là même absolument solitaire. Car ce qu'il propose, paradoxalement, c'est de retrouver en même temps l'identité et la différence : une identité telle, d'un métal si pur, si incandescent, qu'elle oblige quiconque à la lire comme une différence. "

  • C'est un " autoportrait " que nous offre le grand écrivain marocain dans cette évocation de ses années de formation et de son parcours. Né en 1938 dans un pays colonisé, le Maroc, formé dans le pays colonisateur, la France, dont il adopte la langue, Abdelkébir Khatibi est le témoin de la décolonisation et des nombreuses questions qu'elle soulève, notamment celle de la rupture dans les chaînons de transmission et les problèmes d'identité qu'elle pose.
    Proche de Barthes et Derrida, son oeuvre est traduite en plusieurs langues.

  • Ayant fréquenté J. Derrida et initié la traduction de son oeuvre en langue arabe, A. Khatibi propose une série de quatre textes dont deux qui furent prononcés en la présence du philosophe.

    « Je dirai que c'est le poème de Mallarmé qui m'a fait lire, sans critiques interposés, La double séance, le premier texte que j'ai lu de Derrida. C'est Mallarmé qui m'a guidé vers lui, après m'avoir orienté vers Gongora, Joyce et d'autres experts hermétiques, comme si, me montrant ce qu'il fallait lire et sous-lire, il était le dépositaire d'un secret dont je ne percevais alors que l'élégance intellectuelle. Mais quelle fête de la syntaxe et du don fait poème !

    Et moi-même, jeune écrivain, sortant à peine de l'ère coloniale, n'aspirais-je pas à un nouvel idiome avec une passion panique ! Je découvrais un nouveau poète, c'est-à-dire un artiste de la stratégie à distance, par rapport à ce qui m'oppressait alors. Le poète ne règne et ne gouverne sur rien. Il n'a aucun royaume enchanté. Sa chance, sa promesse, c'est son esprit d'invention (...).

    La double séance a orienté mon esprit - mon esprit de lecteur - vers certains plis et apparences du poème. Du poème enchâssé à sa pensée, à son graphe vocal. »

  • Un personnage central, Med, le héros ; des personnages de rencontre, associés soit à une ville : Paris, New York ou encore Kyoto, soit à plusieurs d'entre elles.
    Une société secrète et des robots, qui nous entraînent vers la science-fiction, sans cependant y installer complètement le récit. Et puis la présence bienvenue d'un ange, l'éclat des aubes, si différentes selon les parties du monde et la quête intérieure du héros. Med comprendra vite qu'il faut se dépouiller de son être le plus profond pour le retrouver, sublimé et enrichi, dans une sphère supérieure, une dimension nouvelle.
    Un roman iconoclaste, où la fluidité de l'écriture, le refus de toute convention de genre le disputent à une narration originale. une véritable féerie.
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  • Tattooed Memory (La Mémoire tatouée) is the first novel of the great Moroccan critic and novelist Abdelkébir Khatibi (1938-2009). Only one other novels has been translated into English (Love In Two Languages, 1991). Khatibi belongs to the generation following the foundational generation of writers such as Driss Chraïbi. For Khatibi's generation, French colonialism is a vibrant memory - but a memory from childhood. Tattooed Memory is part bildungsroman, part anticolonial treatise, and part language experiment, and it takes us from earliest childhood memory to young adulthood.

  • Après avoir découvert que sa maîtresse avait un fiancé, Gérard s'enferme dans une sorte de léthargie, suivie d'une longue dérive quasi mystique.

  • Monographie de référence d'une figure incontournable de l'abstraction marocaine.
    Ahmed Cherkaoui a développé un langage personnel inspiré du vocabulaire du signe berbère tatoué, gravé, tissé, reproduit à travers des oeuvres picturales et graphiques. Il a conduit ses expérimentations artistiques entre Paris et le Maroc autour du signe tracé et du geste peint.
    Oeuvres majeures ou moins connues du public, issues de collection privées ou institutionnelles, marocaines ou internationales, l'oeuvre de Cherkaoui est restituée à travers un parcours chronologique mettant en lumière le développement de sa recherche picturale, dans cet ouvrage catalogue et livre synthèse où figurent des essais thématiques, des textes historiques majeurs, des témoignages inédits ainsi que de la documentation sur le cheminement de l'artiste.
    Publié suite à l'exposition éponyme au Musée Mohammed VI d'art moderne et contemporain, Rabat, en 2018.

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