• "Valbrèges, le château merveilleux que découvrit Paul Fréval quand il était enfant et qu'il n'a jamais oublié. Des années plus tard, comme un rêve qui se réaliserait, il y séjourne en résidence d'écriture, invité par la comtesse Blanche Maufoid, née de Ségouzac. Outre le roman sur lequel il travaille, Paul Fréval devra réaménager la vaste bibliothèque familiale et faire le tri dans les papiers et documents du défunt Marquis, le père de Blanche.
    La bonne trentaine, de condition modeste, il ne faut à Paul que quelques jours pour s'adapter à son nouveau cadre de vie, accomplir sa tâche tout en prenant soin de tenir le journal de son séjour. Régulièrement, la journée finie, il partage café et digestif avec son hôtesse dans le petit salon. De conversations en conversations il devient bientôt son confident avant d'en être l'amant en dépit de leur différence d'âge.
    Mais l'implication de chacun dans cette relation amoureuse ne tarde pas à se déséquilibrer...


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  • Né avec les indépendances, lié, dans son développement au destin des nouvelles souverainetés, le cinéma d'Afrique noire francophone s'engage dès son origine dans un vaste mouvement de réappropriation culturelle. Il donne à voir, prioritairement, les réalités continentales du présent comme du passé. Contrairement au cinéma narratif occidental qui montre pour raconter, l'acte de raconter devient second par rapport à ce geste premier qui consiste à montrer. Dès lors l'espace, en tant que réalité géographique et sociale, mais aussi et surtout en tant que mode d'agencement narratif, devient l'enjeu fondamental de ce cinéma. Il est ce miroir en lequel s'inscrivent les images d'un monde en devenir. Il est aussi ce lieu filmique où s'affirment le mieux l'authenticité et la spécificité du cinéma africain. C'est la thèse que soutient André Gardies tout au long de cet essai, à partir d'une démarche sémionarratologique tout à la fois claire et efficace.

  • Décidément, Albert Thérond n'aime pas ses nouveaux voisins. Ils lui ont piqué la ferme qu'il convoitait depuis des années, faisant s'évanouir ses espoirs de devenir le maître de Beauregard, ce hameau perdu sur les pentes du mont Lozère. Alors, il n'a de cesse d'empoisonner la vie de ces étrangers, qui sont, comble du comble, presque noirs...
    Jusqu'à son accident, une nuit de brouillard. Sans l'intervention de ses voisins, il aurait passé l'arme à gauche. Peu à peu, durant sa convalescence, il va apprendre à mieux les connaître, oubliant presque leur couleur de peau. Et puis, surtout, il se sent de plus en plus concerné par les violences et les agressions dont ils sont victimes. Si bien que, lui aussi, il finira par être l'objet de la même haine...

  • Le monde de juliette

    André Gardies

    • Paris
    • 24 Mai 2006

    Chassée par la misère et l'ingratitude du sol, Juliette, comme beaucoup de jeunes filles du siècle dernier, a dû quitter sa Cévenne lozérienne et s'exiler vers les villes de la plaine, afin d'y être "placée". La vieille dame qu'elle est devenue aujourd'hui vit au rythme lent de la maison de retraite qui l'accueille. Malgré ses forces qui déclinent inexorablement, chaque jour qui passe est un jour de plus, gagné sur l'échéance ultime. C'est la vie, encore un peu. Celle que chacun porte au fond de soi ; celle que le souvenir fait revivre. Alors, malgré la mémoire qui défaille, qui oublie, qui mélange les dates, les noms, les événements et les périodes, Juliette revit sa vie, avec ses peines, ses douleurs secrètes, mais aussi ses joies et ses bonheurs gagnés souvent sur l'hostilité du monde. Elle découvrira, et le lecteur avec elle, que la vie est bien un roman quand c'est le romanesque qui lui donne son sens et son prix. En alternance, deux voix concertantes disent et interprètent cette lutte entre les forces déclinantes de l'âge et l'immensité vivante du souvenir. Par leur jeu subtil, le monde de Juliette s'offre en partage au lecteur.

  • Ce n'est pas par hasard que Jacques Torrant va séjourner au coeur du Massif Central dans une ferme isolée en lisière de forêt où se cache une tourbière.  Ce lieu perdu, en déshérence depuis une décennie, loué épisodiquement par l'administration des Ponts et Chaussées à quelque estivant en mal de solitude, lui évoque un être cher de son enfance, l'oncle Paul, disparu mystérieusement aux alentours. À propos de cette maison qu'on appelle « La Baraque du cheval noir » circulent quantité d'histoires, de rumeurs, d'intérêts dissimulés. Objet de l'attention sournoise des habitants des hameaux avoisinants, Jacques Torrant venu dans ce lieu pour écrire et plus secrètement pour comprendre les causes de la mort de son oncle, va faire une rencontre surprenante qui l'enflammera avant de l'amarrer à ce lieu inquiétant.
    Fantastique et sauvage, la nature de ce pays reculé déteint sur le caractère des habitants dont André Gardies décrit en connaisseur la cruauté et la méfiance séculaire vis-à-vis des étrangers.

  • Le visiteur solitaire

    André Gardies

    • Paris
    • 1 Juin 2008

    Dans un village des hauts plateaux que hante encore le souvenir de la Bête, pays de solitude et de pauweté, un fonctionnaire du ministère de I'Agriculture, Faustin Juan, est dépêché pour tenter de comprendre les réticences du pays au progrèse t au remembrementp. ans ce mondei solé, vivant encoreà l'ère du char à bæufs et de la polyculture de subsistancei,l découvreu n village pétri de terreurs, de jalousie et de ragots, anD(h abitantss ecretse t méfiants. Aùnosphèret empérée par la beautéd es paysagesI,' amitié amoureused e Reine qui tient le cafe-épicerie, et la complicité de Jean, le braconnier, mais aussi le désir trouble que suscitent Violette et Monique,d euxj eunesé colièresp lus avertiesq u'il n'y paraît.T ous les ingrédients sont là pour qu'éclate le drame. Un roman qui traduit l'âpreté d'une terre aux hivers extnêmes, et la vie quotidienne d'un monde dont la noirceur est loin d'égaler celle du narrateur remarquablemendt épeintp ar André Gardiesq ui signel à son 4" roman.

  • La source du diable

    André Gardies

    • T.d.o
    • 20 Novembre 2014

    Tout commence par une froide journée d'hiver...
    En pleine tempête de neige, un autorail se re­trouve bloqué sur les hauts plateaux lozériens. Marc Maugrain, l'un des voyageurs, en descend et s'enfonce lentement dans la campagne à travers les congères. Sans aucune raison apparente. Finalement, il se réfugie dans une ferme isolée qu'il juge abandonnée. Il prend ses aises, fouille la bâtisse, pénètre l'intimité de la maison avec une obsession presque morbide. Ce qu'il découvre alors changera son destin...
    Quinze ans plus tard, toujours habité par le souvenir de cette « expérience », il décide de revenir sur les lieux...
    André Gardies expose à la perfection les mystères et les tourments psychiques de Marc Maugrain. Tel un metteur en scène, l'auteur gardois décrit les relations troubles qui s'instaurent entre les différents personnages, rongés par un passé traumatisant. Il déroule sous nos yeux un huis clos à la limite du surnaturel...

  • Un autorail est bloqué par la neige en montagne. Un homme étrange en descend et s'éloigne dans le brouillard. Il erre longtemps et finit par trouver refuge dans une maison qui semble abandonnée. Ce qu'il va découvrir dans cette demeure va bouleverser sa vie.
    C'est le point de départ d'un roman très singulier, passionnant, parfois angoissant où la plume de l'auteur semble sous l'emprise de forces mystérieuses, entraînant, par son écriture à la fois exigeante et poétique, le héros et le lecteur vers une chute aussi inattendue qu'inéluctable.


    Un livre placé sous le signe de l'inquiétante étrangeté et qui pourrait bien ébranler vos certitudes.

  • Les années de cendres

    André Gardies

    • Paris
    • 28 Janvier 2005

    Après de nombreuses années passées à l'étranger, Michel Valat achète sur adjudication une école désaffectée dans les Cévennes : l'école de Brindoux. Celle dont la mémé, quand il était tout enfant, lui avait parlé. Elle avait été le dernier poste de sa mère, avant qu'elle ne meure en couches en 1945. Quarante-cinq ans plus tard, de retour dans son pays d'origine, Michel Valat s'engage dans un long cheminement pour résorber la béance de ces années passées au loin. Dans le village aujourd'hui déserté, il ne reste guère que le vieux monsieur Roche à avoir connu l'institutrice. Véritable mémoire du pays, c'est lui qui accompagnera les premiers pas de Michel Valat, qui le guidera dans sa recherche des traces du passé, qui l'initiera à l'intimité de cette terre. De cette longue quête du pays, du passé et de soi-même émergera lentement, parfois au prix de surprises douloureuses, la figure aimante de la mère. L'absente de toujours, aujourd'hui sinon revenue, du moins restituée.

  • Derrière les ponts

    André Gardies

    • Du mont
    • 6 Février 2018

    Dans chaque ville, il existe ces quartiers éloignés du centre où les rues ne sont pas encore goudronnées, où le ruisseau sert de dépotoir. C'est là-bas « Derrière les ponts ». Il n'y a rien à voir. Mais tout est à vivre. Car l'enfance fait feu de tout bois pour construire l'imaginaire. De la période la plus lointaine, celle des toutes premières années, avec l'école et la maison, jusqu'à l'entrée dans l'adolescence avec ses découvertes de l'amour platonique et de la sensualité de l'été, en passant par les servitudes qu'impose l'économie domestique en ses lieux favoris (cuisine, cave, réserve alimentaire, w.-c., etc.) ou encore par ces espaces de liberté que sont les zones inventées pour le jeu, tous les jeux, Derrière les ponts explore, dans une langue riche de moments éclatants, l'ordinaire des jours, les émois du sexe et du coeur, tente de retrouver, non pas le temps perdu, mais ce qui était en train de s'élaborer peu à peu dans le silence de l'expérience intime et qui faisait sens à travers ce vécu.

  • Les lys blancs de Clara

    André Gardies

    • Chum
    • 1 Juillet 2018

    André Gardies nous fait parcourir un long couloir de sentiments dont on ne peut s'écarter Saudade, un chant lent et profond, une délicieuse nostalgie, que le fado restitue si bien. Jean ne se souvient pas ou si peu. Florence l'accompagne tout le temps de son hospitalisation. Jusqu'où devra-t-elle aller pour l'aider à retrouver celles dont il a perdu la trace. Elles sont là, toutes proches, mais il ne peut les saisir. Toutes ? Non, une seule : Clara ! Florence s'avance, ne s'assied pas tout de suite. Au premier coup d'oeil, elle reconnaît les photos qu'ils ont regardées ensemble, signées au dos : Clara est revenue ! Clara ! Le fantôme s'est incarné. Par la musique, la voix, la chanson.
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  • Nîmes, Alès, Aigoual, Cévennes, Lozère, Gévaudan... Il y a des routes mythiques : la 66th, les Routes de la Soie et, dorénavant, les routes des Cévennes ! D'abord, traversez Nîmes. Surprises : des trains au premier étage de la gare, des as, des carrés imparfaits, de l'eau Bouillie, des morues (à brandade), un saint castor, la traversée de la Mer Rouge, la Fontaine en guerre... Quittez Nîmes. Attention, aventures ! Sur ces routes cévenoles, des chèvres, des fontaines, des camisards, des réglisseries, des ponts, des inondations, des gares molles, un as, des fourches, deux vaches, des châtaignes, des blue jeans, des récifs, des tours, des plombs de chasse, la fille d'un sénateur, trois maires, des oignons, des séquoias, des mulets, des loups, une sorcière (ou deux), la Peste, l'Italie, le Mont Olympe (des protestants), un boeuf qui vole, des mange-tripes, des zippies, des Hmongs, des mineurs, des bicyclettes, des nazis, du fromage, les Horace et les Curiace, des écrivains, des basketteurs, des Gardons, Spartacus et la Bête ! Non, ce n'est pas un guide touristique... Mais ? Non, ce n'est pas un livre géographique... Mais ? Non, ce n'est pas un livre historique... Mais ? Non, ce n'est pas un livre d'économie... Mais vous aimez les Cévennes ? Vous connaissez (ou pas) le Gévaudan ? Alors, ce livre est pour vous ! 50 lettres, 50 petites histoires à découvrir au rythme trépidant des charrettes, des ânes, des mulets, des vélos et des marcheurs ! Après « Je t'écris du Gévaudan, ma Lozère », voici une autre année de correspondance entre trois lozériens de la diaspora : messages et photographies envoyés par André Gardies et Jacques Mauduy à Roland P. installé au Canada.

  • Cet ouvrage propose au public étudiant, ainsi qu'à tout lecteur désireux de comprendre la portée et l'intérêt des études cinématographiques actuelles, un recensement largement commenté des principaux concepts et notions auxquels recourt la théorie du cinéma.

  • Comment se manifeste la subjectivité à l'intérieur du film ? De quelles façons l'auteur y est-il présent ? Une interrogation sur les manières dont le film porte trace du "je" qui le prend en charge selon trois approches : 1) des perspectives d'ensemble de modèles pour saisir le fait subjectif ; 2) une analyse des différents types de rapport à soi-même (confession, autoportrait...) ; 3) des études de cas où Kiarostami, Kurosawa et Duras sont mis à contribution.

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