• Antara est une jeune Malgache de 15 ans qui voit son père s'engager du côté des insurgés en 1947. Le rejet de la situation coloniale, l'aspiration à l'indépendance nourrissent les sentiments nationalistes qui s'expriment dans divers partis. La jeune fille est témoin du déclenchement de la révolte, le 29 mars, sur la côte est de Madagascar et dans son arrière-pays, ce qui provoque des massacres de colons, le pillage de compagnies étrangères et d'églises. La répression par l'armée française est implacable et environ quatre-vingt-dix mille Malgaches périront dans les combats ou de faim, de froid, de maladies dans la forêt où ils se sont réfugiés.
    L'insurrection s'éteint en décembre 1948. Le roman documentaire revient sur cette page tragique de la fin de l'ère coloniale française.

  • La poussière recouvre l'homme et sa machine. Il n'est plus qu'à une centaine de mètres de son domicile lorsqu'à un tournant, il est surpris par une voiture mal garée sur la route de campagne. Il ralentit, hésite à doubler. Finalement, il s'engage, la roue arrière du tracteur mordant l'ornière, et dépasse la Mercédès immatriculée 75.

    Passant à sa hauteur, il voit une femme au volant, penchée sur une carte routière. Il s'arrête dix mètres plus loin et vient vers elle : « Vous êtes perdue ? » demande t- il à la conductrice. Celle-ci sourit et acquiesce. Elle n'arrive pas à repérer l'emplacement du manoir de Kervern qui est sa destination.

    L'homme la rassure, lui propose de le suivre. Il va dans cette direction.

  • Dans la pratique courante, on peut s'étonner d'entendre utiliser le terme de matriarcat comme désignant un trait particulier de la société bretonne. La péninsule se distinguerait par la place originale accordée aux femmes et cette notion qui fait référence au pouvoir féminin lui conviendrait plus qu'à toute autre région française.
    L'idée qu'en Bretagne la femme aurait bénéficié d'une représentation positive et exercé une réelle autorité est répandue sans qu'un besoin de vérification se soit imposé. On admet volontiers que la femme bretonne est puissante, qu'elle occupe une place éminente dans la société. Cette représentation est-elle fondée ?...

  • Noce maudite

    Anne Guillou

    Complainte, confidence, confession, " Noce maudite " est le récit dramatique d'une vie qui ne fut que tourments. Une femme sans nom arpente ce que furent pour elle les sentiers du malheur. Ouvrir cet ouvrage, c'est entreprendre une marche émouvante à ses côtés.
    Le lecteur progresse dans la rude société paysanne d'antan, dans le Léon, où la vie fut parfois broyée par ceux qui avaient vocation à la protéger. L'héroïne évoque son parcours accablant, ses espérances déçues, sa conduite innommable pour laquelle il n'est aucune indulgence.
    C'est une histoire éprouvante, forte, dérangeante, une fiction inspirée d'un fait divers ancien auquel l'auteur donne une dimension intemporelle et universelle.
    Tirant parti de sa culture anthropologique, Anne Guillou traite avec force et humanité un drame humain sur fond de terroir paysan verrouillé et oppressant.
    Roman inspiré par la fin de Barbe R., infanticide, guillotinée le 23 mars 1844, à Morlaix

  • Terre d'exploitation, d'observation, d'intervention, l'Afrique a toujours fasciné les voyageurs, les ingénieurs, les anthropologues et les marchands. Elle a enrichi tous ceux qui l'ont parcourue. Dotée de matières convoitées, de ressources rares, de populations fécondes, l'Afrique est aussi le pays des femmes laborieuses et fertiles. Lors de ces séjours, de 1966 à 1970 et en 1982-83, Anne Guillou les a observées, interrogées et photographiées dans leurs multiples fonctions quotidiennes.
    L'ouvrage restitue une infime partie de ces visages et de ces corps utiles, robustes et fragiles. (Nombreuses photos en noir et blanc).

  • Fétiche

    Anne Guillou

    Agronome de formation, Jacques Letellier reçoit, dans les années 1990, une proposition de mission d'expert au Bénin où un projet de développement rizicole démarre dans la vallée de l' Ouémé. Il répond avec enthousiasme à l'offre, ravi de rompre avec la routine départementale française. Mais il voit dans cet appel un signe d'une grande importance qui, peut-être, lui permettra de résoudre une enigme qui touche à ses origines. Le roman se déroule sur deux plans qui se chevauchent. D'un côté, la vie de l'équipe d'experts que Letellier dirige, et qui est confrontée à la complexité de l'action de développement ; d'un autre, la quête personnelle de l'ingénieur qui souvent l'égare en terre africaine.

  • Imposante architecture classique à l'entrée de la ville, siège d'une mémoire industrielle spécifique, longtemps laboratoire d'innovation sociale, la Manufacture des Tabacs représente une pièce essentielle du patrimoine morlaisien et une chance urbanistique d'avenir. Anne Guillou, sociologue bien connue, a accepté de prendre le relais de Robert Le Goff, trop tôt disparu ; bien entendu la conception initiale de l'ouvrage a été conservée : d'abord un aperçu de l'histoire, riche et déjà ancienne, du bâtiment ; puis une étude sociologique, fondée sur le témoignage des anciens employés de la «Manu», le tout accompagné d'une illustration originale. Les thèmes abordés :
    - La «Manu», Morlaix et les Morlaisiens - Petite histoire du tabac - Morlaix capitale bretonne du tabac - La «Manu», une citadelle ouvrière au coeur de la ville - Royale, Impériale, Républicaine : la Manufacture et les régimes politiques - La révolution industrielle du 19e siècle. Le chemin de fer arrive à Morlaix - Travailler à la «Manu» : la condition ouvrière à travers les siècles - Les métiers du tabac : les ateliers, les fabrications, l'évolution des techniques, le travail des femmes et des hommes - Époques difficiles : «la Manu» durant les guerres - Le temps du déclin : transferts des fabrications et des personnels ; privatisations, fermeture progressive des ateliers - Le grand incendie : la «Manu» refuse de mourir - Témoignages

  • Ce roman s'inspire d'un fait divers tragique qui entacha la campagne nord-finistérienne en août 1944. La moisson et le battage accaparent la vie paysanne tandis qu'un détachement des troupes alliées venant de Normandie progresse vers Brest. Sur la fresque glorieuse du débarquement figure une sombre tâche, signe de tragédie humaine, que l'état-major s'efforce de réparer. L'auteur décrit le contexte de ce drame, un microcosme paysan à son labeur estival meurtri par le baiser mortel de l'Histoire.

  • Ils ont la joie timide, le contentement discret. Insensibilisés à force de blessures, écartelés entre désir et devoir, ils soupèsent rarement leurs envies. Enrôlés dans l'Eglise ou la bataille du progrès, ils ne s'étonnent pas de l'âpreté de la vie.
    Ce sont des hommes rudes que le travail n'a jamais effrayés. Au contraire, ils l'aiment et s'échinent à bâtir, labourer, accumuler, convertir. Leur mère, leur épouse les aiment. Mais, se sentant indignes d'un tel sentiment, ils s'ébrouent, se flagellent et se consument dans le travail qui s'achève de les anesthésier. Elevés entre l'orgueil d'être et la honte de n'être pas assez , ils vont vers leur destin, tragique parfois. Pour entendre battre le coeur de ces hommes vaillants , il faut s'en approcher doucement. Anne Guillou est sociologue et a consacré ses recherches au monde rural sur lequel elle a publié de nombreux travaux, dont des ouvrages de mémoire sociale.

  • Destiné aux candidats des tests IELTS®, cet ouvrage a pour objectif de les guider pas à pas dans leur préparation, que ce soit pour la version Academic ou celle General Training . Conçu comme un outil de travail individuel, il est parfaitement adapté aux étudiants qui se préparent seuls à l'examen.

  • Complainte, confidence, confession, « Noce maudite » est le récit dramatique d'une vie qui ne fut que tourments. Une femme sans nom arpente ce que furent pour elle les sentiers du malheur. Ouvrir cet ouvrage, c'est entreprendre une marche émouvante à ses côtés.  Le lecteur progresse dans la rude société paysanne d'antan, dans le Léon, où la vie fut parfois broyée par ceux qui avaient vocation à la protéger. L'héroïne évoque son parcours accablant, ses espérances déçues, sa conduite innommable pour laquelle il n'est aucune indulgence.
    C'est une histoire éprouvante, forte, dérangeante, une fiction inspirée d'un fait divers ancien auquel l'auteur donne une dimension intemporelle et universelle.  Tirant parti de sa culture anthropologique, Anne Guillou traite avec force et humanité un drame humain sur fond de terroir paysan verrouillé et oppressant.  Roman inspiré par la fin de Barbe R., infanticide, guillotinée le 23 mars 1844, à Morlaix

  • Début 2013 : rien ne va plus à l'abattoir GAD, dans le nord Finistère. La coopérative qui le possède avec d'autres sites parle de fermetures, de plans sociaux... Les salariés et leurs familles sont sous le choc, les médias à l'affut, les syndicats sur les dents. Leur délégué s'appelle Olivier Le Bras. Il raconte comment il est arrivé à ce poste particulier, lui l'ouvrier spécialisé de formation agricole, fier d'un travail pourtant pénible qui irrigue toute la chaîne de l'agroalimentaire régional.
    A 41 ans, le conflit le révèle au grand public : diplomate mais déterminé, sensible, présent sur tous les fronts institutionnel, économique et surtout médiatique. Il prône jusqu'au bout la poursuite du travail en espérant un repreneur et invente sur le tas une nouvelle façon de faire du syndicalisme.
    Ce livre fait découvrir de l'intérieur la réalité de la lutte, avec les élus, tribunaux de commerce, conseils d'administration, en décryptant ce qui nous apparaît flou et complexe.
    Interpellé par les médias, reconnu par les responsables politiques, Olivier Le Bras a incarné « le visage des GAD ».

  • L'étude des pratiques de soins et de santé sont au coeur de logiques sociales complexes dans la société cambodgienne. L'introduction de la médecine occidentale avec le protectorat français sera suivie de ruptures brutales, correspondant aux guerres et aux traumatismes subis par le Cambodge tout au long du XXe siècle, particulièrement pendant la période des Khmers rouges. Une fois la paix revenue dans le pays, médecine traditionnelle et médecine occidentale pilotée par des étrangers ont souvent des difficultés à coexister, d'autant que des pratiques héritées de la période des Khmers rouges survivent toujours. Parle biais de cette histoire médicale mouvementée, l'auteur ouvre une fenêtre originale sur la connaissance de la société cambodgienne, ainsi qu'un éclairage sur l'Histoire tragique de ce pays.
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  • Au fil de cet ouvrage, sont abordées les questions de pouvoirs, à travers les femmes élues ainsi que les militantes associatives. La distribution des rôles au sein des métiers est analysée à partir de deux secteurs à grande majorité féminine : le travail social et l'univers des employées. La pluralité des rôles dans le cadre familial n'est pas oubliée : rôles de mère, de conjointe, de fille, soeur, belle-mère, belle-fille...

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