Littérature générale

  • Avec Le Pouvoir au féminin, paru en 2016, le public français a redécouvert la figure fascinante de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780), la souveraine la plus puissante de son temps. Son art de la diplomatie et sa finesse psychologique ont marqué les esprits, tout comme ses seize enfants et son affection jamais démentie pour son mari volage.
    Puisant dans des archives inédites, Elisabeth Badinter revient sur cette figure majeure par le biais de la maternité. Ce nouveau portrait révèle un aspect caché de sa personnalité: une mère complexe, fort soucieuse de ses enfants, capable de la plus grande tendresse, mais aussi parfois de dureté, voire d'injustice.
    Une femme souvent tiraillée entre les choix que lui dicte son coeur et ceux imposés par la raison d'État.

  • Voltaire, Turgot, Condorcet, Franklin, Jefferson et tant d'autres ont partagé l'amitié de la duchesse d'Enville. Dans son hôtel de la rue de Seine à Paris ou au château de La Roche-Guyon, elle a accueilli tant de célébrités que sa vie ressemble à une histoire littéraire, scientifique et politique de son siècle.
    Ces lettres inédites permettent d'imaginer la vie active, riche et variée, d'une très grande dame du XVIIIe siècle, richissime, indépendante, assumant ses responsabilités, et surtout passionnée par les idées nouvelles.

  • Commencée en 1771 sous la monarchie absolue, cette correspondance _ près de deux cents lettres inédites présentées et annotées par Elisabeth Badinter _ se termine vingt ans plus tard en pleine Révolution. Elle est à la fois le miroir de trois époques _ la fin du règne de Louis XV, le règne de Louis XVI, les débuts de la Constituante _ et l'histoire d'une amitié remarquable entre un homme et une femme du même âge.

    L'intérêt majeur de ces lettres réside dans la découverte de celui qui fut le dernier des Encyclopédistes. Mais elles offrent aussi un aperçu très vivant de la vie quotidienne des milieux intellectuels de la fin de l'Ancien Régime.

  • Un débat préfacé par Élisabeth Badinter

  • Rares sont les hommes de la Révolution qui s'intéressèrent au sort des femmes. Et s'ils modifièrent de façon décisive leur statut juridique (mariage civil, divorce...), ils furent, à l'exception de quelques-uns ? Condorcet, Guyomar, Romme, Lequinio ?, beaucoup moins préoccupés de leurs droits civiques et des conditions de l'égalité des sexes. Ceux dont les textes sont réunis dans Paroles d'hommes se réclamaient de l'idéologie républicaine fondée sur la liberté et l'égalité des citoyens. Mais pour leur grande majorité, à la suite de Jean-Jacques Rousseau, la femme devait «...se borner au gouvernement domestique, ne point se mêler du dehors, se tenir enfermée chez elle.» Et même, à lire Prudhomme, Amar, Chaumette et les autres, on voit bien à quel point proximité, similitude et confrontation des sexes leur faisaient horreur et suscitaient des réactions autoritaires, voire menaçantes.
    1789-1945 : il faudra aux femmes attendre plus de cent cinquante ans pour devenir des citoyennes à part entière. Ce dossier, édité par Élisabeth Badinter, montre les causes profondes, philosophiques aussi bien qu'événementielles, de cette longue glaciation dans l'évolution de nos moeurs et le rôle mal connu qu'y ont joué les révolutionnaires.

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