La Martiniere

  • Wolfgang Amadeus Mozart était un génie.
    Mort ruiné, enterré sans grande pompe, il aurait pourtant pu sombrer dans l'oubli... Si Constanze Mozart ne l'avait pas adoré au point de sacrifier leurs propres enfants à la gloire de son défunt mari. Si elle ne lui avait pas survécu pendant cinquante-et-un ans, bataillant jour et nuit pour la postérité de son oeuvre. Si elle n'avait pas gratté la terre à mains nues pour retrouver son squelette, ni rebaptisé son jeune fils « Wolfgang Mozart II » pour le produire dans toutes les cours d'Europe...
    Le deuil de Constanze révéla une femme d'affaires intransigeante, un caractère hors norme : une veuve redoutable. Voici le destin extraordinaire et romanesque d'une femme d'une grande modernité.
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  • « Pute borgnesse ! » Victor Renard n'eut jamais de chance avec les femmes. À commencer par sa mère, l'épouvantable Pâqueline, qui lui reprochait d'être venu au monde en étranglant son frère jumeau de son cordon ombilical. Puis ce fut Angélique, la prostituée, qui se moquait des déclarations enflammées de Victor et de sa difformité, comme de sa « demi-molle ».
    Victor échappe pourtant à sa condition misérable : il devient embaumeur. Avec les cadavres, au moins, le voilà reconnu. Et en ces temps troublés, quelle meilleure situation ? Les morts, après la Révolution, ne manquent pas dans Paris...
    Mais le sort le rattrape et l'épingle, comme le papillon sur l'étaloir. Face à ses juges et à la menace de la guillotine, Victor révèle tout : ses penchants amoureux, les pratiques millénaires de la médecine des morts, le commerce des organes et les secrets de sa fortune.
    Où l'on découvrira que certains tableaux de nos musées sont peints avec le sang des rois de France...

    Auteur d'ouvrages historiques, Isabelle Duquesnoy a consacré dix ans de sa vie à ce roman, sans se soucier de savoir s'il serait publié. Elle a fait de cette obsession son chef-d'oeuvre.

  • Maudite anne´e 1798 pour la Pa^queline ! D'abord le proce`s de son fils Victor, qui lui vaut une re´putation ignominieuse. Et maintenant l'incendie de sa maison ! Re´fugie´e chez son rejeton, qui a fait fortune de son me´tier d'embaumeur et de trafics d'organes, exaspe´re´e, elle accouche d'une ide´e diabolique : elle va lui jeter au visage les secrets dramatiques de son enfance, en couvrant les murs de ses e´critures. Et ira jusqu'a` le de´pouiller de ses richesses...
    Mais quelle est cette femme, qui suscite le de´gou^t autant que l'e´clat de rire et l'e´motion ? Et quel est donc ce roman extraordinaire, qui marie finesse et outrance, me´chancete´ et tendresse, e´rudition et imagination - jusqu'a` l'apothe´ose finale ? Un chef-d'oeuvre e´tonnant et dro^le, qui porte la patte d'un tre`s grand e´crivain, assure´ment.

    Apre`s le succe`s de L'Embaumeur, prix Saint-Maur en poche et prix de la ville de Bayeux, Isabelle Duquesnoy nous livre le portrait d'une me`re abominable, qu'on se surprendra e´trangement a` aimer, e´crit dans une langue e´poustouflante, entre pre´ciosite´ du XVIIIe sie`cle et de´mesure rabelaisienne. Un e´crivain inclassable et majeur de ce de´but du XXIe sie`cle.

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