• À la croisée de domaines de recherche variés, l'histoire culturelle est en pleine expansion. S'appuyant sur ce dynamisme, le présent ouvrage a l'ambition de proposer le panorama culturel d'un siècle particulièrement riche, de 1814 à 1914, non sans revenir sur l'oeuvre fondatrice de la Révolution et de l'Empire. Il montre comment la France, d'abord marquée par l'Ancien Régime culturel, entre à la fin du siècle dans la culture de masse et la société des loisirs. L'éventail des thèmes abordés est très large : livre et presse, éducation, spectacles, politiques et institutions culturelles, littérature, Beaux-Arts, religion et histoire des sciences, etc.
    Ce livre, qui se veut un outil pour les étudiants de licence et de master en histoire et en sciences humaines, entend également aider un public plus large à mesurer l'apport du XIXe siècle à la culture contemporaine.

  • Un lorgnon masquant un regard malicieux, quelques notes familières : tout le monde a en tête le visage d'Offenbach et certaines de ses mélodies, parmi les plus célèbres de l'histoire de la musique. Cent trente ans après sa mort, l'inventeur de l'opérette n'a rien perdu de sa popularité. Ses ouvrages - de La Vie parisienne aux Contes d'Hoffmann, d'Orphée aux Enfers à La Périchole - occupent toujours l'affiche des scènes lyriques du monde entier. Et pourtant, Jacques Offenbach (1819-1880) demeure méconnu et une grande partie de son immense répertoire - cent dix oeuvres scéniques sans compter de nombreux autres morceaux - attend encore d'être redécouverte. Cette biographie est la première à retracer la carrière d'Offenbach dans toute sa richesse. Elle exhume une grande variété de sources longtemps ignorées et pour beaucoup inédites. Elle restitue l'ensemble des oeuvres scéniques du maestro des Bouffes-Parisiens, leur genèse, leur fortune, leur postérité. Jean-Claude Yon promène le lecteur d'une main sûre à travers le vaste répertoire de ce génie inépuisable, " l'un des plus grands créateurs satiriques de tous les temps et de toutes les cultures ", selon le mot de Karl Kraus.

  • Le Second Empire (1851-1870) a longtemps pâti d´une mauvaise réputation. Pendant des décennies, on n´a retenu du règne de Napoléon III que le coup d´État du 2 décembre 1851, l´affairisme, la « fête impériale » et le désastre de Sedan. Même si cette « légende noire » n´a plus vraiment cours, l´histoire de la France des années 1850 et 1860 reste encore pour partie méconnue.  Le présent ouvrage, qui ne cherche ni à réhabiliter ni à condamner le Second Empire, a pour but de brosser le portrait d´une époque, plus encore que d´un régime, en s´efforçant de respecter sa richesse et sa diversité. Envisageant ces vingt années sous trois angles différents, il analyse l´histoire politique du régime, étudie la société française sous Napoléon III, et dresse un panorama de l´histoire culturelle de la période. La variété des thèmes abordés et la multiplicité des approches permettent ainsi de dépeindre la France de Morny et d´Haussmann, de Schneider et de Boucicaut, de Claude Bernard et de Labiche.
    La première édition de cet ouvrage a reçu le prix Napoléon III de la Ville de Boulogne-sur-Mer et le prix Second Empire de la Fondation Napoléon. La présente édition, revue et augmentée, intègre les recherches les plus récentes sur la période.  Jean-Claude YON est professeur d´histoire contemporaine à l´Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Spécialiste d´histoire culturelle du XIXe siècle, il est notamment l´auteur d´ouvrages sur Eugène Scribe et Jacques Offenbach. Chez Armand Colin, il a publié une Histoire culturelle de la France au XIXe siècle (2010) et dirigé le volume Les Spectacles sous le Second Empire (2010).

  • Paris, au XIXe siècle, est la capitale mondiale des spectacles et les Parisiens sont réputés pour leur passion du théâtre. Pour les accueillir chaque soir, un grand nombre de salles sont construites tout au long du siècle. Les architectes conçoivent ces bâtiments en pensant aux sociabilités propres à la sortie théâtrale : la salle de spectacle est un lieu où l'on vient pour se rencontrer autant que pour assister à une représentation. Elle est aussi l'endroit où se forme l'opinion publique et, à ce titre, elle est étroitement surveillée par les autorités. Bon nombre de ces salles parisiennes sont encore en fonction et gardent tout leur pouvoir de séduction.
    Des institutions nationales aux théâtres populaires, ce livre propose de découvrir, à travers une sélection de quinze salles, un patrimoine architectural méconnu et fait revivre quelques grandes pages de l'histoire du théâtre.

  • À la croisée de domaines de recherche variés, l'histoire culturelle est en pleine expansion. S'appuyant sur ce dynamisme, le présent ouvrage a l'ambition de proposer le panorama culturel d'un siècle particulièrement riche, de 1814 à 1914, non sans revenir sur l'oeuvre fondatrice de la Révolution et de l'Empire. Il montre comment la France, d'abord marquée par l'Ancien Régime culturel, entre à la fin du siècle dans la culture de masse et la société des loisirs. L'éventail des thèmes abordés est très large : livre et presse, éducation, spectacles, politiques et institutions culturelles, littérature, Beaux-Arts, religion et histoire des sciences, etc. Ce livre, qui se veut un outil pour les étudiants de licence et de master en histoire et en sciences humaines, entend également aider un public plus large à mesurer l'apport du XIXe siècle à la culture contemporaine.

  • La vie culturelle sous le Second Empire n'a jusqu'à présent guère été étudiée, ou alors de façon superficielle. C'est pourtant sous Napoléon  III que se mettent en place les prémices d'une culture de masse. Ce phénomène est particulièrement sensible pour ce qui constitue alors le principal loisir des Français, les spectacles. Par le décret du 6  janvier 1864, l'Empire instaure la «  liberté des théâtres », mettant fin à tout contrôle administratif, hormis la censure. C'est certainement la décision politique la plus importante de tout le XIXe siècle en matière théâtrale. Réunissant une trentaine de chercheurs (historiens, littéraires, musicologues, spécialistes d'histoire de l'art, etc.), cet ouvrage, richement illustré, dresse un vaste panorama du monde des spectacles sous le règne de Napoléon  III, de l'opérette aux cafés-concerts et des marionnettes à la construction de nouvelles salles (dont la plus importante est bien sûr le « nouvel Opéra » conçu par Charles Garnier). Tous les aspects de la vie des spectacles sont envisagés au fil de chapitres où l'on croise Offenbach, Labiche, Haussmann, Alexandre Dumas et Émile Zola.

  • Au XIXe siècle, le répertoire dramatique français a connu un extraordinaire succès dans le monde entier, de la même façon que le cinéma américain domine de nos jours les écrans des cinq continents. Jouées en français ou traduites, les pièces françaises ont été applaudies sous toutes les latitudes, au point qu'on a pu écrire, en 1856, que " l'imagination de la France " était devenue " l'imagination du monde ". C'est cette page méconnue de l'histoire des relations culturelles internationales que les vingt-neuf études rassemblées ici entendent retracer. De l'Australie au Québec, de Naples à New York, le présent ouvrage permet de comprendre les différentes formes prises par cette suprématie qui, loin d'être anecdotique, a rendu possible la diffusion des idées et des moeurs françaises. A l'heure de " l'exception culturelle ", il n'est pas inutile de se souvenir de ce qui fut un véritable " phénomène de société " à l'échelle mondiale.

  • Deux cents ans après sa naisance en 1815, Labiche reste une figure illustre du vaudeville et de la comédie. L'auteur d'Un chapeau de paille d'Italie, de L'affaire de la rue de Lourcine ou de La Cagnotte, n'occupe pas seulement une place centrale dans la tradition du théâtre de divertissement. Il était également connu en son temps comme critique, homme politique et académicien. Son oeuvre riche, tout en transcendant son époque. Comment Labiche, héritier de Scribe et aîné de Feydeau, rénove-t-il les formes dramatiques ? Quel discours tient-il sur les moeurs, sur le monde économique, social et politique ? Où emmène-t-il ses personnages en voyage ? Pourquoi fait-il rire en représentant Paris et la province ? Dans quels domaines se perpétue l'héritage de Labiche ? Voilà quelques-unes des questions que pose cet ouvrage pluridisciplinaire, au fil de ce "voyage autour des mondes de Labiche".

  • Claretie, Larochelle, Astruc...
    Ces noms de directeurs de théâtre évoquent-ils encore Quelques souvenirs aujourd'hui ? Est-il d'ailleurs possible de donner une définition du métier de directeur de théâtre ? Gestionnaire, meneur, artiste, il est censé réunir des Qualités si diverses Qu'il est bien difficile d'en dresser un profil type. Aussi l'ambition de cet ouvrage collectif n'est-elle pas mince : éclairer, sur deux siècles, les XIXe et XXe siècles, les contours de cette profession - vocation ? fonction ? - encore largement méconnue.
    Pour ce faire, les études rassemblées ici croisent les approches, au carrefour de l'économique et du social, du politique et du culturel. Elles proposent des lectures des représentations et des discours mais aussi des règles, des usages et des pratiques. Appréhendant le théâtre privé comme le théâtre public, le cas français comme celui de plusieurs pays européens, l'ensemble des contributions entend proposer, par la description, la confrontation et la comparaison, des pistes pour l'histoire d'une profession au coeur du spectacle vivant.

  • Ce livre éclaire à la fois le répertoire d'Eugène Scribe - qui constitue un maillon essentiel dans l'histoire du théâtre occidental - et la personnalité de celui qui fut l'auteur dramatique le plus célèbre de son siècle. Il a profondément renouvelé tant le vaudeville que la grande comédie, le grand opéra (Meyerbeer, Halévy, Verdi) que l'opéra-comique (Auber). Son influence s'est fait sentir en France comme dans toute l'Europe, non seulement sur Labiche et Feydeau, mais aussi sur tous les auteurs dramatiques venus après lui, d'Ibsen à Oscar Wilde.

    Avec le soutien du CNRS, de l'université Lyon 2 et de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.

  • L'ambition de cet ouvrage interdisciplinaire est de faire émerger les caractères propres des publics des scènes musicales en France sur le temps long, d'identifier les modalités particulières de l'expérience du spectacle et d'en déterminer les caractéristiques nationales.

  • La Restauration ne retient guère aujourd'hui l'attention des spécialistes, malgré la publication de quelques ouvrages importants. Considérée par les uns comme un temps de maturation forcée entre deux grands régimes, par les autres, à l'inverse, comme un moment qui s'inscrit dans la continuité de la Révolution et de l'Empire, cette période est généralement jugée sans saveur particulière quand elle n'est pas vilipendée au nom d'un progrès dont elle n'aurait pas voulu comprendre l'avancée inéluctable.Sur le sujet, historiens, littéraires et historiens de l'art réunis pour ce volume proposent chacun selon sa discipline et à sa manière, une question, une observation, un point de vue. Les traces de la Révolution et la place des vétérans de l'Empire dans la société nouvelle, la politique artistique et le poids de l'influence anglaise, le rôle des Doctrinaires et la place de l'Eglise, la caricature et les salons, le style singulier de la littérature de l'époque sont quelques-uns des sujets qui retiennent l'attention.Par touches successives, les intervenants donnent ainsi un portrait de la Restauration à la fois précis et diversifié. Penser la Restauration, c'est aussi travailler les détails afin de donner un juste aperçu du dessein d'ensemble.

  • Après l'engloutissement de l'Atlantide, plusieurs milliers de survivants, épuisés et démunis, se sont réfugiés en Egypte sous la protection du roi Kheops. Habitués, avant leur exode, à une technologie inouïe, ceux-ci ne peuvent supporter de vivre dans une société archaïque qui ne connaît ni la roue, ni le fer, ni la monnaie. Leurs efforts pour reconstruire un monde à leur façon suscitent l'hostilité de l'entourage royal, notamment du Grand Voyant Merenrê, maître de la nouvelle et puissante religion de Rê. L'Atlante Alta, ami personnel du roi, sera chargé de rapprocher les vues égyptiennes de celles de ses compatriotes résistants, établis dans la fabuleuse ville de Méroé. Au cours d'un voyage plein d'aventure, d'amour et d'action, il assistera à la marche inéluctable des nations vers leur destin, aux vérités inconciliables qui s'affrontent, au broyage des peuples et découvrira, finalement, ce que cache la mémoire du Nil.

  • Que s'est-il passé durant les trente jours précédant l'effondrement de l'Atlantide

  • Si certains romanciers font le choix d'une science-fiction spectaculaire, voire sensationnelle, Claude Yon fait quant à lui le pari d'une oeuvre tout en finesse et patience, tout en interrogations et tâtonnements pour explorer ce thème majeur du genre qu'est le voyage dans le temps. Écrit au plus près des pensées de son héros - et témoin, aurait-on envie d'ajouter?-, ce roman développe une fibre intimiste convaincante, qui restitue au mieux questionnements et découvertes face à l'inconnu qui s'ouvre devant Maxime Sagan. Et dans le même temps, l'auteur de dresser un panorama glaçant de notre futur proche... peut-être plus optimiste de notre futur lointain, si et seulement si les hommes prennent conscience de leurs dérives contemporaines.

  • La légende de Mélusine, telle que les auteurs médiévaux nous l'ont transmise, est racontée, de nos jours, par une passionnante maîtresse de conférences en histoire des littératures anciennes à un auditeur attentif et sous le charme. En même temps qu'un lien se noue entre les deux personnages contemporains, le lecteur découvre la dualité tour à tour séduisante et repoussante d'une Mélusine fée et monstresse. À la frontière du roman et de l'essai, "Mélusine, la féminité inquiétante" nous entraîne au coeur des mythes et légendes qui associent les motifs de la femme, du secret, de la maternité et de la monstruosité. Remontant la filiation de cette figure attachée au Poitou et mettant à jour une constante dans la représentation de la femme, Claude Yon compose un récit aussi érudit qu'enrichissant, aussi captivant qu'efficace, qui questionne et critique avec justesse cette défiance sourde, millénaire et masculine vis-à-vis de la femme.

empty