• Strates

    Katheleen Jamie

    Un livre foudroyant, qui transporte en pleine lumière de l'Alaska, dans les vents violents de l'île de Westray puis dans l'intimité de la narratrice, avec pudeur.
    Kathleen Jamie s'exprime par des récits lumineux et trépidants où elle observe la nature, les êtres et le passé.
    Ses textes sont autant d'histoires autobiographiques, où chaque mot est pesé, autour de la notion du vivant. Sans jamais donner de leçon écologique, elle parle d'une vie où les voyages ne sont pas du tourisme et où la vie simple n'est pas une vie de privation.
    Strates offre d'abord le récit des aventures d'une femme dont l'horizon et les possibilités se sont étendus à la suite du départ de ses enfants. Elle participe alors à de longues fouilles archéologiques chez les Yupik en Alaska et sur l'île de Westray en Écosse. Les vestiges de ces deux cultures mettent à nu le rapport des habitants à leurs ancêtres et les surprenantes analogies entre la vie de ces deux générations d'Hommes.

  • Tour d'horizon

    Katheleen Jamie

    Quatorze récits autobiographiques qui mettent en scène des conversations avec le monde naturel. L'auteure évoque les fous de Bassan, les icebergs de l'Arctique, le musée de Bergen ou encore le ciel et l'univers.

  • Telle est la force de la littérature à sa plus haute intensité - et du voyage, parfois : nous réapprendre à regarder ce que nous ne voyons plus, à force d'habitudes, devenus sans nous en apercevoir indifférents, aveugles. Presque rien, ici, mais un rien où, par magie il nous semble qu'affleure le monde entier. Presque rien, les Orcades une nuit de solstice d'hiver, un couple de faucons pèlerins occupés à nidifier, une navigation à la voile entre les îles du Nord, une rencontre avec des dauphins, un crâne de fou de Bassan sur une plage : l'univers de Kathleen Jamie dans le nord de l'Écosse - et puis le frisson du vent, le goût du sel sur la peau, cette ivresse légère quand vous sentez que le monde vient, passe à travers vous, parce que vous ne faites plus obstacle. Et pour rendre cela, une acuité extrême du regard, une densité lumineuse de la phrase, précise, toujours légère et pourtant chargée, dirait-on, d'une infinité de pensées qui nous donne le sentiment d'ouvrir les yeux pour la première fois.

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