• Le XVIIe siècle n'est pas ce que l'on croit et la jeunesse de Louis XIV non plus. Il n'est pas une page de ce livre où l'on ne soit amené à se poser des questions qui se ramèneront toujours à cette unique interrogation : quel est chez un homme du XVIIe siècle le rapport entre sa personne et sa fonction ? Qu'est-ce qu'un roi ? Comment est-on roi ?
    Qui êtes-vous quand votre père vous demande : «Comment vous nommez-vous ?», et que vous répondez à l'âge de quatre ans : «Je m'appelle Louis Quatorze» ? Et qu'en outre le père répond : «Pas encore mon fils, pas encore» ?
    Essayons de suivre instant après instant ce que pouvait être une journée du Roi-Soleil. Nous le prenons à son réveil, et nous l'accompagnons jusqu'à son entrée dans les songes de sa nuit, puisqu'il rêve comme tout homme et que nous savons même par le Journal de ses médecins qu'il a des cauchemars.

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  • «La musique baroque a désormais conquis son public, un public étonnamment large et divers : et c'est un autre aspect, non moins curieux, et non moins inexplicable, de sa résurrection, où se croisent psychologie, sociologie, et quelques autres domaines des sciences humaines. Pourquoi aime-t-on tellement cette musique ? Pourquoi une telle demande ?» Philippe Beaussant, dans cette nouvelle édition de son livre paru chez Actes Sud en 1988, complète sa réflexion sur le renouveau du baroque, dont il fut l'un des principaux artisans, par une analyse de son succès... En atteste, avec Tous les matins du monde, «l'intrusion de la viole de gambe dans le paysage audiovisuel français». Mais loin de crier triomphe, l'auteur interroge l'avenir, ouvre des perspectives, pose de nouvelles questions. D'où il ressort que le «baroque» pourrait bien cesser d'être une mode pour continuer de gagner la place qui lui revient dans le patrimoine musical et artistique.

  • Claudio monteverdi

    Philippe Beaussant

    • Fayard
    • 8 Janvier 2003

    Héritier de tout le savoir musical de la Renaissance, formé à l'écriture polyphonique dans la tradition vénitienne, Monteverdi est le compositeur qui ouvre une nouvelle époque.
    Philippe Beaussant éclaire le cheminement du compositeur qui, de Crémone puis Mantoue à Venise, d'une cour ducale fastueuse à la Sérénissime République, a opéré dans la musique cette mutation de sensibilité capitale, perceptible dans tous les domaines artistiques, littéraires et philosophiques, qu'on a appelée le baroque.
    S'affranchissant de la perfection polyphonique, Monteverdi fait advenir, par l'accent mis sur la compréhension du texte - celui des poètes les plus illustres de son temps, choisis avec une remarquable sûreté -, une expressivité qui sera dorénavant portée par une voix seule. Le nouveau langage qui se dégage ainsi trouvera dans l'opéra, avec l'Orfeo comme acte fondateur, un développement appelé à une riche postérité.


    Romancier, spécialiste de l'esthétique baroque, Philippe Beaussant a écrit de nombreux ouvrages consacrés à la musique de cette époque. Il est l'auteur notamment du Chant d'Orphée selon Monteverdi (Fayard, 2002).

  • Je vous l'avais bien dit Je l'ai même écrit, et publié, à la page 15 de Mangez baroque et restez mince. Je savais qu'on ne pourrait pas en rester là.

    Je sais que ce livre n'est qu'un début. A peine aura-t-il paru, que les messages et missives vont pleuvoir, et m'apporter des trésors de réflexion, de goût et d'art. C'est pourquoi ce livre aura, je l'espère, de multiples rééditions, de plus en plus volumineuses et de plus en plus alléchantes !

    C'est exactement ce qui est arrivé. Très vite, on m'a écrit (j'avais fait tout ce qu'il fallait pour cela : avouez que cette phrase était une provocation). Les recettes se sont accumulées. Le temps a passé, il fallait penser à tout : à Louis XIV (deux livres en deux ans), à Monteverdi (deux livres en un an), à mes personnages (deux romans en trois ans). Certains des mes amis m'ont écrit très vite ; mais leurs lettres et leurs recettes reçues avec joie sont parfois devenues tristes, comme celles que m'avait envoyées Philippe Lénaël. D'autres se sont perdues dans mon désordre ; et il en est d'autres dont je ne sais plus qui est l'auteur.

    De temps en temps, je recevais un aimable coup de téléphone venant d'Arles : Actes Sud me pressait gentiment de passer à table (ils voulaient dire ma table de travail, je pense, comme si je n'y étais pas du matin au soir et surtout du soir au matin).

    J'ai fini par obtempérer, à peine la dernière page terminée de mon roman, qui m'avait mis en appétit. J'ai rouvert mes vieux cahiers. Je me suis alors aperçu qu'il manquait bien des choses. Il m'a fallu écrire à ceux qui avaient promis et avaient oublié, à ceux qui n'avaient rien promis. J'ai téléphoné, je suis allé chez Jean-Claude Malgoire comme c'était en projet depuis au moins trois ans (le temps, toujours le temps).

    Voici le résultat.

    Il est bien incomplet, mais on verra pour le tome III, si vous le voulez.

  • Christine de Suède est l´un des personnages les plus surprenants de tout le XVIIe siècle, qui n´en manque pas. Reine à six ans, elle abdique à vingt-quatre, se convertit au catholicisme, se fixe à Rome. Elle n´a cessé, en toutes circonstances, dans sa vie trépidante de jeune reine puis de reine sans royaume, puis dans son rôle de padrona di Roma vieillissante, de déconcerter ses contemporains, puis les historiens, les romanciers et les gens de théâtre. Elle parlait dix langues, s´habillait en homme et disait ce qui lui passait par la tête. Elle a aimé tous les arts, mais la musique plus que tout. Ouvrir la première salle d´opéra public à Rome, demander à Corelli, à soixante ans, de lui donner des leçons de violon, à Stradella de composer la musique d´un mini-opéra sur un livret de sa main, faire venir Descartes à Stockholm et lui faire écrire le scénario d´un ballet - qui a fait cela ?
    Il a semblé à Philippe Beaussant que la musique était le plus juste témoin de ce que fut cette femme étonnante : la succession même des oeuvres qu´elle a aimées, qu´elle a voulues, constitue un portrait en musique, plus vrai que tout ce qu´on a pu dire d´elle.
    Philippe Beaussant, romancier, membre de l´Académie française, spécialiste de l´esthétique baroque, est l´auteur de nombreux ouvrages sur Louis XIV, Lully, Couperin, Monteverdi, Titien... 

  • Trois V ou les liens qui unissent ces trois pôles culturels : ce beau livre propose par le biais de court textes de fictions, d'entretiens d'explorer ces liens historiques, musicaux, festifs. Philippe Beaussant revient sur la fascination durable des monarques français pour la cité vénitienne, Vincent Borel poursuit le fantôme de Lully dans les allées du parc, Françoise Cruz retranscrit les surprises d'une vénitienne arrivant à la cour... L'ensemble de ces contributions ponctué par un reportage de Pinkhassov qui découvre par touche les mystères du Château...

  • Le biographe

    Philippe Beaussant

    • Folio
    • 2 Février 1995

    Le biographe vivait à l'abri du monde extérieur, calfeutré derrière des murs de papier, des livres, des notes, des fiches, des archives.
    Il se croyait bien tranquille. son seul souci était de traquer les hommes qui, autrefois, ont fait l'histoire. sa seule angoisse : les voir échapper aux mailles de ses filets documentaires. or voici que l'un deux a fait une fugue : impossible de savoir ce qu'il est devenu entre le 20 décembre 1814 et le 4 janvier 1815, précisément pendant qu'on négociait les clauses d'un traité secret. le biographe s'agite et s'inquiète.
    Mais les documents qu'il va trouver ne sont pas ceux qu'il attendait : ce sont des lettres d'amour, un portrait, des mémoires. adieu, les murailles de papier qui protègent du monde et de soi-même : voici qu'une femme paraît au bout de l'histoire.

  • Le 14 décembre 1645, Louis XIV, tout juste âgé de sept ans, assiste à la représentation du premier opéra joué en France, La Finta Pazza (" la folle feinte") de Francesco Sacrati. L'enfant se fascine pour les ballets de singes, d'autruches, d'ours, d'indiens et de perroquets qui rythment les intermèdes. On peut même supposer qu'il colorie, avec une maladroite application, la suite de gravures qu'en tire, pour commémorer ces chorégraphies, Valerio Spada. Une dizaine d'années plus tard, le jeune vainqueur de la Fronde danse devant sa cour les ballets d'un autre opéra, Les Noces de Thétis et Pélée. Il s'y grime en Apollon, en dryade, en élève de Chiron, en courtisan et en allégorie de la Guerre. Dans leur contingence apparente, ces deux événements se recoupent en plusieurs points : outre d'impliquer la figure du roi et sa passion du spectacle, d'appartenir l'un et l'autre aux premières décennies d'une nouvelle forme d'art, ils furent l'objet de scénographies stupéfiantes, dues au même " Grand Magicien ", virtuose des nuées, des métamorphoses, des perspectives confondantes, des changements à vue : Giacomo Torelli. Ils représentent la Merveille Baroque à son apogée. L'album de La Finta Pazza est aujourd'hui l'un des joyaux du Fonds Jacques Doucet, conservés à l'Institut national d'histoire de l'art, et il est ici reproduit pour la première fois en fac-similé dans sa totalité. Il est complété d'un choix de planches représentant les décors de Torelli pour Les Noces de Thétis et Pélée.

  • L'académicien Philippe Beaussant, romancier et essayiste, met son amour du baroque au service du joyau du musée de Bergues, Le Vielleur au chien de Georges de La Tour. Le destin de ce peintre a des accents romanesques : artiste talentueux mais terriblement acariâtre, il meurt brutalement en 1652 et tombe dans l'oubli. Il ne sera redécouvert qu'au début du XXe siècle, pour être aujourd'hui célébré comme un des plus grands peintres français.

    Voici une excellente matière pour un écrivain érudit, qui a déjà écrit sur De La Tour. Pris au jeu de l'ekphrasis, Philippe Beaussant nous fait découvrir la lumière majestueuse qui émane de ce tableau au sujet en apparence prosaïque.

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  • Savez-vous qui était le fameux Neveuoe ce qu'est un ramoneuroe quels furent les rapports de Voltaire et de Rameauoe ce qu'est un pincéliéoe qui était Jélyotteoe quelle est l'intrigue des Surprises de l'Amouroe quelles beautés musicales recèle Zaïsoe Comment Rameau utilise la clarinette dans l'orchestreoe Quelle est sa théorie du Corps sonoreoe Telles sont quelques-unes des questions parmi des centaines, sur et à propos de Rameau, auxquelles ce livre, conçu sous forme de dictionnaire, offre une réponse précise, documentée, et d'une lecture accessible à tous.

    Outre un portrait, une biographie de Rameau et divers tableaux chronologiques et annexes, cet ouvrage consacre près de cinq cents articles à l'analyse de l'intégralité de son oeuvre musicale et théorique, ainsi qu'aux principaux personnages de ses opéras, aux membres de sa famille, à ses relations philosophiques, littéraires ou artistiques (chanteurs, danseurs, sculpteurs, peintres, décorateurs...), aux lieux qu'il a fréquentés, aux instruments qu'il a utilisés, aux caractéristiques des styles, des formes et des genres musicaux empruntés, en bref, à tous les composants de son univers créateur et du paysage culturel de son temps.

    Pour ce parcours en pays ramiste, facilité par un système de renvois d'un article à l'autre selon les thèmes abordés, Philippe Beaussant, un des meilleurs connaisseurs actuels de la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles, s'est entouré d'une équipe d'éminents spécialistes pour chacune des disciplines abordées.

  • « Ce qui demeure, ou ce qui revient à l'esprit lorsqu'on songe à Louis XIV, c'est d'abord cette tentative incroyable de faire rejaillir sur son nom tout ce qui a pu se faire de beau de son temps comme sic 'était lui qui l'avait fait, et non Mansart, Le Brun, Racine ou Lully. »

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  • >Philippe Beaussant Le Rendez-vous de Venise Les femmes n'étaient pas absentes de la pensée de mon austère vieil oncle. Il les aimait. Je le sais : il était intarissable quand il parlait d'elles. Mais c'étaient toujours des femmes peintes, des tableaux, des portraits. Alors, qui était cette Judith dont il parlait avec tant d'amour et de regret dans le carnet que j'avais découvert après sa mort

  • De l'Orfeo de Monteverdi, oeuvre carrefour qui conclut la Renaissance et d'où naît le baroque, Philippe Beaussant éclaire tous les aspects à la lumière de la peinture, de la philosophie et de la poésie de l'époque. Inspiré par un thème musical, un texte littéraire d'une profonde sensibilité.


  • il est des moments de l'histoire oú tout semble s'accélérer : non seulement les événements, mais les pensées des hommes et leur transcription dans l'art.
    c'est ce qui se passe entre 1560 et 1610, entre le temps de tintoret et celui de véronèse, du tasse, de monteverdi et du caravage. mais peut-on tenter de dire l'essentiel d'une époque charnière en se contentant d'évoquer quelques oeuvres, quelques peintures, fragments de poèmes et moments musicaux ? c'est le pari que fait philippe beaussant : ce resserrement sur un petit nombre d'oeuvres rendra encore plus évident le sens de ces transformations incroyables de la pensée et de l'art.
    /> il croit aussi que tout se tient, et qu'entre la peinture, la poésie et la musique, il y a des rapports trop souvent négligés. le tintoret comment le temps entre dans la peinture. véronèse comment elle devient théâtre, alors que son ami palladio construit la première salle, et qu'il dessine pour lui les costumes. comment le tasse installe la tragédie dans l'épopée, comment monteverdi en fait l'opéra, comment le caravage établit entre l'ombre et la lumière un terrible combat.
    tout cela, que montaigne a appelé passage.

  • Heloise

    Philippe Beaussant

    Etre née à la fin du xviiie siècle, au temps oú jean-jacques rousseau régnait en maître sur les âmes sensibles ; avoir été baptisée héloïse pour mieux ressembler à une héroïne de roman ; être amoureuse d'un garçon nommé jean-jacques pour la même raison ; vivre avec lui dans l'illusion d'un monde doux, bon, beau, philosophique et pastoral, qu'est-ce que cela donne en messidor an ii ?
    Ce livre a reçu le grand prix du roman de l'académie française en 1993.

  • Stradella

    Philippe Beaussant

    Alessandro Stradella fut un musicien de génie.
    Il vécut à Rome, à Venise et ailleurs au XVIIe siècle. Il résume le baroque à lui tout seul, dans ses opéras comme dans sa vie. A peine était-il mort que les imaginations s'enchantaient de ce destin plein de musique, de femmes, d'enlèvements et de cavalcades. J'en ai fait un roman. Je m'efforce d'y raconter cette histoire où les aventures de cape et d'épée le disputent à la musique, et où le lecteur sera bien en peine de démêler ce qui est vrai de ce que j'invente : d'ailleurs, je ne lui cache pas que c'est un jeu, précisément, de cache-cache.
    Si je dis la vérité, personne ne me croira, et si j'invente, personne ne s'en apercevra. Il n'y a donc aucun inconvénient à avouer avant de tricher. Mais est-ce que j'invente ? Quand j'invente, d'où cela me vient-il ? Quand Stradella compose, d'où lui vient sa musique ? Quel rapport entre sa musique et lui ? Entre la belle Ortensia, qu'il a enlevée à Venise, et lui ? Entre elle et elle, habillée en garçon, vraie chanteuse et faux castrat ? Entre le jaloux, elle, lui et moi ? Comment ce que vit Stradella devient-il musique ? Et comment cela devient-il roman ? Cela fait un roman à double et à triple fond, où tout est miroir, vrai faux et faux vrai.
    Ph. B.

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