• Autour des souvenirs personnels de l'auteur, le lecteur sera entraîné, en suivant ses personnages, dans une saga familiale qui se déroule sur plusieurs générations et raconte une partie de l'histoire de ce vin fameux qu'est le porto, et de la magnifique région du alto douro.
    Le récit commence en un xixe siècle troublé par la guerre civile pour s'achever après la première guerre mondiale. l'héroïne en est adélaïde, une femme de tête, courageuse, qui cache un secret. ce qui s'est passé en réalité " derrière le magnolia " du jardin sera révélé par bribes à son petit-neveu préféré, pedro, tout au long du roman.

  • Sous les averses de pluie rappelons-nous la chute de constantinople.
    Au long des décennies sa grandeur est allée décroissant, les mécanismes du pouvoir se sont corrodés, les affaires de venise et de gênes, la recrudescence des ennemis proches, les querelles de famille, les morts et les alliances, la maladie, la pourriture, et ce qui devait arriver est arrivé. les églises n'ont pas réussi à s'unifier. la chrétienté continuait à opposer deux europes, d'orient et d'occident, comme deux nuits désaccordées ou comme les dents éparpillées par cadmos.
    Imperturbable, le concile discutait de la provenance du saint-esprit. émanait-il du père, du fils, ou bien des deux, et du sens des prépositions, quelles explications pouvaient renforcer le symbole, et de l'autorité de saint basile face à eunomius, ou des raisons de marc d'éphèse. entre-temps constantinople pourrissait et l'hiver s'emparait de l'histoire dans son immense et fluviale dimension et les conciliaires changeaient de ville à cause des frais.
    ça coûte cher de discuter.

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