Littérature traduite

  • La 25e heure est l'effroyable histoire de iohann moritz.

    Paysan roumain décrété juif sur dénonciation, il est tour à tour enfermé dans un camp de travail, torturé par les hongrois, vendu aux allemands qui, après lui avoir fait subir les pires ignominies, le reconnaissent comme l'un des leurs et lui donnent un uniforme ss. prisonnier des américains, il sera traduit devant le tribunal de nuremberg où cinquante-deux nations le déclarent criminel de guerre...

    Plongé dans un univers absurde où l'individu broyé par l'administration n'existe plus, où l'idée de bonheur se perd dans la nuit des temps, iohann nous renvoie l'image d'une humanité en déroute.

  • Ce roman raconte comment bascule la double vie de Joseph Martin, citoyen bulgare d'origine américaine.
    Payé par les États-Unis au lendemain de la guerre pour dénombrer les paysans et pêcheurs bulgares, il avait refusé d'aider à sauver de la pendaison un savant pour avoir été ministre avant l'arrivée des Soviets. Après l'exécution de cet homme, Martin avait mesuré la conséquence de son refus et, depuis ce jour-là avait aidé plus d'une centaine de personnes à sortir du pays.
    Mais à présent, menacé et surveillé, c'est lui maintenant qui risque la mort.

  • L'icône orthodoxe représente l'image humaine telle qu'elle devrait être, allégée de ses imperfections, nettoyée, purifiée. Ainsi, est-ce comme une icône qu'apparaît dans la mémoire de Virgil Gheorghiu le visage de son père, Constantin, car ce prêtre d'un village situé sur le versant oriental des Carpates, a su intensément vivre son ministère en homme de coeur, en homme de bien, en saint.
    Retracer la vie du Révérend Père Constantin Gheorghiu, « deux fois son père », revient à dessiner le Roumain idéal, celui qui inspira Les Immortels d'Agapia, et le destin d'un pays broyé par les envahisseurs.
    On était prêtre de père en fils dans la famille Gheorghiu. Le fils de Constantin, Virgil, a été contraint par la pauvreté à y renoncer. Il est devenu poète, écrivain. Il a vécu, souffert, témoigné par ses livres, La Vingt-cinquième heure entre autres. Puis il a été ordonné prêtre à son tour...
    Virgil Gheorghiu raconte ses souvenirs dans des pages émouvantes, vibrantes de poésie, et son autobiographie nous éclaire à la fois sur l'homme, son oeuvre et son pays, la Roumanie, dont il a si bien su dire les malheurs et la beauté.

  • Un homme, Iohann Moritz, décrété juif sur une simple dénonciation, incarcéré, est ensuite reconnu non seulement aryen mais membre de la race la plus pure : celle des Seigneurs !

    Embrigadé dans l'armée nazie, Moritz sera successivement traité par les Alliés comme un ami, car il a permis l'évasion de soldats français, puis comme un ennemi, sur le simple vu de sa « fiche ». L'homme lui-même n'existe plus, mais uniquement son « dossier », étiquette infernale qui le poursuit.
    Un roman magistral, pessimiste certes, mais terriblement actuel.

  • « La 25ème heure » n'est pas le seul chef d'oeuvre de l'illustre écrivain roumain Virgil Gheorghiu. Il en a écrit un autre au moins : « La Maison de Petrodava », publié une douzaine d'années plus tard (Plon, 1961). Nous nous sommes assurés le droit de rééditer ce grand roman oublié, dont nous suggérons, pour lui donner une nouvelle jeunesse, de modifier le titre. « Les noirs chevaux des Carpates » nous paraît non seulement plus attrayant, mais surtout plus juste, plus exact : ce récit (dont Gheorghiu lui-même nous avertit que ce « n'est pas une oeuvre de fiction pure, mais - plutôt - une chronique du monde d'où je viens »), en effet, est littéralement envahi par les chevaux. Des chevaux bien réels : le père de l'héroïne était éleveur, et possédait les meilleurs étalons (noirs) de la région. Son épouse et sa fille sont tout aussi passionnées par cet animal. Et des chevaux allégoriques : omniprésents, observateurs attentifs (et menaçants) du comportement des hommes, ces êtres prodigieux, à la fois la conscience et l'âme des Carpates, sont doués de qualités surnaturelles, capables de tristesse quand on les humilie, de férocité quand on les trahit. L'écriture de Gheorghiu, bien que parfois relâchée, bavarde, répétitive, est - c'est la magie de son style inimitable - également héroïque, irrésistible, torrentielle. Mélange d'épopée et de roman, cette curieuse « mixture » littéraire ne laisse pas l'esprit du lecteur en paix. Elle raconte l'histoire (au début du XXe siècle) à la fois grandiose et tragique, d'une dynastie de montagnardes, de femmes inflexibles, intransigeantes jusqu'à l'extrême : jusqu'à la mort. Un chef d'oeuvre, disais-je." Jean-Louis Gouraud

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