• Yannick Lecerf, archéologue, navigateur, déroule le long ruban de la conquête maritime, l'évolution et progrès des techniques des navigateurs, bateaux et instruments de navigation, qui permirent aux Bretons de s'approprier leur domaine maritime, eaux côtières en tout premier lieu, mais aussi d'être présents sur toutes les mers du globe, pêchant, transportant, découvrant, guerroyant, pour leur compte, un prince ou un État... C'est la complexité de la vie maritime qui nous est dévoilée. Les difficultés techniques propres à chaque époque ont apportés de nombreuses innovations majeures mais aussi, évolution des types de navires, des infrastructures portuaires. Les Grandes découvertes ont ouvert de nouvelles routes maritimes et permis le développement d'un grand commerce. Les politiques et guerres du Royaume de France ont enrôlé de nombreux navigateurs dans la Marine royale, la guerre de course ou dans de grandes expéditions d'exploration. Le monde de la pêche, après la grande aventure de Terre-Neuve, a recherché de nouvelles ressources halieutiques au Groënland, au large de l'Afrique de l'Ouest ou dans l'Océan indien...

    L'auteur déplore, aujourd'hui, le déclin de ce monde maritime jadis si florissant. Puisse cet ouvrage permettre aux Bretons d'aujourd'hui de prendre conscience de la richesse que peut leur apporter la mer et espérer un renouveau des activités maritimes en Bretagne à l'heure où le réchauffement climatique rebat les cartes et les certitudes.

  • Depuis l'aube de l'Humanité, l'Homme s'interrogeant sur l'Après tente de se préparer au grand passage. Quelle estelle cette rupture, cette sentence qui nous éloignent de tous les êtres aimés ? Quelle est ce grand départ venu nous soustraire à notre environnement ?
    Pourquoi soudainement s'éteignent les lumières de la vie ? Comment appréhender un aussi grand mystère ? Si nos vies se résument à un segment d'éternité, ce moment où l'homme prend congé pour s'engager sur d'autres chemins, vers des horizons d'incertitudes, reste celui d'un réel déchirement, celui d'un départ définitif ; mais aussi de toutes les interrogations. Ce grand voyage conduitil vers d'autres lumières ? Ces mondes sontils ceux d'un Eden où de Paradis incertains ? Cette errance solitaire nous conduitelle au plus profond des ténèbres ? Certaines civilisations antiques évoquent les Mondes d'en dessous. Les cultures polythéistes préhistoriques le qualifient d'inframonde gardé par des forces magiques ou de féroces animaux comme le chien Cerbère. Il nous vient à tous et chacun, ce moment où nous aurons à pousser cette porte vers l'inconnu. Nous n'aurons d'autre choix que celui d'entreprendre ce grand voyage. Intrigué, sans doute effrayé par un aussi grand mystère, depuis l'origine l'homme cherche à comprendre, cherche à maitriser ce passage. Il éprouve le besoin de se rassurer. Il s'invente de la réalité d'autres vies, ailleurs. En passant de l'anthropophagie rituellique à l'inhumation puis à l'incinération, en s'appuyant sur des spiritualités polythéistes puis monothéistes, devant une telle inconnue, l'individu cherche à s'entourer de toutes les garanties possibles. Aujourd'hui, le voile des incertitudes s'ouvre légèrement. Les avancées scientifiques de la recherche archéologique apportent de nombreux éléments d'analyses et entrebâillent la porte vers quelques réponses. C'est ce que nous proposons de découvrir dans un parcours à travers le temps. En visitant une longue période de l'Histoire de l'Humanité de 750 000 ans avant J.C. aux temps modernes l'auteur invite le lecteur dans une aventure humaine dont l'intérêt reste encore comme une évidence.

  • De nombreux chercheurs s'interrogent aujourd'hui sur la réalité de l'influence celte sur les peuples de la façade atlantique. On voit actuellement émerger deux groupes distincts: celui d'Europe centrale avec des mouvements migratoires sillonnant cet espace en tous sens et celui beaucoup plus stable de la façade atlantique. Alors que les premières migrations celtiques apparaissent à partir du Ve siècle avant notre ère, le groupe atlantique, déjà en place depuis le début du Néolithique (5000 ans avant J.C.), entretient de fréquents contacts portés par les échanges maritimes, jusqu'en Méditerranée. Ainsi la forte identité culturelle, constatée en Bretagne, pourrait puiser ses origines dans des séquences bien antérieures à celles proposées (voire imposées) par le mythique discours celte. Cette publication, destinée à un large public, n'est pas rédigée comme une thèse universitaire. Les arguments archéologiques et historiques avancés, sont développés de façon claire et souvent accompagnés d'illustrations facilitant la compréhension: 80 photos, 19 planches de dessins reconstituants des sites emblématiques ou des scènes spécifiques, sept à huit cartes topographiques permettent de bien suivre les divers cheminements et localisations des faits relatés (routes maritimes, parcours de certains groupes migrants, localisations de sites spécifiques). Un diagramme chronologique, détaillé et précis, est présenté au début de l'ouvrage. Il permet de situer dans le temps les divers faits et références culturelles attribués au celtisme

  • L'imposante architecture, longue de 75 mètres et large de 28, date du Ve millénaire av. J.-C. Elle est composée de deux cairns accolés, construits et urilisés successivement, qui abritent onze dolmens à couloir. Ce "temple" témoigne de la tradition funéraire néolithique et révèle la qualité de l'art et du savoir-faire technique dans l'ancienne Armorique.L'ouvrage présente le résultat des fouilles menées sur ce long tumulus en pierres sèches, parallèlement à sa restauration (1955-1968), ainsi que son contexte historique. Il invite le lecteur à dcouvrir les tombes de ce monument rendues difficiles d'accès par leurs bâtisseurs.

  • S'appuyant sur 20 ans de recherches archéologiques, Yannick Lecerf, conservateur au service régional de l'archéologie, nous invite à suivre un parcours étonnant au sein de la préhistoire du Morbihan.
    Mémoires de pierres retrace 500 000 ans d'aventure humaine, de glaciations en réchauffements climatiques, de descentes en montée des niveaux marins.
    Chaque mutation s'accompagne de profondes modifications de la faune et de la flore. L'être humain s'adapte à toutes ces évolutions. D'abord prédateur, il devient progressivement producteur et bâtisseur. Modelant son environnement, il nous laisse de multiples traces, du simple outil de pierre taillée aux grands mégalithes.

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