Actes Sud

  • Onze nouvelles qui passent sans crier gare du comique au tragique dans lesquelles Zakhar Prilepine, à sa façon - brutale et somptueuse -, parle des femmes, des "potes", de l'amour, de l'amitié, de la trahison, de la guerre, de comment on devient un homme, de la campagne russe qui se meurt... Il y a un ton Prilepine, à coup sûr celui d'un grand écrivain.

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  • Salué comme un des meilleurs livres de Prilepine, c'est la quintessence de son oeuvre que ce recueil nous offre, revisitant à travers huit nouvelles ses thèmes de prédilection : la violence sociale et politique, la figure du père, le rapport aux femmes.

  • L'archipel des Solovki

    Zakhar Prilepine

    Prilepine ose et assume le romanesque pour raconter les Camps des Solovki à destination spéciale - genèse du Goulag - à travers l'histoire d'amour d'un détenu et de sa "gardienne". Un vrai roman russe dans la lignée du «Docteur Jivago »de Pasternak ou de la «Saga moscovite» d'Axionov, un grand livre, dans une langue dense, tenue, charnelle de l'écrivain le plus populaire actuellement dans son pays.  

  • Le singe noir

    Zakhar Prilepine

    Le Singe noir - le singe noir désignant un jouet d'enfant -, est à la fois un drame psychologique et un thriller politique raconté à la première personne.
    Un jeune journaliste est envoyé par sa rédaction en reportage dans un laboratoire ultrasecret où l'on étudie le phénomène des enfants meurtriers. Ce journaliste, écrivain par ailleurs, est à un moment de sa vie où tout bascule. Le milieu professionnel dans lequel il évolue est particulièrement glauque ; il est marié, père d'une fille et d'un garçon, mais sa vie conjugale est un naufrage ; ses jumeaux, aussi innocents, attendrissants, émouvants et drôles soient-ils, accaparent toute son attention et l'empêchent d'entretenir comme il l'entend une relation stable avec sa maîtresse, sensuelle et farouche ; pour finir il tourne autour d'une prostituée qui ressemble étonnamment à son épouse et qu'il rencontre près de la place des Trois-Gares, quartier de Moscou on ne peut plus mal famé.
    Cette enquête sur les enfants assassins lui fournissant un matériau de première main pour son prochain livre, autant que la possibilité de fuir le domicile conjugal, il s'y lance à corps perdu et accumule le plus de documentation possible. Grâce à Internet, il découvre qu'un jour, les habitants de toute une maison ont été massacrés par des préados. Il entre alors en relation avec un certain Charov, proche du pouvoir, ainsi que des médecins et des policiers, tous en charge de ce troublant phénomène.
    On lui raconte, bien entendu, l'histoire de ces bandes d'enfants qui, au Moyen Age, se ruaient par vagues sur les villes où ils massacraient tout ce qui bougeait, et puis bien sûr, on lui parle de ces enfants-soldats d'Afrique, ces machines à tuer de sept, huit, neuf ans, armés de kalachnikov et capables des pires horreurs. A quoi viennent s'ajoutent ses propres souvenirs d'enfance et de service militaire.
    Au cours de cette enquête, les événements vont s'accélérer dans sa vie privée : sa femme quitte le domicile conjugal avec sa progéniture, ses relations avec sa maîtresse se dégradent, la prostituée est assassinée, laissant un fils en bas âge que le journaliste veut adopter.
    Cette accumulation de faits troublants, de rebondissements feuilletonesques, finissent par distiller le doute. Comme dans le célèbre apologue chinois des Fleurs bleues de Raymond Queneau (Tchouang-tseu rêve qu'il est papillon, mais n'est-ce point le papillon qui rêve qu'il est Tchouang-tseu ?), on finit par se demander si toute cette histoire, n'est pas le fruit de l'imagination malade du narrateur.
    Reste un trouble profond : et si même les enfants que l'on croyait innocents sont habités par le Mal, alors où va le monde ?

  • San'kia

    Zakhar Prilepine

    San 'kia, deuxième roman de Zakhar Prilepine après Pathologies, qui racontait la guerre en Tchétchénie, témoigne du parcours d'une certaine jeunesse russe.
    Un roman qui se veut le pendant d'aujourd'hui de La Mère de Gorki. Sacha, militant d'un groupuscule d'extrême gauche, hantise de tous les services de sécurité, vient se réfugier un temps à la campagne auprès de ses grands-parents, après une manifestation qui a mal tourné. Il a cessé de travailler, vit d'expédients chez sa mère, qui se tue à la tâche à l'usine pour un salaire de misère et ne comprend pas les aspirations révolutionnaires de son fils.
    En plus de ses amis, avec qui il picole énormément, comme son père, mort d'alcoolisme, il y a Yana, une jeune fille responsable de la même organisation, dont il s'est épris. Arrêté quelques jours plus tard, torturé, humilié, laissé pour mort par la police, Sacha ne peut que se radicaliser davantage. Anna Politkovskaïa, la journaliste assassinée, avait de la sympathie pour ces jeunes, les seuls à oser affronter, à leurs risques et périls, le pouvoir en place.
    Des jeunes à qui on ne laisse que la liberté de se fracasser la tête contre les murs et de passer à l'action directe. "Zakhar Prilepine est à la mode, expliquait un critique russe. Crâne rasé et chemise noire déboutonnée, il pourrait jouer au cinéma un killer ou un anti-killer. Il plaît à tous : aux uns pour son réalisme, aux autres pour un antilibéralisme militant ; aux radicaux de gauche pour son héros révolté, qui hait la société de consommation avec sa liberté d'entreprendre et son délitement social ; aux adversaires libéraux de toutes les révolutions parce que ce héros-là est condamné, et que ces gamins enragés qui cassent les vitrines et brûlent les voitures ne pourront jamais accomplir aucune révolution." A quoi l'auteur de San'kia répondait d'avance : "La Russie se nourrit des âmes de ses fils, c'est cela qui la fait vivre.
    Ce ne sont pas les saints, ce sont les maudits qui la font vivre." Pas étonnant qu'en quelques années Zakhar Prilepine soit devenu, dans son pays, l'un des écrivains les plus populaires et son roman San 'kia un best-seller sur internet.

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