• Paris typographies Nouv.

    Paris typographies

    Marguerite Chaillou

    • Arenes
    • 7 Octobre 2021

    Affiches, enseignes, pancartes, pochoirs, néons ou graffitis...
    Chaque époque, chaque quartier, chaque monument de la capitale peut se raconter par sa typographie. Car si les mots portent le sens, leurs formes partagent leur âme. En 700 photographies inédites, Marguerite Chaillou nous fait découvrir le charme et la splendeur d'un Paris insolite. Un Paris qui se donne à voir, en toutes lettres.

  • Cette anthologie de poèmes méconnus, souvent parus dans d'obscurs magazines, est le fruit d'une recherche minutieuse menée à travers de nombreuses bibliothèques et collections privées des États-Unis.
    Profonde, rythmée, hilarante, vernaculaire, la poésie de Bukowski est à l'image de son auteur : aux antipodes de la littérature élitiste. L'absurdité de son temps, l'humanité, le sexe, la condition ouvrière, l'écriture ou son amour pour les animaux alimentent sa poésie en perpétuelle quête de sincérité.

    J'ai 90 mille dollars à la banque 50 balais 125 kilos sur la balance jamais réveillé au son d'une alarme et suis plus proche de Dieu que ne l'est le moineau.

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  • Le roman d'Alexandre Nouv.

    L'histoire d'Alexandre le grand, figure incontournable de l'Antiquité, n'a eu de cesse de nourrir les imaginaires. Chef de guerre invincible, modèle de vertu et de courage, qui conquit toute l'Asie, de la Grèce à l'Indus, le roi de Macédoine a inspiré aux auteurs médiévaux de nombreux récits légendaires.
    Le Roman d'Alexandre ici présenté, manuscrit enluminé daté probablement de la fin du XIIIe-début du XIVe siècle et conservé à Berlin, est l'une des plus remarquables réalisations relatant les aventures mythiques du valeureux roi-chevalier.
    Depuis sa naissance mythique à Pella, son éducation par le grand Aristote et ses campagnes militaires jusqu'à sa mort mystérieuse à Babylne, la centaine de miniatures qui accompagnent ce roman en prose invitent le lecteur à marcher dans les pas du conquérant. La chronique fabuleuse de sa vie est magnifiquement servie par ces pages hautes en couleurs où se déploient la créativité narrative et l'inventivité graphique des enlumineurs. Qu'il s'agisse de représenter ses scènes épiques de batailles, la faune exotique d'Égypte, de Perse et d'Inde, un bestiaire de créatures surnaturelles ou des épisodes fantastiques telle que l'exploration sous-marine d'Alexandre dans un tonneau, la mise en images révèle l'aura exceptionnel de celui qui fut sans conteste le personnage héroïque le plus populaire du Moyen Âge.

  • Sorciers et sorcières existent depuis l'aube des temps, mais la sorcellerie présente un caractère particulier dans l'Europe chrétienne, où elle est étudiée et théorisée à la fois par l'Église et par les pouvoirs temporels. En témoignent un grand nombre de livres, de procès, de condamnations et d'exécutions au cours de la Renaissance.
    Se détournant de Dieu et de son Église, sorciers et sorcières se laissent séduire par les ruses du démon, auquel ils vouent un culte idolâtre dont la manifestation suprême est l'hommage rituel qu'ils lui rendent lors de certaines cérémonies nocturnes qu'on appelle leur sabbat.

    Pour les artistes, le thème de la sorcellerie constitue une inépuisable source d'inspiration. Bruegel l'Ancien ou Frans II Francken font étalage d'érudition maléfique. D'autres, comme Dürer, sont plus intéressés par l'opposition entre le corps potelé d'une jeune sorcière débutante et celui boucané d'une vieille opiniâtre. Tandis que Hans Baldung « Grien » (c'est-à-dire vert comme le diable) montre des sorcières nues en train de se couvrir d'onguent pour se rendre au sabbat par la voie des airs.

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  • La plupart des mythologies, mésopotamienne, égyptienne ou grecque, déclinent l'image du dragon sous d'innombrables appellations, à la fois dieux des ténèbres, déesses des océans ou serpents à plusieurs têtes, gardiens d'un trésor...
    Ces représentations ont souvent été confortées par les témoignages de voyageurs ou d'érudits européens découvrant des sauriens inconnus. Marco Polo parle lui-même de serpents terrifiants au large du Yunnan...
    Au Japon, le dragon veille sur les richesses et les demeures tandis qu'en Chine, il véhicule une symbolique fédératrice qui fait de lui l'emblème sacré du pouvoir impérial.
    Les peuples occidentaux, à l'inverse, voient dans le dragon une figure du chaos, Le livre de l'Apocalypse décrit par exemple un immense dragon rouge feu, doté de sept têtes et de dix cornes, qui menace l'Église et égare les hommes.
    Mais le dragon peut aussi se libérer d'une représentation univoquement maléfique. Mélusine, parée de sa queue de serpent, ne se révèle-t-elle pas épouse vertueuse et mère protectrice ?

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  • Cent récitations de notre enfance Nouv.

    Cent récitations éternelles, celles de notre enfance, celles qui rythment la vie de chaque génération sur le chemin de l'école, du collège et du lycée. Au fil du temps, elles resurgissent dans nos mémoires. Vous vous souvenez ? La Biche brame au clair de lune ; La Complainte du petit cheval blanc ; La Ronde autour du monde ; Le Hareng saur, sec, sec, sec... ; La Ballade des pendus ; Que sont mes amis devenus... ; Quand vous serez bien vieille ; Heureux qui comme Ulysse ; L'Albatros ; Le Dormeur du val... Et aussi La Fontaine, Hugo, Prévert, Desnos, Queneau...
    Textes réunis par Albine Novarino-Pothier et Béatrice Mandopoulos. Un album illustré de photos noir et blanc de Michel Maïofiss.

  • Fils de Vénus et du Troyen Anchise, Enée fuit les ruines de Troie pour accomplir l'immense destin que lui réservent les dieux : fonder au-delà des mers une nouvelle cité. Les épreuves se succèdent, de tempêtes en tragédie amoureuse - la célèbre union de Didon et Enée -, avant qu'Enée n'accoste enfin sur les rives du Latium. Virgile projette enfin l'époque pleine de promesses dans laquelle il vit lui-même, le règne d'Auguste et la naissance de l'Empire romain.

  • L'auteur d'une cosmogonie.
    C'est au tournant de notre ère, à Rome, qu'Ovide (43 av. J.-C.-18 ap. J.-C.) compose son chef-d'oeuvre, Les Métamorphoses. Les 91 histoires que nous avons sélectionnées parmi les plus belles et les plus puissantes dessinent le récit de l'univers, du chaos à l'harmonie en passant par de poétiques métamorphoses.

    La traduction.
    Publiée en 1927 et revue en 1992 par Jean-Pierre Néraudau, spécialiste d'Ovide, la traduction de Georges Lafaye retranscrit la poésie et la beauté qui se dégagent des Métamorphoses tout en restant très fidèle à l'esprit d'Ovide.

    L'iconographie.
    Depuis l'Antiquité, le poème d'Ovide inspire les artistes. Mais ce sont les peintres baroques qui se sont emparé des Métamorphoses avec la plus belle vivacité. Au x???? siècle, les dieux païens n'inquiètent plus l'Église, ils appartiennent au monde du mythe. Dès lors, les artistes s'inspirent du texte exaltant d'Ovide pour créer des oeuvres d'une extraordinaire puissance narrative. 180 peintures de 100 artistes de l'Europe baroque - parmi lesquels Carrache, Caravage, Luca Giordano, Nicolas Poussin, Peter Paul Rubens, Jacob Jordaens ou Jusepe Ribera -, dialoguent ainsi avec le texte d'Ovide.

  • Codex Seraphinianus Nouv.

    Codex Seraphinianus

    Luigi Serafini

    • Rizzoli
    • 13 Octobre 2021

    Amateurs et spécialistes spéculent sur la signification du Codex Seraphinianus depuis sa publication en 1981 par l'audacieux éditeur italien Franco Maria Ricci. Commis par l'artiste Luigi Serafini, ce livre immerge dans un univers fantastique qui puise son inspiration dans l'époque moderne mais dérive vers l'absurde. Admiré, voire même vénéré, ce chef-d'oeuvre de l'imagination s'impose comme un ovni de la littérature.
    Quoiqu'il se présente comme une encyclopédie, composé de chapitres traitant de la faune, de la flore, des hommes, des mathématiques, de l'architecture et de l'écriture, ce livre d'art complètement atypique demeure une énigme. Chaque chapitre, avec ses dessins naïfs au crayon, décrit un environnement extraterrestre, qui s'avère le miroir grotesque de notre propre monde : des poissons aux flancs en forme d'oeil, une banane remplie de médicaments, une orange qui saigne, un coït qui transforme un homme et une femme en alligator, et tant d'autres créatures humanoïdes et de créations étranges.
    Si nul n'a jamais pu comprendre le contenu de ses pages - la langue imaginaire inventée par Luigi Serafini n'a encore jamais pu être déchiffrée malgré les efforts de nombreux linguistes - cette machine à rêves est aussi une oeuvre éminemment politique, avec son système de codage et de décodage emblématique de son époque de création. Publié à l'occasion du 40e anniversaire de la première publication, cette réédition spéciale est enrichie par une nouvelle mise en page créée par l'auteur, une nouvelle couverture et 15 illustrations inédites.
    Elle ne manquera pas d'attiser l'engouement d'une communauté internationale de curieux cherchant depuis quarante ans à en saisir le sens.

  • Haïkus ; la voix des animaux

    Collectif

    • Seuil
    • 3 Octobre 2019

    Ce nouveau volume des "Classiques en images" propose de renouer avec la tradition du poème court japonais à travers une sélection de 60 haïkus de Genshi, Kikaku, Bashô, Issa, Shôha, Buson, Yorie, Shiki, Jôsô, Hashimoto... exclusivement consacrés au monde animal.

    Ce recueil célèbre avec poésie, fantaisie et respect autant les animaux qui accompagnent le quotidien (chien, chat, poule...) que les bêtes sauvages surprises dans un coin de nature (libellule, sauterelle, grenouille...).

  • Haïkus ; pensées de femmes

    Collectif

    • Seuil
    • 18 Octobre 2018

    Le haïku japonais est le plus souvent connu au travers des oeuvres de Bashô, Buson, Issa et Shiki. Pourtant, de nombreuses femmes, maîtresses de haïkus, ont influencé la poésie japonaise depuis plus de trois siècles jusqu'à aujourd'hui.
    Cette sélection de 60 haïkus vous fera découvrir des auteures classiques ou contemporaines, des femmes connues pour certaines dans leur pays : Teijo Nakamura, Momoko Kuroda, Nobuko Katsura...
    Les thématiques abordées sont : amour, souffrance, quotidien, enfants.
    Ces haïkus sont illustrés par différents peintres des XVIIIe, XIXe et XXe siècles : Utamaro Kitagawa, Goyo Hashiguchi, Suzuki Harunobu, Kiyoshi Saito...

    Traduit par Dominique Chipot et Makoto Kemmoku.

  • Rédigé au XIe siècle par le célèbre poète perse Ferdowsi, le Shâhnâmè, autrement dit Le Livre des Rois, raconte en 50 000 vers l'histoire légendaire de l'ancien royaume d'Iran, de ses origines mythiques à la conquête arabe en 651 apr. J.C. Cette vaste épopée littéraire donna lieu à de nombreuses éditions, la plus remarquable étant celle exécutée à Tabriz pour Shah Tahmasp, qui gouverna l'Iran de 1524 à 1576. D'une exécution remarquable, ses miniatures, alliant la finesse de la calligraphie et du dessin à l'art du coloris, sont considérées comme l'un des plus grands manuscrits enluminés au monde. Ses 258 folios illustrés, désormais dispersés entre des collections publiques et privées de l'Amérique du Nord, de l'Europe et du Moyen-Orient, sont ici pour la première fois rassemblés en un seul volume et reproduits avec un soin extrême (cinquième couleur or incluse).
    Ces planches sont précédées de textes de Sheila R.Canby qui offrent une introduction passionnante et aisément accessible à cet ensemble monumental. En fin d'ouvrage, des légendes commentées et une liste illustrée des principaux personnages permettent au lecteur de suivre au plus près les épisodes mouvementés de ce captivant récit en images.

  • Cette année, nous fêtons les 100 ans de la naissance de Michel Audiard. On le sait peu, mais l'auteur des «Tontons flingueurs »ou de «Mélodie en sous-sol »est celui qui a le plus adapté Georges Simenon au cinéma. Entre 1956 et 1961, il a collaboré à pas moins de six films tirés de l'oeuvre de l'écrivain belge, le père de Maigret, auquel il vouait une grande admiration, le tenant pour "le plus grand romancier vivant". Ce volume donne à lire les scénarios de trois de ces adaptations, dont Audiard fut à la fois le coscénariste et le dialoguiste : «Le Sang à la tête» (1956) de Gilles Grangier, «Maigret tend un piège» (1958) de Jean Delannoy et «Le Président» d'Henri Verneuil (1961). Trois films qui ont Jean Gabin pour acteur principal, à l'époque où Michel Audiard était son dialoguiste attitré et où l'acteur était devenu l'interprète simenonien par excellence.

  • L'intégralité des Contes de Charles Perrault.
    Un terrible loup dévore sans état d'âme la grand-mère et le Petit Chaperon rouge, des bûcherons abandonnent leurs sept garçons dans la forêt, un homme à la barbe bleue terrifie les habitants de son pays, une jeune fille se désole de ne pouvoir aller au bal. Notre édition rassemble les trois contes en vers : Griselidis, Peau d'Âne et Les Souhaits ridicules, et les huit Histoires ou contes du temps passé, avec des moralités : La Belle au bois dormant, Le Petit Chaperon rouge, La Barbe bleue, Le Maître chat ou Le Chat botté, Les Fées, Cendrillon, Riquet à la houppe, Le Petit Poucet.

    Le brut et le merveilleux.
    En écho à la symbolique des Contes, la force et la pureté des 130 oeuvres que nous présentons dans cet ouvrage sont au service de l'expression des sentiments humains. Nées dans l'esprit de personnalités singulières à l'imagination sans bornes, animées par la nécessité de créer, éloignées des conventions académiques et peu soucieuses de reconnaissance, ces oeuvres sont un cri. Elles portent aujourd'hui le nom d'art brut, notion définie par Jean Dubuffet en 1945. Aloïse Corbaz, August Walla, Adolf Wölfli, Scottie Wilson, Henry Darger, Fleury Joseph Crépin et les 80 autres artistes présents dans ce livre inventent des oeuvres d'art spontanées, tantôt brusques, tantôt romanesques, toujours époustouflantes, dans lesquelles la féerie et la terreur des Contes sont omniprésents.

    Le regard de spécialistes.
    Bernadette Bricout, professeur de littérature orale à l'Université de Paris, et Céline Delavaux, spécialiste de l'art brut, accompagnent cette lecture par leurs introductions. Elles révèlent le sens des Contes et les liens intimes entre art brut et merveilleux.

  • Avant le jour

    Madeline Roth

    La narratrice avait prévu un court voyage à Turin avec son jeune amant. Au dernier moment, celui-ci annule sa participation pour raison familiale. Elle se retrouve seule dans la capitale du Piémont. Le voyage amoureux se transforme en un voyage intérieur qui lui permet de faire le point sur sa vie.

  • Sur les traces d'un écrivain de légende au travers de sa correspondance.

    Écrivain de génie, dessinateur averti, Antoine de Saint-Exupéry a eu pour habitude dès son enfance d'orner ses lettres de petits dessins et plus tard d'illustrer ses manuscrits et ses carnets de notes de croquis, rébus ou caricatures.

    Les manuscrits regroupés dans cet ouvrage retracent la vie du pilote d'avion, du romancier, de l'inventeur, du mathématicien et nous éclairent sur les multiples personnalités de l'auteur du Petit Prince. Toute sa vie, sa correspondance s'est fait l'écho des intenses relations qu'il a entretenues avec sa mère, ses amis et avec les femmes qu'il a aimées.

    Ce livre est l'occasion de découvrir ou redécouvrir, au travers de plus de 80 manuscrits originaux et des lettres inédites, la vie et l'oeuvre d'un des écrivains les plus importants du XXe siècle.

  • Cet opus de l'oeil curieux présente une quarantaine de marines choisies au sein de l'oeuvre de Victor Hugo conservé au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France.
    Poète, dramaturge, romancier, homme politique, humaniste, Victor Hugo fut aussi un immense artiste. En témoignent les encres issues de ses années d'exil à Guernesey, seul face à l'océan ? miroir et métaphore de l'immensité de l'oeuvre en cours ?, ou celles de son retour.
    À travers ces marines, c'est ainsi tout à tour le désir de gloire et de postérité du poète qui s'exprime, son invincible courage, sa foi en la géniale démesure de son oeuvre et de son esprit. En bref, sa destinée.
    En outre ? intuition magistrale du poète ou légitime évidence ?, l'entrée des manuscrits et des dessins de Victor Hugo à la Bibliothèque, explicitement appelée de ses voeux et couchée en 1881 par testament, fit date et sut infléchir la politique d'enrichissement des collections du département, qui, dès lors, fut ouverte à la littérature moderne et contemporaine.

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  • Dix ans après les débuts de "La Petite Collection" des Éditions Diane de Selliers, redécouvrez Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire illustrées par la peinture symboliste et décadente, augmentées à la fin de l'ouvrage d'un carnet de dédicaces des personnes ayant contribué à la réédition de cet ouvrage.

    Le livre présente l'intégralité du recueil des Fleurs du Mal (édition de 1861) augmenté des Épaves (1866) et de l'édition posthume (1868), soit un ensemble de 164 poèmes. Ces derniers sont accompagnés de 185 reproductions pleine page de peintures, lithographies et aquarelles de plus de 80 artistes essentiellement issus de la seconde moitié du XIXe siècle, parmi lesquels Félicien Rops, Léon Spilliaert, James Ensor, Jean Delville, Alfred Kubin, Edvard Munch, Odilon Redon et Gustave Moreau, Carlos Schwabe, Max Klinger, etc. Cette confrontation du poétique et du pictural souligne les correspondances entre deux univers, et restitue à l'oeuvre de Baudelaire sa grandeur prophétique et fondatrice pour toute une nouvelle génération de poètes et de peintres.

    Héritage du second romantisme et première manifestation du symbolisme, la décadence est une esthétique où l'étrange et l'artificiel s'unissent afin de créer un langage pictural nouveau, en réaction aux préoccupations industrielles d'une bourgeoisie optimiste et dirigiste.
    De la décadence naîtra le symbolisme, un art de la suggestion, de l'analogie et de la métaphore, au sein duquel poètes et artistes expriment leurs obsessions les plus profondes : la solitude, la mélancolie, le mysticisme, la sensualité, le rêve, l'étrange, le morbide.

    Cette édition préfacée par Jean-David Jumeau-Lafond propose une biographie des 86 artistes présents dans l'ouvrage ainsi qu'une chronologie précisant notamment les liens de Charles Baudelaire avec les artistes et les hommes de lettres de son époque.

  • "En chantant du rock, Morrison voulait délivrer les gens d'eux-mêmes. Faire reculer les frontières. On ne répétera jamais assez combien chez lui les images, les sons et les mots avaient partie liée. [...] Il était venu chercher le calme à Paris où il arriva en mars 1971. Il y écrira quelques poèmes, recueillis dans La Nuit américaine, et y mourra mystérieusement le 3 juillet 1971." Michel Bulteau Jim Morrison n'était pas uniquement le chanteur du groupe légendaire des Doors. Grand lecteur de romans et de poésie, il tournait aussi des films expérimentaux. Ce volume rend compte des différentes facettes de sa personnalité, des réflexions et expérimentations qui ont jalonné son oeuvre. Il contient à la fois des scénarios de cinéma et le Journal parisien, lui-même constitué de notes, de poèmes, de maximes.

  • Chef-d'oeuvre écrit à la fin du XII? siècle, ce poème chante le voyage de milliers d'oiseaux en quête de la Sîmorgh, manifestation visible du divin. 207 miniatures persanes, turques et indo-pakistanaises du XIV? au XVII? siècle, puisées dans les trésors des collections d'art persan et islamique du monde entier, accompagnent les anecdotes littéraires, philosophiques et spirituelles qui ponctuent le texte. Leur valeur symbolique est mise en lumière par les commentaires de Michael Barry.

  • Journal 1944-1945

    Anita Pittoni

    Tenu entre le 18 octobre 1944 et le 5 août 1945, ce Journal a pour toile de fond la fin de la guerre à Trieste et l'occupation yougoslave, les bombardements et les retraits précipités dans les abris. Mais son objet est tout autre, il est tendu vers la création, la liberté d'être et d'écrire. Il tient tout entier dans l'exploration de l'angoisse de la persévérance d'une vie intérieure riche et de la disponibilité de temps et d'esprit pour réfléchir. Sa liberté de jugement étonne et son don pour l'introspection séduit.
    Ce Journal explore aussi le rapport d'Anita Pittoni à la sensualité, au corps, aux lignées de femmes de sa famille et surtout expose ses sentiments amoureux pleins de craintes et de fulgurances.
    On y croise l'entourage d'Anita Pittoni, les intellectuels de Trieste, son compagnon Giani Stuparich, le poète Umberto Saba qu'elle publie... Si elle s'attarde longuement sur les relations humaines et les angoisses qu'elles génèrent, elle décrit aussi minutieusement le réseau de créateurs essentiel dans ces heures dures et sur lequel elle s'appuie pour avancer.
    De l'effervescence

  • Cet ouvrage aborde la riche histoire des relations entre art et littérature durant un siècle - soit des années 1830 aux années 1930 - au cours des quelles elles furent multiples et variées.
    Ce phénomène peut s'exprimer de façons diverses à travers les livres, lorsque ceux-ci, par exemple, sont accompagnés d'« illustrations », de frontispices, d'estampes ou de compositions originales, mais aussi, plus subtilement, par des dédicaces d'écrivains à des peintres, des éditeurs ou des critiques d'art. Parfois, ce sont les écrivains eux-mêmes qui deviennent artistes en réalisant des dessins ou des photographies pour leurs livres. Dans d'autres cas, un peintre « enlumine » un ouvrage dans un exemplaire devenu alors unique ; ou bien, l'on a ce qu'on appellera plus tard des « livres d'artiste », dont la forme extrême est un ouvrage entièrement conçu et réalisé par un peintre.
    C'est cette richesse de l'interaction art / littérature que notre livre veut montrer. Mais il ne s'agit pas là d'un ouvrage consacré aux « illustrés modernes », et hormis quelques jalons, on n'y trouvera rien sur ceux-ci depuis Manet et ses suiveurs, ni sur les aventures éditoriales d'un Kahnweiler ou d'un Skira : cela a déjà fait l'objet de nombreuses études.
    La poésie est certes à l'honneur dans le choix de livres proposé ici, mais le roman et la critique artistique sont bien présents, eux aussi. Les livres donnent alors un éclairage singulier à ce siècle d'Histoire qu'illustre l'osmose entre peinture et écriture. Ce sont ces échanges parfois intimes que l'on aborde ici, avec l'ambition principale de donner à percevoir l'atmosphère - le parfum - des époques qui s'y succédèrent. À travers le caractère précieux des ouvrages étudiés, notre livre est aussi une invitation à s'approcher de la rareté, qualité majeure pour les amateurs.
    Grâce aux livres, ces objets devenus sujets, l'exploration de la littérature et des arts est un périple où l'on appréhende la période peut-être la plus fertile et la plus créative depuis la Renaissance.
    Un ouvrage solidement documenté et magnifiquement illustré qui satisfera les amateurs les plus exigeants.

  • Faust pactise avec le diable pour assouvir sa soif de savoir. Découvrant les jouissances terrestres, Faust tombe amoureux de Marguerite : belle, pure et innocente. Délaissée par Faust, devenue infanticide, elle sera néanmoins sauvée par Dieu. Un second Faust raconte l'amour impossible d'Hélène de Troie et de Faust. Puis comment Marguerite rachète l'âme de son aimé. Tous ces personnages sont les reflets de la condition humaine.
    De ce conte populaire, Goethe a fait un pilier de la littérature mondiale.
    La traduction de Gérard de Nerval lui confère une modernité incroyable.
    Les images de Harry Clarke sont bouleversantes, sombres et inquiétantes. Cette édition est inédite en France. Les Éditions courtes et longues ont déjà publié trois ouvrages illustrés par Harry Clarke.
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  • «Chaque mot m'a coûté une goutte de sang.» Ce vers, qui figure, selon une variante, dans le prologue du premier récit, montre bien que, pour Cao Xueqin (1715 ?-1763), Le Rêve dans le pavillon rouge est inséparable de sa personnalité et de son existence. Il définit son oeuvre comme le résultat, « hors du commun, de dix années de labeur ».
    Si, au dire de ses contemporains, Cao Xueqin était un génie multiforme, romancier, poète, peintre, calligraphe, joueur de cithare, chanteur et même acteur amateur, c'est à son roman que son nom doit de figurer parmi les plus illustres.
    Écrit en pur dialecte de Pékin, Le Rêve dans le pavillon rouge, animé par ses quatre cent quarante-huit personnages parfaitement individualisés, avec ses multiples intrigues, trace une vaste fresque de la société chinoise au XVIIIe siècle. Le livre a pour thème central la décadence de la classe dirigeante et l'impossibilité pour elle de trouver des successeurs capables de faire face à la situation. Cette satire sociale est habilement dissimulée dans la trame du roman, qui dépeint la vie d'une famille aristocratique à son déclin, situation qu'a bien connue l'auteur.

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