Nouvelles

  • Une bande de garçons de six à douze ans se trouve jetée par un naufrage sur une île déserte motagneuse, où poussent des arbres tropicaux et gîtent des animaux sauvages. L'aventure apparaît d'abord aux enfants comme de merveilleuses vacances. On peut se nourrir de fruits, se baigner, jouer à Robinson.
    Mais il faut s'organiser. Suivant les meilleures traditions des collèges anglais, on élit un chef. C'est Ralph, qui s'entoure de Porcinet, « l'intellectuel » un peu ridicule, et de Simon.
    Mais bientôt un rival de Ralph se porte à la tête d'une bande rivale, et la bagarre entre les deux bandes devient rapidement si grave que Simon et Porcinet sont tués. Ralph échappe de justesse, sauvé par l'arrivée des adultes.
    /> Ce roman remarquable a un sens allégorique qu'il n'est pas difficile de comprendre : c'est l'aventure des sociétés humaines qui est tragiquement mise en scène par les enfants. Mais l'oeuvre vaut avant tout par la description de leur comportement et par l'atmosphère de joie, de mystère et d'effroi qui la baigne.

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  • « Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j'aimerais aujourd'hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement. » Critique farouche de toute forme d'essentialisation - qu'elle touche le genre, la nationalité ou l'appartenance à n'importe quelle entité close et figée -, C. N. Adichie porte une voix, rare et puissante, d'émancipation.

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  • Huit touristes japonais ont été pris en otages dans une région montagneuse et désolée. Après l'assaut d'une brigade anti-terroriste, la cabane où ils sont retenus prisonniers est totalement détruite, il n'y a aucun survivant. Seul un enregistrement atteste de leur existence en ces lieux. Des lectures semble-t-il : des textes énoncés à haute voix par chacun d'entre eux pour surmonter la peur et tenter d'échapper à l'ombre béante de la mort.

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  • Petit éloge de la poésie Nouv.

    «Je ferai, oui, l'éloge de la poésie. Sans restrictions. Sans états d'âme. Parce que la poésie n'est justement pas le lieu de la demi-mesure. Je le ferai d'une voix pleine, vive s'il le faut. Parce qu'on ne peut admettre plus longtemps, n'est-ce pas, que les poètes, malgré les révérences qu'on leur fait de loin en loin pour se disculper de la désinvolture et de l'indifférence avec lesquelles on les traite ordinairement, soient renvoyés à leur étrange petit commerce particulier qui n'aurait rien à voir avec les affaires du monde. Je veux faire l'éloge de la poésie pour tous, non pas, voyez-vous, comme un agrément, un ornement de l'existence ou le partage de je ne sais quelle distinction supérieure:comme une nécessité vitale.»

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  • Dans ce premier recueil de nouvelles, Zadie Smith allie son inimitable pouvoir d'observation et sa voix unique pour explorer les arcanes du monde moderne. Entrelaçant les thèmes, les registres et les points de vue, elle nous invite à la rencontre d'un cortège de personnages : un homme dont c'est le dernier jour sur terre, une quadragénaire revivant par la pensée ses années d'université et s'interrogeant sur la versatilité du désir, un groupe de touristes anglais déconnectés des réalités, des célébrités américaines en fuite... Rivalisant d'humour et d'exquise perspicacité, Zadie Smith excelle dans la restitution des dialogues et donne vie et relief à ces histoires saisissantes.
    Éclectique, rythmé et profondément original, Grand Union questionne les héritages qui nous hantent, les appartenances culturelles, les relations familiales, l'identité raciale ou encore la pluralité de la condition féminine. La part belle est d'ailleurs faite aux personnages de femmes, et aux femmes noires en particulier : jeunes, âgées, mères, amantes, au fil des nouvelles elles forment une éclatante constellation. Avec ce recueil, Zadie Smith s'autorise absolument tout, pour notre plus grand plaisir.

  • « Dans quelle vie ai-je tendu ces collets meurtriers ? Cela me paraît si lointain. Je ne saurai jamais pourquoi j'ai été un assassin mais il se peut qu'il n'y ait pas d'explications. On croit toujours qu'il y en a, mais j'ai vu de nombreux cas où il n'y en avait pas. » Dans cet autoportrait en trente-trois facettes, les célébrités et les écrivains se mêlent aux scènes de la vie quotidienne. Une mère inconnue qui ressemble à Liz Taylor, un père tendrement aimé qui se prend pour Musset, un amant marié qui joue avec un revolver, un autre qui apparaît le jour de la mort de Beckett. Tour à tour homme ou femme, assassin ou vulnérable, le narrateur brouille les pistes et interroge le réel. La vérité est-elle toujours bonne à dire ?

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  • Un employé de cirque accepte d'être envoyé dans le ciel comme un boulet de canon ; le jeune pensionnaire d'un étrange orphelinat découvre qu'il est un clone d'Adolf Hitler ; un accidenté de la route perd la mémoire et se retrouve dans une pièce virtuelle avec une femme virtuelle, à moins que ce ne soit l'inverse...

    Facétieuses, corrosives et brillantes, les vingt-deux nouvelles d'Incident au fond de la galaxie manient le virtuel et le fantastique pour faire surgir de profondes réflexions sur le deuil, la solitude et les stigmates de l'Histoire.

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  • Petit éloge de l'embrassement Nouv.

    «Lorsque dans la milonga (ainsi nomme-t-on le bal de tango) les danseurs se rejoignent sur le parquet, leurs bras se lèvent doucement et ils s'enlacent - ils se prennent dans les bras, ils s'embrassent, étymologiquement. D'où le terme argentin, adopté par les Français:l'abrazo. La main gauche de la femme se place sur le haut du bras de l'homme ou sur son omoplate, ou bien encore passe par-dessus son épaule, tandis que celui-ci, glissant sa main droite par en dessous, la pose sur le dos de sa partenaire. De l'autre côté, leurs mains se tiennent en l'air, paume contre paume. Dès qu'on entre dans l'abrazo, on devine, à son corps, sa tenue, sa prise, on devine quelque chose de son partenaire.»Dans ce texte sensuel, Belinda Cannone déploie, à partir de la danse, une superbe poétique du lien et de la relation. Une poétique qu'elle condense en un mot aux mille échos:l'embrassement.

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  • Avant d'être le génial auteur de la Recherche, Proust écrivit des nouvelles inspirées de sa jeunesse dans les salons mondains, entre découverte du désir et amour qui fuit, frivolité et profondeur, apparence et rivalité. C'est là qu'il met à l'épreuve son style, ses images, ses intuitions. Ce sera, en 1896, Les Plaisirs et les Jours. Mais peu avant la publication du recueil, Proust choisit d'en retirer quelques nouvelles, qui restèrent secrètes durant plus d'un siècle. Était-ce parce qu'il s'y confiait, presque sans dissimulation, sur son homosexualité, vécue comme une malédiction ? Voici ces textes, fragiles, imparfaits, inaboutis, qui auraient si bien pu ne pas nous parvenir, et pour cela si émouvants. On y lit, en miniature, toutes les obsessions qui seront celles de la Recherche : l'amour malheureux, la fuite du temps, la satire sociale. En une phrase, une fulgurance, le futur Proust est déjà là. En nous faisant entrer comme jamais dans sa conscience, Proust nous ouvre son atelier de travail, son secret laboratoire, et le journal intime qu'il n'a pas écrit.

    Suivi de : « Aux sources de la Recherche du temps perdu », notes de travail de Proust.

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  • Ils vivent en Suisse, au Japon, à New York, Los Angeles ou Tel-Aviv. Ce sont des hommes et des femmes de tous âges qu'a priori rien ne rapproche. Et pourtant... Saisis à un moment décisif de leur parcours, les personnages d'Être un homme sont poussés à questionner le sens profond de leur existence. Pour certains, il s'agit de leur judéité. Pour d'autres, des liens familiaux, amoureux ou amicaux qui les unissent. Une aura de mystère les entoure, comme si une présence invisible les accompagnait. Dans ce recueil de nouvelles conçu avec l'ampleur d'un roman, Nicole Krauss fait mouche par la justesse et la poésie de son écriture. Elle tient une place à part dans le paysage littéraire américain et le prouve une fois de plus. Magistralement.

  • Depuis sa loge ou avec son unique ami, Gaston, le balayeur du quartier, Madame Dodin, la concierge du numéro 5 de la rue Sainte-Eulalie, ne cesse de maugréer et de manifester son mécontentement aux locataires : «¹Pourquoi faut-il qu'il y en ait qu'une seule qui vide les chiures de cinquante autres ? » Dans ce texte féroce, portrait intime et social, Marguerite Duras déplie un aspect méconnu de son écriture et dévoile une plume toute mordante et caustique.

  • La plage

    Cesare Pavese

    Un été sur la Riviera italienne. Un professeur d'une trentaine d'années rejoint pour les vacances Doro, un ami de jeunesse marié depuis peu. Durant ce séjour ligure où le soleil contraint aux temps longs de l'ennui et de la contemplation, il ne cessera - depuis sa solitude - d'observer le couple se mouvoir.

    Un bref roman de Cesare Pavese, maître de la littérature italienne et plume inconsolée du Métier de vivre et de Travailler fatigue.

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  • « Tout le monde rêve. Si tu ne rêvais pas, tu deviendrais fou. J'ai lu des trucs là-dessus. C'est une soupape. Les gens rêvent quand ils dorment. Ou alors, ils deviennent dingues. Mais moi, quand je rêve, je rêve de vitamines. Tu comprends ce que je te dis ? » Après Hemingway et Salinger, Carver s'impose comme le maître de la short story. En donnant la parole aux « gens normaux », il montre que chaque vie recèle un mystère que seule la littérature a le pouvoir de dévoiler.

  • - C'est où, chez vous ?
    - Kentucky.
    - Quelle partie ?
    - Celle que les gens quittent.
    Le déracinement, la route, l'errance, comme une part de l'identité de l'Amérique profonde. Huit histoires de petites gens du Sud qui survivent de leur mieux, entre jobs précaires et bouteille, violence quotidienne et solitude, espoir et résignation. Le portrait saisissant d'un univers dont la rudesse exprime une sensibilité à fleur de peau, par l'auteur du magnifique Nuits Appalaches.

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  • « Il fut un temps, m'expliqua-t-il, où je ne m'appuyai que sur la raison, pour découvrir ensuite que la raison ne pouvait supporter tout le fardeau de la vie. Il fut un autre temps où je ne m'appuyai que sur l'émotion, pour découvrir que c'était un abîme sans fond. La raison et l'émotion, vois-tu, étaient miennes. L'homme ne peut s'appuyer sur lui seul. Je n'ose rentrer en ville avant d'avoir trouvé mon soutien.
    - Que suggères-tu donc ?
    - Allez tous deux à Calcutta. » Dans À quatre voix (Chaturanga, 1916), classique de la littérature bengalie, fascinante méditation sur la foi et le cheminement spirituel, mais aussi histoire d'un amour, se déploie tout le souffle du grand écrivain indien, Prix Nobel en 1913.

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  • Dans ces trois textes contemporains des Fleurs du Mal - De l'essence du rire, Quelques caricaturistes français et Quelques caricaturistes étrangers -, Charles Baudelaire évoque, questionnant le rire et son innocence présumée, de nombreux noms de caricaturistes : Daumier, Gavarni, Hogarth... Alors critique d'art, il y excède cependant la forme de l'article, transformant ces réflexions sur le rire et la caricature en un petit triptyque secret pour sa poétique de la modernité.

    « Loin de se résumer à une façon accidentelle de croquer le réel et d'en faire rejaillir, par un effet de déformation concertée, les irrégularités et les hideurs, la caricature est pour l'artiste un instrument de recherche et un lieu d'invention. Elle est un miroir qui pense. » Henri Scepi

  • Dé mem brer

    Joyce Carol Oates

    Explorant avec brio la frontière ténue entre fantasmagorie et réalité, les sept nouvelles rassemblées ici nous font pénétrer dans le quotidien de femmes vulnérables, en prise avec la violence qui les entoure. Qu'elle prenne la forme d'un père abusif ou d'une compagnie aérienne outrageusement zélée, c'est bien la folie qui règne dans l'univers de la grande Joyce Carol Oates.

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  • De quoi parlent les histoires d'Alice Munro ?

    De baisers donnés.

    De meubles encombrants dont on ne parvient pas à se séparer.

    De trahisons nécessaires.

    De mots d'adieu.

    De femmes déchirées entre la passion et la vie domestique, le désir d'être libre et la bonne éducation.

    Neuf histoires d'amour, en somme.

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  • En douze nouvelles, Mariana Enriquez dessine d'une main de maître un univers romanesque qui flirte avec l'horreur mais n'y sombre pas. Mêlant petites histoires et grande Histoire, elle évoque par petites touches le passé de l'Argentine - ses morts, ses fantômes -, et déploie une construction narrative où le suspense et l'humour s'entremêlent pour mieux nous faire rire et frissonner du même coup.

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  • Quiproquos amoureux, complexité des sentiments à l'âge où s'éveille le désir : les deux nouvellles qui composent ce recueil, "Une histoire au crépuscule" (1911), sorte de marivaudage gothique, et "Petite nouvelle d'été" (1906), qui évoquera certainement quelque chose aux lecteurs de «La Pornographie» de Gombrowicz, parlent de cruauté, d'aveuglement et d'emprise. Brillant et psychanalytique, Zweig y montre qu'aimer et être aimé coïncident beaucoup plus rarement qu'on le croit...

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  • Un couple de jeunes mariés vient de remplir son testament. Un médecin raconte pour la centième fois l'histoire de son père immigré. Un homme fantasme sur l'épouse de son meilleur ami. Une femme n'arrive plus à dormir dans la même chambre que son mari après les sombres révélations de sa fille. En traversant les palais du dix-septième siècle et les chambres feutrées d'aujourd'hui, Graham Swift dresse le portrait de son peuple dans toute sa diversité. Le lecteur est témoin de nombreux drames, du plus secret au plus ostensible ; les petites victoires de tous les jours répondent aux défaites qui changent une vie. Au fil des nouvelles qui composent ce recueil, chaque portrait s'anime pour révéler, dans une prose sobre aux multiples facettes, un émouvant fragment du quotidien.

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  • Refus d'obéissance

    Jean Giono

    Refus d'obéissance rassemble le texte « Je ne peux pas oublier », publié en 1934 dans la revue Europe, dans lequel Jean Giono livre un véritable plaidoyer pour la paix, et quatre chapitres inédits du Grand troupeau, où il décrit dans une langue bouleversante de réalisme la vie, l'attente et surtout la peur des soldats de la Grande guerre.

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  • « Mon manager, Bradley Stevenson, qui au cours des années a été un ami précieux à sa manière, soutient que j'ai en moi l'étoffe d'un vrai pro. Pas seulement comme musicien de studio, mais comme vedette de première division. Il est faux que les saxophonistes ne deviennent plus des vedettes, affirme-t-il, et il répète sa liste de noms. Marcus Lightfoot. Silvio Tarrentini. Ce sont tous des musiciens de jazz, fais-je remarquer. C'est bien ce que tu es, non ? réplique-t-il. Mais je ne le suis encore que dans mes rêves les plus secrets. Dans le monde réel - quand je n'ai pas le visage entièrement enveloppé de pansements comme en ce moment - je suis juste un ténor payé à la journée, raisonnablement sollicité pour l'enregistrement en studio, ou lorsqu'un groupe a perdu son saxo habituel. S'ils veulent de la pop, je joue de la pop. R&B ? Parfait. Publicités pour des voitures, thème musical d'un talk show, j'accepte. Ces temps-ci je suis un musicien de jazz seulement quand je suis enfermé dans mon réduit. »   Deux textes mélancoliques et désenchantés issus du seul recueil de nouvelles - Nocturnes, Cinq nouvelles de musique au crépuscule - de Kazuo Ishiguro, qui a reçu le prix Nobel de littérature en 2017.

  • «Au fil des ans, les deux frères durcis par l'altitude avaient commencé à redouter l'approche du 24 décembre. Fêter la naissance du stoïcien crucifié par une bombance heurtait leur protestantisme. Et ces airs ravis des convives qui vous plantaient des couteaux dans le dos sitôt la porte fermée...
    Ce soir, ils aspiraient à l'air sec, au vin clair, à la nuit pure. Ils allaient vivre un réveillon digne de Zarathoustra, sur la corde raide, pendus au câble d'acier.
    La cabine du téléphérique serait le lumignon de leur rêve, accroché au plafond de la nuit.» Des quatre coins du globe, les héros agités de ces nouvelles invitent à des voyages lointains ou intérieurs.

    Nouvelles extraites du recueil S'abandonner à vivre.

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